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| | Francisco Coloane - [Chili] | |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Francisco Coloane - [Chili] Mer 28 Fév - 7:49 | |
| francisco Coloane ses récits d’aventure à la fois épurés et lyriques le font comparer à Jack London, à Jean Giono ou à Joseph Conrad.
Pour qui aime les histoires de marins et de voiliers, c'est l'auteur à lire.
Il m' a fait penser à Jean Raspail et voici qu'il parle des Alakaluf
| Citation: | Puerto Eden doit probablement son nom à la fabuleuse beauté du site. A l'extrémité du canal de Messier, bordé de hautes murailles grisâtres, le courant enfle comme une veine pressurée et le sombre couloir monumental débouche sur un monde nouveau, primitif, où règne une nature d'une luxuriance grandiose et indomptée. Après l'imposante austérité de la roche, les îles verdoyantes de Puerto Eden offrent le spectacle d'une splendide oasis qui semble récemment surgie des eaux, et où le voyageur s'attend à rencontrer les premiers hommes...
Toutefois, ces îles sont froides, humides, couvertes d'une épaisse et poreuse couche de tourbe millénaire. De ce tapis de mousse et de lichens s'élèvent des forêts de chênes, de canneliers, de cyprès et de lauriers. C'est sur ces rivages, où abondent fruits de mer et poissons, qu'une race ancestrale a trouvé refuge : les Alakaluf.
Nul ne sait d'où vinrent ces hommes. Après avoir traversé les eaux désertes et tourmentées du Pacifique Sud, ils furent probablement les premiers êtres humains qui foulèrent ce paradis protégé par les murailles andines et par la mer. Distincts des autres aborigènes qui peuplent les régions magellanes, ils reçurent des Yaghan de la Terre de Feu l'étrange nom "d'hommes de l'ouest avec des couteaux en coquillage", ce qui est la signification du mot alakaluf. Puis un jour, l'homme blanc fit son apparition sur ces rivages vierges, introduisant l'alcool et la syphilis, bouleversant l'existence des Alakaluf, qui s'obstinèrent néanmoins à conserver la coutume de trancher le cordon ombilical du nouveau-né avec un coquillage." |
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|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Mer 28 Fév - 16:45 | |
| Francisco Coloane, Antartida, Phébus.
Histoires de bateaux et de naufrages, de solidarité entre les hommes mais aussi d’exploitations diverses. Antardida introduit le lecteur dans un monde inédit : les deux protagonistes de ce récit décident d’aller « passer leurs vacances en Antarctide ».
A bord d’un cotre, l’Agamaca, ils découvrent ce qu’ils n’avaient jamais vu ;
| Citation: | Des millions de minuscules lueurs rougeoyantes, argentées, phosphorescentes piquetaient les eaux. [Manuel] crut d’abord qu’il s’agissait de noctiluques, puis des reflets de cette lune si rouge qui s’émiettaient dans l’onde, mais il comprit que c’était un immense banc d e poissons et de crevettes Manuel supposa que ces petits poissons, peu communs dans les parages, venaient de l’Atlantique, traqués par une troupe de baleines. |
Certains poissons nourrissent les craintes, voire les superstitions, et dans des bancs d’algues puis de récifs | Citation: | | « on entend le chœur rauque des phoques dont l’écho se propage à la surface des eaux, la rumeur sourde des corps en reptation parmi les pierres, puis le formidable clapotement de l’eau, et de nouveau le silence doucement troublé par les animaux en train de nager. » |
Tel est l’univers de Coloane entre émerveillement et épouvante, où les hommes se sentent minuscules dans des paysages grandioses. |
|  | | Moon Mod.

Age : 18 Inscrit le : 16 Déc 2006 Messages : 4118 Localisation : Moon Palace
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Mar 28 Aoû - 13:53 | |
| Les contes de l'enfance commençaient toujours par le prometteur "Il était une fois", qui nous ouvrait toutes grandes les portes de l'imagination. Pour parler de Fransisco Coloane, je ne vois pas de meilleure formule. Que la magie de la littérature nous transporte dans une cabane en rondins où brûle un fun de cheminée, et l'horizon s'ouvre sur l'aventure. Il était une fois... un géant, de près de deux mètre, né en 1910. Il arborait une longue chevelure qui commeçait à blanchir et une barbe touffue de marin; il avait de cette démarche chaloupée des matelots qui viennent de mettre pied à terre et ses pas le conduisaient à la Maison de la Littérature. C'était en 1941. A cette époque, la plupart des écrivains chiliens et latino-américains oscillaient entre deux obsessions : écrire de "grands romans" qui affirmeraient leurs racines culturelles indéniablement européennes, ou reproduire les plus célèbres tragédies de la littérature slave, mais en empruntant des thèmes créoles. L'ambiance de cette maison-là était, on s'en doute, léthargique, arrogante et ennuyeuse. Avant d'y entrer, il était d'usage de frapper et de montrer patte blanche ; mais l'homme à l'allure de marin poussa la porte d'un vigoureux coup d'épaule, se planta au milieu du salon et dit : "Je m'appelle Fransisco Coloane et je viens du bout du monde !" Avec lui, quelque chose de nouveau pénétrait dans la Maison de la Littérature : la rumeur de la mer démontée et les voix, s'exprimant en toutes les langues de la planète, des milloers d'aventuriers perdus dans les plaines de la Patagonie et dans les terribles solitudes de la Terre de feu. Coloane avait alors trente et un ans. Il déposa deux livres sur la table : un roman, Le Dernier Mousse de la Baquedano, un émouvant récit sur la noblesse et la fidélité d'hommes amoureux d'une nature menacée, décrivant de manière sobre mais généreuse l'univers des gens de mer, que l'on ne connaissait qu'à travers les oeuvres de Conrad ou de Melville. L'autre livre était un recueil de nouvelles intitulé Cap Horn (Cabo de Hornos) , dans lesquelles il peignait des personnages, des paysages et des passions marqués par le signe tragique de l'épopée. Il laissa donc ces deux livres et repartit sans un mot, car pour les hommes du bout du monde le silence austral est la plus grande démonstration d'éloquence. Dans tous les pays - le Chili n'est pas une exception -, la littérature a d'étranges administrateus, d'odieux concierges qui jouent les censeurs, des experts et des inquisiteurs qui, en fonction de critères arbitraires à la mesure de leur médiocrité, décrètent ce qui est ou n'est pas de la littérature. Ces sinisitres personnages se demandèrent : Mais quel est donc cet individu qui ose entrer sans frapper et nous impose deux livres d'une insolente liberté et d'une moralité douteuse, saturés d'embruns et peuplés de mécréants, qui perturbent notre tranquilité et font trembler les lustres de cristal ? La critique littéraire accueillit par un silence hautain les premières oeuvres de Coloane. C'était un auteur inclassable, n'adoptant aucun des styles alors en vogue, peu soucieux au surplus d'écrire de "grands romans". Enfin pour faire bonne mesure, le peu que l'on savait à son sujet évoquait un bonhomme qui tenait davantage du pirate que de l'écrivain. Fils d'un capitaine baleinier, Coloane avait appris a garder les deux pieds solidement posés sur terre, seule manière de résister aux vents violents de Quemchi, un port à bois de l'île de Chiloé, où il passa ses jeunes ans. La houle déchaînée berça son enface et ses premiers mots lui vinrent du langage âpre et précis des gens de mer, pêcheurs, baleiniers, chasseurs de phoques, plongeurs ou chasseurs de trésors...
Début de la préface de Tierra del Fuego - Luis Sepulveda |
|  | | Moon Mod.

Age : 18 Inscrit le : 16 Déc 2006 Messages : 4118 Localisation : Moon Palace
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Mar 28 Aoû - 14:13 | |
| Tierra del Fuego
Lorsque Coloane nous parle on se sent transportés par un souffle de liberté, angoissés par la dureté (parfois la cruauté) des hommes, et émerveillés devant la beauté des paysages et de la langue.
| Citation: | | La Terre de Feu elle aussi se transformait après avoir enduré un rigoureux hiver sous une épaisse croûte de neige et de glace. Son her, qui résiste au gel, avait resurgi et s'offrait de nouveau à l'appétit printannier des guanacos et des oiseaux migrateurs. Le long de la côté, les mouettes étaient prodigues en oeufs de la taille de ceux d'une poule, marbrés de petites veines bleu pâle et café, telles des fleurs de faïence pasement la pierre sombre |
| Citation: | | Le vieux dresseur n'était pas seulement devenu méchant envers les animaux, mais aussi envers ses semblables. Chaque fois que quelqu'un était désarçonné par un cheval, un sourire perfide fleurissait sur ses lèvres, et c'est avec une satisfaction à peine voilée qu'il désignait un animal irascible au plus novice des gardiens de troupeaux. |
| Citation: | | La rive du lac s'était aplanie, les arbres ne masquaient plus le paysage et la lueur argentée de l'eau faisait ressortir les hautes herbes avec une surprenante netteté. Le spectacle fut encore plus saisissant lorsque nous nous engageâmes dans un vaste champ de paramelas, dont les touffes couvertes d'innombrables petites fleurs jaunes atteignaient le jarret des chevaux. Etrange plante que cette paramela des rives du lac Toro; elle dégage un parfum entêtant, ses feuilles et ses tiges remplacent souvent le thé et le maté, et l'on dit qu'une infusion trop prolongée provoque maux de tête et hallucinations. |
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|  | | Moon Mod.

Age : 18 Inscrit le : 16 Déc 2006 Messages : 4118 Localisation : Moon Palace
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Dim 16 Sep - 20:14 | |
|  Clic !
| Citation: | Au début du siècle, la corvette Général Baquedano, voilier école de la Marine chilienne, quitte Talcahuano et se dirige vers le cap Horn. A son bord, Alejandro, un gamin de quinze ans embarqué clandestinement, va se frotter aux dures réalités de la mer et du métier de marin. Au bout du voyage, il découvrira une terre sauvage et belle, située aux confins de l'hémisphère Sud. Ce court roman d'apprentissage où se mêle l'épique de l'univers maritime et la beauté magique des paysages glacés, a conquis en Amérique latine un large public ; ce qui a permis à Alvaro Mutis, introducteur chez nous de l'oeuvre de Coloane, de considérer ce dernier comme "un nouveau Jack London".
|
Il trone fièrement sur ma table de nuit, alors dès que j'ai un moment de libre... |
|  | | Tchipette Mod.

Age : 45 Inscrit le : 19 Nov 2007 Messages : 1385
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Ven 14 Déc - 10:41 | |
| El guanaco Durant 25 cours chapitres, la vie et la mort des indiens ona à travers les destins de Men Nar, "ombre de sang", et celle de sa fille Georgina Mabel Sterling. Les chasseurs d'indiens traquent les derniers en sillonnant la Patagonie. La nature terrible, incite aux destins tragiques, aux vies brèves et violentes.
| Citation: | Men Nar observa le vol sinueux des rapaces aux ailes brunes, à la crête rouge et à la panse cendrée. Elle restait impassible, le regard vers le ciel, sans comprendre ce qui lui était arrivé. Seule la douleur au pied et au ventre lui rappelait qu'elle était vivante. Tout le reste lui était indifférent ; les nuages, les oiseaux, les ombres immobiles, tout se confondait.
[] Au bord de la mer, un chien perdu se mit soudain à hurler. Ce fut le seul témoin de la terreur et de la mort à l'oeuvre ; il retournait dans ses forêts tandis que la jeune fille entrait dans une "civilisation" qui faisait fi des milliers d'années sans rapaces ni chasseurs d'homme.
|
C'est un roman dense, pas facile, sauvage, ou le destin des deux femmes forment un fond fragile sur le quel se greffent les légendes indiennes, les mythes des chercheurs d'or, les légendes des nouveaux migrants. C'est un chant monocorde et envoutant. |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1072 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Ven 16 Mai - 23:11 | |
| Je pense que pour ceux qui devaient lire ce livre, c'est chose faite Je me permets donc de donner mon point de vue:
Ce « Dernier mousse » de F.Coloane a du être pour tous, une lecture agréable : 130 pages seulement chez Phebus-Poche, pour une historiette attendrissante mettant en scène un jeune garçon qui s’embarque clandestinement sur une corvette de la Marine Nationale du Chili afin de se rendre tout au bout du bout de la Terre, au Cap Horn, avec l’espoir d’y retrouver son grand frère qui ne donnait plus signe de vie. Il le retrouvera, recevra en cadeau une poignée de poudre d’or et des peaux de loutres qui, au retour, aideront au bien-être d’une vieille mère qui se croyait abandonnée. Ce serait banal pour tout autre que Coloane. Mais ce baroudeur de la mer qui a su dans bon nombre de ses ouvrages, nous la raconter dans toutes ses humeurs déplaisantes et dans la plénitude de ses immensités apaisées, a su y introduire quelques passages qui laisseront des traces chez ses lecteurs : Une tempête en mer où « …la peur se lisait sur les bouches entrouvertes des mousses à chaque coup de mer qui martelait la coque du navire… » Une histoire de fantôme sur le ponton Léonora ; une deuxième histoire de fantôme, en pleine mer où « un iceberg se montrait avec dessus, un cadavre, le bras tendu, qui ordonnait aux navires de repartir vers le Nord… » et surtout, le paradis des loutres « ….à mesure que la flotille avançait, la falaise apparaissait grouillante d’oiseaux nichant dans l’anfractuosité des rochers… ». On a comparé Coloane à Jack London. Peut-être quelques similitudes….Mais à mon avis, London est moins retenu dans son style. Je luis connais deux histoires de mousses lues dans son livre « Histoires de la Mer ». Dans la première, « Il était un navire » le mousse de la Francis Spaigt est sauvé in-extrémis au moment où il allait être tué et dépecé pour nourrir un équipage de forbans affamés. Dans la seconde : « L’évasion de la Goélette », le mousse se sacrifie pour que son navire intercepté au large de la Sibérie par des garde-côtes russes puisse s’échapper. De belles histoires à lire…… _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | belledenuit11 pilier

Age : 32 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 212 Localisation : Sud de la France
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 17 Mai - 8:26 | |
| | J'ai terminé le livre hier et j'ai apprécié cette lecture simple et courte. Je dirai que c'était un bon moment d'évasion et de détente où les sentiments s'entrecroisent. Alejandro est attendrissant; on le suit dans son aventure sans problème. Cependant, je trouve que Coloane n'a pas suffisamment approfondi son roman. 130 pages c'était court. Je trouvais que par moments il manquait quelque chose. Par contre, j'ai beaucoup apprécié le conte qu'Escobedo narre sur le fantôme du Leonora. |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 4794 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Ven 23 Mai - 17:42 | |
| Alejandro veut retrouver son frère qui a pris la mer un matin sans prévenir sa famille.
Un roman court mais qui nous tient en haleine. Nous vivons avec ces marins, sur cette corvette qui brave tempète et danger.
Un seul regret, la baleine que l’on tue alors qu’il y a un baleineau : dure loi des marins ? Autres mœurs ? Survie ? Citation : « Pourquoi vous ne lui tirez pas dessus … c’est interdit de tirer les baleineaux… »
Nous n’allons pas faire de sensiblerie, sinon nous serions mal également devant la chasse aux phoques, aux loutres et oiseaux divers dans le « Paradis des Loutres », et aussi aux explosions des icebergs pour que les bateaux puissent passer.
Ce n’est pas un roman écologique.
On sent à chaque ligne que Fransisco Coloane connaît la mer et l’aime et c’est cela le message de ce roman je pense.
J’ai noté aussi une jolie réplique du grand frère raccompagnant le petit et voyant un bloc de glace tomber dans l’eau : « nous sommes comme les glaces, la vie nous fait parfois chavirer et nous change de forme… » _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | Utopie Mod.

Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 9985
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 15:16 | |
| Je m'attendais à lire plein de commentaires sur "Le dernier mousse", on était nombreux sur cette lecture, il me semblait.
Alors ce que j'ai bien aimé dans ce court roman, c'est l'immersion totale dans la vie à bord d'un bateau, c'est basique pour les connaisseurs j'imagine, mais dans mon cas c'était une découverte, une approche simple et décrite de manière assez claire et précise pour que j'aie l'impression d'y être. Les relations entre les différents protagonistes sont chaleureuses, cela m'a un peu étonné, Alejandro est très attachant et malgré quelques frayeurs, il a la vie qu'il souhaitait. C'est peut-être un peu le ton de cette histoire, un peu idyllique non ? Intéressante aussi la vie de son frère, là aussi c'est un peu le rêve...
J'ai réagi aussi pour le baleineau, Marie, en fait je sais bien que ça existe, ce qui ne m'a pas plu c'est le choix de l'auteur, choisir justement cet exemple pour viser la sensiblerie ? c'est un peu facile.
Un court roman où les rêves et désirs se réalisent, c'est une lecture très agréable mais qui ne me permet pas à elle seule de découvrir vraiment l'auteur. |
|  | | belledenuit11 pilier

Age : 32 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 212 Localisation : Sud de la France
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 17:47 | |
| Utopie, je pense comme toi. Difficile de prendre position sur un seul livre de cet auteur. Pour ma part, même si l'oeuvre m'a plu, je l'ai trouvée un peu trop rapide en lecture. Pas assez approfondie sur pas mal de points (les rapports entre marins ne sont pas toujours amicaux loin de là, les traversées sont écourtées...). C'est dommage pour l'ensemble de l'oeuvre. Ca ne donne qu'un simple aperçu des choses ! Quelque part, je suis restée sur ma faim  |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 18:21 | |
| | C'est une histoire pour adolescent, de manière à ce qu'il s'identifie avec le jeune personnage de l'histoire - qui s'initie à la navigation, à la vie en groupe et devient un adulte. |
|  | | Utopie Mod.

Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 9985
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 19:58 | |
| | belledenuit11 a écrit: | | Pas assez approfondie sur pas mal de points (les rapports entre marins ne sont pas toujours amicaux loin de là, les traversées sont écourtées...). |
Oui, les relations entre les marins, l'histoire du frère, un peu trop romancé... avec un filet d'eau de rose, il manque le sel  |
|  | | belledenuit11 pilier

Age : 32 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 212 Localisation : Sud de la France
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 20:48 | |
| Bon comme l'a dit Rotko
| Citation: | | c'est une histoire pour adolescent |
Ce sera notre consolation. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Francisco Coloane - [Chili] Sam 24 Mai - 21:00 | |
| mon avis complet
Coloane, le dernier mousse chez phebus.
L'astuce de Coloane dans ce court récit a été de faire un roman d'initiation : celui d'un jeune garçon qui embarque sur la corvette Barquenado, pour devenir marin et aussi retrouver son frère.
Le lecteur partage son aventure et ses sensations :
| Citation: | | « Le vent continuait de hurler dans les cordages et un coup de tambour colossal interrompait parfois la symphonie de cette nuit déchaînée lorsqu'un foc mal bordé claquait en ondoyant. » |
Comme le mousse, le lecteur apprend avec les termes techniques, les tâches à accomplir, les dangers des épreuves à affronter. Par ses oreilles, il entend des récits fantastiques, et par ses yeux il voit des paysages secrets et merveilleux.
Rude vie que celle d'Alejandro, ponctuée d'ordres et de cris ! Et pourtant avec lui le voyage est fabuleux. |
|  | | | Francisco Coloane - [Chili] | |
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