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| Auteur | Message |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23714
 | Sujet: Andrei Makine Mar 18 Juil - 16:56 | |
| Andrei Makine, la musique d’une vie, Seuil
« Homo sovieticus ».
Le temps d’un voyage en train, le narrateur fait la connaissance de Berg, pianiste qui a subi l’ostracisme politique et l’insécurité de ses divers déguisements.
On croit souvent que prendre une autre identité est une aventure romanesque exaltante. En fait ici, c’est l’expérience d’une vigilance constante, d’une méfiance universelle. L’histoire de Berg montre à la fois la condition de l’individu dans l’État totalitaire, mais aussi sa capacité à survivre, - à quel prix cependant, malgré tous les pièges et obstacles.
Procès d’une société, d’une idéologie dévoyée et livrée aux aléas du stalinisme, ce récit renferme des images lourdes de sens : un pianiste qui joue en pleurant, un violon que l’on brûle en cachette.
Mais demeurent aussi, au milieu des bruits de la guerre, ces paroles menaçantes que s’autorisent les petits despotes :
| Citation: | | « Alors, l’intelligentsia pourrie, on tambourine toujours sur son foutu petit piano ? Attends un peu ,je vais prendre un marteau, je vais lui clouer le couvercle, à ta musique ! ». |
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|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23714
 | Sujet: Re: Andrei Makine Mar 18 Juil - 17:03 | |
| Voilà les bienfaits d'un forum ! je n'avais lu aucun Makine, pourtant ce nom est apparu plusieurs fois dans des messages.
Yoz a administré la piqûre de rappel :
| Citation: | | le dernier truc que j'ai lu c'etait de Andrei Makine. |
Quelques mots suffisent, et on decouvre un écrivain sobre qui évoque le destin d' un homme victime du stalinisme. |
|  | | Esther pilier

Inscrit le : 27 Mar 2006 Messages : 152 Localisation : Paris
 | Sujet: Re: Andrei Makine Jeu 20 Juil - 15:45 | |
| Je me souviens avoir lu "La femme qui attendait", un roman qui à l'époque m'avait beaucoup marqué.
Nous sommes dans les années 70. Le narrateur quitte Léningrad pour la région d'Arkhangelsk afin d'y effectuer un reportage sur les coutumes de cette région. Contrastes brutaux, nous sommes loin de la "folie" que peut représenter une ville. Car cette région est non seulement habitée par les hommes mais également par le paysage. Et puis il y a Véra, environ 40 ans, qui depuis l'âge de 16 ans attend le retour de son amour qui n'est jamais revenu du front. Cette rencontre va métamorphosér notre narrateur, à savoir qui de Véra ou de l'acte en lui même (la force d'amour et l'attente jamais désespérée) il va tomber sous le charme. |
|  | | monilet pilier

Age : 57 Inscrit le : 21 Sep 2006 Messages : 246
 | Sujet: Re: Andrei Makine Lun 6 Nov - 20:46 | |
| | Le testament français ( sauf erreur) ne m'avait pas laissé un souvenir inoubliable, mais j'avoue que La musique d'une vie m'a mis sur le c... |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23714
 | Sujet: Re: Andrei Makine Sam 9 Déc - 14:09 | |
| 'L'amour humain ' d’Andréï Makine est paru au Seuil,
C’est la terrible histoire d'un Africain originaire d’Angola qui s’engage dans les guerres de libération africaines. Son destin est tragique car il ne peut se dérober à un engagement nécessaire qu’il mène sans illusions. |
|  | | AdL pilier

Age : 50 Inscrit le : 26 Aoû 2006 Messages : 559 Localisation : Paris
 | Sujet: Re: Andrei Makine Dim 10 Déc - 17:43 | |
| | monilet a écrit: | | Le testament français (sauf erreur) ne m'avait pas laissé un souvenir inoubliable | >Moi j'ai apprécié ce livre, l'enfant initié à la littérature française par sa grand-mère, française mariée à un soviétique, restée en Union soviétique après le décès de ce dernier. Elle se remémore les années de guerre, la faim, les kms à pieds qu'elle fait dans la neige. La littérature, l'évocation de son pays natal, c'est une forme de "résistance" contre le modèle de l'homo sovieticus imposé dans le même temps. Nostalgie, amour grand-maternelle. Les gens sont influencés par leurs lectures et le roman est auto fiction ou auto biographie. Makine écrit en français et le parle depuis l'enfance. Il dit :"J'aime la transition entre deux civilisations, l'une socialiste, l'autre poétique" |
|  | | Bachy Pierre pilier

Inscrit le : 05 Jan 2006 Messages : 101
 | Sujet: Andreï Makine Sam 10 Fév - 7:56 | |
| L'amour humain
Vingt-cinq ans après l’accession de l’Angola à l’indépendance et sa plongée dans la guerre civile, un homme, le narrateur, revient dans le pays où il a rencontré Elias Almeida, pendant l’enfer d’une nuit de captivité. Convié en tant qu’écrivain à un colloque sur le développement durable, il s’absorbe dans ses souvenirs, relatant le parcours de son ami, jeune Angolais idéaliste engagé dans l’insurrection du communisme. L’histoire commence en 1979 dans un village angolais à la frontière du Zaïre. Depuis août 1975, la guerre fait rage entre les mouvements de libération qui se sont retrouvés dans un bref gouvernement de transition, après le départ des troupes de l’ancien colonisateur portugais. C’est ainsi que le MPLA marxiste d’Agostinho Neto s’affronte à l’UNITA de Jonas Sawimbi. Dans la pénombre d’une case, deux instructeurs soviétiques capturés par l’UNITA, attendent leur exécution. Le narrateur est l’un de ces deux hommes. Un troisième personnage gît à leurs côtés. D’entrée de jeu, l’Histoire s’installe sur le devant de la scène. Atroce, sans grand rapport avec les discours qui la théorisent. Ce sera le leitmotiv de ce roman. Le supplicié inerte vit encore. Au matin, avec ses deux compagnons, il est libéré par une unité cubaine engagée dans le conflit. Un solide lien d’amitié se tisse avec le narrateur, qui évoque maintenant la destinée de cet Angolais, Elias Almeida, né en 1950.
Il a onze ans au début des années soixante. Il vit dans la chaleur sensuelle et protectrice de sa mère, le père ayant pris le maquis. Il a entraperçu cette mère se prostituer pour le nourrir, puis être arrêtée par la police avant de revenir, clavicule cassée, corps broyé, mourante et bientôt morte. La scène de cet amour piétiné orientera sa vie pour toujours. Haine et révolte. L'enfant s'engage dans la Révolution, dans les guerres de libération africaines, côtoie Che Guevara et devient un redoutable agent militaire au service de l'Union soviétique. La Havane, Moscou, Zaïre, Somalie. On suit son destin tragique, de séances d'entraînement en coups de force, de coups d'état en coups fourrés. Sans illusion sur la cruauté humaine qui siège autant dans le camp des oppresseurs que des opprimés, il n'en continue pas moins de combattre sans relâche et avec héroïsme, y compris pour des causes perdues, même lorsqu’étant à Moscou, il vivra la mort de son président.
L'écriture s'engouffre dans le gouffre des révolutions, guerre froide, guerres civiles, dans les atrocités et absurdités de ce monde. Andreï Makine nous livre les images déroutantes d’une Afrique aux entrailles déchirées, aux membres dépecés entre tensions ethniques et idéologiques, morcelée par des combats que pilotent à distance les colosses de la guerre froide. Loin des ravages absurdes que provoquent l’affrontement des blocs, Cuba apparaît comme le pays de la mise en scène révolutionnaire où des idoles de carton pâte, montées sur de grands panneaux publicitaires, servent de décor à la harangue des orateurs.
http://users.skynet.be/pierre.bachy/makine_andrei_amour_humain.html
http://bachy.skynetblogs.be/ _________________ *** La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale (Ed. Herriot)*** |
|  | | mazel pilier

Age : 57 Inscrit le : 19 Jan 2007 Messages : 88 Localisation : Carrières sous Poissy
 | Sujet: Andreï Makine : Le Testament français Sam 21 Juin - 17:45 | |
| Ce roman a l’originalité de nous offrir de la France une vision mythique et lointaine, à travers les nombreux récits que Charlotte Lemonnier, « égarée dans l’immensité neigeuse de la Russie », raconte à son petit-fils et confident.
Ce roman a reçu le prix Goncourt 1995 et ex-aequo le prix Médicis 1995.
quelques bribes ... «Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaîté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. * Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. * J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière. [...]. * Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. * Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie."»
Quelques difficultés a entrer dans l'histoire au début. J'en suis au environ de la 200ème page, et il me semble que je commence a apprécier le texte.
alors espérons que je serai totalement séduite avant de refermer ce volume.
bonne soirée à tous amitié ps- j'espère ne pas avoir fait d'erreur cette fois-ci pour l'envoi de l'article. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23714
 | Sujet: Re: Andrei Makine Sam 21 Juin - 18:46 | |
| Ne t'inquiète pas cette fois ci c'est bon, et de toute façon, ce n'est jamais grave  |
|  | | soussou pilier

Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 4908
 | Sujet: Re: Andrei Makine Dim 22 Juin - 22:04 | |
| Je viens de terminer la lecture commune de juin" La femme qui attendait". J'ai été ravie de le lire, les commentaires suivront dans la rubrique adéquate. _________________ L’esprit est un monde à l’envers. Le clair y procède de l’obscur, la pensée y sort des mots Jean Paulhan. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23714
 | Sujet: Re: Andrei Makine Lun 23 Juin - 5:57 | |
| | la rubrique adequate, c'est le fil de l'auteur, donc ici, rendez-vous chez Makine. |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5445 Localisation : picardie
 | Sujet: Re: Andrei Makine Mer 25 Juin - 16:03 | |
| J'ai fini "la femme qui attendait" j'attends d'autres avis pour donner le mien ou je le donne maintenant encore que nous ne sommes que le 25?  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5445 Localisation : picardie
 | Sujet: Re: Andrei Makine Jeu 26 Juin - 13:13 | |
| Bon je donne mon avis puisque personne n'a dit non la femme qui attendait
Je ne connaissais pas du tout cet auteur. Ce roman m’a vraiment plu pour son histoire, ses descriptions, les sentiments à peine dévoilés et pourtant là à toutes les pages, les émotions aussi.
Tout cela simplement, j’ai été prise dans cette histoire et j’en ai même attendu la fin avec impatience et elle ne m'a pa déçue.. Je n’aurais pas aimé que Véra se comporte comme l’on pouvait le croire à la lecture des réflexions intimes de ce jeune homme. Bien sûr, il dissèque la Russie et la vie que l’on peut y avoir eue, mais d’une manière élégante et non impérative. Bref j’ai bien aimé. _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | Tchipette Mod.

Age : 46 Inscrit le : 19 Nov 2007 Messages : 1782
 | Sujet: Re: Andrei Makine Jeu 26 Juin - 18:50 | |
| La femme qui attendait.
Une très bonne surprise, ce livre se lit d'une traite, avec une drôle d'histoire dans un drôle de pays, et le portrait d'une femme exceptionnelle.
Les rappels sur la vie en URSS sont légers, délicats, mais aussi touchants, avec en rappel, les problèmes de l'exil...
J'ai beaucoup aimé aussi la description de cet endroit du bout du monde, ces villages qui se meurent (la petite maison reconstituée dans la maison déjà à moitié détruite).
Et je ne l'ai pas mis dans les livres du mois ???
J'en avais trop...on peut décaler ?  |
|  | | Solweig pilier
Inscrit le : 14 Juil 2007 Messages : 157
 | Sujet: Re: Andrei Makine Dim 29 Juin - 9:52 | |
| J'ai adoré Le Testament français. J'ai trouvé intéressant ensuite de lire Le Ciel et la terre de Jacques Dorme car il y explique comment son éditeur l'a obligé à modifier son projet initial du Testament français. Comme après ce roman primé et apprécié des lecteurs, son éditeur a dû lui laisser plus de liberté, il a repris ce projet initial dans Le Ciel et la terre de Jacques Dorme.
C'est assez intéressant donc de comparer les deux romans. On découvre ainsi de l'intérieur, l'influence de l'éditeur sur l'écrivain et sur l'oeuvre publiée et on apprend aussi l'opinion de l'écrivain à ce sujet. |
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