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 Facs en ebullitionVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Utopie
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Age : 100
Inscrit le : 12 Juin 2006
Messages : 10021

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Mar 13 Nov - 1:06

Les facs peuvent bien reprendre, les trains seront en grève Razz

Pour tous les sujets parce que je crois à un tout, une grève générale ne serait pas de trop, en ce qui concerne le pays et les prises de position de celui-ci vers l'extérieur !

Qui a dit diviser pour mieux régner ?

et puis non, que tout se dégrade que les différences se creusent, les plus faibles crèveront et laisseront la place aux 4x4 des autres et surtout chacun dans sa bulle.

Je suis sur la 2 à vaguement suivre un débat qui me rend folle pale
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 21297

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Ven 30 Nov - 8:29

des ecrivains et le Figaro prêts à manifester ?

Michel Deon et Patrick Rambaud se confient au figaro


Citation:
Et il y a toujours des professeurs pour enseigner le latin et le grec dans des établissements de banlieue réputés difficiles. Les élèves sont ravis. Ils savent que cela pourra leur servir, par exemple s’ils font médecine.


Citation:
C’est ce qu’il faudrait à Paris : un peu d’agitation pour le latin boulevard Saint-Germain. Nous serions tous avec les étudiants.


Suffisait d'y penser !!
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clmemont
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Inscrit le : 20 Juin 2006
Messages : 916

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Mer 5 Déc - 18:07

rotko a écrit:
des ecrivains et le Figaro prêts à manifester ?

Michel Deon et Patrick Rambaud se confient
Citation:
C’est ce qu’il faudrait à Paris : un peu d’agitation pour le latin boulevard Saint-Germain. Nous serions tous avec les étudiants.


Suffisait d'y penser !!


C'est qui tous ?

Des manifestations pour le latin ou le grec... Pourquoi pas, cela changerait un peu. Pourquoi d'ailleurs ne pas refaire certaines des fêtes romaines ou grecques ? les panathénées seront jugées plus respectables que les lupercales Laughing

Citation:
P. R. - Et il y a toujours des professeurs pour enseigner le latin et le grec dans des établissements de banlieue réputés difficiles. Les élèves sont ravis. Ils savent que cela pourra leur servir, par exemple s’ils font médecine.


Pas entièrement faux mais on reste dans l'utilitariste. Je me souviens d'une élève de quatrième qui était excellente en latin et avait des résultats atroces dans toutes les autres matières, elle passait pour une idiote alors que ce n'était pas le cas. Elle est partie en lycée professionnel. Sa seule déception : l'arrêt du latin. Elle voulait devenir auxiliaire maternelle et en dehors du père de Montaigne je ne sais pas quels parents exigent le latin.

Citation:
M. D. - Je suis persuadé que beaucoup du trouble des comportements en classe des enfants qui tabassent la maîtresse vient du fait qu’ils n’arrivent pas à parler. Il me semble évident que la violence à l’école vient des maladies du langage, de l’absence de grammaire et de vocabulaire.

P. R. - Non seulement les enfants ne peuvent pas s’exprimer, mais ils ne comprennent pas ce qu’on leur dit. Cela agit dans les deux sens. Il leur arrive de prendre très mal un mot parce ce qu’ils n’en connaissent pas le sens.


C'est vrai mais s'ils ne nous comprennent pas, nous ne les comprenons pas non plus. C'est une question de grammaire non pas comme métalangage (bien utile pour analyser un discours, étudier sa langue ou un texte) mais de la "grammaire privée" qui permet de composer un énoncé clair pour notre communauté. Le tout est d'avoir une élasticité de compréhension pour ne pas être enfermé dans une communauté donnée.

Je les trouve un peu caricaturaux ces deux écrivains.
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 21297

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Mer 5 Déc - 19:04

clmemont a écrit:

Je les trouve un peu caricaturaux ces deux écrivains.


moi aussi ! j'avais cru entendre parler de sections qui fermaient faute de candidats au latin ou au grec, et je doute que la demande soit très forte dans les établissements dits difficiles. Bien souvent c'est la personnalité du prof ou son rayonnement (je ne dis pas sa pub mais elle joue aussi) qui convainquent les éléves et les parents de frequenter ces sections.

Quant à l'idée de voir Michel Deon manifester, c'est risible ! Et le figaro qui reste bouche bée devant de telles déclarations ! on voit mal ce journal inciter à descendre dans la rue.

L'affaire est d'ailleurs plus grave que la seule étude du latin (dont je ne diminue pas les mérites) dont la défense par ces deux auteurs m'a paru mal argumentée.
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clmemont
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Inscrit le : 20 Juin 2006
Messages : 916

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Mer 5 Déc - 22:32

Entièrement d'accord. je vois malheureusement qu'ils ont prisonnier de leur tour d'ivoire (est-elle en ivoire ?)
Je trouve regrettable dans les commentaire que ma collègue ait été tout aussi caricaturale.
L'affaire dépasse l'avenir des petites sections, il s'agit de savoir quelle université doit ou peut être choisie pour l'avenir, quelle type d'éducation va être choisie. Doit-on être utilitariste ? Mettre en avant toutes le filières qui répondent au marché du travail ou doit-on éduquer en espérant que nos élèves/étudiants auront de quoi vivre de manière convenable ? Ceux qui s'engagent dans des filières "pratiques" ne peuvent-ils prétendre à un supplément inutile, bulle d'air dans un monde trop pragmatique ?
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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 82

MessageSujet: Re: Facs en ebullition   Lun 24 Mar - 19:32

Oui, faut un un moment ou un autre gagner sa croute, et de préférence via une activité agréable. Mais oui aussi le savoir doit rester un don, une valeur autre qu'économique.
Démocratiser l'enseignement a été une formidable chose même si il conserve un relent inégalitaire (les sujets enseignés et la manière de les percevoir ne sont pas "neutres"...). Il est clair que sortir de la fac avec son diplôme dont la moyenne avoisine les 10/20 n'ouvre pas d'un claquement de doigts les hautes sphères du pouvoirs : ce qui lui donne sa valeur c'est la pluralité des éléments qu'on lui attache.
Petite remarque concernant la vision donnée par la TV d'un étudiant : on pourrait généralement le décrire comme un crétin dont les arguments se limitent à deux ou trois slogans permettant à l'invité d'assoir toute sa condescendance dans ses commentaires "Ce jeune homme m'a l'air très sympathique mais..." (Je ne la regarde plus entre autre pour ses biaisements).
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