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Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Au Fil des LEGENDES Ven 29 Fév - 23:16 | |
| Au Fil des LEGENDES
Georges Duhamel, académicien, a écrit dans ses « Remarques sur les mémoires imaginaires » : « Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire »
Plus près de nous, Jean Diwo, romancier « historique » auteur entre autres de « Les Dames du Faubourg », « Les violons du Roi » à écrit dans « Lorsque la Joconde parlait » : « Lorsqu’il s’agit de romans historiques, entre deux vérités, l’auteur se doit se choisir la légende la plus belle »
Mais c’est Victor Hugo qui dans son immortelle « Légende des Siècles », en introduction du premier volume de l’édition de 1875, a su faire, à mon avis, la meilleure comparaison entre la réalité et la légende en matière d ‘histoire : « Le genre humain, considéré comme un grand individu collectif accomplissant d’époque en époque une série d’actes sur la terre, a deux aspects : historique et légendaire. Le second n’est pas moins vrai que le premier ; le premier n’est pas moins conjectural que le second. » et il ajoute comme exemple : « Hérodote fait l’histoire et Homère fait la légende »
Je propose, sur ce site de notre cher Grain-de-Sel, de réunir quelques unes de ces légendes qui nous ont permis de retenir parfois, des faits historiques qui sans leur légende seraient tombés dans l’oubli !
Par exemple : Victor Hugo ( à tout seigneur tout honneur), dans le tome 2 de sa « Légende… » au chapitre consacré à l’Inquisition, cite en exergue, un passage d’un « Voyage dans l’Amérique du Sud » écrit par un certain Squier : « Le baptême des volcans est un ancien usage qui remonte aux premiers temps de la Conquête. Tous les cratères du Nicaragua furent alors sanctifiés, à l’exception du Momotombo, d’où l’on ne vit jamais revenir les religieux qui s’étaient chargés d’aller y planter la croix » Voici donc ce que notre poète épique à su tirer de cette information : Les raisons du Momotombo : (extraits)
…..O vieux Momotombo, colosse chauve et nu, Qui songes près des mers et fais de ton cratère Une tiare d’ombre et de flamme à le terre, Pourquoi lorsqu’à ton seuil terrible nous frappons, Ne veux-tu pas du Dieu qu’on t’apporte ? Réponds ! …………………………………………………. Je n’aimais pas beaucoup le Dieu qu’on a chassé Cet avare cachait de l’or dans un fossé Il mangeait de la chair humaine ; ses mâchoires Etaient de pourriture et de sang toutes noires… …………………………………………………….. Ainsi quand sont venus, fiers sur les flots tremblants, Et du côté d’où vient le jour, des hommes blancs, Le les ai bien reçus, trouvant que c’était sage. -L’âme a certainement la couleur du visage, Disais-je ; l’homme blanc c’est comme le ciel bleu ; Et le dieu de ceux-ci doit être un très bon dieu. ………………………………………………….. Mais quand j’ai vu comment travaille le nouveau Quand j’ai pu voir comment Torquémada s’y prend Pour dompter le nuit du sauvage ignorant, Quand j’ai vu dans Lima d’affreux géants d’osier, Pleins d’enfants, pétiller sur un large brasier Et le feu dévorer la vie, et les fumées Se tordre sur les seins des femmes allumées… ……………………………………………… Moi qui ne brûlai rien que l’ombre en ma fournaise, J’ai pensé que j’avais eu tort d’être bien aise ; J’ai regardé de près le Dieu de l’étranger Et j’ai dit :- ce n’est pas la peine de changer ! _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Lun 3 Mar - 23:23 | |
| Il est des légendes qui sont vraiment caricaturales et qui mettent en exergue qualités et défauts de notre société:
Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit de la poussière du sol et insuffla dans ses narines un souffle de vie….Et puis Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme reste seul. Après avoir donné vie à toutes le bêtes des champs et à tous les oiseaux du ciel (…) Il fit tomber l’homme dans un sommeil profond….Genèse 2- 18-19-20-21
Et c’est alors que le Créateur se mit à réfléchir pour savoir avec lequel des organes de l’homme il allait donner naissance à la femme ? ----Si je la forme à partir de la tête, elle peut devenir orgueilleuse, ----Si je la fais à partir de yeux, elle peut devenir curieuse, ----Pas question de la langue, pour éviter qu’elle soit trop bavarde, ----Ni des oreilles, inutile qu’elle soit indiscrète, ----Si je la forme à partir du pied, elle aura tendance à être coureuse. ----C’est dit : ce sera une côte, c’est une partie cachée dans le corps dont le souvenir la fera réservée !
Malgré ces précautions, force est de constater que les femmes sont souvent : orgueilleuses, curieuses (ce qui nous a fait perdre le Paradis !), bavardes, indiscrètes et coureuses ( et pas seulement sur les pistes des stades !) Avec l’aide de Victor Malka et ses « Légendes juives » _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Alain pilier

Age : 41 Inscrit le : 26 Juil 2006 Messages : 217 Localisation : Belgique
 | |  | | Utopie Mod.

Age : 101 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10479
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Mar 4 Mar - 14:01 | |
| | Alain a écrit: | | Quelle différence y a-t-il entre une légende et un conte ? En quoi se recoupent-ils ? En quoi divergent-ils ? |
Les légendes ont une part de vrai, même très lointaine, plus ou moins déformée, les contes sont imaginaires, si mes souvenirs sont bons  |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Jeu 6 Mar - 23:08 | |
| Vieille légende hindoue !
Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : - « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : - « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. » Alors les dieux répliquèrent : - « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. » Mais Brahma répondit à nouveau : - « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. » Alors les dieux mineurs conclurent : - « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. » Alors Brahma dit : - « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. » Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.
Auteur inconnu _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Ven 14 Mar - 23:42 | |
| Légende du lac Titicaca
Les Apus, Dieux des montagnes, protégeaient les humains qui vivaient heureux et tranquilles dans une vallée fertile où rien ne manquait. Sur cette terre, on ne connaissait ni la mort, ni la haine, ni l’ambition. Mais, pour que cette protection perdure, les Dieux interdisaient une seule chose : nul ne devait monter au sommet des montagnes où brûlait le Feu Sacré. C’était sans compter sur le Diable, esprit malin qui, condamné à vivre dans l’obscurité, ne supportait pas de voir des humains vivre heureux dans la lumière de la vallée. Il parvint, par d’insidieuses provocations à douter de leur courage, et les mit au défi d’aller chercher le Feu Sacré au sommet des montagnes. Alors transgressant l’interdiction des Apus, les hommes commencèrent à grimper vers les lieux interdits. Ils furent surpris par leurs protecteurs qui furieux d’avoir été désobéis, décidèrent de les exterminer en envoyant des milliers de pumas, sortis des cavernes, qui se mirent à les dévorer sans que le Diable, insensible à leurs suppliques, accepte de les aider. Voyant cela, Inti, le Dieu du Soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu’en 40 jours et 40 nuits, elles inondèrent la vallée. Seuls un homme et une femme parvinrent à se sauver sur une barque en jonc. Quand le soleil brilla à nouveau, l’homme et la femme n’en croyaient pas leurs yeux : sous un ciel bleu et pur, ils étaient au milieu d’un lac immense. Au milieu des eaux flottaient les pumas qui s’étaient noyés et s’étaient transformés en statues de pierres. Ils appelèrent alors ce lac le lac TITICACA, le lac des « pumas de pierre » Légendes : « L’origine du Peuple Inca » _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Mar 18 Mar - 23:10 | |
| Le Seigneur de Capluc, en Lozère, était un brigand en guerre contre son suzerain, le Seigneur de Mestruejols. Celui-ci investit le fort dans lequel s’était réfugié le brigand. Le siège durait depuis de longs mois. Alors que les vivres s’épuisaient, le Seigneur de Capluc usa d’un habile stratagème : il donna à son beau cheval blanc toute l’avoine qui restait dans les réserves et une fois la bête repue, il la précipita du haut de la falaise. A la vue d’un cheval si bien nourri, et pensant qu’il es était de même pour les assiégés, les hommes de Mestruejols perdirent courage et levèrent le siège. Légendes de la Lozère _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Jeu 20 Mar - 23:35 | |
| Légende du Chocolat
Des arbres imposants qui pouvaient atteindre 14 mètres de hauteur. Des arbres si fragiles, que seul un faible pourcentage de ses innombrables fleurs deviendra « cabosse », une gousse contenant à peine une cinquantaine de fèves à même d’être récoltées..... Des arbres nés au Mexique où ils étaient considérés comme précieux et recherchés par les deux peuples qui les vénéraient et les considéraient comme une légende. Les Mayas situaient leur naissance dans les jardins de Tula, le paradis précolombien. Leurs fèves, grillées et réduites en pâte donnaient une boisson divine… Pour les Aztèques, le « xocoalt » est, par ses origines une boisson des dieux. Le cacaoyer serait un cadeau du « Serpent à Plumes » pour récompenser le courage d’une jeune princesse aztèque : elle aurait préféré la mort plutôt que de trahir son époux parti à la guerre. Elle avait refusé de livrer la cachette de son trésor aux voleurs. Du sang versé par l’infortunée princesse, le dieu fît naître un cacaoyer. Un arbre dit la légende, dont les fruits cachent un trésor de graines : amères comme la souffrance, fortes comme la vertu et rouges comme le sang. La boisson divine servait d’offrande aux grands dignitaires, à l’empereur, aux prêtres et aux dieux aztèques. Arbre du Paradis, tout ce qui lui était lié ne pouvait être que précieux, c’est pourquoi la fève seule fut utilisée comme monnaie d’échange. Avec « l’or brun » une belle esclave valait cent fèves alors qu’un lapin n’en valait que dix.
Christophe Colomb qui décidément a eu tout faux dans sa conquête des Indes, n’avait pas non plus, l’esprit mercantile S'il mentionnera le cacao lors de son expédition de 1502, il n’en mesurera pas la valeur commerciale que pouvait en tirer la patrie des Rois Catholiques.
Remercions donc le « Serpent à Plumes » lorsque nos bambins vont s’extasier devant les œufs de Pâques en "xocoalt" que nous allons leur offrir. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Mar 25 Mar - 23:22 | |
| Légende du Nouvel An chinois
Le Nouvel An Chinois, qui est un nouvel an lunaire, se fête chaque année entre janvier et février. A cette occasion, la tradition veut que la porte d’entrée de chaque demeure soit auréolée de rouge et qu’il y soit calligraphié les meilleurs vœux de Nouvel An. Au petit matin de la fête petits et grands font exploser des centaines de pétards tout en tapant sur des tambours afin de faire fuir les mauvais esprits et de faire revivre une ancienne légende. Un légende qui nous raconte : Au temps où les dragons vivaient sur Terre et dans les mers et océans, on ne fêtait pas encore le nouvel an lunaire. Puis vint le jour où un pêcheur tua un dragon des mers ! Une faute impardonnable ! Le fantôme du dragon jura que chaque année à l’aube du nouvel an, il hanterait le village, sa hideuse tête à la crinière recouverte d’écailles, la langue pendante tout en hurlant horriblement : « Je veux manger, apportez-moi un de vos fils qui vient de naître pour que je le mange ! Vite, vite ou bien je viendrais détruire vos récoltes, vos granges et votre village maudit ! » Le fantôme-dragon souffla alors très fort une haleine nauséabonde et bouillante sur le village en guise de d’avertissement. Apeurés, les villageois, suivant les conseils de l’un de leurs sages, acceptèrent à contre-cœur, de sacrifier un petit enfant à peine né pour sauver leur vie. Seulement, d’année en année, le fantôme-dragon, à la même époque réclamait dû, et chaque année, une famille différente sacrifiait son fils nouveau-né pour que le village ne soit pas détruit. Puis, un jour, arriva le tour de la famille Wang. La jeune mère venait de perdre son époux, perdu en mer un jour de tempête. Il ne lui restait qu’un petit garçon de cinq ans, qu’elle se refusait à sacrifier. Elle consulta la guérisseuse, le sorcier du village, les prêtres, ses voisins ses amis, personne n’avait de solution ; le cas était désespéré ! A bout de forces, elle se réfugie dans le temple et s’allonge sur la terre battue face à l’autel des ancêtres de sa famille. Tout à coup, miracle : elle savait ce qu’il fallait faire ! De son sang, après s’être tailladé la main, elle imbibe un morceau d’étoffe qu’elle accroche tout autour de sa porte. Elle est si pauvre qu’elle ne peut pas acheter des pétards, alors elle coupe une dizaine de grands morceaux de bambou qu’elle dispose pyramide sur le devant de sa cour. Et elle attendit que le jour se lève ; un long cri…il était vers le bas du village. Elle allume avec sa torche le feu qui devait embraser les bambous. Le fantôme-dragon stoppe et regarde le linge ensanglanté hurlant si violemment que les murs tremblent ! C’est alors que les bambous en s’enflamment pètent à grand bruit : terrifié à la vue du sang et du feu qui éclate, il s’enfuit en courant à travers le village ! On ne le reverra plus jamais ! Depuis cet événement , célèbre dans toute l’Asie, au Nouvel An, dans chaque village même le plus petit, on entoure grâce à des papiers rouges les portes et on fait éclater des pétards………
Légendes de Chine
.............. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Amadak pilier

Inscrit le : 08 Déc 2007 Messages : 202
 | Sujet: Aristarque au fil des légends Mer 26 Mar - 23:48 | |
| Cher ami: Je suis émerveillée de ta connaissance des légendes. Mais qu 'est ce que tu laisses pour nous pauvres ignorants?´Oú allons nous trouver des légendes si belles? Aristarque Je t' admire. Amadak |
|  | | Amadak pilier

Inscrit le : 08 Déc 2007 Messages : 202
 | Sujet: aristarque légendes Ven 28 Mar - 15:22 | |
| incroyable aristarque: je lis et relis tes légendes,c'est un monde plein d'imagination ,qui vient, je crois ,de la tradition orale mais n'oublie pas "citations et proverbes" c'est très bon aussi et tu es le moteur qui fait marcher la machine merci Amadak |
|  | | la-petite-normande pilier

Age : 31 Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 402 Localisation : dois-je le préciser ? ;o)
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Ven 28 Mar - 16:23 | |
| oui, c'est un très beau fil _________________ Chacun reçoit le récit à la hauteur où son âme respire. Jacqueline Kelen ******** Les livres veulent seulement être LIBRES ! Voyez ce que je veux dire : http://www.bookcrossing.com |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Ven 28 Mar - 23:20 | |
| | Alain a écrit: | | Quelle différence y a-t-il entre une légende et un conte ? En quoi se recoupent-ils ? En quoi divergent-ils ? |
Tâche délicate que de répondre à cette question! Utopie a déjà trouvé une explication satisfaisante...... Après quelques recherches, je ne puis que développer sa pensée sur une ligne similaire: En littérature, une légende est un récit fictif le plus souvent d'origine orale faisant appel au merveilleux. Un légende, à la différence d'un conte, est liée à un élément précis et se focalise moins sur le récit lui-même que sur l'intégration de cet élément dans le monde quotidien. Contrairement au conte qui se situe dans un temps et un lieu convenu et imaginaire, la légende se situe dans un temps précis et réel, habituellement. C'est une évolution populaire du mythe dans sa fonction fondatrice d'une culture commune. C'est le cas de la légende de la bête du Gévaudan, de la sardine qui boucha le port de Marseille etc...etc... OUF....... _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1178 Localisation : Septimanie
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Lun 31 Mar - 22:32 | |
| Por Amadak:
La légende de la Llorona ( la pleureuse en espagnol ) est une des légendes les plus célèbres au Mexique et même dans les autres pays d’Amérique latine, colonisés par les espagnols. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un esprit féminin que l’on entend gémir la nuit. La légende originelle qui date , dit-on du XIVème siècle, raconte l’histoire d’une femme de la bonne société, qui avait quatre enfants à sa charge lorsque que le père qui les entretenait, périt de mort violente, la laissant seule, sans ressources pour subvenir à leurs besoins. Vint le moment où, incapable de travailler, sans plus de ressources après avoir vendu les meubles et les biens de la famille, dans l’impossibilité de les nourrir, elle décida de les emmener, après leur avoir fait boire une boisson soporifique, en carrosse, vers la rivière toute proche. Là, dans un geste désespéré elle les jeta dans le courant et les laissa se noyer. Elle s’enfuit. Après avoir erré dans un état second, elle prit peu à peu conscience de son geste atroce…..Plus tard, on retrouvera les cadavres des quatre malheureux bambins et de leur mère flottant dans la rivière. Depuis ce jour, on raconte qu’à minuit, vêtue d’un habit aussi noir que la nuit, elle sort de son tombeau et qu’elle traverse la ville en carrosse tout en gémissant et criant : « Aaaay mis hijos ! Donde estaran mis hijos ! » tout en cherchant ses fils. Pendant longtemps, son spectre hantera la ville, et nul n’osait sortir de chez lui passé minuit. Que dolor! _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Mandosiane habitué(e)

Inscrit le : 29 Mar 2008 Messages : 20
 | Sujet: Re: Au Fil des LEGENDES Mar 1 Avr - 17:13 | |
| légende vient du latin "legenda" : qui doit être lu. Une légende est un récit traditionnel, où la réalité est embellie, voire transformée. Une légende contient des éléments merveilleux, mais elle est souvent aussi basée sur une réalité historique, sur laquelle elle prend appui. Elle est souvent récit fondateur, en cela proche du mythe, un des piliers d'une culture. Elle explique des choses.
Un conte : du latin "computare" : calculer. Un conte est un récit imaginaire, souvent assez bref, où le lecteur (ou l'auditeur) est plongé dans un monde déroutant, règne du merveilleux ou du fantastique. On trouve aussi des contes qui expliquent des choses, qui racontent l'origine, ce sont les contes etiologiques (avec un h ?), mais toujours purement imaginaires. Allez, si ça vous dit, je vous en raconterez !
Enfin, le mythe, du grec "muthos", récit. le mythe est un récit imaginaire, souvent populaire, mettant en scène des personnages fabuleux, surhumains, demi-dieux ou dieux tout court, auxquels sont confrontés des héros humains. Le mythe a une fonction symbolique et explicative, permettant à l'humanité, ou tout au moins aux membres d'une même culture, de se retrouver, de se comprendre.
Euh... pas trop rébarbatif ou inutile, tout ça ?  |
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