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| | Les ROBOTS à travers la S.F | |
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Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Histoire des ROBOTS Jeu 20 Juil - 22:50 | |
| l'Iliade chant XVIII, où Vulcain est "soutenu par trois servantes en or, mais ressemblant à des vierges vivantes." évoque déjà des machins animées à forme humaine. Minos avait un géant métallique pour garder la Toison d'Or, Dédale était constructeur de robots et de statues animées. Pygmalion crée une statue d'ivoire représentant une jeune fille, supplie Vénus de lui donner vie, et l'épouse. Le peuple juif a inventé "le Golem" qui s'animait lorsque son maître collait à son front, un verset de la Bible. Au XVIII ème siècle, Vaucanson a connu la célébrité avec ses automates musicaux et son canard animé. Le "Joueur d'échecs de Maelzel "manifeste un fort mauvais caractère lorsqu'il perd la partie, et las d'avoir été construit pour perdre, il se révolte contre son maître et le tue". Nous en arrivons à Karel Capek et sa pièce de théâtre R.U.R." Robots Universels de Rossum", écrite en 1920. Le mot " robot" vient du tchèque et veut dire travailleur: Ces robots se révoltent, détruisent l'humanité, s'emparent du Monde. Toute cette "ferraille" à forme plus ou moins humaine, qui se retournait souvent contre ses créateurs, effrayait une partie des lecteurs, et par ricochet les éditeurs. Alors, en 1940, Asimov innove et, légiférant, il introduit dans le cerveau positronique de ses robots, les "Trois Lois ", tirées d'un imaginaire Manuel de la Robotique 58 ème édition (2058 après J.C.). Tout bon amateur de ces trois lois, se doit d’en connaître le texte. D'aucuns peuvent penser que pour Asimov, ses Trois Lois, "sont les clous qui l'ont crucifié pour la postérité....alors que ses robots sont de pauvres êtres infirmes quand on les compare à ceux d'autres auteurs" A quoi il répond " mes robots étaient des machines conçues par des ingénieurs, et non des pseudo humains crées par des blasphémateurs". L'une de ces règles logique lui interdit formellement "de nuire à un être humain ou de le laisser sans assistance": ce robot est donc meilleur que l'homme!.... Notre Créateur à nous, aurait bien fait d'implanter cette Loi dans nos neurones! Pour faire taire le proverbe qui dit que "L'homme est un loup pour l'homme". Le 21ème siècle fait déjà la part belle aux "robots". Même s'ils n'ont pas encore l'apparence des humains. Il envahissent nos cuisines, nos bureaux, nos usines. Karel Capek, l'inventeur du nom était-il un visionnaire? _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22053
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Ven 21 Juil - 6:40 | |
| | Aristarque a écrit: | Le "Joueur d'échecs de Maelzel "manifeste un fort mauvais caractère lorsqu'il perd la partie, et las d'avoir été construit pour perdre, il se révolte contre son maître et le tue". |
Le Joueur d'échecs de Maelzel fait partie des histoires grotesques et serieuses d'Edgar Poe. Le texte se lit comme un roman policier puisqu'il demonte ce qui voulait être une supercherie. |
|  | | Patrice Hénin habitué(e)

Age : 59 Inscrit le : 11 Juin 2006 Messages : 25 Localisation : Paris XII
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Ven 21 Juil - 18:59 | |
| Toujours un vrai puit de connaissances et d'érudition, ce cher Aristarque!
Mais implanter ces 3 lois dans nos neurones? J'ai peur de la fin de l'esprit d'initiative, de la véritable intelligence, mais idée alléchante!
Les voici ces 3 lois:
1) Un robot ne dois jamais porter atteinte à l'intégralité physique d'un être humain, ni, restant passif, ne pas lui porter assistance. (A robot may not injure a human being, or, through inaction, allow a human being to come to harm)
2) Un robot doit obéir en tous points aux ordres des être humains, sauf si de tels ordres entrent en contradition avec la première loi. (A robot must obey orders given it by human beings except where such orders would conflict with the first law).
3) Un robot doit protéger sa propre existence, tant que cette nécessité respecte la première et deuxième loi. (A robot must protects its own existence as long as such protection does not conflict with the first or second law)
Dans le film "I' Robot", un homme conduit sa voiture, sa petite fille à l'arrière. Il manque un virage et la voiture plonge dans un canal. Un robot plonge aussitôt à leur secours, et décide de sauver l'homme d'abord. Lui gesticule, montre sa fille, inerte à l'arrière, au robot et lui ordonne de la sauver d'abord.
Malgré la véhémence du chauffeur, le robot casse la vitre et dois même lutter contre le conducteur qui veut obliger le robot à le laisser pour sauver sa fille.
Le robot a appliqué au bit près les 3 lois : 1) porter secours à la personne qui semblait avait le plus de chance de tenir jusqu'à la remontée en surface.
2) ll ne pouvait sauver les deux, d'autant plus que l'être sauvé lui donnait du fil à retordre, en le repoussant. Donc refus d'obéir.
3) Obligé de sauver cet homme, il l'a empêché d'essayer de le déconnecter, pour sauver sa fille, et a protégé son existence, lorsque l'homme a voulu le mettre "hors d'état de nuire", afin d'accomplir son "devoir".
Il faudrait donc une quatrième loi? Les femmes et les enfants d'abord?
Isaac Asimov a imaginé un foule de cas de cette veine dans ses livres 'Robots". C'est une collections de nouvelles où s'entre-mêlent drames, logique, humour, questions, suspenses.
Le robot parfait n'exitera jamais, dans les siècles à venir, parce que se seront toujours des êtres humains qui lui dicteront leurs lois.
Et les vrais lois ne s'écrivent pas. Une fois écrites, elles vous font souvent plonger, si vous la trouvez inhumaine, la reécrire, ou vous obéissez comme un robot. Je ne suis pas anarchiste. _________________ L'argent qui corrompt, qui pourrit, qui détruit; l'activité qui épanouit, qui enrichit, qui construit; la planète qui nourrit, qui subit, qui périt. |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Ven 21 Juil - 23:14 | |
| | Patrice Hénin a écrit: | .Isaac Asimov a imaginé un foule de cas de cette veine dans ses livres 'Robots". C'est une collections de nouvelles où s'entre-mêlent drames, logique, humour, questions, suspenses.
Le robot parfait n'exitera jamais, dans les siècles à venir, parce que se seront toujours des êtres humains qui lui dicteront leurs lois.. |
Tout en s'ouvrant un créneau peudo-scientifique avec des histoires de robots disciplinés, ce "vulgarisateur de génie" était conscient que cette "trouvaille" pouvait ternir sa réputation. Il s'en explique dans une préface d'un recueil de nouvelles de 1968: "Si on se souvient encore de moi, ce sera à cause de ces Trois Lois. D'une certaine manière, ce fait ne laisse pas de me préoccuper; j'ai pour habitude de me considérer comme un homme de science, et laisser mon nom pour avoir établi les bases inexistantes d'une science inexistante me cause, je l'avoue, quelque embarras, sinon de la déception...." De 1956 à 1976 Asimov nous a proposé 33 nouvelles sur son thème favori : les robots, dans des situations différentes : humanoïdes, expérimentaux (concepteurs Powwel&Donovan) psychopates (soignés ou éliminés par Suzan Calvin psychoroboticienne) Pour le deuxième point du robot parfait, Asimov a écrit "L'Homme bicentenaire" où il a fait son premier essai de robot immortel. Et il ne faut pas oublier l'androïde parfait R.(pour robot) Daneel qui sera le partenaire d'Elijah Baley l'enquêteur Terrien des "Cavernes d'acier" Et que l'on retrouve d'ailleurs dans le dernier livre de "Fondation" A mon avis elles méritent d'être lues et relues. Pour ma part je ne m'en lasse jamais. C'est un plaisir d'évoquer Isaac Asimov avec toi. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Patrice Hénin habitué(e)

Age : 59 Inscrit le : 11 Juin 2006 Messages : 25 Localisation : Paris XII
| Sujet: Histoire de robots Sam 22 Juil - 2:02 | |
| C'est plutôt un plaisir que de profiter de tes précisions. Bien sûr, cela me revient en mémoire, Susan Calvin, R. Daneel, le double jeu qui se jouait de tous? Des copains d'enfance!
Souvenirs, embrouillés. Et j'ai bien sûr lu pas mal de P. K. Dick. Mais il ne forgeait pas ses oeuvres avec une logique d'acier.
J'ai aimé Hypérion. Mais un certain Ron Howard a mal tourné.
En fait, je dévorais la SF dans ma jeunesse. Maintenant, il doit me passer pas mal d'auteurs sous le nez, mais j'ai l'impression qu'il n'y a plus que de la Fantasy-Mystico-Fiction, ou Catatrosphe-fiction.
C'est dommage qu'Isaac ne soit pas conscient du plaisir qu'il a procuré à des milliers et milliers de lecteurs. Rien n'est démodé, dans ses livres, tu as raison de dire "qu'elles méritent d'être lues et relues".
Donc, c'était un scientifique qui a regretté de devenir un roi de la SF, la vraie, a cause de trois jambes de lois boiteuses? Il a créé les bases d'un genre encore émergent, à peine existant, et on se souviendra de ses 3 lois, qui parce qu'imparfaites ont créé une base qui sera toujours existante: cherchez encore... Tous les génies doutent. Demande à Keraka (ArThéo).
Peut-être que le genre SF décline :
a) parce que la technonoligie nous surprend, va trop vite. J'ai honte de mon portable qui ne sait même pas prendre de photos. Et les brésiliens font voler des avions sans kérosène, à l'éthanol.
b) l'avenir est sombre. (Sauf au Brésil!) _________________ L'argent qui corrompt, qui pourrit, qui détruit; l'activité qui épanouit, qui enrichit, qui construit; la planète qui nourrit, qui subit, qui périt. |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Les ROBOTS à travers la S.F Jeu 18 Jan - 0:32 | |
| Voici une nouvelle parue dans La grande anthologie de la SF éditée par le Livre de Poche en 1974, reprenant un texte de Galaxie de 1964. C'est une histoire de Robot intitulée [b]"Le Sixième Palais", signée Robert Silverberg **Il y avait le trésor, et il y avait le gardien du trésor. Et il y avait les ossements blanchis de ceux qui avaient tenté en vain de s'approprier du trésor. Les os eux-mêmes avaient pris une sorte de beauté, là où ils gisaient, près de la porte de la cachette recelant le trésor sous la voûte éclatante du ciel......L'endroit où se trouvait le trésor était une petite planète appartenant au système de Valzar la Rouge......Il y avait ceux qui convoitaient le trésor. Il venaient, le Gardien les interrogeait et ils y perdaient la vie.....** Lipescu: stature herculéenne, barbe blonde, poings aussi lourds que des marteaux, gosier d'airain, torse puissant, et son compère Bolzano :minceur d'aiguille, regard brillant, le doigt prompt, fin comme l'ambre, étaient de ceux qui convoitaient. Mais ni l'un ni l'autre ne tenait à perdre la vie. Ils connaissent l’histoire du Sphinx défié par Œdipe et s’équipent avec un ordinateur capable de répondre à toutes les questions et les énigmes. Ils partent pour la Planète. Lipescu se présente, seul, devant le fidèle Gardien du trésor :** L’homme d’acier, le robot sans visage qui attendait avec une patience de métal, le retour de son maître ** Le robot pose dix sept questions toutes plus difficiles les unes que les autres, les réponses étant aisées grâce à l’ordinateur. **La dix-huitième question fut d’une simplicité enfantine. Enoncer le théorème de Pythagore. Lipescu n’avait certes pas besoin de l’ordinateur ! Sa réponse vint tout de suite, claire et concise. Et au même moment, le robot foudroya Lipescu.** Bolzano resté dans l’astronef en orbite, a suivi sur son écran toutes les péripéties de l’opération. Mais la cupidité est la plus forte. Tremblant, il se lance quand même à la conquête du trésor. Avec en tête l’idée que puisque ** l’intelligence au sens banal du terme était impuissante, il n’y avait de salut possible que dans l’adresse prêtée par le poète à l’ingénieux Ulysse ** A toutes les questions de l’inflexible robot ( qui n’était pas au courant des trois lois de la Robotique inventées par Asimov), Bolzano répond par des inepties fantaisistes !..Miracle, la porte s’ouvre et le trésor fabuleux est tout à lui !..Il calcule le nombre de voyages qu’il lui faudra faire pour en emporter le maximum. Lorsque chargé du premier lot, il passe sans broncher auprès du Gardien, celui-ci lui demande : « Pourquoi as-tu pris ces choses ? Que veux-tu en faire ? » ---« Parce qu’elles sont belles et que j’en ai besoin » répond t’il avec un sourire. Alors dans le ventre du robot, le panneau glissa. ** Balzano comprit – trop tard—que l’épreuve n’était pas encore terminée. Le Gardien n’avait pas posé la question par simple curiosité. Et cette fois, il lui avait répondu sérieusement, de façon logique. Il cria….. Il vit jaillir la lanière fulgurante….. La mort suivit instantanément……..** Cette nouvelle est écrite dans un style agréable, coulant, alerte, alternant récit et dialogues sans oublier les effets dramatiques. Sans oublier non plus une pointe d’humour. Style qui a perduré pendant toute la longue carrière du romancier. Ce qui explique sans doute pourquoi, en 1988 Silverberg a été pressenti pour aider Asimov , dont la santé se dégrade, et collaborer avec le maître à la rédaction d’un roman tiré d’une nouvelle géniale. Et c’est ainsi qu’il a co-signé « L’Homme bicentenaire » Une histoire de robot bien sur ! Un régal ! _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Lun 29 Jan - 23:47 | |
| Doter un robot utilitaire d’émotions humaines semble être un exploit cybernétique. Mais les conséquences peuvent se retourner contre les concepteurs. C’est ce qu’a voulu nous prouver Ramon Feliz Sierra et Alvarez del Rey qui,malgré son nom à rallonges, est un américain USA , plus connu sous le nom de Lester del Rey, un émule de Isaac Asimov. « Elle était merveilleuse---un rêve de plastique et de métal coulé….Si Hélène de Troie avait eu cette apparence, les grecs auraient été mesquins de ne lancer à l’assaut d’Ilion qu’un millier de galères » Sa fiche de sortie d’usine portait la mention K2W 88. Ils décidèrent de l’appeler Hélène O’Loy ( Hélène faite d’alloy=alliage en anglais). « Ils » ce sont deux célibataires endurcis : Dave un génial réparateur en robotique et Phil, un médecin expert en endocrinologie. Ils partagent la même maison et sont mécontents de leur robot domestique Lena qui commet trop d’erreurs et « n’a ni émotions ni conscience d’elle même.. ». Ils décident de « la » remplacer par « un modèle spécial construit sur commande, avec un assortiment complet de bobines mémorielles et surtout les rondeurs d’un robot femelle… » Ils furent comblés : « Les techniciens avaient mis le paquet et réalisé un miracle en créant ce modèle en forme de jeune fille. Le plastique et la rubbérite du visage avaient été traités de manière que leur flexibilité permit l’expression des émotions, et elle était même équipée de glandes lacrymales et gustatives prête à simuler n’importe quelle action humaine » Et, bien entendu, Hélène s’amouracha de Dave. Qui bientôt ne put se passer de sa présence. Ils partirent tous deux vivre dans un ranch, loin de la ville, vécurent comme un ménage sans nuages, au point « que l’on pouvait avoir la certitude que leurs voisins ne soupçonnèrent jamais qu’ils étaient autre chose qu’un couple normal » Jusqu’aù décès de Dave et au suicide d’Hélène : « Il ne me reste plus qu’une chose à faire maintenant que tout est fini. L’acide détruit le métal aussi bien que la chair, et je vais mourir avec Dave… » écrivit-elle à Phil...... Qui était resté célibataire : « J’aurais pu me marier et élever une famille….Mais….il n’y avait qu’une Hélène O’Loy. »
Source : « La grande anthologie de la S.F. » Livre de Poche. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | ekwerkwe Mod.

Inscrit le : 19 Déc 2006 Messages : 844
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mar 30 Jan - 0:00 | |
| Je suis une grande adoratrice des Histoires de..., et je me souviens bien des deux que tu racontes? retranscris? rapportes? Bref. Les histoires de robots me mettent assez souvent mal à l'aise, et cette Hélène O'Loy tout particulièrement. Je trouve les "sentiments" de ses inventeurs un chouia malsains, d'autant que, ses formes mises à part, Del Rey ne prend pas vraiment la peine d'humaniser son Hélène, si je me souviens bien. Qu'en as-tu pensé, Aristarque? _________________ "Nous sommes faits de la vitesse dont sont tissés les vents." Alain Damasio, La Horde du Contrevent |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mar 30 Jan - 0:17 | |
| Si j'ai bien compris, tu connaissais donc cette nouvelle. Elle m'a paru digne d'être citée (je fais habituellement une "critique" avec les citations des passages qui me paraissent significatifs) Je trouve que Lester del Rey a au contraire trop humanisé son Hélène. J'ai passé sous silence le passage où ses "propriétaires" lui laissent regarder la télé et les feuilletons à l'eau de rose qui lui façonnent une "âme de midinette", par exemple.... Asimov par exemple n'est jamais allé aussi loin dans ses histoires de robots. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | ekwerkwe Mod.

Inscrit le : 19 Déc 2006 Messages : 844
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mar 30 Jan - 0:57 | |
| Mes souvenirs ne sont pas parfaitement précis, mais de l'impression qu'il m'en reste, Del Rey procédait de façon très artificielle (je me serais même contentée d'une explication pseudo-scientifique boîteuse pour expliquer son "humanisation"), et l'amour des deux inventeurs pour Hélène est quand même fort ambigu. Qu'aiment-ils réellement chez elle? Qu'est-ce qui, à part son apprence, dépasse sa condition de robot? Comment en arrivent-ils à la considérer comme un être humain, et même davantage, puisqu'elle est LA femme idéale, plus encore qu'une femme? Bref, je n'arrive pas à m'exprimer très clairement, mais il me semble que les vélléités romantiques de Del Rey sont assez malsaines. Quant à Asimov, n'est-ce pas lui qui a recréé le fameux triangle (la femme et l'amant qui assassinent le mari), l'amant étant le robot? _________________ "Nous sommes faits de la vitesse dont sont tissés les vents." Alain Damasio, La Horde du Contrevent |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mar 30 Jan - 23:40 | |
| | ekwerkwe a écrit: | | . Quant à Asimov, n'est-ce pas lui qui a recréé le fameux triangle (la femme et l'amant qui assassinent le mari), l'amant étant le robot? |
Est-tu sûre que c’est Asimov qui a écrit cette nouvelle ? Je viens de revoir les trente-trois nouvelles répertoriées sur le « Le Grand Livre des Robots » de ce génial romancier de S.F. et plus particulièrement le chapitre des « Robots Humanoïdes » (normal pour en trouver un apte à devenir l’amant d’une « humaine »), et je n’ai pas découvert celle que tu cites. J’ai peut-être loupé quelque chose…. Quoiqu’il en soit, un robot , dans le monde cybernétique d’Asimov : « Ne peut pas tuer un être humain et ne peut laisser sans assistance un être humain en danger.. », c’est la première loi de la Robotique que notre romancier, qui en est l’auteur, a promulguée avec deux autres, et qu’il n’oublie jamais de rappeler. En toute logique, le robot ne peut pas être le criminel….et ne peut pas avoir été présent au moment du crime….Encore un mystère. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22053
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mer 31 Jan - 16:05 | |
| Tiens ! si j'allais tenir compagnie à mon ami Aristarque et à Ekwerke -qui est aussi une amie, "je présume" ?
***
Les enfants sont tout contents de leur Nanny. Ils jouent avec elle et elle assure leur sécurité, sur le chemin de l’école ou dans le parc par exemple. Pourtant dans le salon se tient cette conversation des parents :
| Citation: | «- Elle est tout de même étonnante, non ? Dit Mrs Fields. Naturellement, de nos jours les robots courent les rues. En tout cas, plus qu’il y a quelques années. On en voit partout : ils sont derrière les comptoirs des magasins, conduisent les autobus, creusent les fossés…
- Mais Nanny est différente, murmura Tom Fields.
- Elle.. Ce n’est pas vraiment une machine. Plutôt une personne. Un être vivant…. |
Aurait-elle une vie secrète ? c'est toujours les femmes qui voient anguille sous roche
| Citation: | - [...] Elle ne reste pas dans sa chambre. Elle se glisse dans l’escalier aussi doucement que possible, dès qu'elle nous croit endormis.
- Mais pourquoi ?
- Comment veux-tu que je le sache ! |
Et moi, vous croyez peut-être que je vais vous le dire ?
Nanny est le titre de la deuxième nouvelle de Paycheck de Philip K Dick.
Une nouvelle où l’auteur, une fois de plus, par le biais d’un récit intéressant, met le lecteur devant les exigences de la société et ses propres contradictions. |
|  | | ekwerkwe Mod.

Inscrit le : 19 Déc 2006 Messages : 844
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Dim 4 Fév - 13:10 | |
| Décidément, ce Paycheck me fait de l'oeil, je l'achète dès demain.
@ Rotko: c'est une jolie présomption! Présumons donc!
@ Aristarque: tu as raison, je me suis trompée. La nouvelle s'appelle Automates, société anonyme, et elle est de Ray Bradbury. Je l'ai lu dans Les meilleurs récits de Startling Stories, je ne sais pas dans quel recueil de nouvelles de l'auteur elle a été éditée.  _________________ "Nous sommes faits de la vitesse dont sont tissés les vents." Alain Damasio, La Horde du Contrevent |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22053
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Dim 4 Fév - 17:38 | |
| Ceci dit, je préfère les nouvelles de Bradbury, plus poétiques que celles de PK Dick. Je pensais à Stanley disant "Docteur Livingstone, I presume ?" et j'aurais mieux fait d'employer le verbe supposer. Encore que "présumé" dans un contexte amical ne manque pas de saveur : on connaît les "innocents présumés", les "présumés coupables" ; "amie présumée" montre de ma part une méfiance qui ne peut être qu'humoristique Dans le langage des tribunaux, l'expression aurait un autre sens  |
|  | | Aristarque pilier

Inscrit le : 28 Déc 2005 Messages : 1140 Localisation : Septimanie
| Sujet: Re: Les ROBOTS à travers la S.F Mar 6 Fév - 23:07 | |
| Si une Machine Intelligente Autonome peut être assimilée à un robot, alors cette courte nouvelle de Arthur Porges a sa place dans cette rubrique.
En mission d’exploration dans le système solaire, le commandant du croiseur Ilkor, qui faisait route vers la nébuleuse de Rigel, apprend qu’un Ruum de type H.9, autrement dit une Ma.I.A, a été oubliée sur la 3ème planète. Il n’ira pas le rechercher, Le croiseur Ilkor sera pulvérisé par une soucoupe ennemie. Et sur Terre, c’était l’âge des reptiles. Des millénaires plus tard, Jim Irwin, prospecteur d’uranium, se fait larguer, pour une mission de recherche minière, dans une vallée perdue des Montagnes Rocheuses au Canada. Vers la fin de la troisième et dernière semaine de recherches infructueuses, alors qu’il contournait une colline herbeuse, il découvrit un spectacle inouï : « C’était comme l’étal en plein air de quelque boucher géant et particulièrement actif ; un énorme assortiment de corps d’animaux, soigneusement alignés sur trois rangées, s’étendant presque à perte de vue (…) Certains lui étaient familiers , mais au-delà, un amas de reptiles dont la vue était comme un cauchemar (…) Dans le musée de sa ville natale il en avait vu un spécimen reconstitué : c’était un petit stégosaure pas plus grand qu’un poney. (…) Brusquement il remarqua un autre fait bizarre : toutes les victimes étaient à peu près de la même taille, on ne voyait nulle part de saurien vraiment grand. Chaque spécimen était à peu près de la taille d’un grand mouton..(…) Ces animaux n’étaient pas morts mais simplement paralysés.. » Entendant un bruit, Irwin qui restait en alerte découvrit : « un engin quasi sphérique ressemblant à un sac de cuir rempli de mercure recouvert de verrues dégoûtantes qui ne pouvaient être que des projections fonctionnelles de quelque mécanisme bizarre » C’était le Ruum, celui qui avait été oublié depuis des temps immémoriaux. La poursuite commence. Le Ruum, indestructible et tenace, résistant aux balles à ours, aux éboulements de rochers, à une attaque à la dynamite, avance imperturbable à la vitesse de 8kms à l’heure. La chasse dure 48 heures. Irwin, blessé, épuisé, quasi inconscient, voit le Ruum avancer vers lui : « Il sentit des doigts métalliques, froids le toucher, le saisir, le soulever et le secouer d’une façon étrange (…) Puis sans passion, sans aucune brutalité ni sollicitude, le Ruum le reposa à terre.. » Irwin, sauvé le regarda partir en sanglotant. Il ignorait et ignorerait toujours que la Machine Indépendante Intelligente Ruum avait été programmée pour capturer des êtres vivants pesant 160 livres avec une tolérance de 15 livres en plus ou en moins. Notre héros pesait 149 livres au début de la poursuite…il avait perdu 10 livres pendant les dernières 48 heures, il n’était plus dans la norme. Il eut la vie sauve !… Avec l’aide de « Les Chefs d’œuvre de la S.F. » Editions Planète 1970. _________________ Je marche grâce aux béquilles des anciennes citations (axiome chinois) |
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