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| | Nicolas Klotz : La question humaine | |
| | | Auteur | Message |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22216
| Sujet: La Question humaine Jeu 17 Mai - 12:30 | |
| de Nicolas Klotz Avec Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Kalfon, Édith Scob, Lou Castel.
synopsis
| Citation: | Paris de nos jours.
Simon travaille comme psychologue au département des ressources humaines de la SC Farb, complexe pétrochimique, filiale d’une multinationale allemande, où il est plus particulièrement chargé de la sélection du personnel. Au cours d’une enquête que la direction lui confie sur un des directeurs de l’usine, les perceptions, les désirs, et la vie de Simon se désorganisent puis se troublent de manière inquiétante.... En pénétrant dans la nuit d'un homme, Simon entre dans la sienne : Une nuit hantée par les fantômes et les spectres de l'Europe contemporaine. |
le mieux n'est-il pas de regarder les photos de préparation du tournage ? puis celles du film |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22216
| Sujet: Re: Nicolas Klotz : La question humaine Jeu 17 Mai - 12:43 | |
| CE film est tiré d'un roman de Francois Emmanuel
Que deviennent les hommes au coeur des grandes entreprises ? que devient leur humanité ? Nicolas Klotz (s') interroge, notamment en filmant les corps, et en (se) rappelant des notes techniques bien impersonnelles du génocide. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22216
| |  | | Nestor Admin

Inscrit le : 25 Déc 2005 Messages : 710
| Sujet: Re: Nicolas Klotz : La question humaine Mer 12 Sep - 7:30 | |
| lemonde :
| Citation: | | Mise en scène complexe, bande-son radicale-chic (Schubert, New Order, Syd Matters...), casting élégantissime, La Question humaine est un film sophistiqué. C'est aussi un beau film, un film aimable, parce que son auteur aime ses personnages, qu'il les regarde pour ce qu'ils sont et pour ce qu'ils promettent. Tendu par une foi dans l'art et dans l'homme, comme forces de résistance à la machine, c'est un grand film politique. |
j'irai voir le film parce que j'ai bien aimé le livre de francois Emmanuel et que le sujet m'interesse : la phraseologie libérale qui transforme les gens en "agents d'execution", les magistrats en "instruments du pouvoir", etc...
| Citation: | | Ce n'est pas tous les jours que l'on voit des films aussi puissants, retors, fascinants, malaisants, traversés de zones d'ombre et de mystères, qui vous hantent longtemps après la projection |
les inrocks |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22216
| Sujet: Re: Nicolas Klotz : La question humaine Dim 10 Fév - 10:00 | |
| Il faut lire le livre de francois Emmanuel la question humaine, ce quipermet de mieux comprendre le film et d'eviter de fausses pistes. Nicolas klotz donne le 3é volet d'une trilogie : paria version ciné d'un téléfilm un ange en danger, sur les clochards, la blessure sur les demandeurs d'asile,
| Spoiler: | | | Blandine est blessée sur le tarmac de Roissy lors d'un retour à l'avion où un groupe d'Africains résiste à l'embarquement. Bien qu'elle soit sur le sol français, sa blessure, sa présence, son être sont niés par la police aux frontières à qui elle demande l'asile. La France est sourde. une terre butée qui expulse, blesse et humilie.
Réfugiée dans un squat aux fenêtres murées, auprès de son mari Papi qui la soigne, Moktar qui a peur de sortir dans la rue, Steve qui ne se fait plus d'illusions, Fanny et Kary qui vendent leurs corps pour pouvoir dormir sous un toit, Blandine plonge dans le silence... |
Ici c'est le monde des cadres qui sacrifient tout à leur vie professionnelle, dans un souci frénétique de carrière. Ils subissent /acceptent un conditionnement qui enlève à leur action toute preoccupation humaine sur le sens.
C'est le monde liberal qui ne se preoccupe pas des sans (-abri, - papiers, - travail) et dont l'ideologie investit le langage : pas de pauvre ou de proletaires mais des défvorisés des modestes des démunis, des précaires etc. |
|  | | Amadak pilier

Inscrit le : 08 Déc 2007 Messages : 178
| Sujet: film français la question humaine Dim 29 Juin - 21:20 | |
| Film français “ La question humaine” Un film qui frappe , qui touche, qui fait réfléchir. Un psychologue spécialiste en ressources humaines parle de ses 7 années de travail dans une multinationale en Françe dont la maison mère est à Berlin. Almarac joue ce rôle. Vers la fin de ces 7 années il est plein de dégoût pour son travail, qu’il juge maintenant atroce pour les employés, la situation perverse de délations entre les cadres, les soupçons des uns envers les autres. Le manque d’humanité pour les conditions du travail.
Lui auparavant, était fier de la réévaluation qu’il avait faite dans l’entreprise en réduisant de 2500 à 1200 unités, ceux qui n’étaient pas suffisamment aptes pour servir. Il a vu des hommes âgés pleurer comme des enfants. Il donnait des séminaires pour les instruire et les faisaient danser d’une manière affolante, jusqu’à l’épuisement afin de réduire leur stress au moyen de cette décharge d’adrénaline, ce qui les poussait à dépasser leurs limites personnelles et travailler plus fort.
Un adjoint venu de Berlin, l’engage de manière confidentielle,à surveiller le chef de l’entreprise, voir s’il n’est pas malade ou fou.
Just- tel est son nom, admirablement joué par Michel Lonsdale., est un homme triste qui cache un passé trouble. Celui qui cherche à savoir est un ancien ami qui porte lui aussi un drame sur ses épaules. Mais cela est l’histoire dans l’histoire.
Il y en a une autre enchevêtrée qui renvoie à 1941 où le nazisme est en pleine activité de déshumanisation, et les deux sont impliqués d’une ou d’autre manière.. Vers la moitié du film, peut-être pour le rendre moins lourd ,on présente un chanteur espagnol de « cante jondo » très beau et un autre qui chante en portugais, beau aussi.
Je ne peux me rappeler tout, deux heures et demie la durée, mais l’importance du film sont les idées qui se dégagent sur l’emploi de la langue. On utilise couramment dans les grandes entreprises le même langage utilisé par le nazisme.
On ne parle plus d’hommes, on dit unités, pièces, sélection évaluation, dépuration, déchargement, solution finale du problème etc.… Le psychologue reçoit en forme anonyme des manuscrits, écrits pendant la guerre sur comment les ingénieurs allemands faisaient avec le maximum de résultats , des travaux pour que les camions qui transportaient des êtres humains qu’on gazait à l’intérieur fussent plus efficaces en temps et en décharge, c'est-à-dire faire plus de déchargement par jour.
Dans ces manuscrits on voit que le langage des grandes entreprises est le même Vers la fin il y a un personnage important qui parle de la langue, comme elle sert à masquer ce qu’on veut cacher. Je me souviens par exemple qu’il a dit » maintenant il n’y a plus de pauvres » Il y a des gens « aux besoins basiques insatisfaits » et comme celle la ; d’autres qui déforment la réalité. Il faut le voir ,c’est indispensable , un film qui fait réfléchir sur « la question humaine »
On comprend pourquoi de nos jours les achats les plus nombreux sont les tranquillisants : pour dormir, pour oublier, pour continuer. Il n’y a pas de réponses pour la question humaine, le réalisateur a réussi à nous faire voir le monde dans lequel nous vivons.
A la sortie j’ai écouté une personne qui a dit : le libéralisme sauvage est le fils génétique du nazisme, ¿c’est vrai ça ? |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22216
| Sujet: Re: Nicolas Klotz : La question humaine Sam 5 Juil - 7:57 | |
| | Citation: | le libéralisme sauvage est le fils génétique du nazisme, ¿c’est vrai ça ? |
Le metteur en scène ne veut pas comparer les lieux et les agents de direction avec les camps de concentration et les kapos !
Mais c'est vrai qu'on demonte la pensée liberale, exclusivement sensible aux facteurs économiques, et qui oublie les interêts humains pour lancer les cadres sur de mauvaises pistes.
toutes ces séances de motivation, ces séminaires d'entreprise, dépersonnalisent les cadres pour les enrôler dans une aventure où ils sont menés en bateau : ils s'imaginent des pionniers valeureux alors qu'au premier pretexte leur compte sera soldé.
Oui, le vocabulaire traduit l'ideologie, comme en témoigne ce fil linguistique et ideologie où, par l'usage frauduleux de la langue, on fait accepter l'inacceptable. |
|  | | | Nicolas Klotz : La question humaine | |
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