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| | Dédicaces amicales en poésie | |
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Vincimil Invité
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Ven 29 Sep - 9:58 | |
| Dédicacé à Colbrune, avec tout mon respect et mon amitié profonde.
CRI D'ALARME
Je sais bien tu m'as croisé parfois, dans la nuit Dans mes endroits de malfrats, des lieux maudits mal fréquentés Justement avec des frères qui ont fait des années de ratière Réprouvés par la justice et par la loi des hommes Et parfois tu te demandes avec tout ce que j'ai écrit Tout ce que j'ai fait, pourquoi je suis encore là A cette heure disponible, cinq heures du matin A chercher non pas la vérité absolue, mais une vérité relative Qui sort parfois de la bouche des hommes ou des femmes Qui ont tellement survécus, tellement survécus Mais tu sais ce que je cherche, c'est pas ce que tu crois Et ce que j'écris, c'est pas ce que tu crois
C'est un cri d'alarme, des mots d'amour Je suis là sans arme, seul, seul dans le petit jour Je n'ai plus de larme, mes yeux sont trop lourds Ma voix se lézarde, seule, seule, sur mes mots d'amour
Et parfois ces mots d'amour sont d'une violence incroyable Avec des batteries métalliques Et des guitares saturées de heavy rock métal Ces mots qui sortent du granit de la rue Ces mots qui sortent de la pourriture des villes bétonnées Fissurées, ces mots violence
Je casse ma voix Après j'en ai même plus Pour t'adresser la parole à la fin du concert Ces mots violence que je balance à la tête des gens
C'est pas ce que tu crois C'est pas ce que tu crois
Allez viens, c'est des mots d'amour
(B. Lavilliers)
Dernière édition par le Sam 30 Sep - 3:25, édité 1 fois |
|  | | Utopie Mod.

Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10016
| |  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1088 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Sam 30 Sep - 14:04 | |
| Pour vous mesdames, un poème écrit il y a très longtemps par Dame Koan Tao-cheng, (1262-1319), poétesse qui a laissé trace d’une œuvre littéraire dont ce morceau plein d’esprit qu’elle écrivit après s’être querellée avec son mari qui s’était mis en tête de prendre une nouvelle concubine. On ne sait jamais, cela peut être utile !
Poème de toi et moi Entre toi et moi, . Il y a beaucoup trop de sentiment Et voilà d’où vient que nos querelles nous chauffent à blanc. Prends donc un morceau d’argile Et modèle-le à la ressemblance de toi, Prends-en un autre encore Et fais-en une image de moi Puis brise-les, mélange les morceaux, Et de nouveau fais-en une image de toi Et une image de moi. Dès lors qu’il y a dans mon argile quelque chose de toi Et dans la tienne quelque chose de moi--- Vivants nous dormirons sous la même couverture Et morts nous partagerons le même cercueil.
Source : R. Van Gulik « La vie sexuelle dans la Chine ancienne » _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 4860 Localisation : picardie
| |  | | coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Sam 30 Sep - 22:46 | |
| | Elle est très belle cette image...et on voudrait pouvoir y croire!:cry: |
|  | | ice pilier

Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 94
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Sam 30 Sep - 23:41 | |
| | coline a écrit: | A nos "petites pépettes" du forum (que j'aime beaucoup), je dédicace ces deux textes...Pour vous, tout particulièrement, Nam, Queenieinlove et Ice -In -my -eyes ...l'occasion de poster ces deux textes qui me restent toujours à l'esprit...
Coline
(Chanson de Barbara,Paroles: J. Attali. Musique: F. Schubert)
Coline, oh ma douce, J'entends ton rire dans mes rêves. Sur la pierre, il y aura mousse Sans que ta voix en moi ne s'achève.
Coline, douce douce, Devenue arbre sans sève, Je ne saurai quel fou t'enlève Pour chercher moisson là ou rien ne pousse.
En rêvant d'un Ange Qui t'offrirait une rose, Tu courrais légère Loin des dangers. Overdose.
Tu aimais, oiseau ivre, Aller vivre liberté, Mais tu savais, mon oiseau sage, En sol d'hiver, quel grain semer.
Coline, douce douce, Un jour il est venu l'Ange. Ses yeux brume, sa voix brève T'ont fascinée, douceurs étranges.
Coline, sans comprendre, J'ai vu se tenir ton aube claire. J'ai vu sans t'entendre Tes douceurs devenir colère.
Tu as suivi l'Ange. T'a-t-il offert une rose ? Et toi, en échange, Tout accepté : overdose.
Tu voulais, mon oiseau sage, Aller vivre liberté Et tu es partie, oiseau ivre, Poussière d'Ange t'enfermer.
Coline, oh ma douce, Pourquoi mourir à quinze ans ? Coline, J'entends ton rire.
Coline, Pourquoi mourir à quinze ans ? Coline, J'entends ton rire qui s'en va, lent...
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
La mort de Gavroche
Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l'œil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :
On est laid à Nanterre, C'est la faute à Voltaire, Et bête à Palaiseau, C'est la faute à Rousseau.
Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :
Je ne suis pas notaire, C'est la faute à Voltaire, Je suis petit oiseau, C'est la faute à Rousseau
Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet :
Joie est mon caractère, C'est la faute à Voltaire, Misère est mon trousseau, C'est la faute à Rousseau.
Cela continua ainsi quelque temps. Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme ; c'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette. Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l'Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c'est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n'était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter :
Je suis tombé par terre, C'est la faute à Voltaire, Le nez dans le ruisseau, C'est la faute à...
Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.
[size=12](Victor Hugo. Les Misérables, Cinquième partie, Livre I)[/size]
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roo merciiiiii _________________ www.alcyone.forumactif.com |
|  | | loupiote pilier

Inscrit le : 24 Mai 2006 Messages : 188 Localisation : belgique
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Dim 1 Oct - 10:03 | |
| pour Rotko, qui ne demande qu'à s'instruire .... un petit extrait de Colette Nys-Mazure
Sur le seuil
L'enfant se tient debout sur le bord du jardin, dans le silence végétal de l'aube, et ses pieds se crispent au froid de la pierre bleue. Le vêtement frémit autour de son corps étroit. Si le vent s'y prenait, l'enfant s'élèverait dans les airs. Il est piégé aux mille rets de ses sens : c'est un parfum assoupi de framboise trop mûre, un cri planté au nid du feuillage,un mouvement de fourmi sous l'herbe. C'est une envie, lait de sureau entre langue et dents.
Il va toucher la peau impatiente du jour et faire alliance avec la terre d'ici.
ex.la criée d'aube
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|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Dim 1 Oct - 11:00 | |
| Un grand merci, Loupiote, pour ce beau texte. Tu as beaucoup à nous apprendre, car grains et graines aiment s'envoler des sentiers battus. Pour toi et les gens du nord, (au-dessus de la loire !) ce poeme de Rodenbach, couleur du ciel aujourd'hui
Dans les ciels de Toussaint la pluie est humble et lente...
Dans les ciels de Toussaint la pluie est humble et lente !
Maladive beauté de ces ciels où des fils
Ont capturé notre âme en leurs réseaux subtils,
Echeveau qu'on croit frêle et qui nous violente !
Quel remède à l'ennui des longs jours pluvieux ?
Et comment éclaircir, lorsqu'on y est en proie,
Le mystère de leur tristesse qui larmoie ?
Sont-ce les pleurs du ciel - en deuil de quelle peine ?
Car la pluie a vraiment une tristesse humaine !
Pluie éparse. Elle nous atteint ! C'est comme afin
De nous lier à sa peine contagieuse.
Elle s'étend dans l'atmosphère spongieuse
Et, grise, elle renait d'elle-même sans fin.
Pluie étrange. Est-ce un filet où l'âme se mouille
Et se débat ? Est-ce de la poussière d'eau ?
Où l'effilochement fil à fil d'un rideau ?
Est-ce le chanvre impalpable d'une quenouille ?
Où bien le ciel a-t-il lui-même des douleurs
Et pleut-il simplement les jours que le ciel pleure ?
Alors tout s'élucide : attraction des pleurs !
La pluie apporte en nous les tristesses de l'heure;
Insinuante, jusqu'en nous elle descend;
Elle cherche nos pleurs et va les accroissant,
O pluie alimentant le réservoir des larmes !
Inexorable pluie ! Apporteuse d'alarmes !
Nous n'en souffrons si fort que pour prévoir un peu
Qu'après la pluie et les heures sombres enfuies,
Même lorsque le ciel sera de nouveau bleu,
Il nous faudra plus tard pleurer toutes ces pluies.
Les Vies encloses |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Dim 1 Oct - 11:15 | |
| Et pour égayer l'atmosphère, un petit coup de carillon ! pour les gens du nord .... et de l'ouest (bretagne, dont les côtes du nord, le morbihan et belle Ile en mer !
| Citation: | | La musique s'exalta, brouillée d'être trop proche. Ce fut joyeux cependant comme une aube. Le son courut sur toutes les octaves comme la lumière sur tous les prés. Une petite cloche eut des grisollements d'alouette; d'autres ripostèrent par l'éveil de tous les oiseaux, le frisson de toutes les feuilles. Une basse fut le beuglement profond des bœufs... Borluut écoutait, mêlé à ce réveil de campagne, déjà familier avec cette musique pastorale, comme si c'eût été celle de ses bêtes et de son champ. Joie de vivre ! Eternité de la Nature ! |
le carillonneur Rodenbach.
ce fil resonne de musiques diverses |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Dim 1 Oct - 11:19 | |
| et celui-là, je pensais l'avoir mis ici, mais il est sans doute ailleurs
Pour tous ceux qui aiment les heures qui sonnent, et pour celles qui les font chanter (je reconnais que ma phrase est ambiguë, mais c'est involontaire).
Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande
J'aime le carillon dans tes cités antiques, Ô vieux pays gardien de tes moeurs domestiques, Noble Flandre, où le Nord se réchauffe engourdi Au soleil de Castille et s'accouple au Midi ! Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle, Que l'oeil croit voir, vêtue en danseuse espagnole, Apparaître soudain par le trou vif et clair Que ferait en s'ouvrant une porte de l'air. Elle vient, secouant sur les toits léthargiques Son tablier d'argent plein de notes magiques, Réveillant sans pitié les dormeurs ennuyeux, Sautant à petits pas comme un oiseau joyeux, Vibrant, ainsi qu'un dard qui tremble dans la cible ; Par un frêle escalier de cristal invisible, Effarée et dansante, elle descend des cieux ; Et l'esprit, ce veilleur fait d'oreilles et d'yeux, Tandis qu'elle va, vient, monte et descend encore, Entend de marche en marche errer son pied sonore !
HUGO ! |
|  | | Provence pilier

Age : 47 Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 2155 Localisation : Au bord de la mer...
| |  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 4860 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Dim 1 Oct - 17:16 | |
| Pour toutes les mamans et futures mamans de GDS cette chanson de Serge lama que je trouve très belle
Du ventre plat au ventre rond T'a eu l'espace d'un frisson Un bref éclair et dans ton corps un bruit d'orage Comme si sur mon cheval noir Venu du fond de tamémoire Un Attila balayait tout sur son passage Et au bout de quelques semaines Sous la terre où sa course a fui On m'a dit qu'il t'était poussé un drôle de fruit.
Et te voilà qui porte dans ton ventre Ce bout de terre que le ciel t'a planté Et qui demain comme une île flottante Dérivera, s'engloutira, t'engloutira
Du ventre plat au ventre rond Y a eu cette pluie sur ton front Des cheveux bruns ébouriffés, des mains qui luttent Et puis soudain plus rien à voir T'as eu comme un trou de mémoire Un grand vertige et puis l'abîme, etpuis la chute Et au bout de quelques semaines Alors que tu n'y pensais plus Tu es devenue la maison d'un inconnu
Et le voilà qui bouge dans ton ventre Ce conquérant, ce soldat, ce guerrier Qui mord ta vie de sa bouche insolente Et qui demain s'échappera, t'échappera
Du ventre plat au ventre rond Ne restera que son prénom Que ses copains crieront à la sortie des classes Et tu auras beau fouiller le soir Le livre ancien de ta mémoire De ce plaisir d'amour d'une heure, plus une trace Et la douleur sera lointaine Qui aura crucifié ta peau Juste avant qu'il ne dorme en paix dans son berceau
Et le voilà qui torture ton ventre Enfant gâté, il trépigne déjà Et le voilà déjà qui s'impatiente Au fond de toi, pour s'en aller Là-bas, là-bas Cet enfant là, Maman, c'est moi...
-------------------------------------------------------------------------------- _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Lun 2 Oct - 13:31 | |
| pour toutes les graines, ce poème que Maia, avec ses tresses et sa jupe plissée, lut dans un placard entre deux balais
Aphrodite
Ô Déesse en nos bras si tendre et si petite, Déesse au coeur de chair, plus faible encor que nous, Aphrodite par qui toute Ève est Aphrodite Et se fait adorer d'un homme à ses genoux,
Toi seule tu survis après le crépuscule Des grands Olympiens submergés par la nuit. Tout un monde a croulé sur le tombeau d'Hercule, Ô Beauté! tu reviens du passé qui s'enfuit.
Telle que tu naquis dans la lumière hellène Tu soulèves la mer, tu rougis l'églantier, L'univers tournoyant s'enivre à ton haleine Et le sein d'une enfant te recueille en entier.
Telle que tu naquis des sens de Praxitèle Toute amante est divine, et je doute, à ses yeux, Si le Ciel te fait femme ou la fait immortelle, Si tu descends vers l'homme ou renais pour les Dieux. |
|  | | coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4107
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Lun 2 Oct - 15:59 | |
| | rotko a écrit: | pour toutes les graines, ce poème que Maia, avec ses tresses et sa jupe plissée, lut dans un placard entre deux balais
|
C'est du langage codé ou quoi? |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 21297
| Sujet: Re: Dédicaces amicales en poésie Lun 2 Oct - 18:19 | |
| | coline a écrit: | | rotko a écrit: | pour toutes les graines, ce poème que Maia, avec ses tresses et sa jupe plissée, lut dans un placard entre deux balais
|
C'est du langage codé ou quoi? |
rien de codé ! tout est transparent : je cite Maia dans le fil auteur : qui suis-je ? ICI
| Citation: | | J'étais tombée par hasard, toute gamine sur Aphrodite et j'ai intuitivement pigé qu'il fallait mieux lire ça en cachette |
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