rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22823
 | Sujet: Mishima, le palais des fêtes Mer 13 Fév - 8:00 | |
| | Citation: | Une grande réception donnée au Palais des fêtes pour les élites politique japonaise et occidentale devient la scène d’un complot politico-amoureux où la mort rôde sur des airs de valse. Pour déjouer le drame, Mme Kageyama, la maîtresse de maison, décide contre toute attente de paraître à cette soirée mondaine alors qu’elle s’y est toujours refusée.
Le Palais des fêtes est l’histoire de cette apparition qui se terminera dans le sang la trahison et les feux d’artifice.
Cie La fidèle idée - Guillaume Gatteau |
je n'ai pas été convaincu.
La pièce - qui m'a paru bavarde, oscille entre comédie grinçante et tragédie avec des éléments surprenants (des hommes grotesques et rebondis jouent des femmes, puis les mêmes jouent des hommes, sans qu'on en voie la nécessité).
les acteurs récitent le texte à vive allure.
En revanche la disposition des acteurs sur le plateau, les lumières et la musique en première partie valent le coup. Mais au total, le bilan est maigre. |
|
rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22823
 | Sujet: Re: Mishima, le palais des fêtes Mer 13 Fév - 8:34 | |
| d'autres avis
Ainsi pour Shunkin :
Le Palais des Fêtes est l'oeuvre théâtrale de Mishima la plus appréciée par les Japonais. A juste titre. L'action, située en 1886, a pour toile de fond la réalité historique. Car le Palais des Fêtes a bel et bien existé, ainsi que les luttes politiques qu'évoque la pièce, et plus encore la volonté des Japonais d'alors de s'ouvrir aux choses de l'Occident.
Sur ce fond historique, Mishima a créé un drame de dimension universelle : l'Amour et la Cruauté tissent leur intrigue à l'ombre de la Mort, mais dans le raffinement exquis de la « Belle Epoque ».
Ce chef-d'oeuvre est de facture toute classique. Tout se passe en un jour ; il n'y a qu'un seul changement de scène ; l'action est toute centrée sur la Comtesse. Mieux encore, tout se déroule, sous la seule pression des déterminations passionnées des personnages. Et la plupart des dialogues sont des affrontements serrés qui se concluent par une décision.
Classique, cette oeuvre a cependant des reflets romantiques. La violence des sentiments, la hardiesse des situations et un certain souffle épique sont peut-être révélateurs de l'âme japonaise.
Dans Le Palais des Fêtes, le style de Mishima atteint une noblesse et une vigueur admirables. D'un mot, la qualité littéraire de cette oeuvre est comparable à celle de l'oeuvre théâtrale de Montherlant — auquel Mishima ressemble à tant d'égards. |
|