rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23712
 | Sujet: Lafcadio Hearn [Irlande] Mar 20 Mar - 16:52 | |
| Outre une vie mouvementée et peu banale, Lafcadio Hearn sidère par la multiplicité de ses centres d’intérêt : les proverbes créoles dont il fait un dictionnaire, la cuisine irlandaise, les récits traditionnels japonais, le judo qu’il introduit aux Etats-Unis, le bouddhisme, etc.
Dans Chita, l’étrangère, Gallimard, Lafcadio Hearn, décrit d'abord des paysages marins très calmes, sur les côtes de Louisiane :
| Citation: | On ne rencontre pas l’ombre d’un rocher sur ces côtes rases ; rien que de longues plages en pentes et des barres d’un sable doux et fauve. Le sable et la mer grouillent de vie. Toutes les dunes susurrent et bruissent en permanence d’une foison de crustacés ; la mer entière est peuplée d’incessant d’éclairs argentés, scintillements de myriades de poissons. Il arrive que l’eau des hauts fonds reçoive des nuées de minuscules organismes transparents pareils à des crabes, tous aussi incolores que de la gélatine.
Certains jours également ont lieu des invasions de méduses, de magnifiques créatures veinées qui palpitent comme des cœurs, leur tunique diaphane tremblant d’une alternance indéfinie de systoles et de diastoles. Certaines d’azur ou de rose translucide, figurent dans les flots les ombres ou les fantômes d’immenses campanules ; d’autres font penser à de étranges légumes vivants, d’immenses tubercules laiteux qui commencent à peine à germer. |
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rotko pilier

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 | Sujet: Re: Lafcadio Hearn [Irlande] Mar 20 Mar - 16:56 | |
| Lafcadio Hearn, Chita, l’étrangère Gallimard.
Puis il raconte la traversée du paquebot Star dans le contexte d'un raz de marée en Louisiane. La mer envahit l louisiane par un gigantesque raz de marée.
| Citation: | | Ainsi passa l’ouragan, arrachant les crêtes des vagues prodigieuses pour les projeter à trois cents mètres en l’air, défonçant la terre sous des montagnes d’océan, retournant ls forêts sous son passage. Les baies et les passes saturées prirent des airs d’abîmes ; les rivières dégorgeaient ; à perte de vue, les marais se changèrent en steppes d’eau furieuse. Devant la nouvelle Orléans, la crue du Missisipi, large d’un km et demi, dépassa de deux mètres les précédents records […] gonflés comme d’énormes outres, à ne plus tenir, les lacs tentaient de rompre leurs bornes… |
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