rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21021
| Sujet: Tony Edwards pour le prof ! Lun 12 Juin - 18:09 | |
| " The History Boys", La Leçon d’histoire, pièce du Britannique Alan Bennett créée à Londres en 2004 et déjà couronnée de prix avant d'arriver à Broadway, aborde le thème du système éducatif britannique et raconte la relation entre un professeur charismatique et ses élèves.
Elle a raflé six titres aux Tony Edwards de Broadway dont celui de la meilleure pièce, du meilleur acteur- Richard Griffiths, et du meilleur metteur en scène.- Michael David. |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Tony Edwards pour le prof ! Mar 13 Juin - 0:27 | |
| Coïncidence! ... Les répétitions commencent pour moi sur un monologue d'Alan Bennett extrait de son recueil "Moulins à Paroles"! |
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rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21021
| Sujet: Re: Tony Edwards pour le prof ! Mar 13 Juin - 5:51 | |
| Alan bennett est aussi scenariste, il a travaillé pour stephen Frears dans prick up your ears. Dans Moulins à Paroles (Talking Heads) édité chez Actes Sud, il ya six monologues.
Un Lit parmi les lentilles et Une Femme sans importance ont été mis en espace par Didier Bezace en 2001 et repris en tournée en 2002/2003.
Tu repètes quel monologue ? pour qu'on l'indique ici ...
Ce sera pour nous l'occasion de le lire, de t'accompagner en pensée, voire de te solliciter sur le texte. |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Tony Edwards pour le prof ! Mer 14 Juin - 0:57 | |
| Nous sommes trois: -mon monologue est celui de Miss Ruddock, la Femme de Lettres: en l'occurence, une femme qui ne cesse d'envoyer des courriers pour dénoncer tout ce qu'elle voit (ou imagine!) autour d'elle... -une autre comédienne est Suzanne, la femme du pasteur...qui en a assez des offices (auxquels elle est obligée d'assister -"Est-ce qu'on demande aux femmes d'avocats d'assister à tous les procès?-) et surtout des dames pieuses qui décorent l'autel...Elle s'évade en buvant...et en rejoignant l'épicier qui lui dresse "Un lit parmi les lentilles". - un comédien joue Graham un homme plein de principes qui vit avec sa vieille mère et voit d'un mauvais oeil la liaison de cette dernière avec un homme surgi de son passé...Ce monologue s'intitule "Une frite dans le sucre".
Je vous recommande la lecture de ces monologues savoureux de Bennett...Vous passerez un agréable moment! |
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coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Tony Edwards pour le prof ! Mar 4 Juil - 0:29 | |
| A propos de "Moulins à paroles": "Il n’y a plus guère que la culture populaire qui voyage. Et le nom de Bennett dira ici quelque chose en raison de ses incursions au cinéma : la biographie filmée de Joe Orton, Prick up your ears dont il a signé le scénario, et l’adaptation réalisée par Nicholas Hytner de sa pièce La Folie du roi George. C’est donc avec un empressement de retardataire qu’il importe d’introduire le théâtre d’Alan Bennett en France et de commencer par ce chef-d’oeuvre du genre - le monologue - ou plus exactement ces sept petits chefs-d’oeuvre que constituent les récits à la première personne des Moulins à paroles. “Ce sont des nouvelles réduites à l’essentiel, destinées à être lues à haute voix, car si j’ai un talent particulier, c’est mon oreille.” C’est ce qui vient à l’esprit lorsqu’on parle d’Alan Bennett, né à Leeds en 1934 et qui fit d’abord parler de lui par la revue Beyond the Fringe (1960); énorme succès comique que l’auteur-interprète promena un peu partout d’Edimbourg à Broadway... [Ses premières pièces Forty years on (1968) Habeas corpus , Kafka’s dick (1926) ou même ses comédies historiques (Single spies, The Madness of Georges III...) oscillent entre farce et satire.] ...Si Bennett atteint à l’excellence avec ces Moulins à paroles, c’est que sa parfaite familiarité avec l’Angleterre (présente et passée) et son oreille comique se sont ici mises à l’unisson d’une recherche plus intime de quelque chose d’enfoui, de savoureux et de douloureux, du côté de cette province du nord, le Yorkshire où il a passé ses jeunes années. Dans la préface de l’édition originale, l’auteur détaille la plupart des repères conscients des Moulins et les rattache à autant de lieux, personnes, événements, expressions de ses père et mère dans son enfance. Ayant traversé le miroir des eaux de cette première mémoire, il en est revenu pour nous proposer un univers désolé, étrangement attachant, peuplé et déserté tout ensemble, où les vies sont solitaires, immobiles et comiques -ô combien - dès qu’elles se mêlent de se commenter les unes les autres." Jean Marie Besset Préface à l’édition de Moulins à paroles (Editions Actes Sud-Papiers). |
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