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 Au Fil des LEGENDESVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Mandosiane
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Mar 1 Avr - 17:15

Oups !
Désolée pour Aristarque, je me suis jetée sur la réponse en me disant "chouette, une question à laquelle je peux répondre !", et je n'ai pas vu ta réponse, pourtant si proche de la mienne !
Embarassed
Tu ne m'en veux pas, dis ? j'suis juste une petite fée impatiente... Embarassed
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Aristarque
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Jeu 3 Avr - 23:07

Ne t'excuse pas Mandosiane, ta réponse est très pertinente et complète heureusement la réflexion par tes définitions du mythe, que je n'avais pas abordé.
C'est normal que sur notre forum, chacun puisse apporter "son grain-de-sel" pour que tous les goûts puissent y trouver du plaisir.
Et c'est avec plaisir que je te dis: Bienvenue parmi -nous! Happy
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Amadak
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Inscrit le : 08 Déc 2007
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MessageSujet: aristarque de amadak   Ven 4 Avr - 1:34

merci ,cher ami, sur la légende des "lloronas" mais tu sais que dans certains pays d'Amérique du Sud, on loue des lloronas pour les enterrements pour que ce soit plus émouvant? on écoute pleurer et tout le monde accompagne
Merci aristarque ,je vais chercher quelque chose aussi
Amadak
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Amadak
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MessageSujet: au fil des légendes pour aritarque et gds   Ven 4 Avr - 17:06

voici une petite légende hàtivement bàclée
La légende du talon d'Achylle
Le roi Peleo et la déesse Tètis, amoureux se marièrent.Lorsde la fète des noces,la déesse Eris lança la pomme de discorde.Quand Achylle leur fils naquit,sa mère l'introduisit dans des eaux onctueuses qui avaient le pouvoir de proteger ceux qui y etaient sugmergés. Mais Tètis soutenait son fils par le talon, donc cette partie de son corps restàt sans protection, c'était sa partie vulnérable .Achylle héros de la guerre de Troye, était invincible jusqu'à ce que Pàris connùt son secret et le tua en lui clouant une flèche dans le talon.
je crois que nous avons tous un còté faible notre talon d'Achylle

Amadak
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Aristarque
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Dim 6 Avr - 23:13

L’Empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage était appelée la Tisserande. Assise chaque jour devant son métier, elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes.
Un jour, la princesse qui s’ennuyait au Ciel, descendit se promener sur Terre. Là, elle rencontra un jeune vacher : Le Bouvier. Ils furent immédiatement amoureux l’un de l’autre .
Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel, la Tisserande décida donc de rester sur Terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent un beau couple, heureux et inséparable et eurent beaucoup d’enfants.
L’Empereur céleste se sentant outragé de ce qu’il ressentait comme une offense envoya un génie sur Terre avec ordre de ramener la fugitive. Séparée de son amant et de ses enfants, la Tisserande, princesse du Ciel, se mit à pleurer de douleur. Le Bouvier, désemparé, partit à sa recherche. C’est alors que la femme de l’Empereur fit naître une large rivière qui stoppa l’avancée du Bouvier.
Très affligé, ce dernier ne voulut plus quitter le bord de la rivière…..Et sur la lointaine rive opposée, la Tisserande ne cessait de verser des larmes en pensant à son époux et à ses enfants qu’il lui était interdit de rejoindre.
Devant tant d’affliction, l’Empereur du Ciel fit une concession : il permit à sa fille, une fois l’an, de retrouver les siens....
Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois lunaire, au dessus de la Voie Lactée, les amants stellaires renouvellent leur serment d’amour.
Légende Japonaise.

P.S. : Chaque année, d’après le calendrier japonais, la fête des étoiles Tanabata, a lieu généralement autour du 07 août.
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Mandosiane
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Inscrit le : 29 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Lun 7 Avr - 9:16

C'est une très belle légende, Aristarque... Je te remercie de faire commencer ma journée avec autant de poésie...
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Amadak
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MessageSujet: pourAristarque de Amadak légendes   Jeu 10 Avr - 0:38

bonsoir,cher ami:je m'excuse d'avoir fait des gaffes sur la légende d'Achille.D'abord ce n'est pas une légende, c'est un mythe.Après j'ai mis Achille avec un "y" et Troie aussi avec "y". pourtant j'ai le livre sur la guerre de Troie et pas regardé( une honte) tu ne l'as pas effacé parceque sachant que je suis étrangère tu as été clément avec moi. Je te remercie ce beau geste!!
mais au moins j'ai dit une vérité:"Nous avons tous un talon d'Achille"
merci, à bientòt
Amadak
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Aristarque
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Jeu 10 Avr - 22:18

Ne t'excuse pas, chère Amadak des "erreurs" sur ton fil sur Achille, elles n'ont aucune incidence sur la présentation de la guerre de Troie qui, si elle est un mythe n'en est pas moins immortelle.
Je n'avais pas à les relever! Happy
Achille était, dit-on, roi des Myrmidons, un peuple qui aux temps mythologiques descendait des fourmis.
Les mêmes fourmis qui d'après une légende africaine, aurait eu maille à partie avec des termites:

FOURMIS ET TERMITES

Ou l’origine de la grande bataille entre fourmis noires et termites rouges

Las de vivre seul, Téré décida un jour d’aller chercher une compagne. Il se rendit au pays de Bakuya le Cynocéphale où il rencontra une épouse de son goût. Ses beaux-parents lui posèrent comme condition unique au mariage de leur bâtir une case. Téré coupa de la paille qu’il fit sécher au soleil. Trois jours après, quand il voulut la ramasser, il fut mordu à la main droite par un gros termite rouge. Son sang gicla, abîma les ailes d’un papillon qui s’envolait. Les oiseaux en voyant cette tâche de sang sur les ailes du papillon crièrent. Leurs cris alertèrent le singe blanc qui, affolé, se mit à courir et fit tomber dans sa fuite un gros fruit sauvage. Ce fruit sauvage tomba sur le dos d’un éléphant qui en se sauvant piétina une tortue. La tortue à son tour fit jaillir du feu qui incendia la brousse, domaine des fourmis noires. Celles-ci se rendirent chez la tortue pour lui demander pourquoi elle avait mis le feu à leur brousse. La tortue accusa l’éléphant qui à son tour incrimina le singe blanc. Le singe blanc parla d’un gros fruit sauvage qu’il avait bousculé dans sa fuite devant les cris réitérés de certains oiseaux affolés. Les oiseaux affirmèrent qu’un papillon aux ailes rouges de sang les avait effrayés. Le papillon nomma Téré qui lui avait abîmé les ailes par son sang. Téré évoqua la morsure d’un termite rouge lorsqu'il ramassait de la paille sèche. Les fourmis noires se portèrent alors chez les termites rouges, leur livrèrent bataille, en exterminèrent un bon nombre et transportèrent les cadavres dans leur demeure. Elles jurèrent de combattre désormais les termites rouges à chaque rencontre afin de se venger de leur crime.
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Amadak
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MessageSujet: pour aristaque légendes   Ven 11 Avr - 23:04

incroyable Aristarque: tu as le don de nous amuser et en mème temps de nous surprendre chaque fois avec une nouvelle histoire celle des fourmis m'a fait plaisir et m'a fait rire.ce n'est pas peu de choses
Merci
Amadak
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Aristarque
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Mar 15 Avr - 22:46

Parce que il était très pieux et qu’il voulait devenir le favori des Dieux, Yapplan abandonna sa famille et tous ses biens pour se retirer dans le désert. Il s’installa sur un rocher très élevé que l’on appelait Tehuethuet pour y mener une vie d’ermite et se livrer aux seules dévotions et prières qui devaient lui apporter la bénédiction des Dieux.
Les Dieux, voulurent éprouver sa vertu et lui envoyèrent le démon Yaotl pour éprouver la valeur de sa vie d’ascète en faisant défiler devant lui les plus belles personnes pour l’aguicher et des cuisiniers qui lui présentaient des plats qui embaumaient l’air ambiant.
Peine perdue, Yapplan restait stoïquement sur son rocher.
La déesse des amours impures Tlazolteolt, d’une grande beauté, alla elle aussi le visiter pour le féliciter de sa vertu et s’offrir à lui pour « le réconforter des souffrances qu’il endurait depuis si longtemps…. »
L’ermite descendit de son rocher et devant tant de beauté, ne résista plus à l’offrande de plaisirs divins.
Yaolt, le démon, n’attendait que cet instant d’abandon. Accouru en toute hâte, il coupa illico la tête de Yapplan malgré ses prières et supplications. De plus, il le changea en scorpion qui, de honte se cacha sous la pierre qui l’avait vu ermite.
Puis, Yaolt, alla chercher la femme de Yapplan, l’amena près de la pierre, lui raconta toute l’histoire, et lui coupa sauvagement la tête. Les Dieux qui n’avaient pas commandé cet odieux forfait, la transformèrent en une autre espèce de scorpion couleur de feu. Ella alla rejoindre son mari et ils eurent beaucoup de petits scorpions de différentes couleurs.
Pour finir, les Dieux , pour punir Yaolt, le transformèrent en sauterelle. Et c’est depuis, que pour assouvir une tenace vengeance, les scorpions pourchassent les sauterelles pour les dévorer.
Avec l’aide de : Mythologiqua


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Aristarque
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Mar 22 Avr - 23:02

La naissance du cocotier

Dans un district des Iles Polynésiennes, vivait il y a bien longtemps, une jeune fille nommée Hina dont la beauté faisait l’orgueil de ses parents. Yeux noirs, corps aux lignes harmonieuses, souplesse de la taille et surtout de longs cheveux de soie brillants à la lumière en faisaient la plus belle fille des îles. Lorsqu’elle eut seize ans, son père se mit en tête de lui trouver un mari.
Mais, quand il lui présenta comme époux le Prince des Anguilles, une immense anguille au corps gigantesque et à la tête énorme, Hina, épouvantée, s’enfuit dans la montagne. Elle se réfugia dans une grotte. Qui était la maison du dieu Hiro. Lorsque celui-ci revint, il fut ébloui par une lumière éclatante qui auréolait l’entré de la grotte. C’étaient les cheveux de Hina qu’un rayon de soleil avait illuminés. Hina raconta son aventure ; Hiro accepta de la cacher ; mais l’anguille attirée elle aussi par l’éclat de la chevelure de sa promise arriva pour la réclamer.
Le Dieu Hiro prit alors un long cheveu d’Hina, y attacha un hameçon de nacre et pêcha la monstrueuse bête. Quand elle fut tirée sur le rivage il la coupa en trois morceaux. La tête vint tomber aux pieds de la jeune fille et lui dit : --Tous vous me détestez et toi la première Hina, mais un jour, pour me remercier, vous m’embrasserez sur la bouche. Je meurs, mais ma prédiction est éternelle !… »
Alors, le dieu Hiro, enveloppa la tête du monstre, remit le paquet à Hina, lui offrit plusieurs suivantes pour l’escorter et l’autorisa à revenir chez elle. Avec défense de poser le macabre paquet sur le sol car alors la malédiction de l’anguille se réaliserait.
Sur le chemin du retour, il faisait chaud, une rivière s’offrait, l’eau était fraîche et claire. Pour s’y baigner, Hina, oubliant le conseil du dieu, posa le paquet par terre. Aussitôt avec un bruit sourd, la terre s’ouvrit et engloutit la tête de l’anguille morte.
Et surgissant de la faille qui se refermait déjà, un arbre surgit et se mit à grandir, grandir, démesurément. C’était un arbre étrange, tout en tronc, avec une touffe de feuilles au sommet. On aurait dit une immense anguille, la tête vers le soleil. Le premier cocotier venait de naître.
Hina, qui avait désobéi, fut condamnée par les dieux à vivre près de la rivière et l’arbre fut tabou. Défense à quiconque de s’en approcher et d’en manger les fruits.
Le temps passa ; Hina se maria et eut deux filles qui furent transformées en nuages et transportées au-dessus de la mer, punies par les dieux pour avoir voulu goûter aux fruits de l’arbre tabou.
Le temps passa encore et une grande sècheresse vint bientôt détruire toute nourriture et toute eau douce. Seul le cocotier résista au soleil et, malgré la défense des dieux, les hommes recueillirent ses fruits, qui contenaient une eau douce et claire, légèrement sucrée. Ils virent que chaque fruit, de la taille d’un gros melon, était marqué de trois taches sombres disposées comme les yeux et une bouche…et pour boire cette eau, il leur fallut coller leurs lèvres contre ce dessin de bois.
Hina fit comme les autres.
Et ainsi la prophétie de l’anguille «…un jour pour me remercier vous m’embrasserez sur la bouche… » se réalisa.
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Lun 5 Mai - 22:20

Légendes de l'Alhambra

Il régnait autrefois à Granada un roi maure qui n’avait qu’un fils, A sa naissance les astrologues prédirent qu’il serait parfait. On le nomma donc Ahmed al Kamel (le Parfait)
Mais, ils prédirent aussi qu’il serait d’un tempérament amoureux et qu’il risquerait sa vie pour sa tendre passion.
C’est pourquoi le roi, son père, décida d’élever le prince dans un lieu solitaire, loin de l’Alhambra, où il ne verrait jamais visage de femme. Un sage maître philosophe Eben Bonabbben expert en toutes connaissances veillerait sur son éducation. A condition que l’élève reste ignorant des choses de l’amour ! Sous peine de mort de l’instructeur !
Vingt ans plus tard, vinrent des signes de prédisposition amoureuse : moments de langueur, rêveries, attachement aux animaux de compagnie et aux fleurs….Prudent, son mentor, qui avait appris le langage des oiseaux d’un rabbin qui le tenait de Salomon le Sage, transmit son savoir à son élève. Lequel, ravi, mit toute son ardeur à s’instruire dans cette discipline peu ordinaire. Mais toujours prisonnier dans sa haute tour, il ne pouvait communiquer qu’avec des oiseaux de haut vol : faucon fier de ses exploits sanglants, hibou féru d’archéologie, hirondelle langue agile, toujours prête à s’envoler.
Puis, un matin, une jolie colombe pourchassée par un faucon vint d’abattre aux pieds du Prince. Qui s’empressa de la rassurer, et de la choyer lui offrant graines et eau fraîche.
L’oiselle refusant toute nourriture, dépérissait et gémissait…Avouant à son sauveur, qu’elle se languissait de son amoureux à ce moment de l’année qui est la saison des amours.
Enfin, pour Ahmed le moment était venu de découvrir ce que cachait ce mot. A sa question, la colombe précisa :
« Pour un, c’est le tourment ; pour deux, le bonheur ; pour trois, la discorde. C’est un charme qui attire deux êtres l’un vers l’autre et les unit par les plus délicieuses correspondances, heureux quand ils sont ensemble ; misérables, lorsqu’ils ne le sont plus… »
Le prince délivra la colombe pour qu’elle se réjouisse avec le compagnon de son cœur.
Le temps passa et la colombe revint. Elle raconta au prince qu’elle avait découvert une belle jeune princesse dans tout l’éclat de son âge. Il n’en fallait pas plus pour que Ahmed, avec toute la réserve d’amour qu’il avait en lui, ne conçut une passion sans bornes pour cette inconnue. Il lui écrivit une lettre, y ajoutant des poèmes touchants qu’il adressa à «la beauté inconnue de la part d’un prince captif » et chargea la colombe de la lui apporter.
Jour après jour il attendit le retour de la messagère ; jusqu’à ce qu’un soir, elle pénètre dans sa chambre et s’abatte morte à ses pieds, une flèche lui ayant percé la poitrine. Elle avait tout de même eu la force de livrer un collier de perles auquel était attaché un médaillon d’émail qui représentait une délicieuse princesse dans la fleur de l’âge.
Le prince prit alors la décision de s’enfuir du palais et de partir à la recherche de celle qui avait conquis son cœur.
Avec l’aide du hiboux qui servirait de guide, d’un perroquet prétentieux qui se faisait fort d’être un excellent entremetteur, d’un corbeau savant, ils visitèrent Cordoue, Séville, et enfin arrivèrent à Tolède où Aldegande, l’élue de son cœur devait être mariée au vainqueur d’un tournoi.
Ahmed trouva une cuirasse et une lance enchantées avec lesquelles il défit ses adversaires !
Mais il dût encore se servir, par ruse, du tapis de soie de Salomon le Sage, apporté à Tolède par des juifs qui s’y étaient réfugiés après la chute de Jérusalem pour s’envoler avec la princesse et la ramener, consentante dans son royaume de Granada.
Ils se marièrent, chacun gardant sa religion. Lorsque Ahmed succéda à son père à la tête du royaume, il nomma le hibou premier ministre et le perroquet maître de cérémonie.
Ainsi, le royaume fut sagement administré et la cour soumise à un protocole plus strict !

source: Contes de l'Allhambra de Washinton Irwing (1832)

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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Mer 14 Mai - 22:30

Au dessus de la Tour Sans Venin, des rochers verticaux semblable à des statuts se détachent de la montagne. Tous les Grenoblois connaissent ces 3 rochers mythiques trônant fièrement sur les crêtes du Vercors.
Mais, pourquoi les appelle-t-on « Les Trois pucelles ? »
.
" Il était une fois, il y a bien longtemps, 3 jeunes filles très belles et surtout très coquettes. Dans ce petit hameau du Vercors, leurs manières surprenaient les habitants qui avaient beaucoup de mal à survivre sur cette terre aride, et froide en hiver.
Pendant que tout le monde s’affairait aux champs, nos 3 damoiselles se promenaient dans les prés. Et dans une grande insouciance, elles se promenaient sans faire attention aux dangers de ce monde médiéval.
Un après-midi, elles partirent loin du village. Des mécréants comme seul le moyen âge en a créé, virent ces jouvencelles sans gardien proies paraissant faciles cueillir.
Vous avez compris qu'un mauvais coup se préparait.
Tout en dévalant la pente, ces malandrins criaient des obscénités que je ne peux vous traduire. Alertées, les filles poussèrent des cris : --Au secours hurla l’une d’elles….Fuyons dit l’autre prenant ses jambes à son cou….Ah ! si j’avais su dit la troisième !.

Nos 3 pucelles comprirent leur erreur, et coururent vers le village si lointain . Mais les talons, la longue robe, les dessous en dentelle ne permettent pas une fuite rapide . Et le danger se rapprochait.
Se sentant perdues, elles invoquèrent le Saint de la paroisse. Saint Nizier, toujours très vigilant envers ses protégées, avait vu la scène et se décida d'aider les « trop coquettes pucelles ». Il voulut ainsi faire un exemple pour que toutes les damoiselles (de cette époque bien sur) comprennent que l'insouciance ne peut pas être sauvée sans conséquence. .

Et plutôt que de punir directement les malandrins, qui n'étaient que des pauvres hommes, il décida de transformer ces 3 jeunes filles en rochers !
Et depuis, dans leur habit éternel, elles regardent le monde jusqu'à ce qu'un jour ? .......
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Ven 23 Mai - 23:10

Le cimetière des Eléphants

Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou. Il avait pour roi le puissant et sage Khoro. Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé : " Hélas, puissant Khoro ! c’est terrible ! Une foule d’êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possèdent de drôles d’objets qui tuent. Ils s’étendent partout et dévastent tout sur leur passage. " Khoro sourit : " Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas très forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l’épaisse peau des éléphants. " Cependant, peu de temps après, Khoro cessa de sourire. Les hommes noirs n’étaient ni très grands, ni très forts, mais ils étaient nombreux. Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l’épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l’oeil. Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs. En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays. Les éléphants se trouvèrent aux abois. Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.
C’est alors que le puissant Roi des Éléphants rassembla ses sujets et leur dit : " Cette terre n’est plus bénie des dieux. La famine et les hommes noirs nous font souffrir. Nous devons partir d’ici. Nous irons vers le soleil couchant. Notre route sera droite, comme l’était jusqu’à présent notre vie. Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs. Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes. Nous atteindrons notre but. Il n’en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre. Aussi, nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies. Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants. " Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il dit. Le passage des éléphants ressembla à celui d’une tornade : les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits. Beaucoup d’hommes périrent. La force des éléphants était effrayante. Cela s’est passé, il y a longtemps, très longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits et pour que les vieux puissent y mourir.
Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d’éléphants dans la forêt car ceux-ci vont mourir sur les bords de la rivière Sankourou. Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l’endroit exact.

......
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MessageSujet: Re: Au Fil des LEGENDES   Ven 13 Juin - 23:32

LA LÉGENDE DU POISSON

Dans les temps très anciens, Raiatea et Tahaa ne formaient qu'une seule grande île appelée Ha-va-i-'i-nui (Grand-espace-invoqué-qui-remplit).
Un jour, les prêtres entreprirent la construction d'un nouveau marae. Pour que rien ne trouble l'atmosphère sacrée, aucun coq ne devait chanter, aucun chien ne devait aboyer, personne ne devait se déplacer. Pendant cette période, une belle jeune fille nommée Terehe enfreignit les ordres et alla se baigner dans la rivière. Les dieux irrités firent sortir d'un trou une grande anguille, qui avala d'un seul coup Terehe. L'anguille, possédée par l'esprit de la jeune fille, devint enragée. Elle bondissait de tous côtés et arrachait des arbres et des rochers. Elle dévora ainsi le milieu de l'île, ce qui format un détroit qui sépara grand Havai'i en deux îles distinctes : Raiatea et Tahaa. L'anguille grandit de plus en plus et devint un énorme poisson.
Les dieux le confièrent à Tu-rahu-nui (Grand-sorcier) qui le mît sur sa tête et le dirigea vers l'est. Le poisson prit venant le nom de Tahiti-nui. Il était splendide alors qu'ils s'en allaient vers le large. Orohena, la plus haute montagne était, comme son nom l'indique, la première nageoire dorsale. Tahiti-iti et Moorea étaient la deuxième nageoire dorsale, mais tomba à l'eau et suivit dans le sillage de Tahiti. Le poisson s'arrêta enfin, mais il était nécessaire de l'empêcher de bouger pour qu'il demeure éternellement à la même place. Des guerriers arrivèrent en pirogue pour couper les tendons du poisson. Ils essayèrent, tour à tour, mais en vain. Le célèbre Ta-fa'i se rendit à Tubuai pour chercher une hache très grande et très lourde qui avait beaucoup de pouvoir. Il invoqua Tino-rua, seigneur de l'océan, et la hache devint légère dans ses mains. Tafa'i se mît à couper le poisson Tahiti et cessa lorsque tous les tendons furent tranchés.
La grande chaîne de montagnes, qui dominait Tahiti, fut ainsi coupée en deux parties. L'endroit où Tafa'i frappa, forma un isthme appelé maintenant Taravao.
C'est ainsi que le territoire du grand Tahiti devint stable.
Légendes de tous les pays.
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