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China Mieville

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rotko
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MessageSujet: China Mieville   Mar 25 Sep - 17:10

un drôle de livre !

China Miéville, Le roi des rats, Fleuve noir.

King Rat, un premier livre sidérant. Ambiance horrifique sur fond de drum’n’bass ! Une adaptation déjantée du Joueur de flûte de Hamelin chez les hommes-rats des égouts de Londres.

Il a aussi écrit Les scarifiés (Fleuve Noir) et Perdido street station aussi chez Fleuve Noir.
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rotko
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Messages : 21873

MessageSujet: Re: China Mieville   Mar 25 Sep - 20:15


clic !


Accusé à tort du meurtre de son père, Saul Garamond est en cellule. Il reçoit la visite d'un étrange personnage qui va le tirer d'affaire :

" Je suis le grand patron du crime. je suis celui qui pue. Je suis le chef des éboueurs, je vis là où on ne veut pas de moi [...]Je suis celui qui a les dents les plus dures du monde, je suis lemoustachu. Je suis le Duce des égoûts, je règne sous terre. Je suis le roi.

[...]écrit grossièrement en noir au pochoir au dos de sa chemise, entre les rangées de flèches.

« Je suis le Roi des Rats »

L'évasion de la prison met en appétit
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rotko
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Messages : 21873

MessageSujet: Re: China Mieville   Ven 28 Sep - 13:53

Certes on peut trouver des longueurs dans le roi des rats, des identifications téléphonées, voire des platitudes de style, mais le matériau m’a paru de qualité : prendre à contre-pied l’histoire du joueur de flûte de Hamelin en épousant le parti des rats, faire intervenir l’homme araignée Anansi, et l’Oiseau Supérieur dans un récit qui allie fantasy et thriller mérite à mon sens un coup de chapeau.

D’autant qu’il y a des parallélismes amusants : les rats attirés par les sons d’une flûte enchantée et les humains se précipitant au concert de "junglist terror", tous fusionnant dans un hommage à la musique drum’n bass.

La musique, image de la Cité : ici Londres, branchez vos écouteurs !

Citation:
Voilà ce qu’ était Wind City, une immense métropole déserte et brisée, solitaire, gagnée par l’entropie, jusqu’à ce qu’un tsunami d’air éclate sur elle, jusqu’à ce qu’une tornade de flûte nettoie ses rues, ridiculise les vestiges pathétiques d’humanité sur son chemin et les fasse s’envoler comme de l’amarante ; la ville se retrouvait solitaire et nettoyée de tous ses détritus.


On la parcourt cette ville : sur les toits, dans ses égouts, on visite les recoins de rue, les poubelles des restaurants (!) et on se guérit de sa bonne éducation à voir le plaisir des rats trouvant de la nourriture avariée, en s’accoutumant à une odeur nauséabonde...

On survole les quartiers mal famés, on rencontre des araignées, on danse avec les rats, on vole avec les oiseaux, on escalade les gouttières et on se propulse d’une terrasse à l’autre, avec en fond sonore Steve Reich ou guns and roses
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rotko
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Messages : 21873

MessageSujet: Re: China Mieville   Mer 17 Oct - 17:05

Perdido street station

Début :

Citation:
Une fenêtre s’ouvrit à la volée. Un panier en jaillit et décrivit un arc de cercle vers le bas à l’insu de la foule. Il s’arrêta à mi-course dans un soubresaut avant de tourner sur lui-même, pour reprendre sa dégringolade moins vite, par à-coups. Dansant de façon précaire au fil de sa descente, son treillis s'accrocha et ripa contre la peau rêche de l’immeuble. Le panier repartit à l’aveuglette vers le mur, escorté d’une traînée de peinture et de poussière de ciment.


La plan de la nouvelle-Crobuzon s’ouvre avant même la page de titre. Ensuite on fait la connaissance de la population fort mélangée des humains et d' insectes à pattes céphaliques, ce qui n’interdit pas, même si le puritanisme est de rigueur, quelques couples contre nature ou plutôt contre espèce.

Comme dans le roi des rats, les paysages urbains , délabrés et d’une saleté repoussante, témoignet des qualités visuelles spécifiques du talent descriptif de China Mieville.

Citation:
Au bord de ce terrain dénudé s’élevaient les Côtes.
Ces tessons de Leviathan d’un ivoire jaunissant, plus épais que les plus vieux arbres, s’élançaient en gerbes, s’écartant ensuite pour filer en une courbe ascendante qui atteignait son apogée à trente mètres du sol ; une fois au-dessus des toits du voisinage, ils se repliaient de façon brutale, en faisceau rapproché;ils reprenaient alors leur ascension jusqu’à pratiquement se toucher en leur pointe : de vastes doigts crochus, un piège à hommes en ivoire grand comme un dieu.
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China Mieville

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