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| Auteur | Message |
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Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 741 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
 | Sujet: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 15:27 | |
| Peu de temps après l’inscription sur ce forum hautement culturel (peut-être même trop pour moi), quelqu’un que je ne mentionnerai pas (U----E) m’a dit que je pouvais accepter quelques petites responsabilités sur ce site (genre modérer une rubrique), parce que les grains étaient sympas, conviviaux, « normaux ». Pas de détraqués, pas de désaxés, ni de spammeurs fous…
Cette opinion risque de changer après avoir découvert ce que certains grains (en l’occurrence, moi) sont capables de lire !
Henry Tyler est un privé neurasthénique. Il excelle, non pas dans les filatures, les constats d’adultères et les recherches de personnes disparues comme son métier pourrait le prévoir, mais dans la médiocrité négative. Sans aucune estime de lui, il considère sa vie sans saveur et sans intérêt. Il est même du genre à faire fuir ses éventuels clients plutôt que de les embobiner pour obtenir l’enquête. Ses journées, il les passe dans les tréfonds de San Francisco, dans les bars les plus miteux du quartier chaud de Tenderloin.
Jusque là, rien de bien choquant, sauf que ce bon vieux Henry Tyler sera chargé d’une enquête un peu spéciale : retrouver la Reine des Putes. Il va errer dans les bas-fonds de San Francisco à la recherche de cette reine, celle qui deviendra plus tard SA reine. Mais que lui arrive t’il ? Tel un zombie fatigué, il navigue dans la chaleur et la puanteur de ces déchets de la société. Il est proche du précipice, d’un abîme dans lequel il semble incapable de sortir. Son seul tort : aimer Irène, la femme de son frère prétentieux et imbu. Alors lorsque le jour où Irène met fin à ses jours, Henry s’enfonce encore plus dans son gouffre. Peut-être sera-t-il sauvé par sa reine ? Quelle doit être sa rédemption pour expier ses péchés, pour le punir d’avoir aimé sa belle-soeur ? _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 741 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 15:29 | |
| Henry Tyler met 200 pages à retrouver cette reine des putes. Alors que va-t-il faire dans les 1100 pages restantes ? Il erre, il s’enfonce, il boit et baise des putes dans le Tenderloin. Il navigue parmi la pourriture tel une âme en peine. Il se clochardise petit à petit, en sombrant de plus en plus bas dans l’échelle de l’humanité. Il cherche sa voie, en même temps que sa foi parmi les autres détritus de la société. Et si en fait la réelle héroïne de ce roman était tout simplement la ville de San Francisco et son quartier chaud de Tenderloin. Je sens cet amour de l’auteur pour ce secteur et la passion qu’il s’est découvert pour ses prostituées. Le langage est cru, celui de la rue des putes, les images plutôt immondes et la morale loin d’être saine. Mais c’est la vie et Henry côtoiera parfois avec plaisir, parfois avec des dégoûts d’autres déchets humains, tel Dan Smooth, un pédophile qui se prétend son ami et qui affirme que sa nièce de 5 ans prenait réellement du plaisir sexuellement. Rien ne lui sera épargné dans le Tenderloin où il découvrira tous les plaisirs sexuels les plus extrêmes dont j’ignorais presque leur existence tels l’ondinisme, la scatophilie ou la coprophagie. Je n’insisterai pas sur l’abject Smooth, ni sur les abus sexuels sur des handicapées mentales ou sur les scènes sado-masochistes. Mais au milieu de toutes les ordures de notre société, ce roman rend l’un des plus bel et vibrant hommage aux prostituées en même temps qu’une vision plus que sombre de la vie californienne. La nouvelle bible de San Francisco. Indispensable !
Elles se prénomment Domino, Kitty, Tournesol, Fraise, Saphir, Oiseau Jaune ou même Chocolat, et font le difficile et peu valorisant métier de « putes ». Sous la plume de Vollmann, elles apparaissent comme les véritables héroïnes de ce roman. Elles sont belles ou laides, parfois grosses et souvent sales, rarement en bonne santé physique ni même mentale. 1300 pages au milieu des putes, je suis un lecteur heureux ! _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 741 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 17:15 | |
| quelques extraits...
| Spoiler: | | | Au bout d’une heure, Béatrice, amère et épuisée, était sur le point de renoncer quand un de ses clients réguliers, un veuf d’une cinquantaine d’années dont la bedaine s’incurvait comme une vieille rotonde d’Union Pacific, se gara le long du trottoir. Elle se précipita vers sa voiture. Ils allèrent au Lonely Island Hotel. […] Dans la poubelle, il y avait une capote qui venait de servir et d’où dégoulinait du liquide gluant. Béatrice se déshabilla, s’allongea sur le matelas instable et moisi, et s’endormit aussitôt. Elle rêva de Tournesol. Le type, qui était quelqu’un de bien, resta là un moment à observer sa grosse et belle putain qui ronflait les jambes écartées sur le lit, en remuant presque imperceptiblement son pelvis marbré d’abcès. Puis il déposa trente dollars sur la table de chevet et sortit, en refermant doucement la porte derrière lui. |
| Spoiler: | | | Domino fit glisser une capote sur le pénis de son client avec la langue, entreprit de le sucer, écarta un instant son visage, cligna de l’œil et dit : C’est le pire chewing-gum que j’ai jamais goûté. Le type se marra si fort qu’il débanda. Et voilà le travail, dit Domino. T’es cuit. Hé, une minute, dit le type. Ils regardèrent tous deux son pénis raplapla, comme s’il était en mesure de les sauver l’un de l’autre, mais rien ne se passa. Plus de chance la prochaine fois, dit Domino. Merci d’être aussi correct. Elle se leva et sa jupe retomba sur ses genoux, elle enfila ses talons hauts et s’éloigna à longues enjambées triomphantes tandis que le type restait là incrédule, sa bite à la main. |
_________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | Utopie Mod.

Age : 101 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10556
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 17:22 | |
| | Merci pour les extraits, ton commentaire attire la curiosité, le nombre de pages me laisse un peu rêveuse, surtout que je ne pense pas le trouver à la biblio... à suivre... |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22895
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 17:40 | |
| | Le mouton sauvage a écrit: | | je suis un lecteur heureux ! |
Donc tu n'es pas déç(h)u  |
|  | | caroline pilier

Inscrit le : 21 Juin 2008 Messages : 69
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 18:57 | |
| Vollmann, William Gass, Richard Ford, Richard Powers, Thomas Pynchon, Robert Coover, McCarthy, ce sont les auteurs américains contemporains indispensables, le haut du panier. Je n'ai pas encore abordé Vollmann, mais je le ferai par celui que conseille Mouton Sauvage, il donne envie. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22895
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 19:20 | |
| dommage qu'ils ecrivent des pavés !
j'ai eu l'occasion de lire le tunnel, mais devant le volume (mot choisi), j'ai différé.
Aux prochaines vacances, peut-être ? |
|  | | Le mouton sauvage Mod.

Inscrit le : 04 Déc 2007 Messages : 741 Localisation : Au Sud de la Frontière, à l’Ouest du Soleil
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Lun 1 Sep - 20:14 | |
| | rotko a écrit: | | Aux prochaines vacances, peut-être ? |
Deux autres pavés de Vollmann pour les prochaines grandes vacances (ou la retraite) :
- Central Europe
Installé au centre de la scène de l'Histoire du XXe siècle telle qu'elle s'est en partie jouée entre l'Allemagne et l'Union soviétique, Central Europe est une colossale machine littéraire qui. en faisant entrer en résonance une trentaine de récits enchevêtrés procède à l'autopsie des mécanismes totalitaires qui ravagèrent l'Europe au siècle dernier. En s'attachant à quelques destins singuliers - dont celui du compositeur Chostakovitch ou du cinéaste Roman Karmen, du général russe Vlassov ou de son homologue allemand Paulus- sur lesquels planent l'ombre à deux têtes du Somnambule ( Hitler) et du Réaliste ( Staline ), le livre entraîne le lecteur sur les complexes chemins que durent, sous l'emprise de dictatures adverses, emprunter des hommes et des femmes dont il fait partager les passions, les doutes ou les aveuglements. Et c'est en choisissant d'interpréter, à la lumière de l'histoire la plus intime comme de l'Histoire collective, le parcours du geste artistique aussi bien que celui de l'action guerrière que Vollmann dévoile l'horizon éthique dont chacun eut, dans ces décennies de fer et de sang, tant de fois à se détourner, afin de poursuivre sa mission ou sa vocation propres... Cette incroyable traversée de l'Europe des guerres et des pogroms. qui brûle de l'éternelle déchirure où s'abîment, à l'heure des choix, des pans entiers de l'humanité, se voit transformée par les puissances de la fiction en un creuset d'où surgit la sidérante cacophonie de l'individu dans toutes les " vérités " qui le fondent. Et c'est pourquoi, si Central Europe réussit, au fil d'une impeccable orchestration, le prodige de se constituer tout ensemble comme une critique éclairée du totalitarisme, comme un surprenant portrait de Chostakovitch et une analyse de la gestation des œuvres d'un compositeur, ou encore comme une implacable radiographie de la conscience créatrice, ces pages peuvent sans conteste également se lire comme un traité d'éthique à l'usage de l'Europe que nous habitons aujourd'hui.
- Les Fusils
1815 : le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest et au sud. Parti à la découverte du mythique passage du Nord-Ouest, Sir John Franklin disparaît dans les glaces avec tout son équipage. Alternant l'histoire détaillée de l'expédition Franklin et les tribulations plus contemporaines du capitaine Subzéro, un Américain obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord qui vit une histoire d'amour avec une jeune Inuit, William T. Vollmann signe un fascinant roman où récit historique, reportage et fiction s'entrelacent en une étonnante composition pour rendre hommage à la beauté aveuglante d'une région plongée dans la nuit perpétuelle et à un peuple en lutte pour sa survie.
J'espère, un jour, pouvoir m'y atteler... _________________ «Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses.» Maître Dôgen - GenjoKoan |
|  | | caroline pilier

Inscrit le : 21 Juin 2008 Messages : 69
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Mar 2 Sep - 11:15 | |
| | Et un petit lien sur Pourquoi êtes vous pauvres, dernière parution de l'auteur mêlant portraits et photos. |
|  | | Monique Rannou pilier

Inscrit le : 21 Avr 2008 Messages : 170
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Mer 3 Sep - 23:04 | |
| Ahhhh ... j'ai lu de lui "la famille royale" puis "les fusils". J'attendais la sortie poche de centrale europe. Je me réjouis du dernier ouvrage "pourquoi etre vous pauvres", que, ma foi, je risque d'acheter plein pot.
Cet auteur me fascine. Il se lance à chaque fois dans des projets fous, avec une documentation monstreuse, et beaucoup d'implication personnelles (il se déplace en personne !). Ce auteur semble acharné de travail, il est tout simplement fascinant. Acharné de travail.
J'aurais du mal à parler de "la famille royale". Je pense que c'est une lecture qui demande une certaine implication. Le roman est long, certes, il relativement répétitif (Il se réveilla avec le goût du con d’Irène dans la bouche), si bien que le livre devient obsédant. J'étais vraiment ailleurs quand je l'ai lu, et ça ne m'arrive pas souvent. Une lecture qui m'a vraiment touchée.
Pour les fusils... ça demanderait aussi pas mal de temps pour expliquer le livre. Une fois encore, très documenté, une grande part aux reves et à l'imaginaire. Cette fois, la nature joue un grand rôle... un roman déboussolant...
Comme le dit Caroline, je pense qu'il est incontournable. Et comme à chaque fois il touche des sujets complètement différents, il donne vraiment envie de lire tout ce qu'il a écrit... |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22895
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Ven 5 Sep - 11:14 | |
| | Le mouton sauvage a écrit: | Henry Tyler met 200 pages à retrouver cette reine des putes. Alors que va-t-il faire dans les 1100 pages restantes ? 1300 pages au milieu des putes, je suis un lecteur heureux ! |
Combien de temps as-tu mis pour lire ce livre ? je ne vois aucun inconvénient à ce que tu aies eu du plaisir dans le milieu mais je crains de m'imprègner d'une ambiance morbide pendant un long moment. c'est pourquoi je ne lirai pas de sitôt les bienveillantes, par exemple. |
|  | | Monique Rannou pilier

Inscrit le : 21 Avr 2008 Messages : 170
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Ven 5 Sep - 11:48 | |
| La recherche de reine est le fil rouge, mais nous avons aussi il y a aussi le personnage de Dan Smooth, pédophile au service du FBI, la relation très complexe de Tyler et son frère, et biensûr, Irene, la belle soeur au destin tragique. |
|  | | Arc pilier

Inscrit le : 20 Juil 2008 Messages : 408 Localisation : Anywhere out of the world
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Ven 12 Sep - 20:17 | |
| Pour info, un papier sur Vollmann dans l'express, page 94 (11/09/0 . Il a mené une enquête dans le monde entier, fréquentant les bas quartiers les plus sordides, pour demander aux gens : "Pourquoi êtes-vous pauvres ?" (titre du dernier livre paru chez Actes Sud).
Non sans rappeler au lecteur, en début de son livre : "Vous et moi sommes riches".
Quelques réponses au gré de ses rencontres :
A une prostituée de Bangkok : - Pourquoi êtes-vous pauvre ? - "Parce que j'étais déjà pauvre dans une vie antérieure"
A un pêcheur de thon au Yémen : - Pourquoi êtes-vous pauvre ? - "Allah fait ce qui est bien pour nous"
A une veuve russe mendiant dans la rue : - Pourquoi êtes-vous pauvre ? - "Parce qu'une gitane m'a jeté un sort"
La dernière question de l'auteur, "dérangeante" : "Pourquoi sommes-nous riches" ?
... |
|  | | Arc pilier

Inscrit le : 20 Juil 2008 Messages : 408 Localisation : Anywhere out of the world
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Jeu 25 Sep - 15:38 | |
| Les nuits du papillon – Vollmann
Un roman étonnant, qui suit diverses déclinaisons. Les thèmes s’imbriquent : désir physique, maladie, mort.
L’intrigue : un photographe et un journaliste partent au Cambodge et au Vietnam. Pour leur travail.
Mais cette épopée sera vite détournée au profit d’un véritable « shoot de sexe », aussi boulimique que scientifique. Il y a en effet comparaison entre toutes les prostituées fréquentées, qui font don de leur corps pour manger et pour tenter d’attirer un éventuel riche prétendant au mariage.
Vollmann est un auteur particulier qui procède par mini épisodes. Souvent répétitifs. Plus ou moins longs, qu’il termine par le mot « fin » et qu’il reprend au paragraphe suivant, en rassurant le lecteur « non, il n’y a jamais de fin ».
Les fils conducteurs de cette histoire : la vente du corps, le désir, la folie du sexe, et le traumatisme.
Des allusions aux horreurs khmères apparaissent périodiquement, comme des taches de sang. Ainsi, cette prostituée, Vanna, qui a quelques entailles sur le dos. Stigmates silencieux, d’une époque où chaque jour était dédié au massacre d’une catégorie humaine : enfants, femmes, hommes. Soigneusement photographiés par le pouvoir avant et après.
Ce livre dégage une odeur de charnier, omniprésente, et pourtant seulement effleurée de la plume. Le carnage des khmers rouges n’a pas besoin d’une quantité de mots.
Le héros est le journaliste. Car il tombe amoureux d’une de ces filles de nuit : Vanna. Il en collectionne pourtant des centaines, mais ne peut pas oublier celle-là.
De retour aux Etats-Unis, il divorce, fermement décidé à la rapatrier, coûte que coûte. Mais entre temps, il perd sa trace, son ombre et la fantasme partout où il se trouve.
Le roman est donc une poursuite. Pas celle d’une chimère, celle d’une femme, qui s’est vendue à lui et qui a touché droit au cœur.
Il la retrouvera, certes. A la fin. Au moment où lui-même sera rongé par le sida. Il retournera au Cambodge, pour l’apercevoir derrière les barbelés d’un camp et s’abandonner avec elle à la mort.
Trop tard pour l’amour fou.
Qu’importe !
Sa quête ne fut pas vaine.
Il faut insister sur l’aspect obsessionnel de cette recherche de la femme aimée. Son aspect foudroyant, crucifiant tout au long du livre.
Parfois, le lecteur se lasse de cette Vanna, qui traîne à droite ou à gauche, dans un bar interlope, mais qui échappe sans cesse au héros. L’auteur a voulu souligner l’addiction à l’amour.
Au milieu d’un climat sordide, vil, abject.
Une littérature franchement hors du sentier battu. Peu de mots pour traquer le sentiment amoureux. Pourtant tenace, aliénant et si sublime.
L’homme qui aime : un papillon de nuit ?
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|  | | Arc pilier

Inscrit le : 20 Juil 2008 Messages : 408 Localisation : Anywhere out of the world
 | Sujet: Re: William T. Vollmann Jeu 25 Sep - 16:43 | |
| Un PS important : le livre que je viens de lire n'est pas un pavé. 400 pages. Cela retiendra votre attention. |
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