rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22948
 | Sujet: Dan Nisand Dim 6 Jan - 11:16 | |
| Morsure, Dan Nisand, chez Naïve.
La gueule pleine de dents !
Un jeune professeur de physique, bien sous tous rapports, raconte une aventure personnelle, tout en tentant de l’analyser :
| Citation: | | « Est-il normal qu’un homme jeune, sain de corps et d’esprit, normalement constitué, ayant travail, logement, un quotidien satisfaisant, puisse prendre conscience jusqu’à l’excès, à travers la sensation incoercible de la présence de sa mâchoire au milieu de son visage, de sa nature primitive de prédateur ? » |
Il en vient à avoir envie de croquer la vie - et quelques autres babioles, à belles dents !
| Citation: | | « La morsure était devenue ma philosophie, mon ascèse, mon hygiène de vie. Je ne songeais plus qu’à dévorer, détruire, mutiler. » |
La scène finale est de toute beauté, je vous la recommande !
Dernière édition par le Dim 6 Jan - 11:25, édité 1 fois |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22948
 | Sujet: Re: Dan Nisand Dim 6 Jan - 11:18 | |
| Morsure
Sans rien dévoiler de l’intrigue, je dois dire que l’analyse de l’attachement d’un jeune homme et de son rottweiler, ainsi que la fascination que ce chien exerce sur les dames et les ados m’ a frappé par sa pertinence.
Le sentiment de toute-puissance du maître capable de libérer à son gré l’énergie destructrice d’un molosse m’a paru transposable dans divers domaines. Y compris aux conducteurs de 4X4 ou autres engins surpuissants : ce qui enflamme l’imagination, voire épouse leurs rancoeurs, leur possibilité de nuire ou survalorise leur ego ( oui, je force le trait, je le reconnais). |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22948
 | Sujet: Re: Dan Nisand Lun 7 Jan - 12:42 | |
| Morsure
L’auteur accommode aux petits oignons le « maître du rottweiler, cet « individu louche avec son dangereux mâtin dressé pour tuer », « cette graine de délinquant qui utilisait son chien pour se faire respecter et imposer sa loi » :
| Citation: | École, préfecture, ANPE, nous imaginions dans ces lieux républicains des scènes où toutes les hiérarchies étaient brusquement balayées par le surgissement d’un prédateur. Ca excitait follement Jimmy, et le rendait si nerveux qu’il en tremblait.
Il prenait les gens qu’il haïssait ou redoutait le plus, et se les figurait prosternés devant son molosse rugissant ; la bête tirerait furieusement sur sa chaîne et lui, Jimmy, à l’autre bout, le retiendrait avec peine et lui dirait les paroles qui l'apaisent. Ils gémiraient, chercheraient à obtenir les faveurs de Jimmy, le seul capable de contrôler Ivan. |
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