Forum littérature, roman, polar, poésie, théâtre, BD, SF, auteurs et livres du monde entier sur le forum littéraire et tous les arts, cinéma, peinture ...

Une table conviviale pour parler des livres, des spectacles, et goûter aux plaisirs des mots.
AccueilPortailFAQRechercherIndex auteursS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Gilles Leroy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2
AuteurMessage
ekwerkwe
Mod.



Inscrit le : 19 Déc 2006
Messages : 848

MessageSujet: Re: Gilles Leroy   Lun 26 Nov - 11:09

Pour te répondre sur les questions de racolage, Rotko, je ne pense pas que ce soit le cas de Leroy. Et puis à ce moment-là, autant cannibaliser un écrivain et une oeuvre plus médiatiques, non?
Je pense que Leroy a une vraie tendresse pour Zelda - du moins c'est sous cet angle que je veux voir son projet. Et, à mon avis, il n'a pas été à la hauteur de ses ambitions.
Et puis cet avis n'est, bien évidemment, que mon avis, et ce roman peut au contraire amener ceux à qui il a plu à Tendre est la nuit ou Gatsby.

Sinon, c'est vrai que j'étais en forme.
bounce
_________________
"Nous sommes faits de la vitesse dont sont tissés les vents."
Alain Damasio, La Horde du Contrevent
Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier



Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22216

MessageSujet: Re: Gilles Leroy   Lun 26 Nov - 12:53

J'ai employé des mots forts comme racolage et parasite : se servir d'un nom connu comme créneau pourrait passer pour du "racolage", toutefois je m'apercois que Fitzgerald n'est pas à la mode, et même "passé de mode", si j'en crois Fontelle.

Personnellement je trouve que Firgzerald vaut mieux que sa réputation de chroniqueur de milieux frivoles et friqués. C'est pourquoi je lirai Gatsby.

Il semblerait que le debut de gatsby ressemble à celui de Tendre est la nuit : un peu mièvre au départ, c'est ce que je notais moi aussi, mais cette apparence est contredite par la suite.

le terme "parasite" est à comprendre comme voyageant sur le dos de : ainsi un oiseau comme le bouvier, je crois, suit les boeufs parce qu'il trouve sur eux des insectes dont il raffole et dont il les debarrasse aussi.

Certains thesards cherchent aussi à se grandir en étudiant un auteur à la mode dont ils espèrent que la renommée leur donnera de l'élan. Ou un grand auteur. Si tous ceux qui ont écrit sur Hugo avaient atteint la stature du maître, ca se saurait. cheese

Plus utile aurait été peut-être de se consacrer à remettre en selle un auteur considéré à tort comme mineur, je crois Smile
Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier



Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22216

MessageSujet: Re: Gilles Leroy   Lun 31 Déc - 9:59

Mona disait

Citation:
Alabama Song de Gilles Leroy : très bien écrit mais difficile à situer : roman ou biographie ? Ce flou est sans doute voulu, dommageable pour moi


D'un point de vue théorique, je ne vois pas pourquoi se servir à nouveau d'un couple légendaire dont Fitzgerald avait fait un roman.

Du point de vue pratique, il faudrait que je lise le roman en faisant l'impasse sur mon préjugé de départ. J'attends de mûrir !

Dans tendre est la nuit
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier



Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22216

MessageSujet: Re: Gilles Leroy   Dim 17 Fév - 19:59

Gilles Leroy rend compte pour lemonde des livres du 15 fevrier 2008 de ACCORDEZ-MOI CETTE VALSE (SAVE ME THE WALTZ) de Zelda Fitzgerald. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jacqueline Remillet. paru chez Robert Laffont, "Pavillon poche"

Citation:
Dans son roman autobiographique, Accordez-moi cette valse, elle se dépeint sous l'avatar transparent d'Alabama Beggs, une fille de l'aristocratie du Sud, ambitieuse et impétueuse. Une sorte de Scarlett O'Hara, la crinoline et les minauderies en moins : Zelda est une "flapper" qui coupe ses cheveux, fume, boit, flirte et parle direct.
"Oh ! Papa, je suis tellement lasse de n'avoir rien d'autre à faire dans la vie que de m'asseoir sous la véranda, de donner des rendez-vous, et de regarder pourrir les choses."


Ce roman fut un échec critique et commercial.

conclusion de Gilles Leroy

Citation:
Il faudrait reconnaître qu'on y entend une voix - et quelle voix, unique. Une édition parue à Londres en 1953 reçut un accueil critique enthousiaste. Zelda n'en sut rien : elle était morte depuis cinq ans, brûlée dans l'incendie de son hôpital psychiatrique. Il faudra attendre 1968 et les années féministes pour que Save me the Waltz devienne un livre lu et un livre culte.
Revenir en haut Aller en bas
Amadak
pilier



Inscrit le : 08 Déc 2007
Messages : 178

MessageSujet: conférence de Gilles Leroy à buenos aires   Mer 28 Mai - 14:34

Conférence de Gilles Leroy à Buenos Aires
Dans l’auditorium de l’Alliance Française, mercredi 21 mai l’écrivain français a présenté son livre « Alabama Song ». Dans son discours il a dit que le but de son livre a été la revendication de Zelda, son talent artistique, et la vie extraordinaire d’une femme qui a été éclipsée par la célébrité de son mari et qui a souffert à coté de lui les conséquences d’une vie de frénésie et d’alcool. Ils vivaient comme les stars de Rock de nos jours, explique le toujours souriant Leroy .On les renvoyaient de tous les hôtels et
restaurants, mais tout le monde était féru de leur charme.
A la présentation à ses cotés se trouvait un dramaturge argentin, résidant depuis 35 années en France Alfredo Arias. Il a dit sur « alabama song » que c’est un chef-d’œuvre IL espère que nous aurons l’opportunité de le lire, avec ce langage extraordinaire de « Gilles »- moi il m’éblouit, il écrit en un français unique, cette langue lui appartient vraiment et nous fait vivre les sensations, les impressions de la manière qu’il le désire
Il a dit qu’il cherchait à lui rendre justice car elle a été toujours offensée et maltraitée par les critiques. La plupart de ses biographes admirent Scott
Cette idée de l’outrage, d’après lui, vient d’un préjugé de Hemingway. C’est lui qui a accusé Zelda de l’empêcher d’écrire et de l’avoir poussé
á boire . Leroy a dit que ce n’était pas vrai , que lorsqu’elle voulait apprendre la danse, ils devraient partir ensemble six mois en Italie, et il n’a pas voulu la suivre parce qu’il disait que la bas il ne pourrait écrire, alors que tout le monde sait qu’un écrivain peut écrire dans n’importe quel lieu
ou dans n’importe quelle circonstance.
Elle savait écrire , peindre des tableaux, danser, mais une mélancolie
teintée de désespoir, peu à peu l’a poussée dans la schizonévrose. Elle a été hospitalisée plusieurs fois. Aujourd’hui on peut guérir avec des médicaments, tandis que à cette époque la on la traitait avec des électrochoc. Il raconte que l’un de ses contes avait comme titre « la salamandre » cet appareil fonctionne avec du feu et le feu a bien de fois hanté Zelda ; elle a subi plusieurs incendies et dans le dernier elle est morte
brûlée dans une clinique.
Leroy a ajouté que c’était essentiel pour lui de voyager au sud des États-Unis et voir l’endroit duquel était venue Zelda et ou sa vie a fini.
« moi j’écris avec tous les cinq sens. Je devais être la bas à Montgomery Alabama où elle était née. J’ai besoin de voir le ciel , le vert des arbres, bien que à Alabama les arbres soient plutôt gris.- j’ai besoin de sentir les odeurs d’un pays- pour moi c’est important avoir tous les sens à ma portée »
Le public a été nombreux, la conférence une réussite. Gilles Leroy nous a fascinés par sa personnalité, son charme, et son sourire toujours aux lèvres
amadak
Revenir en haut Aller en bas

Gilles Leroy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédente  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grain de sel - Forum littéraire et culturel :: FICTION :: Auteurs français et d'expression française-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet