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| | Marguerite Duras [théâtre] | |
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| Auteur | Message |
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Utopie Mod.

Age : 101 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10707
 | Sujet: Marguerite Duras [théâtre] Sam 11 Nov - 4:45 | |
| Du 18 novembre au 22 décembre 2006 ~ Théâtre des Amandiers - 7, av. Pablo Picasso 92000 Nanterre
Pluie d'été à Hiroshima
d'après "La pluie d'été" et "Hiroshima mon amour" de Marguerite Duras. Adaptation et mise en scène de Eric Vigner
AVEC HELENE BABU / BENEDICTE CERUTTI / THIERRY GODARD / NICOLAS MARCHAND / MARIE ELEONORE POURTOIS / THOMAS SCIMECA / ATSURO WATABE ET JUTTA JOHANNA WEISS.
durée du spectacle : 2h40 sans entracte ... 
Dans un livre brûlé, Ernesto découvre qu'il sait lire et accède à la connaissance. Rapidement, il n'ira plus à l'école « parce qu’à l’école on m’apprend des choses que je ne sais pas » . Il y a découvert « l’inexistence de Dieu ». A Hiroshima, une femme – française – et un homme – japonais – se sont rencontrés. Dans cette ville qui a vécu l’apocalypse, même l’amour n’est plus.
Lorsqu’Eric Vigner présente sa première adaptation de La Pluie d’été au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris en 1993, le jeune metteur en scène rencontre Marguerite Duras qui, heureuse de ce travail, lui donne en cadeau le scénario de Hiroshima mon amour, écrit trente ans plus tôt.
Eric Vigner tisse aujourd’hui un lien d’une œuvre à l’autre, d’une écriture à l’autre . Car c’est bien d’écriture dont il s’agit. Celle de Duras, qui entraîne celle de Vigner, lequel s’appuie sur celle de M/M(Paris)... Ensemble, ils créent une forme nouvelle, par laquelle ces trois écritures se répondent – l’écrit, la mise en scène et le déroulement plastique. Plongé dans cet univers où règnent intime et mystère, oubli et tourments, impuissances et désirs, vide et spiritualité, le spectateur y trouve exactement sa place.
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Autre source : Centre National Dramatique de Normandie où la pièce se jouait du 17 au 20 octobre - Théâtre d’Hérouville :
C’est à un voyage dans l’écriture de Marguerite Duras que nous invite Éric Vigner à travers deux textes emblématiques de l’auteur, un voyage qui est l’aboutissement d’une longue histoire. Lorsqu’il présente La Pluie d’été au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique à Paris en 1993, le jeune metteur en scène rencontre Marguerite Duras qui, heureuse de ce travail, lui donne en cadeau l’autorisation de monter au théâtre le scénario qu’elle a écrit en 1960 pour Alain Resnais, Hiroshima mon amour.
De cette fidélité réciproque naît le désir de présenter ensemble les deux opus durassiens qui ont tous deux à voir avec le cinéma. Entre l’histoire de cet enfant, Ernesto, qui ne veut pas aller à l’école «parce qu’à l’école on m’apprend des choses que je ne sais pas» et l’histoire de cette femme qui se rend à Hiroshima après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces pages comptent parmi les plus belles de l’écrivain, des pages qui se répondent entre elles, comme deux épisodes d’une seule et même oeuvre.
Un projet de théâtre tout entier construit autour de l’«intime», que Duras expose et transpose, du «spirituel», à travers Ernesto qui découvre «l’inexistence de Dieu» et Hiroshima l’apocalyptique. Cette nouvelle adaptation tisse un lien d’une oeuvre à l’autre, d’une écriture à l’autre, car c’est bien d’écriture dont il s’agit. Celle de Duras, qui entraîne celle de Vigner, lequel s’appuie sur celle des graphistes M/M, dans une scénographie qui permet de s’immerger dans la parole fascinante de l’auteur, d’en suivre les tours et les détours.
Ces confrontations à l’oeuvre de l’autre trouvent leur écho dans la rencontre entre «Elle», la Française de Nevers, tondue en 1945, et «Lui», le Japonais qui a survécu au bombardement sur Hiroshima, et qui sera interprété par le célèbre comédien japonais Atsuro Watabe. Il n’y a plus d’amour possible entre eux, mais ces êtres sortis d’aventures exceptionnelles ont encore la possibilité de vivre le désir, de dialoguer même imparfaitement.
Il y a en partage dans les deux oeuvres de l’étrangeté et du mystère, des tourments, des impuissances, du désir et des désirs et, au centre, la question de l’existence de Dieu en somme, tous les questionnements essentiels de l’homme écrits dans une langue unique, une langue du doute permanent qui ne refuse jamais l’émotion des sentiments.
Jean-François Perrier Pluie d’été et Hiroshima mon amour sont publiés aux éditions Gallimard en collection Folio.
 Photo Festival d'Avignon © Pascal GELY |
|  | | coline pilier
Inscrit le : 04 Jan 2006 Messages : 4098
 | Sujet: Re: Marguerite Duras [théâtre] Sam 11 Nov - 13:11 | |
| Je voudrais bien voir!... C'est curieux d'avoir rapproché pour un unique spectacle ces deux textes si éloignés l'un de l'autre... |
|  | | Utopie Mod.

Age : 101 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10707
 | Sujet: Re: Marguerite Duras [théâtre] Lun 20 Nov - 8:08 | |
| A la Pluie d'été, succède, sans entracte, une adaptation de Hiroshima mon amour, sous la forme d'un hommage décalé au film. Les deux acteurs (Jutta Johanna Weiss et Atsuro Watabe) sont tels des fantômes d'Emmanuelle Riva et Eiji Okada ; d'autant que la majeure partie de leurs dialogues est dite en voix off. Tout en finesse, leur ballet est aussi extraordinairement contraint, comme si le metteur en scène n'osait pas réinventer la rencontre. Reste l'indéniable subtilité d'une maîtrise scénique attentive à tous les méandres de l'écriture de Duras. Source Libération
Je ne pourrai évidemment pas voir la pièce, mais j'ai laissé sur place mon agent secret, un envoyé spécial qui ira et pourra me transmettre son opinion ! |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23712
 | Sujet: Re: Marguerite Duras [théâtre] Dim 3 Fév - 11:02 | |
| Dans La maladie de la mort , un homme paie une femme pour dormir plusieurs nuits chez lui et se soumettre à ses désirs. C’est un drame en lieu clos, une chambre d’hôtel donnant sur la mer - qu’on entend mais ne voit pas.
L’homme cherche aussi la vérité sur lui-même. Le diagnostic de la belle dormeuse est sans appel :il souffre de la maladie de la mort. « Il n’y a pas de vie sans désir, car le désir est à l’origine de nos passions, il nous guide », écrivait Marguerite Duras.
Ce texte hardi n’était pas explicitement fait pour le théâtre, même si Marguerite Duras avait donné des indications pour une éventuelle représentation :
| Citation: | | « la jeune femme des nuits payées devrait être couchée sur des draps blancs au milieu de la scène. Elle pourrait être nue. Autour d’elle un homme marcherait en racontant l’histoire » |
La force du texte vient notamment du « vous » qui met en cause le spectateur et en fait un personnage du récit : interrogation sur le désir, son absence ou l’échec de la communication avec autrui (la belle dort ou ne répond pas) : on peut posséder par le biais de l’argent et de l’amour tarifé, mais la personne elle-même est hors d’accès. On ne ressent pleinement le désir, ou l'envie d'aimer qu’une fois la personne absente.
J’ai vu une représentation sans vulgarité ni impudeur (un brouillage évitait une vision trop nette du corps féminin sur le lit) qui donnait le texte .
deux personnages : la femme louée, et l’homme-lecteur, avec en tiers, le spectateur, auditeur, voyeur, et acteur fictif mis en cause par le « vous » du texte. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23712
 | Sujet: Re: Marguerite Duras [théâtre] Lun 4 Fév - 8:12 | |
| | Citation: | | L’amour est fait de la mémoire incommensurable de l’enfance |
Cette citation ouvre Agatha de marguerite Duras avec le DVD Copat « le meilleur du théâtre » : mise en scène de jacques Malaterre, avec Anne et Jean Marc Richard.
Au loin on entend la mer. Un homme et une femme, qu’on découvre frère et soeur, évoquent des souvenirs : la villa Agatha, même nom que la femme, un piano, des séances de plage, des moments d’amour tus, puis vécus, et une séparation imminente ;
Agatha prévient :
| Citation: | | je pars demain, je pars de toi | .
Le texte est vibrant d’une passion progressive, charnelle, travaillé par la souffrance et la douleur.
Ce huis clos du souvenir m’a paru bien rendu, à trois réserves près : si Anne Richard convient bien , je ne pense pas la même chose de son partenaire. Pourquoi commencer la pièce avec une chanson mièvre comme « Capri, c’est fini » ? On parle d’"adaptation musicale", une manière détournée d’utiliser la musique des autres sans les nommer. |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 23712
 | Sujet: Re: Marguerite Duras [théâtre] Lun 4 Fév - 13:19 | |
| Agatha
| Citation: | | " Si je n'avais pas vécu tout ça, cette immensité de l'amour de ce petit frère, je n'aurais pas écrit ce livre." |
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|  | | | Marguerite Duras [théâtre] | |
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