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Vincimil Invité
 | Sujet: Serge Gainsbourg Mar 29 Aoû - 17:15 | |
| L'Anamour
Aucun Boeing sur mon transit Aucun bateau sous mon transat Je cherche en vain la porte exacte Je cherche en vain le mot exit
Je chante pour les transistors Ce récit de l'étrange histoire De tes anamours transitoires De Belle au Bois Dormant qui dort
Tu sais ces photos de l'Asie Que j'ai prises à deux cents Asa Maintenant que tu n'es plus là Les couleurs vives ont pâli
J'ai cru entendre les hélices D'un quadrimoteur mais hélas C'est un ventilateur qui passe Au ciel du poste de police
Je t'aime et je crains De m'égarer Et je sème des grains De pavot sur le pavé De l'anamour
(c)Melody Nelson Publishing |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22787
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mar 29 Aoû - 17:21 | |
| Couleur café Serge Gainsbourg
J'aime ta couleur café Tes cheveux café Ta gorge café J'aime quand pourmoi tu danses Alors j'entends murmurer Tous tes bracelets Jolis bracelets A tes pieds ils se balancent
Couleur café Que j'aime ta couleur café
C'est quand même fou l'effet L'effet que ça fait De te voir rouler Ainsi des yeux et des hanches Si tu fais comme le café Rien qu'à m'énerver Rien qu'à m'exciter Ce soir la nuit sera blanche
Couleur café Que j'aime ta couleur café
L'amour sans philosopher C'est comme le café Très vite passé Mais que veux-tu que j'y fasse On en a marre de café Et c'est terminé Pour tout oublier On attend que ça se tasse
Couleur café Que j'aime ta couleur café
je laisse quelqu'un d'autre mettre le poinçonneur des lilas. J'ai été surpris de voir l'argument de la chanson, en gros : "je fais des petits trous et j'irai dans un grand trou", dans un roman de Barjavel, Tarendol. |
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Vincimil Invité
 | Sujet: Histoire de Melody Nelson Mar 29 Aoû - 21:19 | |
| Où es-tu Melody et ton corps disloqué Hante-t-il l'archipel que peuplent les sirènes Ou bien accrochée au cargo dont la sirène D'alarme s'est tue, es-tu restée
Au hasard des courants as-tu déjà touché Ces lumineux coraux des côtes guinéennes Où s'agitent en vain ces sorciers indigènes Qui espèrent encore en des avions brisés
N'ayant plus rien à perdre ni Dieu en qui croire, Afin qu'ils me rendent mes amours dérisoires Moi, comme eux, j'ai prié les cargos de la nuit
Et je garde cette espérance d'un désastre Aérien qui me ramènerait Melody Mineure détournée de l'attraction des astres.
S.Gainsbourg |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4104
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mer 30 Aoû - 0:20 | |
| Ces petits riens
Mieux vaut n'penser à rien Que n'pas penser du tout Rien c'est déjà Rien c'est déjà beaucoup On se souvient de rien Et puisqu'on oublie tout Rien c'est bien mieux Rien c'est bien mieux que tout
Mieux vaut n'penser à rien Que de penser à vous Ça n'me vaut rien Ça n'me vaut rien du tout Comme si de rien N'était je pense à tous Ces petits riens Qui me venaient de vous
Si c'était trois fois rien Trois fois rien entre nous Evidemment Cà ne fait pas beaucoup Ce sont ces petits riens Que j'ai mis bout à bout Ces petits riens Qui me venaient de vous
Mieux vaut pleurer de rien Que de rire de tout Pleurer pour un rien C'est déjà beaucoup Mais vous vous n'avez rien Dans le cœur et j'avoue Je vous envie Je vous en veux beaucoup
Ce sont ces petits riens Qui me venaient de vous Les voulez-vous ? Tenez ! Que voulez-vous ? Moi je ne veux pour rien Au monde plus rien de vous Pour être à vous Faut être à moitié fou. |
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Seuguh pilier

Age : 31 Inscrit le : 17 Mai 2006 Messages : 2598 Localisation : Bruxelles
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mer 30 Aoû - 11:38 | |
| J'aime bien la version avec C. Deneuve de Ces petits riens
Je suis une poupée de cire Une poupée de son Mon cœur est gravé dans mes chansons Poupée de cire poupée de son
Suis-je meilleure suis-je pire Qu'une poupée de salon Je vois la vie en rose bonbon Poupée de cire poupée de son
Mes disques sont un miroir Dans lequel chacun peut me voir Je suis partout à la fois Brisée en mille éclats de voix
Autour de moi j'entends rire Les poupées de chiffon Celles qui dansent sur mes chansons Poupée de cire poupée de son
Elles se laissent séduire Pour un oui pour un non L'amour n'est pas que dans les chansons Poupée de cire poupée de son
Mes disques sont un miroir Dans lequel chacun peut me voir Je suis partout à la fois Brisée en mille éclats de voix
Seule parfois je soupire Je me dis à quoi bon Chanter ainsi l'amour sans raison Sans rien connaître des garçons
Je ne suis qu'une poupée de cire Qu'une poupée de son Sous le soleil de mes cheveux blonds Poupée de cire poupée de son
Mais un jour je vivrai mes chansons Poupée de cire poupée de son Sans craindre la chaleur des garçons Poupée de cire poupée de son P.S. France Gall avait 17 ans (à la limite) quand elle chantait cela... (je trouve ça encore plus ironique que le coup des sucettes) |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4104
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mer 30 Aoû - 12:34 | |
| | Seuguh a écrit: | | J'aime bien la version avec C. Deneuve de Ces petits riens |
et aussi la version chantée par Françoise Hardy! |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4104
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mer 30 Aoû - 12:38 | |
| La chanson de Prévert
Oh je voudrais tant que tu te souviennes Cette chanson était la tienne C'était ta préférée, je crois Qu'elle est de Prévert et Kosma
Et chaque fois les feuilles mortes Te rappellent à mon souvenir Jour après jour les amours mortes N'en finissent pas de mourir
Avec d'autres bien sûr je m'abandonne Mais leur chanson est monotone Et peu à peu je m'indiffère A cela il n'est rien à faire
Car chaque fois les feuilles mortes Te rappellent à mon souvenir Jour après jour les amours mortes N'en finissent pas de mourir
Peut-on jamais savoir par où commence Et quand finit l'indifférence Passe l'automne vienne l'hiver Et que la chanson de Prévert
Cette chanson, Les Feuilles Mortes S'efface de mon souvenir Et ce jour là, mes amours mortes En auront fini de mourir |
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Vincimil Invité
 | Sujet: Dépression au-dessus du jardin Mer 30 Aoû - 17:07 | |
| Dépression au-dessus du jardin Ton expression est au chagrin Tu as lâché ma main Comme si de rien N'était de l'été c'est la fin Les fleurs ont perdu leurs parfums Qu'emporte un à un Le temps assassin
Dépression au-dessus du jardin J'ai l'impression que c'est la fin Je te sens soudain Tellement lointain Tu t'es égaré en chemin Tu essayes de me faire croire en vain Que l'amour revien- Dra l'été prochain |
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Vincimil Invité
 | Sujet: Variations sur Marilou Lun 4 Sep - 19:32 | |
| Variations sur Marilou
Dans son regard absent Et son iris absinthe Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol- Utes de sèches au menthol Entre deux bulles de comic-strip Tout en jouant avec le zip Des ses Levis Je lis le vice Et je pense à Caroll Lewis
Dans son regard absent Et son iris absinthe Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol- Utes de sèches au menthol Entre deux bulles de comic-strip Tout en jouant avec son zip A entrebâiller ses Levis Dans son regard absent et son iris Absinthe dis-je je lis le vice De Baby Doll Et je pense à Lewis Caroll
Dans son regard absent Et son iris absynthe Quand crachent les enceintes De la sono lançant Accords de quartes et de quintes Tandis que Marilou s'esquinte La santé s'éreinte A s'envoyer en l'air...
Lorsqu'en un songe absurde Marilou se dérobe Que son coma l'absorbe En pratiques obscures Sa pupille est absente Mais son iris absynthe Sous les gestes se teinte D'extases sous-jacentes A son regard le vice Donne un côté salace Un peu du bleu lavasse De sa paire de Levis Et tandis qu'elle exhale Un soupir au menthol Ma débile mentale Perdue en son exil Physique et cérébral Joue avec le métal De son zip et l'atoll De corail apparaît Elle s'y coca-colle Un doigt qui en arrêt Au bord de la corolle Est pris près du calice Du vertige d'Alice De Lewis Caroll
Lorsqu'en songes obscurs Marilou se résorbe Que son coma l'absorbe En des rêves absurdes Sa pupille s'absente Et son iris absynthe Subrepticement se teinte De plaisirs en attente Perdue dans son exil Physique et cérébral Un à un elle exhale Des soupirs fébriles Parfumés au menthol Ma débile mentale Fait tinter le métal De son zip et narcisse Elle pousse le vice Dans la nuit bleu lavasse De sa paire de Levis Arrivée au pubis De son sexe corail Ecartant la corolle Prise au bord du calice De vertigo Alice S'enfonce jusqu'à l'os Au pays des malices De Lewis Caroll
Pupille absente iris Absynthe baby doll Ecoute ses idoles Jimmy Hendrix Elvis Presley T-Rex Alice Cooper Lou Reed les Roll Ing Stones elle en est folle Là-dessus cette narcisse Se plonge avce délice Dans la nuit bleu pétrole De sa paire de Levis Elle arrive au pubis Et très cool au menthol Elle se self-contrôle Son petit orifice Jusqu'au bord du calice D'un doigt sex-symbole Sur fond de rock'n'roll S'égare mon Alice Au pays des malices De Lewis Caroll
(c)Melody Nelson Publishing
Dernière édition par le Mar 12 Sep - 10:45, édité 1 fois |
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marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5233 Localisation : picardie
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Lun 4 Sep - 20:52 | |
| Au risque de ne pas être dans le vent je n'ai jamais aimé Gainsbourg !
Sa personnalité a dominé chez moi la beauté de ses textes.
Mais je ne m'en excuse pas ! j'assume
Je n'aime pas le genre crade volontairement crade. Je n'aime pas la provocation facile, bref je n'aimais pas et n'aime toujours pas ce Monsieur.
Marie qui ose _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
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AdL pilier

Age : 50 Inscrit le : 26 Aoû 2006 Messages : 559 Localisation : Paris
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Vincimil Invité
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Lun 4 Sep - 21:09 | |
| Marie, Peut-être que tu n'aurais pas aimé Rimbaud, en effet il n'aurait pas pu à son époque, être médiatisé. Gainsbourg, bien sûr, aimait la provocation, mais était un être sensible et intelligent. Et aussi un Monsieur qui savait écrire avant tout. Il considérait la chanson comme un art mineur. Mais sa connaissance de la peinture était exceptionnelle, sans parler de sa culture littéraire. Gainsbourg était vraiment un maniaque de la propreté, contrairement à ce qu'on pouvait en penser. Bien sûr, à notre époque, on profite de coups de pubs pour faire de l'argent, mais franchement, préfères-tu la "poésie" de Lara Fabian?(Elle ne pourrait même pas comprendre ce que j'écris ici.) Gainsbourg a été innovateur dans ses textes et marquera à jamais la poésie française. Et je suis belge.
Amicalement, Jacques |
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marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5233 Localisation : picardie
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Lun 4 Sep - 21:12 | |
| Ne mélange pas tout Jacques je suis une inconditionnelle de Rimbaud, de Prévert, d'Aragon, de ferré, de Brel et .... merdouille je ne cours pas après Brassens tu te rends compte? et de là à penser que lorsque l'on n'aime pas Gainsbourg on préfère Fabian? tu me fais offense là  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
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Seuguh pilier

Age : 31 Inscrit le : 17 Mai 2006 Messages : 2598 Localisation : Bruxelles
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mar 5 Sep - 11:49 | |
| Sa culture musicale était également étendue (son père était pianiste), enfin bon ça tombe sous le sens, ce que je dis là J'ai remarqué il y a quelque temps que "Inceste de citron" empruntait sa mélodie à la "Valse Triste" de F. Chopin... Et les mélanges musicaux ou poétiques (par ex. "Je suis venu te dire que je m'en vais" reprend quelques vers de "Chanson d'automne" de Verlaine) sont nombreux, j'aimerais savoir s'il y a un bouquin ou un site là-dessus ? En tout cas, ces démarches (les citations) me font penser au jazz, et sont des clins d'oeil que Gainsbourg maîtrise très bien (certains le taxent de plagiat, moi je dirais plutôt qu'il s'agit de sorte de collages, qui peuvent même ammener à la découverte).
Et si Gainsbourg était un provocateur, je crois que dans la société occidentale - et peut-être même, au fond, dans toute société -, ces gens sont indispensables (avis ici qui n'engage que moi) pour se questionner sur les valeurs que la société véhicule, voire même pour les changer ou les faire évoluer. |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22787
 | Sujet: Re: Serge Gainsbourg Mar 5 Sep - 11:57 | |
| Les provocations étaient du domaine de l'homme. Restent les textes.
Quant à ses "emprunts", ils sont très nombreux tant en musique qu'en paroles. |
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