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Les "fous"

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fontelle
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Age : 62
Inscrit le : 16 Juin 2006
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Localisation : Anjou

MessageSujet: Re: Les "fous"   Sam 26 Avr - 21:26

Exactement ça....

En plus maintenant, la pub, les médias "offrent" toujours quelque chose que vous "devriez" avoir...
La course aux objets en fait se sentir mal plus d'un qui ne peut pas se l'offrir...
A ajouter la peur perpétuelle de l'avenir : Est ce que je risque d'être viré ?(par exemple) etc...

PS : Rotko, la dépression s'exprime justement (entre autres) par le fait de NE PLUS AVOIR ENVIE- même de ce qu'on aimait avant
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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 98

MessageSujet: Re: Les "fous"   Lun 28 Avr - 21:52

Utopie a écrit:
Tu as parlé de l'éclatement de la famille qui doit compter, même si je ne suis pas sure que regroupée, elle aidait plus, il me semble aussi qu'il y ait un éclatement de la vie sociale ou amicale. En France, les gens ne sont quand même pas hyper chaleureux.


C'est - encore une fois ! - une question d'équilibre : dans de petites communautés, on va dire un village, l'aide est souvent plus "automatiquement présente" mais l'on a la contre-partie d'une "perpétuelle surveillance" de la part des autres habitants via ce merveilleux commérage. Après il est sûr que dans des villes comme Paris ce n'est pas le lien social qui prédomine dans l'espace public ou même amical.
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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 98

MessageSujet: Re: Les "fous"   Lun 28 Avr - 22:01

marie chevalier a écrit:
Je n'ai jamais dit et n'oserai jamais dire que les gens qui n'ont pas à se préoccuper de leur survie sont heureux car pour moi la déprime est la suite logique d'un mal-être
.

Je me dis que c'est peut-être en partie ça qui fonde la nature humaine : sortir de cet état de survie (du moins physique) et vivre. Cela me rappelle la chanson de Renaud, Mon Bleu, histoire d'un gars qui n'avait que son boulot (peut-être travail à la chaîne), se réveillant un matin en réalisant qu'il y avait consacré tout son esprit.

Réusiir à ressentir l'absurde peut être un bon aimant à dépression, mais son dépassement amène au "nouveau stade" de la vie
(J'ai l'impression de virer mystique Wink)
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Anharmo
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Inscrit le : 17 Mar 2008
Messages : 98

MessageSujet: Re: Les "fous"   Lun 28 Avr - 22:13

Concernant les média, il est clair qu'ils peuvent rendre quelque peu excessive l'hyponcondrie : ça familiiarise avec certaines formes de maladies mentales mais les connaissances diffusées étant souvent bien partielles, elles peuvent être mariées à toutes les sauces.
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Monique Rannou
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Inscrit le : 21 Avr 2008
Messages : 171

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mar 29 Avr - 11:56

Seb a écrit:
OK pour les besoins du débat, j'ai pris délibérément une position un peu extrême, et ce que je "préconise" n'est évidemment pas adapté à toutes les situations.

Pourquoi être prisonnier du débat ?

Seb a écrit:
Si en revanche on les fait "interner" ou qu'on les confie à des structures médicalisées (alors que le traitement médicamenteux est très loin d'avoir fait ses preuves et, si tant est qu'il aide un peu, n'est rien sans un soutien psychologique et humain), quel genre de message leur renvoie-t-on? rhaa

Je peux avancer le même genre d'argument (pour les besoins du débat) :
Quel message donne t'on aux familles/proche si la société ferme les yeux et refuse ses compétences face à de tels propos.

Je me rends bien compte qu'on tourne en rond. J'ai l'impression que vous théorisez beaucoup (je ne vais pas rentrer dans le débat sur les pays du tiers monde), je suis sans doute incapable de prendre du recul là dessus. D'autant plus que l'évolution actuelle des services de santé en France me préoccupent, et qu'effectivement, on va sans doute devoir gérer certains problème seuls (La dernière personne de mon entourage qui a eu besoin d'un psychiatre a trouvé un rendez-vous pour 3 mois après.. heureusement, il reste encore les urgences).
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rotko
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Inscrit le : 26 Déc 2005
Messages : 22948

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mar 29 Avr - 13:13

C'est vrai qu'on théorise, et c'était le début de ce fil avec le livre d'Elisabeth Roudinesco, Au-delà du conscient; ou histoire illustrée de la psychiatrie et de la psychanalyse, qui retrace l'histoire du traitement des "fous", et notamment, mentionne des pratiques anciennes de mutilations ou d' enfermement en cages qui sont éffrayants.

Des cas récents comme celui d'Antonin Artaud avec le docteur ferdière divisent encore l'opinion : Ferdière, psychiatre d'Antonin Artaud d' Emmanuel Venet chez Verdier ici sur GDS*

J'attends de reprendre le livre de Roudinesco, actuellement en restauration dans la bibli que je fréquente, et un autre au titre évocateur :
La part obscure de nous-mêmes : une histoire des pervers Elisabeth Roudinesco, paru en 2007 chez Albin Michel.

Tu sembles connaître des cas concrets très dommageables pour l'entourage : les délais de consultation et de décision que tu mentionnes concernent actuellement beaucoup de specialistes de médecine, dans toutes les disciplines.

On tourne en rond, mais n'est-ce pas aussi le cas des professionnels, comme le remarque Caroline Eliacheff dans le cas de l'anorexie, envisagée sous les angles de la psychiatrie, de la psychanalyse, de l'endocrinologie etc. sans que convergent - c'est elle qui le dit- les différents secteurs.
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fontelle
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Age : 62
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 1332
Localisation : Anjou

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mar 29 Avr - 21:57

Il ya, il y aura, il ya toujours eu des "déviants" chez les humains (chez les animaux aussi d'ailleurs...)

Quelle réponse apporter ?
Pour les dangereux (pour les autres ou pour eux) pas d'autres solutions que l'enfermement et /ou la camisole chimique..

Pour ceux qui ne sont victimes que de "malaises" pasagers, il est certain que l'aide psychologique, par un tiers ou par l'entourage peut aider (avec quelques drogues pour aider les choses,temporairement ,pourquoi s'en priver ?)

Malheureusement, on n'a pas encore la réponse pour soigner les pervers profonds : quand la personnalité est bien ancrée, hélas, pas de cure possible...
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Sphynx
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Inscrit le : 08 Jan 2008
Messages : 341

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mar 29 Avr - 23:29

Avez-vous lu Le fils du Dieu Orage, de Paasilinna ?

Les dieux anciens se morfondent dans leur leur au-delà, plus personne ne les invoque. Sauf un pauvre type qui y croit encore, et ils sautent sur l'occasion pour envoyer sur terre le fils du Dieu Orage. ça va saigner, pensez-vous. Non: les dieux veulent redorer leur blason. Il suffit de faire des miracles, des tas de miracles, et la Foi reviendra. Regardez un certain Jésus, il avait trouvé le bon filon. Oui, mais en Finlande, il n'y a pas des masses de lépreux et de paralytiques. Quelle est la maladie prédominante, la pire ? La dépression, bien sûr, la dépression et son cortège de suicides... Alors, le fils du Dieu Orage ne fait ni une ni deux, il guérit les dépressifs en les foudroyant, et ça marche ! Jusqu'à ce que... euh, je ne vais pas raconter tout cet excellent bouquin.
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fontelle
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Age : 62
Inscrit le : 16 Juin 2006
Messages : 1332
Localisation : Anjou

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 0:38

je connais, J'adore Paasinnila (voir le fil)
sauf que je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire avec ton dieu de l'orage à propos des déviants ?
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Seb
Mod.



Inscrit le : 26 Fév 2008
Messages : 641

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 9:56

Monique Rannou a écrit:
Seb a écrit:
OK pour les besoins du débat, j'ai pris délibérément une position un peu extrême, et ce que je "préconise" n'est évidemment pas adapté à toutes les situations.

Pourquoi être prisonnier du débat ?


Quand j'ai dit "pour les besoins du débat", c'est parce que tout le monde semblait trouver évident que la bonne réponse à nos problèmes de mal-être est médicale, or je pense justement que ce n'est pas sur ce terrain-là que le bât blesse. Bien sûr, je suis un peu plus nuancé (la réponse médicale peut avoir son utilité ou sa nécessité), mais avant d'en venir aux nuances, il faut d'abord se débarrasser de cette idée reçue que la médecine a réponse à tout.
_________________
"Jamais je ne me suis couché de bonne heure..." (Moi)
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Monique Rannou
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Inscrit le : 21 Avr 2008
Messages : 171

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 13:23

fontelle a écrit:
Il ya, il y aura, il ya toujours eu des "déviants" chez les humains (chez les animaux aussi d'ailleurs...)

Je veux bien que tu développes... qu'appelles-tu la déviance ?
Et surtout au niveau des animaux (à moins que ce soit de l'humour ! ).

fontelle a écrit:
Quelle réponse apporter ?
Pour les dangereux (pour les autres ou pour eux) pas d'autres solutions que l'enfermement et /ou la camisole chimique..

Dans mon cas, je parlais d'enfermement bénéfique pour le traitement...


fontelle a écrit:
Pour ceux qui ne sont victimes que de "malaises" pasagers, il est certain que l'aide psychologique, par un tiers ou par l'entourage peut aider (avec quelques drogues pour aider les choses,temporairement ,pourquoi s'en priver ?)

Là, je te suis !

fontelle a écrit:
Malheureusement, on n'a pas encore la réponse pour soigner les pervers profonds : quand la personnalité est bien ancrée, hélas, pas de cure possible...

Là, je te reperds. On parle de quoi au juste ? La perversion n'est pas dissociable de valeurs morales, si ?
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Monique Rannou
pilier



Inscrit le : 21 Avr 2008
Messages : 171

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 13:33

Seb a écrit:
Quand j'ai dit "pour les besoins du débat", c'est parce que tout le monde semblait trouver évident que la bonne réponse à nos problèmes de mal-être est médicale, or je pense justement que ce n'est pas sur ce terrain-là que le bât blesse. Bien sûr, je suis un peu plus nuancé (la réponse médicale peut avoir son utilité ou sa nécessité), mais avant d'en venir aux nuances, il faut d'abord se débarrasser de cette idée reçue que la médecine a réponse à tout.

La medecine n'a pas réponse à tout (mais elle y travaille !). Tu as aussi des cas où l'on pense à des causes non-médicales, on perd son temps à traiter des symptômes sans aller à la source. Tu prends, par exemple, les nombreux cas d'hypothyroidie... parmis les symptomes, tu trouves l'état dépressif. Quand bien même le malade passerait à travers, les autres symptomes finissent induisent par l'induire (fatigue, douleur, manque de concentration, perte de mémoire et j'en passe) ... si on ne diagnotique pas le probleme hormonal, on se retrouve à se battre contre un moulin à vent.
Le medecin seul peut dire (même s'il n'a pas toujours raison) si on est dans un tel cas.
(Cet exemple n'est pas complêtement anodin, les troubles de la thyroïdes sont très fréquents !)

Je suis pas sûre d'être très claire, et pire encore, je vais finir par vous agacer. Mais c'est la vie... comme dit ma mémé.
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Sphynx
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Inscrit le : 08 Jan 2008
Messages : 341

MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 14:18

Fontelle: C'est juste une erreur de fil, je voulais mettre cette réaction dans "dépression".

C'est quoi, les fous ?
Schématiquement, ceux qu'on soigne, ou tente de soigner, en hôpital psychiatrique ?

Les pervers sont-ils des fous ?
Quand je dis pervers, je pense à celui qui n'a pas d'empathie. Le type qui, par exemple, séduira des enfants ou de très jeunes adolescent(e)s, les utilisera pour son seul plaisir, les détruira psychologiquement ou les tuera. Celui qui est absolument incapable de se mettre à la place de l'autre, pour qui l'autre n'est qu'un objet et qui tentera tout pour ne jamais se faire punir. Il y a des gens comme ça, et c'est faiblesse de croire qu'ils sont guérissables ou sensibles à la sanction. Il faut bel et bien les empêcher de nuire, et en même temps accepter de vivre avec l'idée qu'il y a des tas de gens pas bien dans leur tête partout, des dangereux, des inoffensifs qui parlent tous seuls dans le métro, des innocents qui seraient mieux dans un foyer qu'à dormir dans la rue oui mais voilà ils ne veulent pas, des Francis Heaulmes qui peuvent croiser votre route.

D'accord avec Seb et Fontelle, en gros.
La tristesse, le chagrin, le vague à l'âme, c'est normal dans certaines circonstances, et même sans circonstances, d'ailleurs. C'est difficile de vivre. Un adolescent meurt dans un accident de mobylette, aussitôt on envoie une cellule de soutien psychologique en classe pour "en parler" et "aider dans le processus du deuil". Je trouve ça bête. (je le dis comme je pense). Une amie a le malheur de perdre un de ses parents, aussitôt on lui suggère d'aller voir un psy pour liquider sa douleur. On se retrouve au chômage, l'association de chômeurs vous propose un entretien avec un psy pour mieux surmonter cette épreuve déstabilisatrice.

Et les amis, alors? Le proche, le voisin? De plus en plus souvent, c'est vrai, il répond: "moi, tu sais, ce que j'en dis... tu ferais peut-être mieux d'aller voir un psy, hein..."


Je suis encore hors sujet. C'est là faute à "la médecine n'a pas réponse à tout, mais elle y travaille" de Monique Rannou. Faut bien que ce soit de la faute à quelqu'un. Comment ça, je devrais consulter ?
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Utopie
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MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 23:33

Monique Rannou a écrit:
Tu prends, par exemple, les nombreux cas d'hypothyroidie... parmis les symptomes, tu trouves l'état dépressif. Quand bien même le malade passerait à travers, les autres symptomes finissent induisent par l'induire (fatigue, douleur, manque de concentration, perte de mémoire et j'en passe) ... si on ne diagnotique pas le probleme hormonal, on se retrouve à se battre contre un moulin à vent. [...]

Je suis pas sûre d'être très claire, et pire encore, je vais finir par vous agacer. Mais c'est la vie... comme dit ma mémé.


Si si tu es très claire, enfin moi qui aie les symptômes cités, je te comprends parfaitement et pourtant je n'ai pas l'esprit clair.
La médecine doit ou devrait écarter les causes physiologiques et ensuite cela permet d'avancer sur un chemin plus sur et de ne pas perdre des années comme tu le dis.
C'est vrai que je pense que certains troubles sont des symptômes, pas des maladies, on peut atténuer les symptômes mais il faut voir les vraies causes et je pense souvent que revenir à des choses simples aident, elles me paraissent essentiels et pourtant nous vivons dans une société qui passe à côté.
Enfin ... il me semble ...
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Utopie
Mod.



Age : 101
Inscrit le : 12 Juin 2006
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MessageSujet: Re: Les "fous"   Mer 30 Avr - 23:48

Sphynx a écrit:
C'est difficile de vivre. Un adolescent meurt dans un accident de mobylette, aussitôt on envoie une cellule de soutien psychologique en classe pour "en parler" et "aider dans le processus du deuil". Je trouve ça bête. (je le dis comme je pense). Une amie a le malheur de perdre un de ses parents, aussitôt on lui suggère d'aller voir un psy pour liquider sa douleur. On se retrouve au chômage, l'association de chômeurs vous propose un entretien avec un psy pour mieux surmonter cette épreuve déstabilisatrice.

Et les amis, alors? Le proche, le voisin? De plus en plus souvent, c'est vrai, il répond: "moi, tu sais, ce que j'en dis... tu ferais peut-être mieux d'aller voir un psy, hein..."


On peut peut-être consulter à deux ? ou faire voyager un psy comme un livre Razz

Je suis d'accord avec ce que tu dis... ce que j'ai surligné, ce que je disais dans un lointain message, j'ai le sentiment que l'on vit dans une société qui exige que tout soit rose et comme cela n'est pas, on voit le psy, on réclame des intérêts matériels ou moraux.

J'ai ... je me répète... l'impression que c'est par des "choses" beaucoup plus simples et plus saines que l'on pourrait appréhender la vie qui a des hauts et des bas, déjà d'accepter les bas, de communiquer, c'est un premier pas.
Les relations humaines mais aussi regarder une fleur pousser, un nuage passer, partager un livre, un café, un sourire, tenir une main.. il y a tant de choses simples auxquelles beaucoup ne pensent plus.
J'avoue que je ne crois pas que l'on aille dans ce sens, je crois pourtant dans les petits bonheurs, dans la relation à l'autre, mais pour ça il faut arrêter le matérialisme, la course à ... à ??? mais pourquoi tout le monde court, je me le suis demandée très jeune, et après quoi ?
Je fais pas de morale non, j'ai dû courir aussi, happée par le flot, je me suis aussi cassée la figure plus ou moins gravement, pas toujours relevée indemne. Je dis ça parce que je ne veux pas du tout moraliser dire que moi j'ai su mieux faire non.
J'ai peut-être su à un moment tout stopper et me dire que cela ne pouvait pas aller, bon de là à dire que j'ai trouvé une voix plus aisée non et que j'arrive à réaliser ce qui me paraît meilleur ... c'est pas gagné.

Un mot sur les "cellules psychologiques" installées à la va-vite pour tout, personnellement, je pense que cela cristallise des évènements normaux, terriblement tristes mais naturels.
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Les "fous"

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