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Aristarque
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MessageSujet: JERUSALEM   Jeu 9 Aoû - 23:20

"On s'y égorge dans les rues étroites, sur le parvis du Temple. Ce ne sont qu'émeutes, processions expiatoires, lieux saints souillés, statues renversées, prêtres lapidés dans le mugissement des sophars des fidèles de Yahvé et les roulements de tambours des sectateurs de Baal.
Sous couvert de religion, s'affrontent les appétits de pouvoir, se déroule un long cortège de crimes, de trahisons, avec généraux qui rêvent d'être rois, ses reines autoritaires et courageuses aux mains teintées de sang.
Et un peuple que tout ce sang répandu et les appels au meutre de ses prophètes ont rendu fou."

Ceci se passait en l'an 900 avant J.C. nous dit Jean Lartéguy dans son livre "Mourir pour Jérusalem".
Près de 3000 ans après, ont pourrait penser que les choses ont peu changé, tant la "Cité de Dieu" défraye toujours la chronique des atrocités de façon quasi permanente.
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Ven 17 Aoû - 22:52

Beaucoup d’auteurs ont écrit sur Jérusalem.
Je me propose d’en présenter quelques uns, parmi les plus connus, en essayant de suivre une certaine chronologie et de garder pour chaque extrait, une opposition entre le sentiment de vénération que dégage la ville et un sentiment d’horreur pour tout le sang qui a été répandu en ces lieux.
N’oublions pas toutefois ce que des prophètes de la Bible ont dit sur ce lieu de grandeur religieuse: des anathèmes :
Tobie : « Il t’a châtié à cause de l’œuvre de tes mains. Chante les louanges au seigneur comme il convient et loue le Roi de l’éternité, car de nouveau ta tente sera rebâtie dans la joie » 1-11

Ezéchiel : « Fils de l’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations….Par ton origine et ta naissance, tu es du pays de Canaan ; ton père était un Amorhéen et ta mère une Hittite. Le jour où tu naquis, ton cordon ne fut pas coupé et tu ne fus pas lavée dans l’eau, ni frottée de sel ni enveloppée de langes….. » 16-9
Mais aussi des espoirs de rédemption :

Isaïe : « Dans les derniers temps, la montagne de la maison de Yaweh sera placée à la tête des montagnes (…) toutes les nations y afflueront (…) Ils forgeront leurs glaives en socs de charrue et leurs lances en serpettes….2 2-4

Jérémie : « En ce temps-là, on appellera Jérusalem le trône de Yaweh, toutes les nations s’y rassembleront, et elles ne marcheront plus selon l’obstination de leur mauvais cœur 3 17

Zacharie : C’est à la manière d’une agglomération ouverte que Jérusalem sera repeuplée à cause du grand nombre d’hommes et d’animaux qu’elle contiendra…..2 4-5
Tous les espoirs de la « Paix pour les hommes de bonne volonté » sont donc permis….
Parole de Prophètes !
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Lun 20 Aoû - 23:20

Au haut de la montée, là où par un col large, la route débouche sur le versant occidental qu’elle va rapidement descendre, Jésus s’arrêta.

La ville était devant lui, étalée, vraiment royale. Il n’est pas de meilleur endroit pour la considérer que ces flancs du Mont des Oliviers ; installée sur un plan incliné qui plonge d’ouest en est, on dirait qu’elle se dispose ainsi pour le spectacle, massive, abrupte, par delà le fossé du Cédron.
Elle n’était pas alors ce que nous la voyons maintenant. Cernée de remparts crénelés, pourpres et mauves, qui font penser à ceux de Provins, c’est aujourd’hui une cité médiévale sur laquelle le caprice de l’Histoire a posé une coupole parfaite, un dôme d’un bleu exquis, en souvenir du khalife Omar, et semé, au hasard, dans la grenaille rousse des maisons à la franque, les blancs pistils des minarets d’Islam.
Au temps de Jésus, elle devait montrer un bien plus prestigieux tableau. Comme aujourd’hui, elle était cette ville de pierre où le minéral seul impose sa loi, dont Chateaubriand disait qu’elle le faisait penser aux monuments confus d’un cimetière, perdus dans un paysage du désert.
Mais comme elle était éclatante alors, la capitale millénaire à laquelle le tyran fastueux Hérode venait de donner une vêture toute neuve ! Les murs étaient blancs qui formaient les assises des murs cyclopéens ; l’or ruisselait sur la façade du Temple que Jésus avait droit sous les yeux. L’énorme masse du sanctuaire ordonnait, au centre du paysage, ses parvis, ses enceintes et ses tours, dans une superposition symbolique. A droite, l’Antonia, caserne de la garnison romaine, asseyait son quadrilatère impressionnant.
Partout s’apercevaient les somptueux palais que les grands prêtres et tétrarques avaient fait élever, et, au fond, gardant les portes qui menaient vers la mer, la Tour de David, rebâtie sur les fondations mêmes de ces hautes terrasses où le roi poète avait jadis chanté ses Psaumes à l’Eternel, dressait à près de cinquante mètres ce donjon invincible où, quarante ans plus tard, les derniers défenseurs de l’Israël résisteraient aux légions de Tibère.(…)
« Ah ! Jérusalem, viendront les jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’investiront, te presseront de toutes parts. Ils te jetteront à terre toi et tes enfants ; dans ton enceinte, ils ne laisseront pierre sur pierre, parce que tu n’as pas su connaître le temps où tu fus visitée ! » Luc XIX, 41, 44.
Source : « Jésus en son temps- Les derniers jours » par Daniel-Rops Fayard 1848
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Lun 27 Aoû - 23:49

Neuvième jour du mois d’Av de l’année 3830 après la création du Monde par l’Eternel soit le 31 août de l’an 70 après J.C. :

« A son habitude, Abraham le scribe s’éveilla d’un coup et, immobile sur sa couches, les yeux grands ouverts, il attendit le jour. L’aube, à Jérusalem, est une promesse qui vous emplit le cœur et Abraham, chaque matin, y cherchait confusément le signe que les choses de la terre et du ciel étaient en ordre.
Cela commençait vers l’Orient, du côté du désert, par un puissant remous au fond de la nuit, et les étoiles pâlissaient soudain ; Puis tout allait très vite. La lumière montait comme une mer, vague après vague, déposant tour à tour des couleurs tendres et des éclats de quartz, allumant l’ocre des remparts, l’argent bleu des oliviers, la blancheur des terrasses. Le ânes et les coqs appelaient, les mouches entraient dans l’ombre des maisons tandis que, sur le parvis du Temple, vingt lévites poussaient sur ses énormes gonds la porte Nicator ; le choc de bronze des lourds vantaux contre la muraille résonnait longuement sur la cité. Alors seulement Abraham le scribe se levait, heureux comme après une prière.(…)
…Abraham ne bougeait pas. Tant qu’il ne se remettait pas dans le courant de la vie, il pouvait encore croire que la faim, que la peur, que la guerre faisaient partie d’un rêve mal refermé, comme ces chiens jaunes qui s’attardent le matin aux confins des villages et que l’activité du jour renverra au désert.
Mais l’aube vint, et dans le camp des Romains éclatèrent les habituelles sonneries de buccin. Bientôt les grandes catapultes recommenceraient à pilonner les remparts, les légionnaires lanceraient dans les portes leurs béliers à tête de fer, il y aurait des clameurs de soldats, des chocs de métal….Combien de temps la poignée de juifs encore valides résisterait-elle aux meilleures légions de l’Empire ? Les Romains prendraient-ils la ville aujourd’hui ?
---Judith, nous quitterons Jérusalem aujourd’hui, s’il n’est pas trop tard ! »

Ils partirent donc avec leurs deux enfants : Elie et Gamliel et quelque maigres vivres. Sans oublier des rouleaux de papier dans un sac de toile. Une patrouille romaine s’empara des parchemins, molesta les fugitifs au point que Judith se suicida pour ne pas être violée…..
« Moins de deux semaines plus tard, Abraham, Elie et Gamliel prenaient la mer sur une trirème chargée d’esclave et de présents destinés à Tibérius –Alexandre, compagnons de César et gouverneur d’Egypte. Abraham avait dû laisser tous ses écrits au général Placidus et, posant le pied sur les quais poussiéreux d’Alexandrie, il comprenait, pour la première fois de sa vie, ce qu’est l’exil….. »

Un exil qui, d’Alexandrie à Carthage, Tolède, Narbonne, Troyes, Venise, Constantinople etc…au fil des siècles et de cent générations consignant leurs aventures sur « Le Livre familial mémoire de l’exil » devait mener les ancêtres de Mareck Halter à Varsovie d’où ils durent encore s’enfuir en 1943.

Source : « La mémoire d’Abraham » le meilleur roman de Mareck Halter à mon avis.

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Destruction de jérusalem par F. Hayez
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Ven 31 Aoû - 22:02

"Et nous, exultant d'allégresse, nous parvînmes jusqu'à la cité de Jérusalem, le mardi (17 juin 1099), et nous l'assiégeâmes admirablement"

Jérusalem de sa hauteur domine un pays de collines, d'escarpements, de torrents à sec. Pas de forêts, pas d'eaux coulantes, pas d'ombre quand le soleil est vertical. Les défenseurs ont eu le temps de stéréliser le pays alentour: puits comblés, citernes éventrées, arbres abattus, buissons rasés. Les chrétiens n'y trouveront ni à boire ni à manger, pour eux ni pour leurs bêtes.
Avant tout on s'occupe de trouver de l'eau. La seule source accessible est la fontaine de Siloé, à plus d'une lieue, et "qui ne coulait que de trois jours en trois jours. Les jours où elle coule, on se bat pour remplir des outres, et la presse est telle que des bêtes y sont étouffées et restent à pourrir dans l'eau stagnante....."
Puis suivent les récits des efforts incroyables que les croisés déployèrent pour s'emparer de Jérusalem.....Enfin, le 15 juillet 1099, c'est l'assaut final:
"Les chrétiens, maintenant font sauter les serrures et les barres de fer des portes. La porte Saint-Etienne est ouverte la première. Le fleuve hurlant des pèlerins s'y engouffre. Des chevaux qui étouffent mordent et ruent au hasard. Des hommes meurent écrasés dans la bousculade." On put voir dès lors des choses admirables, des ruisseaux de sang ou des brasiers. On voyait dans les rues et sur les places de la ville des monceaux de têtes, de mains et de pieds. Elle paie tout en une fois, la pute gent haïe: la mort du christ et la misère des hommes, de la faim, la peur, l'injustice de l'humaine condition....Mais, ce même soir, "tout heureux et pleurant de joie, les nôtres allèrent adorer le sépulcre de Notre Sauveur Jésus et s'acquittèrent de leur dette envers lui. »

source: "Si je t'oublie Jérusalem" par Barret & Gurgand librairie Hachette 1982
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Mer 5 Sep - 21:24

Les historiens et chroniqueurs arabes de l’époque, ont eux aussi laissé témoignage de ce que nous appelons « Les Croisades » et qu’ils nommaient eux, « guerres et invasions franques » ; des Francs qui incluaient toutes les nations européennes et plus particulièrement les Français appelés Franj.
Amin Maalouf dans son livre « Les croisades vues par les arabes » s’en est largement inspiré, ce qui me permet de pouvoir donner une autre version de ces atroces journées de juin juillet 1099. (Première partie, chapitre 3)

« …et dès la matinée du 7 juin 1099, les habitants de Jérusalem les voient paraître au loin, là bas sur la colline, près de la mosquée du prophète Samuel. On entend presque leur clameur. En fin d’après midi, ils campent déjà sous le murs de la Cité… »
Le général Ifticar ad-Dawla, s’est installé dans la tour de David, entouré de son état-major. Il ne craint pas un long siège :
«… Il a rassemblé d’énormes provisions pour éviter tout risque de pénurie…Pour plus de prudence, il a expulsé les habitants chrétiens susceptibles de colaborer avec leurs coreligionnaires Franj. Il a même fait empoisonner les sources et les puits des environs pour empêcher l’ennemi de les utiliser…. »
Les assaillants sans se soucier de construire des tours mobiles pour l’assaut ou des tranchées de repli, ont commencé :
« …par organiser une procession autour des murs, conduits par des prêtres qui prient et chantent à tue-tête, avant de s’élancer comme des enragés à l’assaut des remparts sans disposer de la moindre échelle… »
Et puis : « …en cette terrible journée de juillet 1099, Iftikar sait que la bataille est perdue. Le quartier juif est envahi, les rues sont jonchées de cadavres, et on se bat aux abords de la Grande Mosquée… »
Le général et ce qui reste de sa garnison, acceptent de se rendre à condition d’avoir la vie sauve et de pouvoir quitter le champ de bataille :
« Les Franj respectèrent leur parole, et les laissèrent partir de nuit vers le port d’Ascalon….pendant que la population de la Ville Sainte était passé au fil de l’épée, et les Franj massacrèrent les musulmans pendant une semaine. Dans la mosquée al-Aqsa, ils tuèrent plus de soixante dix mille personnes….Les juifs furent rassemblés dans leur synagogue et les Franj les brûlèrent vifs. Il détruisirent aussi les monuments des saints et le tombeau d’Abraham… »
Mais, chose curieuse, « Leurs coreligionnaires eux-mêmes ne furent pas épargnés. L’une des prremières mesures prises par les Franj fut d’expulser de l’Eglise du Saint-Sépulcre tous les prêtres des rites orientaux : grec, géorgiens, arméniens, coptes et syriens qui y officiaient ensemble en vertu d’une tradition que tous les conquérants avaient respectée jusqu’alors… »
Les chroniqueurs des deux bords, sont d’accord : ce fut une horrible tuerie ! Au nom du Dieu tout puissant qui pourtant a écrit sur les Tables de la Loi : " TU NE TUERAS POINT…"

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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Jeu 6 Sep - 10:58

Merci de ce rafraîchissement mémoriel Aristarque, je garde un excellent souvenir de ces croisades, qui montrent bien qu'une histoire n'est pas l'autre (certains "terroristes" d'aujourd'hui sont peut-être les "résistants" de demain...).
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MessageSujet: Re: JERUSALEM   Mer 12 Sep - 23:07

Que nous dit Jean Duché, (mon historien préféré), dans son "Histoire du Monde" sur l'épopée des croisades ? Nous trouvons la réponse dans le second livre, "Le feu de Dieu", livre IV, chapitres XVII "Dieu le veut!" et XVIII "La chrétienté en marche". :

"Admirez les abîmes de sa miséricorde: n'est ce pas une invention exquise et digne de lui que d'admettre à son service des homicides, des ravisseurs, des adultères , des parjures et tant d'autres criminels et leur offrir par ce moyen une occasion de salut, Ayez confiance, pêcheurs, Dieu est bon!"
Ce sont donc ces hommes que nous présente Saint Bernard qui, arrivés en Palestine en 1095, livrent bataille après bataille, avec des fortunes diverses...

Après la prise d'Antioche en janvier 1099..
"----La marche jusqu'à Jérusalem n'offrit pas trop de difficultés. le 7 juin, l'armée franque aperçut les dômes de la Ville Sainte. Quand ils entendirent ce nom: Jérusalem, ils ne purent retenir leurs larmes et se jetant à genoux, ils rendirent grâces à Dieu de leur avoir permis d'atteindre le but de leur pèlerinage (...) Ils levaient leurs mains en actions de grâces vers le ciel et baisaient humblement la terre..."
Mais la ville était défendue par de formidables remparts, les sources et les fontaines ensablées et remplies de cadavres d'animaux: "---Les hommes les plus forts se livraient des combats mortels sur les rares points d'eau....des malades ne pouvaient crier tant leur langue était desséchée..."
Enfin: "Le 15 juillet, un vendredi, jour de la mort du Sauveur, la fureur Franque décuplée par la ferveur religieuse escalada les échelles submergea les murailles se rua dans les rues de la Ville Sainte....Alors on vit des choses merveilleuses. Nombre de Sarrasins furent décapités...d'autres, percés de flèches ou contraints de sauter à bas des tours, d'autres furent torturés pendant plusieurs jours et enfin brûlés vifs. Dans les rues on voyait des tas de têtes de mains et de pieds..."
Dans un rapport que les vainqueurs firent parvenir au pape, il était dit:" Si vous désirez savoir ce que l'on a fait des ennemis trouvés à Jérusalem, sachez que dans les portiques des Colombes et dans les temples, les nôtres chevauchaient dans le sang immonde des Sarrasins et que nos montures en avaient jusques aux genoux".
Et tout naturellement, pour fêter cette journée tout à fait exaltante, ils « …lavèrent leurs mains et leurs pieds, quittèrent leurs vêtements ensanglantés pour des robes neuves et pieds nus, se rendirent aux Lieux Saints vers le Saint Sépulcre. Là tous se jetèrent la face contre terre, les bras en croix ….. »
Le Royaume terrestre de Jérusalem n’attendait plus que son premier roi Franc. Ce sera Godefroi de Bouillon, qui devait périr l’année suivante à l’âge de 33 ans, tout comme après lui Amaury et Baudouin III….l’âge du Christ !
Jérusalem devait retomber entre les mains des Infidèles en septembre 1187, enlevée de haute lutte par al-Malik al-Nasir Salah ed dîn-Yusuf ibn Ayyub ---Le Roi, le Défenseur, l’Honneur de la Foi, Joseph , fils de Job---en un mot Saladin.
En avril 1204 les Francs, les Croisés, quittèrent définitivement la Moyen-Orient après avoir ravagé Constantinople :
« On se serait cru à Jérusalem, un certain jour de 1099 ! »

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