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 De BRIC et de BROC....Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Aristarque
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Lun 5 Nov - 23:39

Gustave Courbet (1819-1877), peintre réaliste s’il en fut, est ces jours-ci à l’honneur avec une exposition itinérante de ses œuvres.
En vedette, le tableau: « L’origine du monde ». Une œuvre « anatomique » d’un réalisme parfait ! A un poil près !

Eliette Abecassis, romancière, s’en est-elle inspirée lorsque elle écrivit dans son livre « L’or et la Cendre » le passage suivant ? :

<< L’origine du monde, c’est cette matrice chaotique et sale ; tous les hommes naissent comme des larves dans l’eau, comme des crapauds au milieu des étangs glauques. Il faut croire que le monde est né de la même contraction, par le miracle né de la « natura- naturans », auto-clonage du bâtard de Dieu. L’origine du monde c’est cet inceste infâme, car l’homme naît dans le vagin de sa mère, tête et pieds mélangés à l’intérieur d’elle.>>
J’en doute !………
PS :J’ai hésité à illustrer ce texte avec la reproduction du tableau. De peur de me faire taper sur les doigts evil
Il est en de multiples exemplaires sur « Google-Courbet-Images »
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Mar 6 Nov - 0:40

Aristarque a écrit:

PS :J’ai hésité à illustrer ce texte avec la reproduction du tableau. De peur de me faire taper sur les doigts evil
Il est en de multiples exemplaires sur « Google-Courbet-Images »


hé hé ... il y est déjà par ici ! et même par là mais en plus énigmatique Razz par Sophie Matisse ...


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Aristarque
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Sam 10 Nov - 23:49

"A ce moment la porte s'ouvrit, et sur le seuil, précédés par le majordome, quatre valets en livrée apparurent apportant, sur une espèce de brancard recouvert d'un magnifique brocard rouge aux armes des ducs de Tolède, un énorme poisson couché au milieu d'un immense plateau d'argent.
Un "oh !" de joie et d'admiration parcourut la table, et en s'écriant :" Voici la Sirène!", le général Cork se tourna vers ses invités. Le majordome, aidé des valets, déposa le plateau au milieu de la table et recula de quelques pas.
Tous regardèrent le poisson, et pâlirent. Un murmure d'horreur s'échappa des lèvres des convives, et le général Cork blêmit.
Une petite fille, quelque chose qui ressemblait à une petite fille, était étendue sur le dos au milieu du plateau, sur un lit de vertes feuilles de laitue, dans une grande guirlande de branches de corail. Elle avait les yeux ouverts, les lèvres demi-closes...Elle était nue : mais sa peau brune, luisante, modelait exactement comme une robe ses formes encore hésitantes et déjà harmonieuses, la ligne douce de ses hanches, la légère éminence de son ventre, ses petits seins virginaux, ses épaules larges et pleines.
Elle ne devait pas avoir plus de huit ou dix ans, bien qu'à première vue, tant elle était précoce et ses formes déjà féminines, elle parût en avoir quinze. Déchrée çà et là, ou élimée par la cuisson, surtout sur les épaules et sur les hanches, la peau laissait entrevoir à travers les cassures et les fêlures de la chair tendre, tantôt argentée et tantôt dorée, si bien qu'elle semblait vêtue de violet et de jaune....
Son visage ( que l'eau bouillante avait fait éclater comme un fruit trop mûr hors de son écorce) était semblable à un masque brillant de porcelaine ancienne. Elle avait les lèvres saillantes, le front étroit et haut, les yeux ronds et verts. Ses bras étaient courts, des espèces de nageoires se terminaient en pointe, en forme de mains sans doigts. Un mèche de soies, presque des cheveux, ornait le sommet de sa tête, tombant le long du petit visage tout ramassé et comme recroquevillé, dans une espèce de grimace pareille à un sourire, autour de la bouche. Les hanches, longues et fines, se terminaient, comme le dit Ovide, in piscem, en queue de poisson........"

Le romancier italien Curzio Malaparte, raconte cette horrible scène, dans le septième chapitre de son roman "La Peau", chapitre intitulé "Le dîner du général Cork"
où il critique le comportement des Armées Alliées et des Américains en particulier lors de la libération de la ville de Naples en septembre 1943.
Malaparte était à cette époque-là attaché comme interprète au quartier général des vainqueurs.




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Aristarque
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Ven 16 Nov - 23:23

Paul Deschanel fut président de la République Française en 1920. Il démissionna 7 mois plus tard laissant le souvenir d'un président un peu "dérangé" pour ne pas dire "agité"
On raconte qu'un jour, à minuit, un cheminot s'étonne de voir un undividu en pyjama, pieds nus qui marchait hébété le long de la voie ferrée près de Montargis.
--- Que faites-vous là? s'écrie le cheminot ...
--- Mon ami, vous n'allez pas me croire: je suis le Président de la République!..
C'était en effet le président Paul Deschanel qui en ce jour du 23 mai 1920 était tombé du train qui le ramenait à Paris.
A un journaliste qui lui demandait comment il avait pu le croire, l'ouvrier des chemins de fer déclara:
--- En voyant ses pieds propres, j'ai vu que c'était quelqu'un haut placé!....
rapporté par Jean Diwo.
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Aristarque
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Jeu 6 Déc - 23:08

Pourquoi les gens regardent-ils la télévision alors qu’ils vont voir un film ?
Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire : «Allons regarder un film ce soir » Ou : « Nous allons voir la télévision ce soir ? Curieux l’évolution du langage, non ? A moins que le choix des mots n’ait une valeur qualitative ? Les gens regardent-ils la télévision parce qu’il n’y a rien à voir ?

Ce petit exercice de linguistique est tiré, tenez-vous bien, d’un roman de ED McBAIN intitulé « Pour des Haricots » paru chez J’ai Lu en1985. ( avec l’aide du traducteur bien entendu !)
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Mar 18 Déc - 23:25

Les Chinois vont-ils, eux-aussi, fêter Noël ? Ils le devraient.

Fabricant dans ses usines les jouets et colifichets qui se distribuent en cette nuit-là aux enfants, sages ou pas, à condition qu'ils aient des parents fortunés, le peuple chinois nous cache peut-être que le Père Noël y a délocalisé ses usines!
LA PREUVE:

....................
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Mer 2 Jan - 8:38

plongez pour chasser le stress...

dans une très belle baignoire en bois de mélèze à la cambrure arquée.équipée de deux haut-parleurs subaquatiques. Ill faut s'allonger entièrement

Citation:
La musique diffusée dans l'eau agit sur le corps à la manière d'un massage grâce aux vibrations sonores qu'elle génère. Le corps se détend puis ondule légèrement au rythme des sons qui, dans l'eau, prennent une ampleur insoupçonnée. A la façon d'une image en 3 dimensions, là, c'est une musique en 3D que l'on capte. Seul danger : la difficulté que l'on éprouve à s'extraire de cette baignoire


lemonde.
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Ven 4 Jan - 23:37

Pour ajouter à la détresse de ceux qui ne peuvent plus fumer qu'en se cachant evil

Fumer est-il vraiment dangereux ?

Lors d’une réunion anti-tabac, un conférencier s’en prend violemment à ce vice fort justement banni depuis le début de cette année 2008 de tous les lieux publics .
---Oui, mesdames et messieurs, on commence par voler un œuf et on finit au bagne ! On se laisse aller à une toute petite tentation et on devient un débauché !
---Tenez par exemple : il vous suffira de fumer pour la première fois un tout petit cigare et je vois s’avancer vers vous, toutes les catastrophes.
D’abord la paresse, le laisse-aller et la gourmandise, puis les fausses joies de l’alcool, l’ivresse et la première fille nue, et certainement pour finir, le vice dans toute son horreur, et les affreuses perversions du libertinage avec ces femmes dévergondées qu’on change aussi souvent qu’on change de chemise…..
Alors une voix fluette s’élève au fond de la salle :
---- S’il vous plait, s’il vous plait, où peut-on le trouver ce petit cigare ?
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Sam 5 Jan - 1:05

cheers cheers cheers

Euh tu n'aurais pas un petit cigare ? evil
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Aristarque
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Sam 5 Jan - 23:47

Puis, treize jours après la naissance de l’Enfant-Dieu, viendront les Rois Mages :

***Celui-là qui est grand comme un cyprès et qui a la peau toute jaunâtre s'appelle Melchior.....Celui qui a les dents blanches comme le sommet du Ventoux, les lèvres rouges comme des pastèques et les joues violettes comme des figues, c'est Balthazar...Celui enfin qui a une barbe qui descend jusqu'aux pieds et est obligé de rester courbé pour tenir dans le cabanon, s'appelle Gaspar. Il ressemble à mon grand-père.***
source « Yvan Audouart »

***************************

Jean Lartéguy, dans son roman « Marco Polo », nous raconte leur venue à sa manière à lui, qui est tout à fait particulière :

" C’était de Savah, selon la légende, qu’étaient partis les trois Rois Mages pour rendre hommage au Christ.
En des temps très anciens, vivaient dans cette ville, dans sa voisine Aveh et dans celle de Caxan trois rois astrologues qui, toutes les nuits, étudiaient le ciel. Une nouvelle étoile étant apparue, ils surent qu’un prophète venait de naître au pays des Juifs . Aussi ils emportèrent l’un de l’or, l’autre de l’encens, le troisième de la myrrhe, car disaient-ils : s’il prend l’or, ce sera un roi, l’encens, un dieu, la myrrhe un médecin.
Suivant l’étoile, ils arrivèrent dans le pays de Judée. Le premier roi, le plus jeune s’approcha de l’étable où se tenait Jésus, et il découvrit un garçon de son âge qui lui ressemblait parfaitement ; au second, qui était d’âge mûr apparut un adulte lui ressemblant tout autant. Et il en fut de même du troisième roi qui était un vieillard.
Après s’être consultés, ils entrèrent tous ensemble et ils ne virent plus qu’un enfant de treize jours adoré par des anges…. Et ils lui donnèrent l’or car il était roi, l’encens car il était dieu, la myrrhe car il avait le don de guérir.
En échange, sur un signe de l’enfant-dieu les anges leur remirent une cassette qu’ils ne devaient pas ouvrir avant d’être rentrés chez eux. Quand ils eurent chevauché longtemps, et qu’ils aperçurent les hautes murailles de leurs châteaux, ils pensèrent qu’ils pouvaient passer outre à la défense et cédèrent à leur curiosité.
Dans la cassette, il n’y avait qu’une pierre comme on n’en trouve sur tous les chemins.
Ils se crurent bernés et jetèrent la pierre dans un puits qui se trouvait près de là. Soudain le puits s’embrasa et une haute flamme monta vers le ciel. Ils furent émerveillés par ce miracle mais n’en comprirent pas le sens, qui était évident : « Vous devez être fermes dans votre nouvelle foi comme la pierre qui vous a été donnée. »
Source : « Marco Polo espion de Venise » par Jean Lartéguy
Presses de la Cité 1983

Du temps de mon enfance, à Barcelone, le « dia dels Deys » jour de l’Epiphanie, est pour les enfants de Catalogne, un grand jour : celui où, dans la nuit du 5 au 8 janvier, les enfants reçoivent leurs cadeaux comme l’Enfant-Dieu reçut ceux des Rois-Mages.
A condition, que avant d’aller au lit, ils aient laissé à côté de la fenêtre, une paire de chaussures (pour les cadeaux), un seau d’eau (pour les chameaux) et de la nourriture pour les Rois-Mages.
Et bien entendu ne pas être éveillés au temps de leur passage.

Il y a si longtemps de cela !……..

...................................

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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Mer 16 Jan - 23:52

Romanciers devant la Justice:

En 1857, suivant l’exemple de l’Angleterre qui venait de publier la loi « Obscene Publications » donnant aux autorités des pouvoirs étendus dans le domaine littéraire, la France se lança dans les premiers grands procès littéraires de son histoire.
Gustave Flaubert venait de terminer en cette année 1856 : « Madame Bovary » qui devait paraître en six parties d’octobre à décembre de la même année dans la Revue de Paris.
Après, qu’à la demande des éditeurs et contre son gré, il eût supprimé quelques passages jugés indécents.
Ce qui n’empêcha pas «…les bourgeois bien pensants de monter sur les barricades… » pour reprocher à l’auteur de : « …discréditer la France aux yeux de l’étranger ; Existe-t-il vraiment dans notre pays, des femmes qui trompent leur mari, qui font des dettes, donnent des rendez-vous dans les parcs et se livrent à la débauche dans de sombres chambres d’hôtel ? Cela est-il possible chez nous, dans notre douce France, dans cette province où les âmes sont si pures et les mœurs irréprochables ?… »
L’Eglise se mêlant à l’affaire, le ministère public décida d’intervenir, arguant que : « La description de certaines scènes dépasse toute mesure. Si nous fermons les yeux, Flaubert aura des imitateurs qui iront encore plus loin dans cette voie. »
Le 24 janvier 1857, le procès contre G. Flaubert s’ouvrit devant la 6ème Chambre correctionnelle du Tribunal de la Seine ! L’accusé était défendu par Me Senard. Le procureur lut devant les juges les passages prouvant : « L’offense à la morale publique (qui) est dans les tableaux lascifs que je mettrai sous vos yeux, l’offense à la morale religieuse dans des images voluptueuses mêlées aux choses sacrées.. »
Maître Senard, pour la défense essaya de prouver que : « -Pour Flaubert, l’adultère n’est qu’une suite de tourments, de regrets, de remords ; et puis il arrive à une expiation finale, épouvantable…Le dénouement pour la moralité se trouve à chaque ligne du livre »Finalement « …il n’apparaît pas que son livre ait été, comme certaines œuvres, écrit dans le but unique de donner une satisfaction aux passions sexuelles, à l’esprit de licence et de débauche, ou de ridiculiser des choses qui doivent être entourées du respect de tous….Dans ces circonstances, attendu qu’il n’est pas suffisamment établi que Gustave Flaubert et les éditeurs se soient rendus coupables des délits qui leur sont imputés, le tribunal les acquitte de la prévention portée contre eux et les renvoie sans dépens »
Flaubert dira plus tard que « …ce procès m’a fait une réclame gigantesque (…) mais il m’a laissé une courbature physique et morale qui ne me permet plus de remuer ni pied ni plume.. »
Moralité : « La terre a des limites, mais la bêtise humaine n’a pas de bornes ! »

Source : « Les Grandes affaires criminelles Françaises »
GW. Thomson Metro Editions Internationales 1984
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Mer 23 Jan - 23:18

La cinquantaine grisonne sur leurs tempes. Ils fêtent leurs 25 ans de mariage.
Une fée s’est invitée aux festivités. Pour récompenser ce couple heureux et exemplaire, elle veut leur accorder en guise de cadeau, un vœu à chacun.
L’épouse, interrogée la première souhaite faire un voyage autour du Monde avec son mari adoré:
Abracadabra des billets d’avion apparaissent dans sa main. Ce sera en classe de luxe !
Au tour du mari. Qui songe alors qu’il s’agit d’une opportunité qui n’arrive qu’une seule fois dans la vie. S’excusant auprès de son épouse, il souhaite avoir une femme de 30 ans plus jeune que lui:
Abracadabra : Soudain le mari a 90 ans !

Les hommes sont peut-être des salauds, mais les fées sont des femmes, des femmes solidaires en toutes occasions!
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Jeu 24 Jan - 0:11

Je ne suis pas une fée ... mais j'ai ri, j'avoue !!! evil
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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Jeu 31 Jan - 0:25

« Les Fleurs du Mal » l’admirable recueil de poèmes de Charles Baudelaire (1829-1867), qui à sa sortie en librairie le 25 juin 1857 fut salué par Victor Hugo en ces termes : « Vous dotez le ciel de l’art d’un frisson nouveau.. » valut à son auteur les foudres de la justice.
Le Figaro de l’époque se livra immédiatement à de violentes attaques : « Indigence navrante des idées, poésie scrofuleuse, écoeurante, glaciale, de charnier et d’abattoir, …Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de monsieur Baudelaire. Il y en a d’autres où en n’en doute plus… »
Le 17 juillet, la justice donna l’ordre de saisir les exemplaires du livre chez l’éditeur.
Le 20 août, le procès s’ouvrait devant la sixième Chambre Correctionnelle de Paris.
Ce fut le même procureur Pinard, qui décidément avait le vin mauvais depuis son insuccès dans le procès Flaubert, qui requérait. Maître Chaix d’Est-Ange était l’avocat de la défense.
Dès le début, le procureur, pour prouver « qu’il y avait atteinte à la morale publique, ce qui est considéré comme un délit… » cita de longs passages des poèmes sujets à caution :
Les Bijoux : Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne….
Le Lethé : Je sucerai pour noyer ma rancœur,
Le népenthès et la bonne cigüe
Aux bouts charmants de cette gorge aigüe…
Lesbos et les Femmes damnées :
Quand eut de mes os sucé toute la moëlle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d’amour, je ne vis plus
Qu’une outre aux flancs gluants toute pleine de pus !
Le procureur voulait aussi démontrer que l’accusé n’avait pas respecté la morale religieuse en citant, encore, les poèmes : Le reniement de St.Pierre, Abel et Caïn, les litanies de Satan et le Vin de l’Assassin. N’oubliant pas de mettre l’accent sur le fait que l’auteur fait dire à l’Assassin : « je me moque de Dieu, du Diable et de la Sainte Table » !
La défense présenta son client : « Comme un honnête homme et un homme d’honneur qui : « ..s’il exagérait la description du mal et du vice, c’était à fin de les marquer au fer rouge….Qui avait le droit de le lui reprocher s’il n’était pas critique littéraire ? »
Le verdict fit la part des choses : l’acquittement du délit d’atteinte à la morale religieuse, culpabilité pour atteinte à la morale publique.
Baudelaire fut condamné à 300 francs (or) d’amende. L’éditeur et l’imprimeur à 100 francs chacun. Les six poèmes que le procureur avait cités furent interdits pour certains de leurs passages ou expressions obscènes ou immorales.
Ce n’est que le 31 mai 1949 que la Cour de Cassation annulera le jugement, estimant que « Baudelaire n’avait pas de desseins inavouables…Ses poèmes étaient nés d’une inspiration saine et honnête…. »
La morale était sauve, mais il y avait longtemps que « Les Fleurs du Mal » dans leur intégrité étaient considérées comme un chef-d’œuvre.

source: GW. Thomson Metro Internationnal 1984


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MessageSujet: Re: De BRIC et de BROC....   Jeu 7 Fév - 0:34

L'art de lire l'avenir avec les.....

La libanomancière lit l'avenir écrit dans la fumée de l'encens
La lécanomancière " dans les gouttes d'huile répandues à la suface del'eau
La aleuromancière " dans les pincées de farine
La tocomancière " dans l'interrogation des corps des nouveaux-nés
La clédomancière " dans l'étude des bruits inopinés
L'oniromancienne " dans l'étude de rêves

On a mis du sable dans le désert pour que le chameau qui est l'animal le plus maladroit qui soit, et qui ne peut pas faire trois pas sans tomber, ne se fasse pas de nouvelles bosses.

source: ZERO par Denis Guedj
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