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caracol habitué(e)

Inscrit le : 03 Mar 2006 Messages : 24 Localisation : Asturias (España)
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Mar 4 Avr - 0:45 | |
| Ah oui, c`est vrai loudon tu avait dit que tu as trouvé « Cent ans de solitude » long, fatigant, essoufflé".
Je ne peux pas comprendre comment est-ce que tu as trouvé longue , par exemple l' arrivé du bateau chaque année à Macondo, j' ai ris comme une folle avec ce passage. Et le personnage de Remedios la belle, ne t`a pas semblé pure magie? Tous les papillons et sa façon de finir la vie en s`élevant au ciel comme si elle était un ange.
La description de ce village, l’aire humide et la chaleur tropicale qui te faisait suer en lisant le livre, García Márquez est aussi, un maître de la description, tout en utilisant un langage qui porte en soit même les poudres magiques qui donnent à la réalité quotidienne l’effet fantastique qui nous attrape dans la lecture page à page.
Tu t`en souviennes Coline de ce pasage?
"MACONDO era entonces una aldea de 20 casas de barro y cañabrava construidas a la orilla de un río de aguas diáfanas que se precipitaban por un lecho de piedras pulidas, blancas y enormes como huevos prehistóricos. El mundo era tan reciente, que muchas cosas carecían de nombre, y para mencionarlas había que señalarlas con el dedo"..
Moi il y a longtemps que j' ai lu le livre, et je ne l`ai jamais trouvé lourde ni fatigant Les autres livres de García Márquez étaient un peu pareils. "El coronel no tiene quién le escriba" " Chronique d'une mort annoncée" dans ce dernier me m`en souviens sur tout de l’odeur de la poudre qui a parcourit un si long chemin pour annoncer à la mère que son fils venait d`entre tué. C’est tragique et magique, réel et imaginaire en même temps ! c`est précisément comme ce qui se passe dans le roman Cent ans de solitude _________________ ! Vive sin prisa ¡ Vis sans te presser!
Dernière édition par le Mar 4 Avr - 1:00, édité 3 fois |
|  | | Loudon Dodd pilier

Inscrit le : 30 Mar 2006 Messages : 108
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Mar 4 Avr - 0:49 | |
| | caracol a écrit: | (1) Et le personnage de Remedios la belle, ne t`a pas semblé pure magie? Tous les papillons et sa façon de finir la vie en s`élevant au ciel comme si elle était un ange.
(2) La description de ce village, l’aire humide et la chaleur tropicale qui te faisait suer en lisant le livre, García Márquez est aussi, un maître de la description, tout en utilisant un langage qui porte en soit même les poudres magiques qui donnent à la réalité quotidienne l’effet fantastique qui nous attrape dans la lecture page à page. |
(1) non, j'ai trouvé ça arbitraire, surfait et artificiel.
(2) Je me souviens du village englouti sous les pluies diluviennes, mais en moins drôle et, tout compte fait, moins bien décrit que chez Queneau dans Saint Glin-Glin _________________ Tous ceux qui paraissent fous le sont, et encore la moitié de ceux qui ne le paraissent pas. |
|  | | caracol habitué(e)

Inscrit le : 03 Mar 2006 Messages : 24 Localisation : Asturias (España)
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Jeu 6 Avr - 20:04 | |
| Bien loudon, tu dis ne pas aimer ni García Márquez ni le livre « Cent ans de solitude » tu exposes tes raisons et pour toi elles sont bonnes.
Je crois que la discussion ne doit pas terminer sans que je dise aussi ce que je vois de bon dans ce livre.
J’ aime, le fait de qu’histoire de Macondo et de la famille Buendía sont semblables, elles et se développent en même temps, les deux histoires commencent de « le rien » ? ( la nada) finissent comment si rien ne s’était passé, en rien.
Macondo c’est un village qui viens de naître, il n’a rien de tout, même pas des morts ni cimentier, c’est donc un village sans histoire, il comence son histoire à coté de la famille Buendía
La famille Buendía se forme à partir une relation incestueuse, suivi d’un assassinat pour laver l’honneur. Ils seront marqués pour ces faits pendant tout son existence. Le couple se voit obligé à abandonner le village pour se libérer de l’harcèlement de l’esprit de un mort et du maléfice qui est tombé sur les deux amoureux. Ce sont eux qui fonderont Macondo, le nouveau village, ou les histoires de la famille et du village seront racontées simultanément pour un gitan ( Melquiades) qui venais chaque année dans le bateau qui portait les nouvelles du monde et les nouvelles découvertes scientifiques Melquiades était un magicien qui connaissait à priori l’ histoire de la famille Buendía, il connaissait tout, même la fin, et c`est lui aussi qui pousse les personnages á découvrir la vérité du mystère de la famille.
Puis les personnages sont des pièces clés pour décrypter l’histoire qui se cache sur les papiers que Melquiades avait écris.
L’histoire de Macondo et les Buendía , tournent sur un point centrale. Le débout puis la plénitude et la fin. Les chapitres du livre suivent aussi cet ordre des 20 chapitres les dix premières sont disons ascendants et les 10 dernières sont de décadentes, comme l`histoire du village et l`histoire de la famille. L’Histoire du village est la parti réaliste et l`histoire de la famille est la partie magique, C`est ça le réalisme magique ! Entre une histoire et l`autre, les sautes dans le temps et dans les histoires, les hyperboles, les croyances populaires, la fantaisie le mystère, etc. etc. font que la frontière entre le monde real et le monde des rêves ne soit pas clair.
Il y a qui voit aussi dans ce livre l`histoire de l’amérique-latine.
Sur les personnages, j’ai beaucoup aimé que García Márquez ne fasse la description précise d’un personnage que juste quand il va devenir très important pour continuer à connaître un peu plus sur l’histoire. Puis aussi que les prénoms des personnages importants se répètent et ainsi, nous avons plusieurs José Arcadios et Aurelianos, les premiers sont ceux qui prolongent la branche de la famille, les deuxièmes n’arrivent jamais et ils ont tout un final tragique ; les José Arcadios sont timides, les Aurelianos sont impulsifs. Chez les femmes c`est un peu la même chose, ici les prénoms répétés son les Ursulas, les Amarantas et les Remedios. La solitude de tous est comme un prix à payer pour leurs pêchés.
Il y a beaucoup ,beaucoup et beaucoup d’ autres choses à raconter mais je crois que je me suis étendu trop. Je m`excuse. Je vous invite à relire Cent ans de solitude avec d’autres yeux. C`est vraiment délicieux ce livre ! _________________ ! Vive sin prisa ¡ Vis sans te presser!
Dernière édition par le Ven 7 Avr - 18:53, édité 2 fois |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Jeu 6 Avr - 20:11 | |
| | Inutile de t'excuser, on te lit avec plaisir. Je n'ai pas lu Cent ans de solitude mais chroniques d'une mort annoncée m'a bien plu car j'aime ces narrations qui correspondent à la vie d'une communauté et d'un peuple. |
|  | | coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Jeu 6 Avr - 20:34 | |
| Caracol, on peut vraiment mesurer l'intérêt que tu portes à l'oeuvre de Gabriel Garcia Marquez. Je trouve remarquable le mal que tu te donnes pour en parler...et je constate que tu te débrouilles très bien en Français. Bravo!...Surtout ne t'excuse pas...Ce que tu dis est très intéressant. |
|  | | Loudon Dodd pilier

Inscrit le : 30 Mar 2006 Messages : 108
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Ven 7 Avr - 13:30 | |
| | caracol a écrit: | | L’Histoire du village est la parti réaliste et l`histoire de la famille est la partie magique, C`est ça le réalisme magique ! |
Je n'épiloguerai pas inutilement sur les raisons qui ont fait que je n'ai pas crié au chef-d'oeuvre quand j'ai lu ce roman, ni n'en critiquerai le résumé que tu fais de son intrigue.
Simplement, je ne vois pas trop en quoi le passage contant les pluies diluviennes qui durant des années engloutissent le village rendent l'histoire de ce dernier "réaliste".
Quant à m'apprendre ce que c'est que le "réalisme magique", si comme le laisse entendre la phrase que je cite c'est bien ce que tu entreprends, je me permettrai de dire qu'il me semble, c'est du moins ce qu'on peut lire chez d'autres (je pense par exemple à Asturias ou aux roman buenos-airiens de Bioy Casarès, ainsi qu'à Carpentier, qu'a opportunément cité Colburne), qu'il est fait d'une alchimie beaucoup plus subtile que la simple juxtaposition. _________________ Tous ceux qui paraissent fous le sont, et encore la moitié de ceux qui ne le paraissent pas. |
|  | | caracol habitué(e)

Inscrit le : 03 Mar 2006 Messages : 24 Localisation : Asturias (España)
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Ven 7 Avr - 18:48 | |
| Merci à Coline et Rotko pour vos mots 
...............
Loudon Dodd, (Je regrete de ne pas savoir m'exprimer un peu mieux. Je fais ce que je peux, mais ta langue est très compliqué pour moi, et je manque des recours linguïstiques, expresions, vocaboulaires, etc ,etc ,pour m'exprimer bien) Je vais t'expliquer ce que je voulais dire :
La réalité donc je parle c’est la « réalité » de Macondo, une réalité de fiction, elle est si réelle que toutes les réalités des romas de fiction, "Cent ans de solitude" n`est que ça … , un roman de fiction.
Ce qui est intéressant dans le roman est le fait qu’à travers de l`histoire de Macondo nous puissions lire « entre lignes », la réalité de Colombie et peut être aussi celle de Latino-Amérique et si tu veux, même, l’histoire de l`humanité.
Dans le roman, García Marquez fait des critiques, dénonce ce qui ne lui plait pas; Et raconte ce qui se passait dans son pays ou qui était en train de se produire et aussi ce qui lui préoccupait lors qu´il écrivait le roman ( En 1967, ou bien 1968, je ne suis pas sûr, en tout cas à la fin des années 60).
L’arrivé de la compagnie bananière à Macondo, les abus commis par les Américains de la compagnie, les tueries des travailleurs, etc. S’étaient produit en Colombie à l’époque ou le roman avait été écrit. García Márquez a voulu laisser le reflet de la réalité qu´il vivait dans le roman. Souvent les écrivains latino-américains dénonçaient à travers de la littérature ces genre de choses, dissimulés entre ce réalisme magique, parce que parler directement était impossible dû aux dictatures existantes.
Le déluge, n`est qu`un symbolisme biblique, il y en a beaucoup d’autres, parce qu’avec les leyendes, mites et fantaisies se construit le monde magique. Le déluge c'est le debout de la fin de Macondo et que juste après les pluies disparaîtrait complètement avec des vents très forts sans laisser aucune trace de son existence. J’ espère que tu trouves maintenant un peu plus de logique J
| Citation: | Quant à m'apprendre ce que c'est que le "réalisme magique", si comme le laisse entendre la phrase que je cite c'est bien ce que tu entreprends, |
Je n'ai jamais pretendu t`apprendre rien de tout, seulement attirer l`attention sur ce que je vennais de raconter. C`est moi, en tout cas qui apprendra de toi, je n`ai pas grand chose de quoi me vanter. Je ne dis que ce que je peux voir chez García Márquez, mais ce n`est que mon point de vue.
Bonne journée. _________________ ! Vive sin prisa ¡ Vis sans te presser!
Dernière édition par le Sam 8 Avr - 17:25, édité 1 fois |
|  | | Loudon Dodd pilier

Inscrit le : 30 Mar 2006 Messages : 108
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Sam 8 Avr - 12:28 | |
| | caracol a écrit: | | J’ espère que tu trouves maintenant un peu plus de logique J |
Oui, je vois un peu mieux ce que tu veux dire. _________________ Tous ceux qui paraissent fous le sont, et encore la moitié de ceux qui ne le paraissent pas. |
|  | | Loudon Dodd pilier

Inscrit le : 30 Mar 2006 Messages : 108
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Sam 8 Avr - 12:29 | |
| | caracol a écrit: | | C`est moi, en tout cas qui apprendra de toi |
N'exagérons rien... _________________ Tous ceux qui paraissent fous le sont, et encore la moitié de ceux qui ne le paraissent pas. |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 4860 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Lun 10 Avr - 13:11 | |
| Dois-je venir avec le casque lourd car je viens de finir un livre de Gabriel ( oui nous sommes intimes! je plaisante) et je voulais en parler ici, alors je me lance et pas la tête! pas la tête ! s'il vous plait !! ( humour!) je précise !!
"mémoires de mes putains tristes"
Ce livre de Gabriel Garcia Marquez est un plaidoyer absolument implacable de la vieillesse. Un homme de 90 ans veut s'offrir une nuit d'amour avec une adolescente vierge. Il en tombe amoureux, et sans complaisance se dissèque, s'examine et donnerait sa vie pour cette jeune femme. Mais la mort n'en veut pas et il l'attend avec cet amour dans le coeur. livre sans compassion, sans fausse pudeur mais aussi sans fausse sensiblerie. j'ai bien aimé.  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Mar 11 Avr - 1:02 | |
| Ah! merci Marie de nous donner ton avis sur le dernier livre de Garcia Marquez. J'hésitais un peu à me le procurer, j'avais lu des critiques plus que moyennes au moment de sa sortie. Je vais aller le consulter avec un a priori moins négatif...  |
|  | | swallow pilier

Inscrit le : 17 Mar 2006 Messages : 831 Localisation : Espagne
| Sujet: en amont Ven 14 Avr - 17:59 | |
| Sûrement pourrez-vous me refraîchir la mémoire: j´avais laissé pour plus tard "Memorias de mis putas tristes", dont nous parle Marie, ayant lu à sa sortie un commentaire de Gabriel García Marquez citant lui-même un autre ouvrage anterieur, d´un auteur japonais ou asiatique (?) sur le même thème ( decrivant ces endroits, on les vieillards desormais impuissants pouvaient venir chercher un peu de réconfort aupres de jeunes vierges, se limitant à les contempler, ou à partager chastement leur couche) et qui aurait inspiré son roman. Aimant commencer par le commencement, j´avais donc decidé de lire premièrement cet ouvrage asiatique, et puis ensuite celui de GGM, afin d´observer dans quelle mesure le premier avait inspiré le second. Mais je suis incapable de me souvenir du nom et auteur de cet ouvrage dont parle GGM. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Ven 14 Avr - 18:55 | |
| | il s'agit sans doute des belles endormies du Nobel japonais Yasunari Kawabata.livre de poche biblio. |
|  | | swallow pilier

Inscrit le : 17 Mar 2006 Messages : 831 Localisation : Espagne
| Sujet: Japon Ven 14 Avr - 22:06 | |
| | Voilà, Rotko, c´est juste le nom qui me manquait... A ce train, vous allez m´initier a petit feu à la litterature japonaise. Bon, pour l´instant je n´en suis qu´à la familiarisation avec tous ces noms si difficiles à mémoriser. Mais c´est déjà un point de départ, il faut bien commencer par quelque chose. Merci Rotko pour tes precisions, je vais chercher online qui est ce Nobel que je ne connais encore que de nom, grâce à García-Marquez et à toi même. |
|  | | swallow pilier

Inscrit le : 17 Mar 2006 Messages : 831 Localisation : Espagne
| Sujet: Japon Ven 14 Avr - 22:07 | |
| | Voilà, Rotko, c´est juste le nom qui me manquait... A ce train, vous allez m´initier a petit feu à la litterature japonaise. Bon, pour l´instant je n´en suis qu´à la familiarisation avec tous ces noms si difficiles à mémoriser. Mais c´est déjà un point de départ, il faut bien commencer par quelque chose. Merci Rotko pour tes precisions, je vais chercher online qui est ce Nobel que je ne connais encore que de nom, grâce à García-Marquez et à toi même. |
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