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Julio Cortázar

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Julio Cortázar   Jeu 21 Déc - 13:16




Tous les feux de Julio Cortázar

Recueil de nouvelles, tantôt absurdes (comme « l’autoroute du sud »), tantôt baignées de souvenirs de guerre très profonds (« réunion »)
Les ambiances aussi diverses les unes que les autres, sont si bien décrites qu’à peine commencé je tombe dans une atmosphère frisant avec le vécu, l’autobiographie.
L’autoroute du sud : sur les contacts noués avec des compagnons d’infortune sont aussi éphémères que peuvent l’être les situations loufoques. Cortázar s’intéresse à la santé réparatrice des malades. Quelque soit la situation, il organise l’espace, attribue aux personnages des fonctions bien précises, une manière de mettre en place un système de lutte, de survie, de forces vives.

Réunion : sur le maquis dans l’atrocité de son quotidien sanglant, combattu par de farouches soldats ayant pour finalité la seule conquête d’un objectif déterminé.
La réunion des compagnons guérilleros autour d’un nom celui de leur chef, permet à tous de garder la tête hors de l’eau. Ce chef, symbole de délivrance, d’espoir et d’avenir. Une poignée d’hommes qui peut renverser un pouvoir totalitaire non désiré, parce qu’ils portent en eux le feu, la farouche ferveur d’un juste combat contre l’oppresseur. Une étincelle de vie révolutionnaire qui donne à la population soumise, la force des vainqueurs. Faut il y retrouver là, une réplique de la conquête de Fidèle Castro à Cuba ?

Cortázar garde comme fil rouge, les soins médicaux apportés aux malades, nécessiteux, blessés. Des histoires d’entraides à propos de la vie qui nous est confiée pouvant dépendre à tout moment des mains d’autrui. Autant qu’elles soient bonnes. Quelque soit la situation, il organise l’espace, attribue aux personnages des fonctions bien précises, une manière de mettre en place un système de lutte, de survie, de forces vives.
Cortázar est un auteur engagé, un véritable révolutionnaire déjà oublié, pourtant naturalisé français par Mitterrand en même temps que Kundera.
_________________
là où se pose le vent, tu ne manques pas d'air
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Lun 26 Fév - 7:54

Deux expos sur Cortazar

clic !
.



Le Voyage infini : archives photographiques de Julio Cortázar jusqu'au 30 mars, à la Maison de l'Amérique latine, 217, boulevard Saint-Germain, Paris VIe.

A l'institut Cervantès, 11, avenue Marceau, Paris XVIe, près du palais de Tokyo, le visiteur peut voir des documents, des livres rares de l'auteur, et d'autres qu'il a écrits.

Citation:
Entro de noche a mi ciudad, yo bajo a mi ciudad

donde me esperan o me duelen, donde tengo que huir

de alguna abominable cita, de lo que ya no tiene nombre,

una cita con dedos, con pedazos de carne en un armario,

con una ducha que no encuentro, en mi ciudad hay duchas,

hay un canal que corta por el medio mi ciudad

y navío enormes sin mástiles pasan en un silencio intolerable

hacia un destino que conozco pero que olvido al regresar,

hacia un destino que niega mi ciudad

donde nadie se embarca, donde se está para quedarse

aunque los barcos pasen y desde el liso puente alguno esté mirando mi ciudad.


Pour qui parle espagnol : allez sur ce site de poésie et cliquez sur CORTAZAR 4e colonne à droite,
mais vous avez aussi d'autres découvertes à faire flower
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Sam 15 Sep - 15:34

Fin d'un jeu dans la collection l'imaginaire, chez Gallimard regroupe plusieurs nouvelles déjà parues dans d'autres recueils.

les trois premières sont, pourrait-on dire circulaires, puisqu'elles renvoient à une situation déjà envisagée dès le début, mais l'astuce est de savoir par quelle pirouette finale Razz

Continuité d'un parc : un homme lit un roman policier

N'accusez personne, ou la difficulté d'enfiler un pull over si on met la tête dans l'emmanchure et si la main se prend au piège de la laine entortillée...

le fleuve : je donne le début
Citation:

"Eh oui, on dirait bien que c''est ça, que tu es partie, en disant que je ne sais quoi, que tu allais te jeter dans la Seine ou un truc de ce genre, une de ces phrases de pleine nuit,, embarrassées de drap et de bouche pâteuse, presque toujours dans le noir ou avec une main et un pied qui effleure le corps de de celui qui t'écoute à peine parce que ça fait si longtemps que je t'ecoute à peine quand tu dis ce genre de choses..."


3 nouvelles de qualité en 13 pages au total ! cheers
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Jeu 20 Sep - 7:28

La nouvelle-titre Fin d'un jeu met en scène trois adolescentes dont l'une est handicapée. Après avoir coupé à la corvée de vaisselle par des moyens fort astucieux, elle se livrent à leur occupation favorite : de déguiser pour que l'une d'entre elle adopte une position de statue au passage du train.

Un jour un adolescent du train leur envoie un billet : il apprecie beaucoup la prestation, il veut les rencontrer... émoi des jeunes filles.

une nouvelle pittoresque et attendrissante, avec toute une gamme de sentiments, parfois contradictoires.
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Amadak
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Inscrit le : 08 Déc 2007
Messages : 217

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Lun 31 Déc - 23:07

Je suis Amadak et je réponds pour ceus qui aimentCortazar j'ai fait une traduction de l'un de ses contes de l'espagnol au françaisCe conte m'a fascinée:"continuité des parcs"rien à voir avec le titre,C'est l'un de mes préférés et si les grains de sel,ont de
l'interet à le lire j'aurai grand plaisir à le mettre sur le forum.
J'attends votre réponse et dites moi si vous le voulez ou pas
Mes amités
Louba
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Mar 1 Jan - 9:22

bien sûr qu'on le veut cheers

et ce sera un plaisr de le lire.

Pour eviter que le texte apparaisse trop long - et decourage la lecture, Nestor en mettra une partie en visible sur demande, c'est à dire qu'il faudra cliquer pour le voir en totalité, comme le dira un message.

j"en profite, chère Amadak, pour te souhaiter une bonne année, et t'inviter à venir souvent nous voir, pour repondre à notre appétit de sujets nouveaux, en particulier d'Amerique latine.
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Amadak
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Inscrit le : 08 Déc 2007
Messages : 217

MessageSujet: Amadak;conte de Cortazar de l'espagnol au français.   Mer 2 Jan - 16:41

« continuité des parcs"

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il avait interrompu la lecture pour des affaires urgentes et ouvert de nouveau le livre quand il revenait en train à sa maison rurale. Il se laissait intéresser lentement par l'intrigue,par les contours des personnages. Cet après midi après avoir écrit une lettre â son intendant et discuté avec son majordome sur une question de métairie,il s'est remis au livre dans la tranquillité du studio donnant sur le parc des chênes, Carré dans son fauteuil préféré qui tournait le dos à la porte,ce qui lui épargnait une irritante possibilité d'intrusions, il a laissé sa main gauche caresser une autre fois le velours vert,et s'est mis à lire les derniers chapitres,Sa mémoire retenait sans effort les noms et les images des protagonistes
l'illusion romanesque l'a séduit presque aussitôt.

Il jouissait du plaisir presque pervers de se détacher peu á peu ,ligne par ligne de ce qui l'entourait et sentir en même temps que sa tète reposait aisément sur le velours vert du haut dossier,que les cigarettes continuaient à la portée de sa main et que au delà des baies vitrées,dans le déclin du jour l'air dansait sous les chênes.

Mot à mot,saisi par la sordide alternative des héros,se laissant aller vers les images qui se concertaient et prenaient de la couleur et du mouvement, il fut témoin de la dernière rencontre de la cabane de la butte.

D'abord entrait la femme,méfiante,maintenant l'amant,le visage blessé par le coup de fouet d'une branche. Admirablement, elle étanchait le sang avec ses baisers,mais lui il repoussait ses caresses,il n'était pas venu lá pour répéter les cérémonies d'une passion secrète protégée par un monde de feuilles sèches et de sentiers furtifs ,Le poignard se tiédissait contre sa poitrine et dessous palpitait la liberté blottie.

Un dialogue lourd de passion coulait par les pages comme un ruisseau de serpents et on sentait que tout était décidé depuis toujours. Même ces caresses qui entrelaçaient le corps de l'amant cherchant à le retenir et le dissuader,dessinaient abominablement
la silhouette d'un autre corps qu'il fallait détruire. Rien n'avait été
oublié,les alibis,le hasard, les risques possibles.

 partir de cette heure là, l'emploi de chaque instant avait été minutieusement attribué. La double répétition impitoyable s'interrompait à peine pour qu'une main caresse une joue,La nuit commençait à tomber

Sans plus se regarder,rudement liés à la tâche qui les attendait
íls se sont séparés devant la porte de la cabane. Elle devait suivre
le sentier qui menait au Nord, Du coté opposé, il s'est retourné un
instant pour la voir courir ,les cheveux au vent, son tour il a couru
se parapetant à l'abri des arbres et des haies,jusqu´à voir dans la brume mauve du crépuscule,l'allée de peupliers qui menait à
la maison. Les chiens ne devaient pas aboyer et ils n'aboyèrent pas
le majordome ne serait pas à cette heure là et il n'y était pas.
Il a monté les trois marches du porche et entré.

Dans le bourdonnement du sang qui battait dans ses oreilles
,les paroles de la femme lui revenaient:d'abord une salle bleue
,après une galerie,un escalier tapissé. En haut deux portes
.personne dans la première chambre,personne dans la seconde
,la porte du salon et alors,le poignard à la main,la clarté des baies
vitrées,le dossier élevé d'un fauteuil de velours vert, la tète de l'homme assis dans le fauteuil, lisant un roman.

Julio Cortazar

J'accepte toutes les critiques
louba
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rotko
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Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Mer 2 Jan - 19:34

Accepte aussi nos remerciements Happy

le texte est très clair et bien rendu,

j'ai lu cette nouvelle dans le recueil intitulé fin d'un jeu

j'aimerais te poser des questions, d'autres grains aussi sans doute.

- Es-tu traductrice de profession ou enseignante en français ?

- j'aimerais savoir comme avec julien sur ce fil
sacrés Francais si tu serais d'accord pour la création d'un fil "questions argentines" où on poserait des questions sur les artistes et auteurs et cineastes d'Amerique latine au sens large ou d'Argentine plus précisément ?
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Amadak
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MessageSujet: amadak pour Rotko etmes amis grains de sel   Jeu 3 Jan - 15:18

merci por les compliments. Je ne suis ni traductrice ni enseignante de français,mais j'ai toujours étudié cette langue,que j'aime,son histoire, sa littérature,ses chansons si belles qui parfois me font
pleurer.l'Alliance Française m'a donné une bonne instruction et j'y ai mis de longues années.Mes prof étaient excellents et moi une
bonne élève avec une prononciation parfaite ce qui m'a permis de
faire un voyage à Paris où j'ai acheté des livres,parmi lesquels un très bizarre "l'homme qui a tué Getulio Vargas"de Jò Soares,il est connu? Je l'ai vu à une émission de Bernard Pivot.Revenons à mes bribes de traductions,j'ai fait un cours por apprendre,ce n'est pas facile.On dit que traduire c'est trahir et que l'on ne doit améliorer
le texte Si l'auteur a écrit selon notre avis un mot ou une phrase
que nous jugeons maladroite nous la laissons tel quelle est.
Flaubert dans l'Ëducation Setimentale a écrit dans un certain passage"elle touchait du piano"et personne ne l'a corrigé
Je fais queque traductions por mon plaisir souvent pour comparer avec l'original et bien de fois ce n'est pas bon. NOus avons ici en
Argentine des traductrices excepttionnelles d'origine française.Rotko si tu as lu ce conte en français tu pourra me dire
s'il y a beaucoup de différences et si le mien un français peut le comprendre
merci à tous je répondrai toutes les questions et pour que vous connaissiez mon grand niveau,j'écris avec deuz doigts!!!
´ à bientòt LOUBA ss


..
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Jeu 3 Jan - 21:48

Amadak a écrit:
"l'homme qui a tué Getulio Vargas"de Jò Soares,il est connu?


Un livre que, bizarrement, je n'ai pas vraiment terminé. Mais je t'avoue, je ne sais vraiment pas pourquoi*. Un livre étrange et très original, avec toutes ses illustrations ! Et puis le nain, Mata Hari... Je me souviens encore bien de l'ambiance bariolée de ce roman !



*Je viens de regarder, j'en étais à la page 315 sur 332, le signet est encore là pour le prouver. confused


Dernière édition par le Jeu 3 Jan - 21:56, édité 1 fois
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Jeu 3 Jan - 21:53

rotko a écrit:
Accepte aussi nos remerciements Happy


farao
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rotko
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MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Dim 6 Jan - 15:22

Ne t'inquiète pas Amadak, j'ai reconnu l'histoire tout de suite, et chacun a pu avoir grâce à toi le texte précis, "circulaire" de la continuité des parcs.

Une petite remarque : tu ecrivais :
Citation:
Flaubert dans l'Ëducation Sentimentale a écrit dans un certain passage"elle touchait du piano"et personne ne l'a corrigé


plus loin tu dis :
Citation:
j'écris avec deux doigts!!!


Flaubert, s'il t'avait connue, aurait écrit :

Citation:
Luba touchait du clavier

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Amadak
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MessageSujet: amadakpourSeuguh jo soares   Mer 23 Jan - 19:06

Seughu confessait Wink :

Citation:
"l'homme qui a tué Getulio Vargas"de Jò Soares,


Un livre que, bizarrement, je n'ai pas vraiment terminé.


c'est dommage que tu n'as pas fini de le lire, fais un ultime effort parce c'est très original et le defaut que lui reproche á l'auteur bien sùr,de ne pas avoir simplifié les noms, on se casse les dents por les prononcer et les retenir,Sauf celà c'est une incroyable histoire d'un maladroit qui n'aboutit à aucun de ses attentats qui malgré lui se sont produits dans la véritable histoire du monde
Amadak
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rotko
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Messages : 22895

MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Mer 23 Jan - 21:56

une très belle histoire, merci Amadak de nous la transmettre.

j'ai reconnu le tableau de Boucher (c'est le plus célèbre Wink )

je le mets pour ceux qui veulent comprendre l'histoire dans tout son parcours Razz


clic !
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rotko
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MessageSujet: Re: Julio Cortázar   Ven 25 Jan - 18:52

Cortazar excelle à prendre le lecteur à contre-pied, et il prépare une chute du récit parfaitement logique mais inattendue : avec lui, le lecteur se remet en question et réfléchit à une énigme dont il a déjà la solution.

On appréciera les amis dans le recueil fin d’un jeu chez Gallimard.

Voici le début :

Citation:
Le coup devait se jouer rapidement. Quand le Numéro Un décida qu’il fallait liquider Romero et que le numéro Trois serait chargé du travail, Beltran en fut informé dans les minutes qui suivirent.
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Julio Cortázar

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