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Amadak pilier

Inscrit le : 08 Déc 2007 Messages : 111
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Mar 11 Déc - 0:45 | |
| un commentaire sur gabriel Garcia Marquez j'ai lu presque tous ses livres et j'aime beaucoup sa littérature,mais justement son autobiograhie m'a décue et je n'ai pas pu finir de la lire .tandis que toutes ses autres livres m'ont fascinée.Si qelquin du groupeveut me répondre je serai enchantée de son grain de sel merci Luba |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Mar 11 Déc - 7:34 | |
| Bienvenue à toi !
fais-tu allusion a un livre precis avec son "autobiographie" ou à sa vie elle-même ? quel est ton livre préféré de garcia Marquez ?
tu peux aussi nous parler de lalitterature d'amerique latine et de tes preférences sur ce fil.
Regarde aussi en haut du forum à "messages" : tu as du courrier  |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Lun 24 Déc - 9:36 | |
| Javier Bardem incarne un personnage ivre de femmes et d'amour dans "L'amour au temps du choléra"
une adaptation du roman de Gabriel Garcia Marquez, signée par Mike Newell. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Sam 5 Jan - 16:08 | |
| Gabriel Garcia Marquez, Mémoire de mes putains tristes, Grasset.
Tiens bon, pépé Marquez !
On doit lire le livre différemment selon la génération à laquelle on appartient. Certains seront peut-être chagrinés de voir la vieillesse frapper à leur porte, d’autres se réjouiront à la lecture de cet écrit, gaillard comme son auteur.
Un texte en exergue renvoie aux « belles endormies » de Kawabata, avec lequel ce récit a des points communs : pour fêter ses quatre-vingt-dix ans, l’auteur aimerait s’offrir une folle nuit d’amour avec une jeune vierge.
Mais qui prend l’autre ? Dans le domaine des amours rien n’est simple, et vous goûterez l’histoire à votre façon. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Sam 5 Jan - 16:10 | |
| Mémoire de mes putains tristes.
Disons que ce souhait de vieillard ne dépare pas une vie où la chair ne fut point triste, qu’on s’amuse à voir l’auteur abordé dans l’autobus par une vieille qui lui demande « tu baises toujours ? », que le dialogue avec le médecin n’est pas banal :
| Citation: | Il m’a regardé avec un grand sourire. Bon je crois que je ne peux rien pour vous. Que voulez-vous dire ? Que vous vous portez aussi bien que possible pour votre âge. C’est curieux ai-je dit, votre grand père m’a dit la même chose quand j’avais quarante-deux ans, comme si le temps ne passait pas. |
Certains passages sont plus graves :
| Citation: | | J’ai passé une semaine sans ôter ma salopette, ni de jour ni de nuit, sans me laver, sans me raser, sans me brosser les dents, parce que l’amour m’avait enseigné trop tard qu’on se fait beau pour quelqu' un, qu’on s’habille et se parfume pour quelqu' un, et moi je n’avais jamais eu personne pour qui faire tout cela. |
C'est vrai, non ? |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 375 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 27 Jan - 16:28 | |
| | Citation: | | J'ai ouvert L'Amour au temps du choléra à l'endroit de mon marque-page, soit à la page 47. " Il ne lui fut guère aisé de retrouver son équilibre après qu'elle eut entendu le cri de digna Pardo dans le patio et découvert, en train de mourir dans la boue, le vieillard qui avait été l'homme de sa vie." La même chose arrive partout et à tout moment, ai-je pensé, mais c'est seulement lorsque le drame a lieu près de nous que nous en mesurons toute la portée. |
extrait de Retour en Terre de Jim Harrison...  _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Leo Gursky pilier

Inscrit le : 05 Déc 2007 Messages : 57
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 15:14 | |
| Sans avoir lu (pour le moment) les messages ci-dessus, je copie mon avis sur Cent ans de solitude tel que je l'ai formulé (comme j'ai pu) sur un autre forum.
Mercredi matin à 3h15, et après un petit mois de lecture, j'ai donc enfin terminé la lecture de Cent ans de solitude, premier roman de Gabriel Garcia Marquez que je lis. Depuis le temps que ma copine m'encourageait à m'attaquer à ce gros (et beau) morceau, il a bien fallu que je me force. Tout d'abord je comprends tout à fait que certains restent un peu sur le carreau et abandonnent la lecture rapidement, car la narration et la vitesse à laquelle s'enchaîne les évènements sont assez déroutantes. Mais ça vaut vraiment la peine de poursuivre, parce que tout le charme et toute la force du roman apparaissent au fur et à mesure de la lecture. Ils apparaissent au fil des histoires de cette famille, les Buendia, et leur village, Macondo, perdu au fin fond de la Colombie. La diversité d'anecdotes et de petits évènements donnent au départ le tournis, car le style de narration est celui d'un conteur, qui ne s'attarde jamais sur des explications comportementales ou psychologiques des personnages. À ce titre, avec le recul je trouve même que le récit a un côté mythique, dans le sens où justement il n'y a pas de justifications ni de raisons à l'étrangeté et à la solitude des personnages. Pourquoi Amaranta a-t-elle cette ambivalence et cette défiance à l'égard des hommes qui la courtisent et qui l'attirent ? Pourquoi Aureliano, dès son adolescence, ressent-il un amour platonique sans borne pour une fille d'à peine 10 ans ? Pourquoi José Arcadio devient-il fou et est-il laissé attaché si longtemps à un arbre ? Et pourquoi ces évènements surnaturels surgissant en plein milieu d'un récit pourtant assez réaliste ? Il ne faut pas attacher d'importance à la chronologie historique du roman, ni à l'âge canonique d'atteignent certains personnages, et c'est là à mes yeux l'une des premières étapes à surmonter dans la lecture du roman : le temps de l'action n'est pas défini (on devine que ça commence vers la 2e moitié du XVIIe siècle pour se terminer au XXe) et les personnages n'ont jamais d'âge précis, ou seulement quand ils ont bien dépassé l'âge que la narration leur attribue. Comme je le disais, il y a également des évènements largement fantaisistes dans cette histoire, et qui la rattache à des mythes, récits ancestraux et, je suppose, des récits populaires d'Amérique du Sud. Il y a bien un pêché originel (un meurtre), un déluge, une femme qui monte au ciel, etc. Mais là encore, l'intégration de ces références est tellement parfaite, et tellement bien ancrée dans l'univers unique de Macondo, que jamais, à aucun moment, cela charge le récit d'une lourdeur symbolique. À mes yeux, nul symbolisme ni allégorie ou métaphore dans ces histoires, et c'est un peu reposant. Contrairement à ce que j'ai lu sur la fiche wikipedia du bouquin, les Buendia sont bel et bien capable d'amour. L'amour y est féroce, platonique, fougueux, serein, mais complexe, car dès le commencement la menace de l'inceste règne sur la famille (l'inceste qui, ici, aurait pour résultat de voir naître des enfants à queue de cochon). Non à mes yeux c'est la solitude le souci premier des Buendia. D'où le titre du roman.
Bon c'est bordélique tout ça, déjà que j'ai du mal à parler d'un truc simple que j'ai aimé, mais ici, pour Cent ans de solitude, ça passe tellement par le ressenti, par l'émotion, que les commentaires sont plus difficiles encore à formuler. Arrivé un certain point, je suis devenu accro à ce roman, à ce village, à cette famille, et du coup les interruptions de lecture devenaient difficiles. Ce pourquoi (en partie) j'ai terminé la lecture si tard, ne pouvant/voulant plus quitter les Buendia.
Bref, je conseille à tous d'au moins tenter la lecture de ce chef d'oeuvre de la littérature. Passez les 200 premières pages (sur 440 au total), après ça coule tout seul. |
|  | | Seb Mod.

Inscrit le : 26 Fév 2008 Messages : 489
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 17:02 | |
| Intéressantes, tes impressions, Leo... je suis d'accord sur presque tout, sauf sur une remarque qui me semble un peu exagérée :
| Leo Gursky a écrit: | | Passez les 200 premières pages (sur 440 au total), après ça coule tout seul. |
Bon, je ne suis peut-être pas représentatif, vu que moi, j'étais déjà complètement ferré au bout de trois lignes (notamment la première phrase, d'après moi, est à tomber par terre, tout écrivain potentiel ou réel doit se damner de ne pas être celui qui l'a écrite), mais tout de même, 200 pages ! En plus, dans le monde d'aujourd'hui, qui est prêt à ronger son frein pendant 200 pages pour pouvoir profiter des 240 suivantes ?  _________________ "Jamais je ne me suis couché de bonne heure..." (Moi) |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 17:32 | |
| Donne-nous donc la première phrase....  |
|  | | Leo Gursky pilier

Inscrit le : 05 Déc 2007 Messages : 57
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 18:29 | |
| | Seb a écrit: | Bon, je ne suis peut-être pas représentatif, vu que moi, j'étais déjà complètement ferré au bout de trois lignes (notamment la première phrase, d'après moi, est à tomber par terre, tout écrivain potentiel ou réel doit se damner de ne pas être celui qui l'a écrite), mais tout de même, 200 pages ! En plus, dans le monde d'aujourd'hui, qui est prêt à ronger son frein pendant 200 pages pour pouvoir profiter des 240 suivantes ?  |
En réalité j'utilisais sciemment l'impératif et non l'infinitif dans ma phrase. C'est pour dire que si au début un lecteur à du mal avec ce livre, il vaut la peine de pousser la lecture et d'essayer d'arriver au moins au premier tiers (150 pages environ, c'est plus raisonnable que 200 ). Après, ça repose en partie sur ma propre impression, car ce n'est que rétrospectivement que j'ai commencé à trouver le début magnifique.
Voici les trois premières phrases : "Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. Le monde était si récent que beaucoup de choses n'avaient pas encore de nom et pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt." |
|  | | fontelle pilier
Age : 61 Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 978 Localisation : Anjou
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 22:27 | |
| "cent ans de solitude" n'est pas mon favori, mais je ne vais pas réécrire ce que j'ai deja dit dans le fil avant  |
|  | | Sphynx pilier

Inscrit le : 08 Jan 2008 Messages : 155
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 23:00 | |
| Je viens de lire ce fil sur G.G.Marquez, et je me range au nombre des aficionados, mais davantage en ce qui concerne ses premiers ouvrages. Moi qui relis volontiers les livres que j'ai aimés, je n'ai jamais relu un seul des siens. J'ai l'impression de les avoir lus comme on rêve, et je ne veux pas me les repasser, me les revoir, je préfère le souvenir lumineux que j'en garde. Sauf un, un conte des "Douze contes vagabonds", La lumière est comme l'eau. Alors là... Un tout petit texte, c'est en livre de poche ou sur le net ici. Les autres textes du recueil sont tous bons, peut-être meilleurs, je ne sais pas, mais "La lumière est comme l'eau"... ces deux enfants, ces frères qui ... non, je ne raconte pas, mais la dernière phrase vaut les premières de Cent ans de solitude et puis et puis...
Qu'est-ce que c'est beau ! |
|  | | Seb Mod.

Inscrit le : 26 Fév 2008 Messages : 489
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 23:38 | |
| | Sphynx a écrit: | un conte des "Douze contes vagabonds", La lumière est comme l'eau. [...] ces deux enfants, ces frères qui ... non, je ne raconte pas, mais la dernière phrase vaut les premières de Cent ans de solitude et puis et puis... Qu'est-ce que c'est beau ! |
merci pour ça, Sphynx, c'est effectivement magnifique (mais bon, tu n'es pas obligé de rabaisser le début de Cent ans de solitude pour glorifier la fin de La lumière ! ) _________________ "Jamais je ne me suis couché de bonne heure..." (Moi) |
|  | | Sphynx pilier

Inscrit le : 08 Jan 2008 Messages : 155
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 23:56 | |
| Seb:
Je ne rabaisse pas, non non non, surtout pas les premières phrases de Cent ans de solitude! Je magnifie, au contraire ! |
|  | | Seb Mod.

Inscrit le : 26 Fév 2008 Messages : 489
| Sujet: Re: Gabriel Garcia Marquez Dim 20 Avr - 23:59 | |
| | Sphynx a écrit: | | Je ne rabaisse pas, non non non, surtout pas les premières phrases de Cent ans de solitude! Je magnifie, au contraire ! |
effectivement, tout à mon affaire , j'avais cru "la dernière phrase vaut cent fois les premières de..." Tu es donc acquitté! (pour cette fois)  _________________ "Jamais je ne me suis couché de bonne heure..." (Moi) |
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