
Forum littérature, roman, polar, poésie, théâtre, BD, SF, auteurs et livres du monde entier sur le forum littéraire et tous les arts, cinéma, peinture ...
Une table conviviale pour parler des livres, des spectacles, et goûter aux plaisirs des mots. |
| | Aller à la page : 1, 2  | | Auteur | Message |
|---|
rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Don Delillo Sam 5 Avr - 9:36 | |
| Don Delillo, Mao II, Actes Sud.
Perplexités
"Au yankee stadium" présente l'ahurissant tableau du mariage collectif organisé par la secte Moon. D'autant plus ahurissant que présenté par les protagonistes eux-mêmes, heureux et consentants.
Puis dans la première partie, on suit les déambulations urbaines de Scott qui conduit une photographe auprès de son patron, l'écrivain Bill, qui vit en reclus.
Les foules donnent l'impression d'un agglomérat anonyme que reflète la succession de tableaux urbains standards : c'est le règne de la dépersonnalisation à grande échelle, inexorable, et qui se traduit par des images répétitives, à la manière d'Andy Warhol.
Chez l'écrivain Bill, je trouverais sans doute un univers authentique ? hélas, plates conversations avec la photographe - l'image envahit décidément tout, et la succession des propos, banals à mes yeux, m'a ennuyé.
Ai-je perdu le fil ? sans doute, mais aussi l'interêt de la lecture, si bien que j'abandonne p 129 , au seuil de la seconde partie. Je m'attends à être lapidé :-) |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Don Delillo Sam 5 Avr - 9:41 | |
| Lemonde des livres du 4 avril 2008 rend compte de L'HOMME QUI TOMBE (FALLING MAN) de Don DeLillo.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marianne Véron. Actes Sud
quelques extraits :
| Citation: | En cette matinée du 11 septembre 2001, Keith Neudecker émerge de l'enfer. Il a du verre dans le crâne et du sang sur le visage. Il sait qu'il doit fuir le plus loin possible. Fuir les débris qui tombent autour de lui et la tour nord qui s'écroule derrière.
Mais pourquoi est-ce chez Lianne Glenn, son ex-femme, qu'il se réfugie instinctivement ? Pourquoi chez elle plutôt qu'aux urgences de l'hôpital ? Ils ont divorcé et ont un fils, Justin, 7 ans : peut-être pourra-t-il retrouver là de rassurantes habitudes ?[...]
Dans la tête de Keith comme sous la plume de DeLillo, tous les repères se brouillent : temps, mémoire, langage...
La phrase très particulière de Don Delillo, souvent chaotique ou coupée en plein vol vient encore ajouter à cette impression d'un monde désorienté et désorientant, vacillant sur ses bases. |
|
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 504 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
| Sujet: Re: Don Delillo Sam 5 Avr - 10:15 | |
| En tout cas, ce n'est pas moi qui te lapiderai...
Cosmopolis
Présentation de l'éditeur
New York, avril 2000. Bloqué dans sa somptueuse limousine par un embouteillage géant qui paralyse Manhattan, Eric Packer, golden boy de vingt-huit ans, assiste au crépuscule du système qui a porté sa compagnie au firmament de la galaxie Wall Street. Les yeux rivés sur les cours d'une monnaie dont il a parié la chute et qui remonte contre toute attente, tétanisé par l'irruption dans son monde virtuel d'un réel ensauvagé qui embrase les rues de la ville, Packer accède, en vingt-quatre heures d'une initiation spectaculaire, aux codes qui détiennent le secret de son assassinat annoncé. Concentrant dans un espace littéraire superbement inédit tous les langages où se profère l'inquiétant scénario global du monde contemporain, Cosmopolis fait du présent une fable, du futur une histoire et de l'archaïque, peut-être, notre étrange avenir.
Présentation du mouton sauvage
J'ai tenu bon jusqu'au bout, même si j'ai eu du mal à suivre cette histoire d'un golden boy obnubilé par sa prostate. Et au final, que reste t-il ? un grand vide, l'impression d'être passé à coté du roman, de ne pas avoir tout saisi. Le sentiment d'un échec prédomine lorsque j'ai refermé la dernière page du roman. Echec, vis-à-vis du lecteur que je suis et non pas de l'écrivain que Don Delillo est... seulement, il n'a pas réussi à me toucher.  _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 504 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
| Sujet: Re: Don Delillo Sam 5 Avr - 10:25 | |
| Incontestablement l'une des figures capitales de la littérature américaine, Don DeLillo a reçu les plus prestigieuses distinctions dont le National Book Award, le PEN / Faulkner Award et le Jérusalem Prize.
Je n'ai pas pu rester sur l'échec précédent. J'ai donc poursui ma quête pour découvrir le DeLillo qui me conviendrait. J'ai donc enchaîné avec Body Art...
Et là encore, ma lecture s'achève avec une certaine crainte et un drôle de désespoir : une fois de plus, je pense ne pas avoir tout compris... Nouvel échec... Dur et difficile à croire alors qu'il est encensé par la critique, qu'il reçoit les plus grands prix et qu'il n'arrive si peu à me toucher... 
Est-ce dramatique ? peut-être pas, il y a d'autres auteurs où je suis peut-être plus sensibles à leurs proses... mais dois-je persévérer ? au risque de perdre mon temps et au risque de passer à coté d'un autre auteur... _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Don Delillo Sam 5 Avr - 13:51 | |
| | je vois, mouton sauvage, qu'on a eu les mêmes difficultés, mais qu'on ne renonce pas, c'est l'essentiel. |
|  | | Igitur pilier
Age : 35 Inscrit le : 04 Fév 2006 Messages : 31
| Sujet: Re: Don Delillo Jeu 12 Juin - 21:22 | |
| Le Monde disait à propos de l'homme qui tombe (lu plus haut):
La phrase très particulière de Don Delillo, souvent chaotique ou coupée en plein vol vient encore ajouter à cette impression d'un monde désorienté et désorientant, vacillant sur ses bases.
Je suis dans la lecture de Cosmopolis..et je ressens exactement la même chose. C'est une lecture transcendante. Le style est particulier. Mais au bout du compte, bien que touchant la fin, j'ai l'impression d'être au début du roman et que tout est à venir. Je n'arrive pas à me passionner pour l'histoire de ce golden boy enfermé dans sa limousine. Et pourtant il y a tous les ingrédients qui font un roman qui peut me marquer. Je cherche à savoir ce qui ne va pas et je vous tiens au courant. |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 504 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
| Sujet: Re: Don Delillo Jeu 12 Juin - 21:59 | |
| Igitur, tu veux t'inscrire au club de ceux qui ne renoncent pas à lire Delillo ?
Pour le moment, nous comptons deux membres actifs (moi compris)...  _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Igitur pilier
Age : 35 Inscrit le : 04 Fév 2006 Messages : 31
| Sujet: Re: Don Delillo Jeu 12 Juin - 23:18 | |
| J'ai renoncé à l'idée de lire de Virginia Woolf ou James Joyce..mais Don Delillo, je vais lui laisser une seconde chance. Puisque Cosmopolis, en fait, me démontre quelque part tout le potentiel de l'écrivain, son talent, son génie..c'est plutôt le héros qui me dérange. C'est étouffant que de devoir suivre ce type d'un cynisme sans égal. |
|  | | maïa pilier

Inscrit le : 05 Jan 2006 Messages : 3121
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 10:46 | |
| Je viens de lire L'Homme qui tombe.
Je l'ai dévoré (entre deux Virginia Woolf, oui oui ) et l'ai trouvé bien meilleur que, sur le même thème de l'après 11 septembre, La belle vie de Jay McInerney.
Mais c'est mon premier De Lillo. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 12:44 | |
|
Ca veut dire que tu es enthousiaste ?
qu'est ce qui t'a plu ? l'écriture, le thème, la virtuosité de l'intrigue, la consistance des personnages, ou l'odeur du papier et le format du volume ?
question naïve : est-il facile à lire ?  |
|  | | maïa pilier

Inscrit le : 05 Jan 2006 Messages : 3121
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 17:17 | |
| Rotko, j'ai l'impression que tu es un prof qui me donne un devoir à faire (ou une punition !)
En fait, je n'aime pas trop le format des romans Actes Sud, pas faciles à tenir quand on lit au lit (lioli, j'adore ) et comme ils ne s'ouvrent pas bien, si on insiste, les pages se détachent ...
C'est la réponse que tu attendais ?  |
|  | | Igitur pilier
Age : 35 Inscrit le : 04 Fév 2006 Messages : 31
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 18:42 | |
| Je suis d'accord avec maïa concernant le format Actes Sud. C'est important que les livres soient pratiques, où qu'on les lise. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 19:27 | |
| moi, j'aime bien le format d'*actes sud !
j'essaierai body art de Don deLillo.
Maia garde son impertinence, c'est bon signe  |
|  | | Igitur pilier
Age : 35 Inscrit le : 04 Fév 2006 Messages : 31
| Sujet: Re: Don Delillo Ven 13 Juin - 22:55 | |
| | Par contre, j'aime bcp la collection Babel chez Actes Sud. Le papier est légèrement jauni et le format est très compact. Ce sont des poches qui ont une vraie personnalité. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21044
| Sujet: Re: Don Delillo Sam 14 Juin - 7:08 | |
| | Igitur a écrit: | | Par contre, j'aime bcp la collection Babel chez Actes Sud. le format est très compact. |
Il me semble aussi que le texte est très serré. Or j'aime le texte aéré, d'une lecture plus agréable. Difficile d'avoir du recul pour relever la tête, le temps d'une reflexion quand on se perd dans le texte. |
|  | | |
| Page 1 sur 2 | Aller à la page : 1, 2  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|