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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Mar 3 Avr - 18:49 | |
| | D'accord, je suis, comme au poker ! c'est dans la collection l'imaginaire, chez Gallimard. |
|  | | dishual neophyte
Age : 22 Inscrit le : 02 Mar 2007 Messages : 5 Localisation : Breizh/Bretagne
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Sam 18 Aoû - 19:03 | |
| | Ce que j'aime avec des auteurs comme Jünger c'est qu'ils ne laissent personne indifférent. Et c'est tant mieux! |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Sam 18 Aoû - 19:28 | |
| Connais-tu les falaises de marbre ? je l'ai commencé un soir et j'ai été frappé par un style fleuri inattendu, et que ce soir-là j'ai trouvé désuet. Depuis je n'ai rien tenté, et Roudita non plus.
Pour l'anecdote, Julien Gracq parle des douches froides que prenait chaque matin Junger, dans le but déclaré d'être centenaire... |
|  | | dishual neophyte
Age : 22 Inscrit le : 02 Mar 2007 Messages : 5 Localisation : Breizh/Bretagne
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Sam 18 Aoû - 19:39 | |
| | Les Falaises de Marbre m'a t'on dit est son livre le plus décevant... Pour ma part je n'ai pas beaucoup lu de Jünger mais le peu j'ai vraiment aimé. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Mer 23 Jan - 18:10 | |
| | madspirit a écrit: | | grands oeuvres devenues classiques et aux indéniables qualités littéraires (comme Jünger et Cie). |
Il ya un fil Ernst Jûnger.
tu peux y mettre ton grain de sel.
Question pacifisme dans le lieutenant Sturm, il n'est pas reçu à l'examen attentif.
je n'ai pas lu orages d'acier, trop gros pour mes menottes
Quant aux falaises de marbre, le style m'a paru trop "vieilles fleurs". |
|  | | madspirit pilier

Inscrit le : 13 Jan 2008 Messages : 73 Localisation : Argentoratum
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Mer 23 Jan - 18:20 | |
| Orage d'acier est excellent, essayez vous ne le regretterez pas ! Mais pas plus que dans Lieutenant Sturm il ne faut trop rechercher de pacifisme...
Je suis un peu tombé sous le charme de Jünger l'année dernière avec Les abeilles de verres il me semble. Même si parfois il faut s'accrocher (Héliopolis) j'ai vraiment aimé Eumeswil. Les falaises de marbre est le dernier que j'ai lu, c'est vrai qu'il m'a vraiment laissé sur ma faim... En fait le seul sur lequel je n'ai pas du tout accroché pour le moment (comprendre que j'ai arrêté après une 50. de pages) c'est Le lance-pierre, peut-être parce qu'il se déroule dans un univers "normal" loin de ce qu'on peut avoir l'habitude de trouver chez lui. |
|  | | madspirit pilier

Inscrit le : 13 Jan 2008 Messages : 73 Localisation : Argentoratum
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Mar 5 Fév - 16:19 | |
| | Citation: | | Question pacifisme dans le lieutenant Sturm, il n'est pas reçu à l'examen attentif. |
On peut lui objecter la même chose (mais est-ce une surprise ?) pour le très bon boqueteau 125 que je viens d'achever. Des souvenirs d'un épisode précis de la guerre (dans lesquels il m'a semblé retrouver certaines anecdotes qui nourrissent justement Le lieutenant Sturm à moins que je ne confonde simplement avec une redondance par rapport à Orages d'acier). Outre ses qualités littéraires et - il est vrai - une vision fondamentalement moins pacifiste que chez d'autres (encore qu'il y ait un grand écart entre certains passages), sa formation en sciences naturelles contribue à le démarquer des autres auteurs qui ont livré leur témoignage. Une connaissance précise de la nature - minérale, végétale et largement animale - transpire dans ses livres et celui-ci ne fait pas exception. Alors que de tous les auteurs on ne retient que la boue des tranchées ou la chaleur de l'été, Jünger nous décrit cette nature qui renaît et s'accroche, malgré tout, sur des champs de bataille même pas encore rendus au calme...
Je m'apprête à entamer La guerre comme expérience intérieure qui s'annonce être - justement - une expérience très particulière.
| Citation: | | Ce manifeste est un texte fou mais nullement le texte d'un fou. Une histoire pleine de bruit, de fureur et de sang, le nôtre, est anticipée sans qu'il convienne d'en tenir responsables ces quelques pages ivres et hagardes, possédées par une Mauvaise Nouvelle qu'elles tentent fiévreusement d'énoncer comme la bonne. |
Voilà qui me fait penser que je n'ai même pas encore parlé de Jeux africains, sympathique et surprenante oeuvre autobiographique. |
|  | | madspirit pilier

Inscrit le : 13 Jan 2008 Messages : 73 Localisation : Argentoratum
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Jeu 7 Fév - 18:24 | |
| Notre époque montre une forte tendance au pacifisme. Ce courant émane de deux sources, l'idéalisme et la peur du sang. L'un refuse la guerre par amour des hommes, et l'autre parce qu'il a peur. Le premier est de la trempe des martyrs. C'est un soldat de l'idée ; il est courageux : on ne peut lui refuser l'estime. Il croit que les peuples, dans leur furie, ne font que frapper l'humanité de plaies sanglantes. Et que, lorsque les armes ferraillent, on cesse d'oeuvrer à la tour que nous voulons pousser jusqu'au ciel. Alors il s'arc-boute entre les vagues sanglantes et se fait broyer par elles. Pour l'autre, sa personne est le bien le plus sacré ; par conséquent il fuit le combat, ou le redoute. C'est le pacifiste qui fréquente les matchs de boxe. Il s'entend à revêtir sa faiblesse de mille manteaux chatoyants - celui du martyr de préférence -, et bon nombre d'entre eux ne sont que trop séduisants. Si l'esprit d'un peuple entier pousse dans ce sens, c'est le tocsin d'une ruine prochaine. Une civilisation peut être aussi supérieure qu'elle veut - si le nerf viril se détend, ce n'est plus qu'un colosse aux pieds d'argile. Plus imposant l'édifice, plus effroyable sera la chute.
Un aperçu du pacifisme pour Jünger dans un ouvrage de réflexion sur la nature profonde de la guerre, bien plus qu'un simple récit. Un bref passage qui ne suffit bien sûr pas pour appréhender et juger d'une pensée particulièrement complexe sans doute embrouillée pour l'auteur lui-même. Jünger semble dans ce livre particulièrement prenant vouloir démontrer qu'il faut accepter la guerre comme un phénomène éternel et universel. Sans éclipser sa dureté, son horreur il ne peut s'empêcher une sorte d'homme nouveau qu'elle crée ou plutôt fait resurgir. Troublant parfois, paradoxal souvent, passionnant toujours... |
|  | | Laurent 02100 habitué(e)

Inscrit le : 24 Avr 2008 Messages : 13
| Sujet: Comme ça me vient... Jeu 24 Avr - 19:51 | |
| Aprés avoir lu et travaillé longuement sur les récits de guerre de Jünger, j'apporte mon grain de sel :
Le titre Orage d'acier a été choisi par J. en référence aux sagas islandaises. Cette idée le séduit et il abandonne le titre " le rouge et le gris" qu'il avait d'abord choisi. En effet, durant la guerre, pour lui de décembre 14 à juillet 18, il lit beaucoup, notamment Stendhal qu'il aime beaucoup. (Source ; Entretien avec Julien Hervier, reproduit dans le DVD Rom des éditions Hors oeil.)
Le Boqueteau 125 est le développement d'un chapitre des Orages d'acier, à savoir les combats de l'été 1918 dans le secteur de Bapaume, face aux troupes du Commonwealth. (ch 18. des orages).
De la même manière, il développera le chapitre 17, " La grande bataille" dans un ouvrage intitulé " Feu et sang. Bref épisode d'une grande bataille" . Ces deux ouvrages sont édités chez Christian Bourgois, traduit par Julien Hervier, et repris dans le premier volume des journaux de guerre, dans la Pléiade.
L'appareil critique établi par Hervier et alii dans la Pléiade au sujet du Lieutenant STURM fait apparaitre que le roman fut publié par livraisons successives dans la presse de l'Allemagne des années 20. La préoccupation est essentiellement alimentaire pour Jünger, hypothése justifiée par 1/ l'inflation galopante des années d'aprés guerre, pendant lesquelles Jünger est resté dans l'armée pour une assez maigre solde. 2/ la fin précipité du héros éponyme, ainsi que l'oubli total de son existence par l'écrivain; à peine le mentionne t-il dans son journal dans les années 70. L'oeuvre entière n'a d'ailleurs à cette date jamais été éditée, et elle constitue le seul essai de Jünger dans le genre romanesque.
Sur le personnage Jünger; Véritable héros national, l'un des 14 officiers subalternes décorés de la croix " Pour le mérite". C'est l'Empeureur qui désigne les récipiendaires.
Il partage ce privilège avec au moins un officier de l'armée de terre, capitaine à l'époque, un certain Erwin Rommel...
Cette trés haute distinction fut aussi remise aux aviateurs allemands en fonction du nombre de leur victoire. Max Immelman, le Baron Rouge ainsi qu' Hermann Göring la reçurent.
A noter que pour Jünger, le Maréchal Hindenburg jugea trop imprudent de remettre cette décoration à un type de 24 ans à peine... Sur une armée d'une dizaine de millions de soldats, moins de 500 Croix furent remises. Et essentiellement à des officiers généraux, voire des officiers supérieurs. Blessé 14 fois, il reçoit la Médaille d'or des Blessés... |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Jeu 24 Avr - 20:36 | |
| Dans pelures d'oignon, Gunther Grass parle de Junger comme un écrivain qui prônait l'héroisme guerrier, ou du moins qui faisait rêver d'héroïsme les jeunes Allemands à la veille d ela seconde guerre mondiale.
Il convenait très bien au climat de l'époque, alors qu'Eric Maria Remarque aurait eu tendance à démoraliser les troupes.
Grass voulait dans un texte faire dialoguer les deux romanciers, je ne me souviens plus s'il l'a fait ou non.
Dans un de ses livres, Gunther Grass parle aussi des lycéens qui s'affrontaient en duels pour montrer leur courage, affirmer leur valeurs viriles, voire militaires. La figure quasi mythique de Junger corespondait à cette ambiance : il n'était pas du genre à se poser la question de savoir pourquoi aller au combat. Y faire bonne figure lui suffisait, je crois.
| Citation: | Jünger ? Ecrivain douteux ! disent en choeur les lecteurs allemands et la critique d’outre-Rhin. Voilà plus de quarante ans que cet auteur mort en 1998 divise. Il y a ceux qui ne voient qu’un nazi trop rusé pour l’avouer, et les autres qui ne voient qu’un admirable chroniqueur de guerre et philosophe des temps guerriers à la prose de cristal.
Les lecteurs français, entraînés par Julien Gracq, sont assez indulgents : Michel Tournier, François Mitterrand le vénèrent. Du côté de ceux qui s’écartent de lui en se bouchant le nez : Thomas Mann, Günter Grass, toute la jeune génération d’écrivains allemands. Sans oublier le pape de la critique littéraire allemande, Reich-Ranicki.
Si on consulte les articles sur Jünger dans les dictionnaires germaniques, les notices sont courtes, sèches, distantes, accablantes parfois. Tous rappellent son nationalisme exacerbé, sa position d’esthète aimant la guerre, son compagnonnage avec les grands dignitaires de la Wehrmacht, ses essais comme « Le travailleur ». |
source le point |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Ven 25 Avr - 6:52 | |
| j'oubliais ! bienvenue à toi, Laurent tu sembles connaître l'oeuvre entière de Junger ? |
|  | | Brume pilier

Inscrit le : 06 Avr 2008 Messages : 73
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Ven 25 Avr - 11:11 | |
| Ah Laurent ! Je savais qu'après t'avoir envoyé le lien vers ce fil, tu ne résisterais pas à l'envie de venir y mettre ton grain de sel ! Bienvenu . |
|  | | madspirit pilier

Inscrit le : 13 Jan 2008 Messages : 73 Localisation : Argentoratum
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Ven 25 Avr - 13:44 | |
| Je viens justement de terminer Feu et sang.
Un nazi trop rusé pour l'avouer ? N'aurait-il pas eu pourtant tout intérêt, le cas échéant, à le faire ? Que Jünger, comme beaucoup en son temps, ait été nationaliste, proche des idées "völkisch", on peut difficilement le remettre en cause à sa lecture mais je n'ai pas pour autant envie de le voir comme un nazi, pour avoir pris trop de plaisir à le lire. Il ne me semble pas avoir tiré sous le IIIe Reich d'avantage particulier de sa réputation et même avoir énoncé dans son journal son rejet vis à vis du régime et de l'antisémitisme en particulier. Est-ce que le fait de ne pas avoir quitté le pays ou d'être rentré en résistance ouverte - comme l'immense majorité des personnes de l'Allemagne puis de l'Europe occupée - suffit à remettre en cause sa sincérité et à faire de Jünger un nazi ? Je peux me tromper mais ça me semble, pour le peu que j'en sais, un peu outrancier.  |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 20283
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Ven 25 Avr - 14:01 | |
| je continue à citer l'article, en lui laissant la responsabilité de ses propos :
| Citation: | | Ce qui est incontestable aussi, c’est que ce personnage à facettes, à contradictions, à évolutions et retournements, ne fut jamais hitlérien. Même si Hitler lui a témoigné son admiration en public |
l'article est ici.
Il présente les volumes dont parle Laurent Ernst Jünger. « Journaux de guerre I-1914-1918 », 1 378 p., 53 E. « Journaux de guerre II-1939-1945 », 870 p., 62 E. Pléiade. Editions établies par Julien Hervier, avec la collaboration de Pascal Mercier et François Poncet.
Pour ma part j'ai seulement lu le lieutenant Sturm, plus haut sur ce fil, et j'ai abandonné les Falaises de marbre.
J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de cet ouvrage.
Pour Jacques Pierre Amette, auteur de l'article ci-dessus qui paraît très bien documenté :
| Citation: | | « Sur les falaises de marbre », nous rappelle la critique allemande, est le roman crypté et métaphorique du conflit entre les SS et les SA. L’auteur a vraiment le génie de nager en eaux troubles et de faire semblant de prendre de la hauteur pour ne froisser personne en haut lieu et rester avec une grande prudence idéologique dans l’esprit de l’époque. |
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|  | | madspirit pilier

Inscrit le : 13 Jan 2008 Messages : 73 Localisation : Argentoratum
| Sujet: Re: Ernst Jünger [Allemagne] Ven 25 Avr - 14:51 | |
| Cet article le présente effectivement sous un jour vraiment très peu attrayant pour ne pas dire foncièrement repoussant.
| Citation: | Le port obligatoire de l’étoile jaune, imposé fin mai 1942 aux juifs dans Paris, n’a pas l’air de le troubler, alors qu’il connaît le sort qui leur est réservé. |
Ce passage en particulier me trouble cependant, dans la mesure ou il semble aller à l'encontre de ce que j'ai pu lire jusqu'ici. On parle notamment de ce qu'il ait fréquenté - entre autres - Céline mais il resortirait qu'il détestait profondément ce dernier en particulier pour son antisémitisme virulent. Ce passage de ces mémoires se rapporterait à sa réaction devant l'étoile jaune qui aurait été un sentiment de honte : « Je suis alors pris de dégoût à la vue des uniformes, des épaulettes, des décorations, des armes, choses dont j'ai tant aimé l'éclat». 
| Citation: | | Lui note ses rêves. |
Enchaîner avec cela, comme pour aller dans le sens de l'indifférence me semble discutable. On lui reproche son inaction, soit, mais c'est un peu facile de le faire aujourd'hui, j'avoue ne pas trop aimer ce genre de jugement a posteriori.
| Citation: | | Ses journaux parisiens tenus sous l’Occupation ne lèvent pas le malaise, bien au contraire. Il lit la Bible. |
Dommage qu'il ne précise pas sa pensée. On ne voit pas vraiment ce que vient faire la lecture de la bible dans la démonstration.
| Citation: | faire semblant de prendre de la hauteur pour ne froisser personne en haut lieu et rester avec une grande prudence idéologique dans l’esprit de l’époque. |
Je n'ai aucune idée du sens dans lequel il faut prendre les falaises de marbre mais il a néanmoins "froissé" puisqu'il semblerait n'avoir pas été inquiété seulement en vertu de l'admiration que lui vouait Hitler (il est vrai que cette admiration ne plaide pas forcément grandement en faveur de Jünger, mais il ne l'a pas recherché).
«Le "Journal de guerre" d'Ernst Jünger apporte sans doute le témoignage le plus probant et le plus honnête de l'extrême difficulté que rencontre un individu pour conserver son intégrité et ses critères de vérité et de moralité dans un monde où vérité et moralité n'ont plus aucune expression visible. Malgré l'influence indéniable des écrits antérieurs de Jünger sur certains membres de l'intelligentsia nazie, lui-même fut du début jusqu'à la fin un antinazi actif et sa conduite prouve que la notion d'honneur, quelque peu désuète mais jadis familière aux officiers prussiens, suffisait amplement à la résistance individuelle.» (Hanna Arendt)
En somme je ne sais trop que penser. Jünger a eu - à un certain moment au moins - des idées nationalistes, anti-démocratiques et militaristes virulentes. Peu m'importe d'ailleurs, j'ai aimé ses livres tout en étant très loin de ses idées, cet article me donne cependant la désagreable impression d'être sévère sinon un peu biaisé dans son écriture.  |
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