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 Les "fous"Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Monique Rannou
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Inscrit le : 21 Avr 2008
Messages : 130

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 10:40

rotko a écrit:
Cet isolement qu'on voit dans je vais bien ne t'en fais pas et dans Petite me choque et je doute que cette thérapie pour une dépression et une anorexie soit le seul remède.

Au bout d'un moment, la perfusion (même placée de force)
est la seule façon de sauver la personne.
C'est par ailleurs, un soulagement pour les proches,
ils ne sont plus directement responsables de la santé de cet individu.

Pour la depression, idem. C'est dur à vivre, pour le patient comme pour la famille, mais au bout d'un moment, il faut reprendre les choses en main...
J'ai fortement insisté une personne a demander la prise en charge totale dans un clinique psychiatrique (en gros, la forcer de demander cela de son plein gré, pour plus de facilités administratives, oui, je suis une ordure). Ca n'a pas été facile,
je n'en suis pas fière. Mais je ne regrette rien. Parceque au bout de 2 semaine de nuits blanches, de cris, de stress, on avait vraiment besoin de se décharger, pour ne pas tous être entraînés avec.
Par ailleurs, les médicaments ont des effets secondaires assez surprenants, une fois encore, on est rassuré de savoir que le personnel médical est, 24h/24, a côté du malade, qu'ils gèrent le dosage des medocs au jour le jour.
Ces quelques semaines laissent le temps de se reconstruire, et d'anticiper les conséquences (la depression fait peur, peu de gens de l'entourage sont prêts à mettre les 2 mains dans la merde).

Mais ... à l'heure actuelle les places sont rares... il faut s'entendre dire que si la personne n'a ni des tendances suicidaires, ni fait des ménaces de mort, elle n'est pas prioritaire... et vu l'état de la santé en France, ça ne va pas aller en s'améliorant.

SiC !
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 21297

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 13:20

Monique Rannou a écrit:

Au bout d'un moment, la perfusion (même placée de force)
est la seule façon de sauver la personne.
C'est par ailleurs, un soulagement pour les proches,
ils ne sont plus directement responsables de la santé de cet individu.


Oui, je comprends bien sauf que dans les deux cas que je cite, cet enfermement se fait contre la volonté des deux parties, le "malade" et son entourage (famille et amis).

je me documente et je reviens Razz
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Seb
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Inscrit le : 26 Fév 2008
Messages : 579

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 14:04

rotko a écrit:
je me documente et je reviens Razz


attention, Rotko ! y en a qui étaient juste allés se documenter et à qui on a passé la camisole...
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Monique Rannou
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Inscrit le : 21 Avr 2008
Messages : 130

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 15:06

rotko a écrit:

Oui, je comprends bien sauf que dans les deux cas que je cite, cet enfermement se fait contre la volonté des deux parties, le "malade" et son entourage (famille et amis).
je me documente et je reviens Razz


Oui.. le malade n'a parfois plus assez de recul pour prendre les décisions.

Pour ce genre de maladies, faut savoir resister au chantage/manipulation de la personne en question,
c'est très difficile quand on est impliqué affectivement.
La plupart du temps, une relation de chantage s'instaure,
de compromis bidons... c'est extremement dur d'être ferme
avec une personne qu'on aime. On perd le recul necessaire.
On se sent coupable de notre impuissance et de l'absence
de progression.

La dame de fer qui sommeille en moi est à présent convaincue
qu'aimer quelqu'un, malgré sa maladie, ce n'est surtout pas agir toujours en fonction de ce qu'elle dit.
Tant pis pour la deception
qu'on engendre.

Personne n'imaginerait de soigner une appendicite en famille
chez soi, et de refuser l'hospitalisation (si, en fait, mais c'est pas le débat)... et pourtant, pour certaines maladies, les gens ont
du mal à reconnaître qu'il n'ont pas les compétences
pour soigner leur proche !
Je pense qu'il faut arrêter de mettre les maladies psychiatriques
à part, de les stigmatiser de cette façon. Il faut reconnaitre que dans certains cas, un suivi permanent est indispensable.
Que non, ça ne passe pas tout seul, malgré toute la bonne volonté qu'on peut avoir..
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Seb
Mod.



Inscrit le : 26 Fév 2008
Messages : 579

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 15:23

Monique Rannou a écrit:
Pour ce genre de maladies, faut savoir resister au chantage/manipulation de la personne en question,
c'est très difficile quand on est impliqué affectivement. La plupart du temps, une relation de chantage s'instaure, de compromis bidons... c'est extremement dur d'être ferme avec une personne qu'on aime. On perd le recul necessaire. On se sent coupable de notre impuissance et de l'absence de progression.

Même si je reconnais qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans, je pense qu'il faut distinguer entre les maladies lourdes (psychose, schizophrénie, etc.) où effectivement, l'hospitalisation s'impose, et ce mal du siècle qu'est la dépression (sans parler de la vieillesse et des maladies associées), qui a tout de même beaucoup à voir avec la solitude et le manque de communication.
Il me semble que c'est le caractère de plus en plus individualiste de nos sociétés occidentales qui nous fait soudain dire que c'est trop lourd à gérer, qu'il faut confier l'affaire à des professionnels, etc. La surmédicalisation et la surdramatisation de ces problèmes n'est pas anodine; des maladies comme Alzheimer ou Parkinson ne revêtaient pas le caractère tragique qu'elles ont aujourd'hui, parce qu'elles étaient accueillies normalement au sein de la famille et de la société.
Or, cet accueil n'était pas moins éprouvant pour l'entourage et les proches qu'il ne l'est aujourd'hui, c'est simplement nous qui sommes devenus plus égoïstes et moins disposés à payer de notre personne ou de notre confort.
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Dernière édition par Seb le Mer 23 Avr - 15:27, édité 1 fois
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 21297

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 15:24

Seb a écrit:

attention, Rotko ! y en a qui étaient juste allés se documenter et à qui on a passé la camisole...


ma foi, tu vises peut-être juste, car si dans la description des maladies on est souvent tenté de se reconnaître, je trouve effectivement des tendances personnelles dans la description des anorexiques, ou leurs mobiles, ou leurs réactions.

J'en trouve aussi dans mon entourage, Razz si bien que si on me passait la camisole, je resterais quand même un animal social, vu que je pourrais "dénoncer" quelques proches, notamment des gens soucieux de performances sportives, et nettement obsédés par leur poids.

Où est le normal, où est le pathologique ?

la frontière est parfois floue. Mais quand j'entends parler de séjours prolongés dans l'eau froide, à seule fin de perdre des kilos prétendûment excédentaires, je dresse l'oreille et j'ouvre l'oeil.
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Seb
Mod.



Inscrit le : 26 Fév 2008
Messages : 579

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 15:49

rotko a écrit:
Où est le normal, où est le pathologique ? la frontière est parfois floue. Mais quand j'entends parler de séjours prolongés dans l'eau froide,


Tu penses aux Belges qui se baignent à Ostende en plein mois de février? Bon, je m'enfuis avant que le lobby belge de GdS* ne me tombe dessus !go
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 21297

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 17:46

je connais des voisins qui font de même dans l'Atlantique, tous les premiers dimanches du mois : ils s'appellent eux mêmes les canards givrés et ils avaient même voulu m'entraîner dans leurs expeditions, plus comme "givré" que comme "canard", sans doute Razz

Certains d'entre eux ne se baignent qu'en hiver, l'été, ils utilisent les douches locales cheese
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traversine
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Inscrit le : 16 Jan 2008
Messages : 198

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 21:15

Connaissez-vous Spider, de Patrick MacGarth ? C'est le journal intime fictionnel d'un schizophrène, dans les cauchemars duquel le lecteur se retrouve entraîné... Il y a des pages qui rejoignent à la fois Irving Welsh et son Trainspotting, et Bram Stoker avec son fabuleux personnage de Reinfield, dans Dracula...
Quand on sait que le père de McGarth était directeur d'un hôpital psychiatrique, ça donne encore une dimension différente au roman.

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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 82

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 21:25

Concernant la névrose et la dépression, Alain Ehrenberg dans La Fatigue d'être soit posait comme deux hypothèses se rejoignant :
la névrose correspond à une époque de notre société durant laquelle le contrôle social, très fort, "castre" les volontés individuelles (ou collectives d'ailleurs), la dépression découlant elle d'un sentiment d'insuffisance.
Il décrit ce sentiment d'insuffisance comme résultat du manque de reconnaissance, d'une demande de performance toujours accru puisque perçue comme inépuisable, de cette - fausse ? - liberté où il demandé à chacun de toujours mieux faire...sans qu'on leur demande.
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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 82

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 21:41

rotko a écrit:
Où est le normal, où est le pathologique ?


On pourraît s'amuser à décliner cette formule en : "Où est le psychologique, où est le psychiatrique"
Je me bornerai à donne mon avis sur la seule depression : il faut savoir faire la différence entre une grosse déprime et la dépression.
Cette dernière peut rendre impuissante la personne victime : elle peut être parfaitement lucide, vouloir aller mieux, mais en être incapable. C'est une maladie très difficile à percevoir de manière empathique : une sorte de fuite énergétique, aussi bien corporelle que morale qui rend les "secoues toi !" relativement peu pertinents

Et au-delà du manque de place dans les hôpitaux ou chez les psychiatres en cabinet, c'est un gros manque de prise en charge psychologique en complément du suivi psychiatrique, car la médication peut avoir des effets bénéfiques, mais elle n'est parfois qu'une béquille.
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Seb
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Inscrit le : 26 Fév 2008
Messages : 579

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 22:20

je voulais aborder un point un peu sérieux mais comme j'ai dû dire une ou deux bêtises après, on est partis sur autre chose. Donc, je me permets de me citer - selon un certain Seb Wink :
Seb a écrit:
Monique Rannou a écrit:
Pour ce genre de maladies, faut savoir resister au chantage/manipulation de la personne en question,
c'est très difficile quand on est impliqué affectivement. La plupart du temps, une relation de chantage s'instaure, de compromis bidons... c'est extremement dur d'être ferme avec une personne qu'on aime. On perd le recul necessaire. On se sent coupable de notre impuissance et de l'absence de progression.

Même si je reconnais qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans, je pense qu'il faut distinguer entre les maladies lourdes (psychose, schizophrénie, etc.) où effectivement, l'hospitalisation s'impose, et ce mal du siècle qu'est la dépression (sans parler de la vieillesse et des maladies associées), qui a tout de même beaucoup à voir avec la solitude et le manque de communication.
Il me semble que c'est le caractère de plus en plus individualiste de nos sociétés occidentales qui nous fait soudain dire que c'est trop lourd à gérer, qu'il faut confier l'affaire à des professionnels, etc. La surmédicalisation et la surdramatisation de ces problèmes n'est pas anodine; des maladies comme Alzheimer ou Parkinson ne revêtaient pas le caractère tragique qu'elles ont aujourd'hui, parce qu'elles étaient accueillies normalement au sein de la famille et de la société.
Or, cet accueil n'était pas moins éprouvant pour l'entourage et les proches qu'il ne l'est aujourd'hui, c'est simplement nous qui sommes devenus plus égoïstes et moins disposés à payer de notre personne ou de notre confort.

des commentaires ?
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Monique Rannou
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MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 22:52

Oui, j'avais écrit un gros commentaire, et puis zou, j'ai lancé un programme et j'ai tout perdu.

Seb, tu as l'air de penser que la depression, c'est la deprime de la fille qui est dégouttée d'avoir raté les soldes.
Avec l'égoisme, je vois ce que tu veux dire, mais je pense que tu ne saisis pas que certaines situations ne peuvent pas être gérées par les proches. On parle bien de maladie, avec des déréglements biologiques, et des traitements qui peuvent aider (quand on trouve le bon) (Olivier Adam a de belles descriptions de certains de ces états, dans "falaise"). Je trouve que le terme egoiste est impropre. Des fois, avec toute la bonne volonté du monde, on ne peut rien faire, tandis que les professionels le peuvent. Tu auras beau essayer de porter la souffrance de l'autre, avoir toute la compassion possible, essayer de "la bouger", la forcer à sortir, ça ne suffit pas.
La depression ne touche pas que les personnes "seules" ou en manque de communication. C'est bien plus complexe.
Le vrai combat, c'est que les mentalités changent. Que qu'en on en parle, on ne te dise pas qu'avec un bon coup de pied au cul, ça va passer. Ces propos sont aussi très culpabilisants pour les proches, parceque quand tu te bouges et que rien ne change, qu'on te rappelle que c'est "une question de volonté", c'est cruel. Ce genre d'idée préconsues contribue amplement à l'isolement des personnes concernées. Quand tu es face à une maladie avec des symptomes plus clairs, plus facilement descriptibles, c'est plus évident. Les gens ne pensent pas que tu simules si tu as une poussée d'herpes sur le visage !

Pour Alzheimer, c'est un autre débat. Il n'y a pas de traitement... et même si la maladie existait avant, comme l'espérance de vie était plus faible, ses ravages étaient moins visibles.

Je m'y remets quand je pourrais... là, je vais compter mes xanax.
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Seb
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MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 23 Avr - 23:34

OK pour les besoins du débat, j'ai pris délibérément une position un peu extrême, et ce que je "préconise" n'est évidemment pas adapté à toutes les situations.
Néanmoins :
- quand je dis que la dépression est le mal du siècle, ce n'est pas pour en minimiser la gravité, c'est pour dire qu'il est très très répandu, et c'est quelque chose qui doit nous interroger. Les conditions dans lesquelles nous vivons sont bien meilleures que celles que connaissaient nos grands-parents (pour ne pas parler de nos ancêtres), et pourtant notre insatisfaction ne fait qu'augmenter. Ce qui a changé, c'est bien l'éclatement de la structure familiale et sociale (qui n'était pas toujours idyllique d'ailleurs), donc on ne peut pas ne pas faire le lien avec l'isolement familial et social.
- par ailleurs, je n'ai jamais dit non plus que les gens simulent et qu'il suffit de les secouer pour qu'ils s'en sortent, mais le fait est qu'il faut leur accorder de l'écoute. Si en revanche on les fait "interner" ou qu'on les confie à des structures médicalisées (alors que le traitement médicamenteux est très loin d'avoir fait ses preuves et, si tant est qu'il aide un peu, n'est rien sans un soutien psychologique et humain), quel genre de message leur renvoie-t-on? rhaa
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Utopie
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MessageSujet: Re: Les "fous"   Jeu 24 Avr - 15:57

Je vous lis avec intérêt, j'ai pas les idées assez claires et le temps de me poser mais hier soir, je réfléchissais à vos échanges.


Il y a une chose qui me désole personnellement, c'est que l'on a plus les moyens de garder au sein de la famille OU des amis, des personnes soit en souffrance, soit âgées. Quand on vit dans des espaces réduits, il devient difficile de garder la grand mère ou l'ami(e) qui flanche, déjà concrètement, pas de place et moralement plus difficile à vivre, les uns sur les autres.

Je suis assez d'accord avec le message précédent de Seb, on ne prend plus le temps, on n'accepte difficilement de ne pas pouvoir continuer sa vie (travail, confort etc). Même pour ses propres enfants, on donne à la société la responsabilité de l'affection, la garde, les apprentissages voire l'éducation par l'école, et si l'enfant a un problème (dépression, drogue, alcool, addictions, phobies), on cherchera des solutions extérieures.

C'est vrai qu'avant comme le disait Seb, cela ne dérangeait pas, même les morts on les gardait un peu, ce que je trouve bénéfique, maintenant on meurt à l'hosto.

Je suis d'accord avec Monique, les cas lourds, c'est ingérable mais pour certaines maladies, avant que ce soit un cas difficile à prendre en charge, il y a des étapes et là les proches ne gèrent pas, on envoie chez le médecin, on pense aux médicaments.

Et si pour beaucoup de cas, une vie affectueuse, épanouie, prendre du temps, vivre autrement tout simplement aurait été bénéfique mais voilà peu de gens s'arrêtent, cela demande des changements, c'est dommage parce que je crois que cela aiderait aussi les proches qui ne craquent pas mais qui ne vivent pas leur vie.

Maintenant, il y a les cas où l'on ne peut pas aider, mais quand même je connais un certain nombre de personnes qui auraient pu s'en sortir sans passer par les médics ou l'hosto.
Il n'y a pas que la dépression sévère, il y a l'état dépressif et bien d'autres maladies dont on (proches et professionnels) ne s'occupe que lorsque ça casse.


Dernière édition par Utopie le Ven 25 Avr - 19:03, édité 1 fois
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