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 Catherine Breillat

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Luca
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MessageSujet: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 15:07

Le beau texte ci-dessous est celui d'un film. Trouverez-vous lequel ?

Elle : J’aurais peut-être dû me raser sous les bras ?

Lui : Ça se verra toujours. Rasez tant que vous voulez, vous pouvez aussi vous raser, vous épiler la fente, ça n’effacera jamais le pouvoir d’obscénité qui est le vôtre. Au contraire, car la peau en reste grumeleuse, comme le cou d’un poulet plumé. De chaque pore s’exhale le gonflement irrité des poils arrachés, comme autant de microscopiques tumescences sexuelles.

Elle : Et donc, nous n’y pouvons rien.

Lui : Non. Vous n’y pouvez rien. C’est la profondeur de cette obscénité, la profondeur féminine, que vous envient les garçons qui ne vous aiment pas et que haïssent tous ceux qui vous aiment. Ce n’est pas ce qu’on voit, encore que l’écartèlement de vos jambes nous répugne par la couleur trop vive, et le côté informe et indolent de vos lèvres cachées, et la finesse de cette peau, quoique, ici et là, grumeleuse, une peau qui sue, qui suppure, une peau infecte, comme celle des grenouilles, qui au moins ont la décence d’être vertes mais dont les cuisses, symboliquement, ont l’immensité écartelées des vôtres. Ce n’est pas ce qu’on voit, c’est ce qui se dérobe dont l’obscénité est la plus effrayante à nos yeux.

Elle : Mais encore ?

Lui off : Ainsi je me demande pour la première fois si ce qui m’a détourné des femmes, ce n’est pas cette violence profonde qu’elles appellent dans leur profondeur immobile. Jusque là j’étais honnête. Mais vous vous doutez bien maintenant de ce que je me remémore immanquablement, car les pensées sont vagabondes et on ne peut les tenir longtemps attachées dans un cours qui n’est pas le leur. Et vous ne pouvez nier ce à quoi vous font penser ces duvets noirs, brillants de leur touffeur putride. À l’oisillon, encore mouillé de l’œuf et qui est si attendrissant dans sa native faiblesse. … Et jusqu’à maintenant, l’enfant, qui était en devenir tous les hommes, conservait l’horreur de ce magma qui, semblait-il, le narguait.

Lui : Vous comprenez ?

Elle off : Je crois que se découvre en moi ce que je savais mais me refusait à entendre : que le corps des femmes appelle la mutilation. Et pourtant il n’y a rien, rien de trop. Et cette colère des hommes est contre l’invisible.



Elle : La nuit est déjà avancée et vous ne savez encore rien de ce qu’est une femme. … Pourquoi vous êtes venu vous asseoir ? Approchez. Venez voir. C’est pour ça que je vous paie, non ?

Lui : Savez-vous pourquoi les gens ont l’habitude de boire, dès qu’ils sont ensemble ? C’est pour supporter de n’avoir rien à se dire. On espère que l’intimité d’une chambre rapproche. C’est pire. On boit parce qu’on n’a aucune pensée l’un pour l’autre, rien.

Elle : Vous parlez pour moi ?

Lui : Pas du tout. Garçon ou fille, il n’y a pas de différence. Quand on s’offre à tout vent dans sa chair périssable, c’est l’ouverture de la chair qui est promise. Je n’ai plus de regard, ni parole. J’ai besoin d’alcool. J’ai besoin d’oublier cette bestialité-là, cette solitude.
(S’approchant) N’avez-vous donc pas peur ?

Elle : Non. Je domine mon impatience, car maintenant l’attente fait partie du plaisir. L’attente est ma demande. Comprenez-vous ceci ?

Elle off : Cela me rappelle exactement le temps où, ingénue encore, et si convenablement éloignée des choses du sexe, de petits garçons imbéciles des alentours qui déjà ne se produisaient qu’en bande s’étaient abattus sur le jardin derrière la maison comme un vol de perdreaux à la période de la chasse. Après une période de rixe fort courte, puisque étant la seule ennemi il n’y aurait pas eu gloire à me battre, nous avons convenu de sympathiser et, pour sceller la paix, de jouer au docteur. Je suis la malade, bien entendu. La fille est la maladie de l’homme. Ainsi peut-être tous ces jeunes docteurs en herbe ont-ils été dégoûtés pour jamais du spectacle des candides petites filles vierges.

Lui : Je bénis le jour qui m’a fait naître à l’écart de vous, toutes celles de votre espèce. L’élastique résistance de l’anus des garçons ne ment pas, sous la force de leur gangue qu’est l’intestin intérieur. C’est le mensonge de la douceur des femmes qui est haïssable, cette pernicieuse insignifiance qui en fait un piège, l’horreur du rien, qui est l’imprescriptible tout.

Elle : J’en ai marre de vos atermoiements. Vous n’avez pas fait que ce que j’appelle regarder. … Il faut me regarder quand je ne me vois pas. Il faut me regarder quand je ne me vois pas.


Lui off (face à l’océan) : L’océan, malgré son nom trompeusement masculin, roulait dans l’ombre, avec la régularité d’une chienne en chaleur, puisque cet océan, comme la femme, était un vide et pouvait ouvrir ses flancs pour étreindre jusqu’à la disparition totale. Ainsi me sentis-je pris au piège d’une sorte de sorcellerie des signes et des bruits obscènes de la nature. Environné de partout de ce lancinant appel des faibles, moi seul qui étais fort. Et démuni, contre le monde entier.


Dernière édition par Luca le Dim 01 Juil 2012, 11:34, édité 1 fois
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rotko
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 15:56

Despentes ? dans un film postérieur (c'est le cas de le dire) à 1996 ?
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Luca
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 16:48

Ce n'est pas Despentes.
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:04

Un film de Loustau..?

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Natalia
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:10

ou de Blier ?
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:15

Non et non. Razz
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rotko
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:17

un film français d'après 1996 ?

Luca fait mine de ne pas entendre ...
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:24

rotko a écrit:
un film français d'après 1996 ?

Luca fait mine de ne pas entendre ...
Qu'est-ce que tu dis ??? meme

Oui, après 1996 !
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rotko
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:45



un film français qui eu un prix à Cannes avant 2000 ? siffle
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:47

Un film français sorti après 2000 et qui erre sans prix.
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:54



c'est une comedie grinçante avec des comedien(ne)s connu(e)s pour leur franc parler ?
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 17:56

rotko a écrit:
c'est une comedie grinçante avec des comedien(ne)s connu(e)s pour leur franc parler ?
Ce n'est absolument pas une comédie (euh... tu as bien lu le texte ? Happy ).

Le film met en scène une actrice et un acteur, ce dernier étant connu pour tout autre chose que son franc parler. evil
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rotko
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 18:20

un genre michael lonsdale ?
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 18:22

un film avec Lucchini...?
La fille de Monaco..?

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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 18:34

rotko a écrit:
un genre michael lonsdale ?
Non ! rire

Ni Lucchini.

Disons qu'il était plutôt habitué aux rôles surtout physiques avec un minimum de dialogues.
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Natalia
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 18:38

l'acteur est décédé ?? scratch
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Sam 30 Juin 2012, 19:14

Natalia a écrit:
l'acteur est décédé ??
Oh ben non, peuchère ! Il me semble même être encore très... vigoureux. Surprised
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 04:17



Le beau texte ci-dessous est celui d'un film. Trouverez-vous lequel ?

Elle : J’aurais peut-être dû me raser sous les bras ?

Lui : Ça se verra toujours. Rasez tant que vous voulez, vous pouvez aussi vous raser, vous épiler la fente, ça n’effacera jamais le pouvoir d’obscénité qui est le vôtre. Au contraire, car la peau en reste grumeleuse, comme le cou d’un poulet plumé. De chaque pore s’exhale le gonflement irrité des poils arrachés, comme autant de microscopiques tumescences sexuelles.


Spoiler:
 

Un acteur français ou francophone, connu - de porno ou de film d'action ?
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 05:37

rotko a écrit:
Un acteur français ou (pas tout à fait) francophone, connu - de porno ou de film d'action ?
On touche au... but.
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 06:28

j'imagine rocco siffredi dont, pour des raisons obscures, on m'a rebattu les oreilles.
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 09:49

rotko a écrit:
j'imagine rocco siffredi dont, pour des raisons obscures, on m'a rebattu les oreilles.
Tu imagines bien. Il n'est pas mal du tout dans ce film (sans être génial).
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 11:11

il s'agit de quel film ?
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Dim 01 Juil 2012, 11:33

Anatomie de l'enfer, film de Catherine Breillat, 2004, avec Amira Casar et Rocco Siffredi.


Dans l'une de ces boîtes pour homosexuels où l'on se côtoie sans se rencontrer et où la musique techno rythme les mouvements des corps, un homme danse sans se préoccuper du monde qui l'entoure. Intruse au milieu de cette communauté où les représentantes du beau sexe ne sont pas les bienvenues, une jeune femme est en proie au désespoir. Elle se rend dans les toilettes de l'établissement et, d'un coup de lame de rasoir, elle s'ouvre les veines. Un inconnu pénètre dans les lieux à cet instant et porte secours à la malheureuse. Rétablie, la jeune femme propose alors un étrange marché à son sauveur : contre rétribution, il devra, pendant quatre nuits, la regarder « par là où elle n'est pas regardable ». En fait, elle le paye pour qu'il la regarde et l'écoute parler d'elle, de ses désirs, du corps féminin, et des peurs qu'il suscite chez la gent masculine.

Tout commence lorsque Catherine Breillat décide d'adapter La Maladie de la mort, de Marguerite Duras. Les droits lui sont refusés. A sa déception s’ajoute la colère suscitée par la censure autour de la sexualité, en particulier lors du classement X du film de Virginie Despentes, Baise-moi. Elle réagit par l’écriture du très beau Pornocratie, paru en 2001.

Citation :
Le titre évoque une forme d’autocratie, sur le modèle grec : "le pouvoir des courtisanes dont se lamentaient les Grecs anciens". C’est aussi celui d’un pamphlet de Proudhon qui dénonçait les revendications des suffragettes de son époque. Pour Breillat, la sexualité est l’expression de la cérébralité, l’émotion sexuelle créant un transport qui va au-delà du corps. L’amour physique suscite une métamorphose et le désir naît de l’ambiguïté. Elle élève ainsi la pornocratie à une puissance qui dépasse les limites de l’acte sexuel, à un État, un droit, une liberté. Dans une langue crue, chargée d'images parfois difficilement supportables, d’une impudeur totale, l'auteur parle du sexe comme Courbet peint L’Origine du monde, en une toile troublante de réalisme et de beauté.

Ce texte est un hymne au sexe féminin, à sa force diffuse faite de béances, lèvres, crevasses, muqueuses, profondeurs, glaire, sang et eau. Vulve fascinante où le clitoris en érection possède "un pouvoir si grand que c’est elle qui devait le payer pour avoir accepté de succomber", univers où surgissent "des galets noirs, luisants et gros comme la verge d’un nègre", le sexe de la femme, si souvent gommé, anesthésié, blessé, oublié est ici sanctifié.

A lire ce credo furieux, cet appel venu du plus intime, la gent masculine, à qui s’adresse Breillat, gagnera la réconciliation des sexes. Car après l’effroi, la lutte corps à corps, l’homme, ébloui par la révélation de la jouissance, repartira à jamais transformé...

Emmanuelle de Boysson pour Parutions.com

Breillat adapte ensuite son texte en un film léché, provocant et poétique : Anatomie de l'Enfer. Toutes les voix off sont récitées par la réalisatrice elle-même.

Citation :
Anatomie de l’enfer n’est pas un film pornographique qui se donne des airs intellectuels, mais un film intellectuel qui montre deux corps et deux sexes nus pour tenter d’élucider les enjeux de pouvoir qui se jouent entre eux.

Quand on a évacué la part d’idéologie et de provocation du film, reste sa réelle beauté. La mise en scène impressionne par des images d’une violence, d’une inspiration, d’une fulgurance, d’une précision, d’une expressivité qui rappellent le cinéma muet et font oublier le discours du film. Un seul exemple : on a rarement vu la mer filmée comme ici. C’est donc paradoxalement par la logorrhée, la logomachie, qu’Anatomie de l’enfer, geste artistique moderne, ambigu et bizarre, finit par retrouver la force et la candeur du cinéma des origines. Enfin, il faut noter l’incroyable présence physique, statuaire et picturale des deux acteurs, dont l’image demeure comme inaltérée par les mots qu’ils prononcent ou les gestes qu’ils commettent. Comme s’ils n’en étaient pas les responsables, mais les émissaires involontaires et détachés : leurs corps résistent aux théories, leurs gestes transcendent le verbe. Les défauts de diction de Rocco Siffredi (remarquable et plein de classe) s’en trouvent justifiés dans leur totalité : c’est son corps qui compte (un peu vieilli), car il n’est pas censé avoir conscience des sentiments qu’il exprime par la parole. Quant à Amira Casar, une seule épithète qualifie sa prestation : admirable (donc à la fois "étonnante" et "d’une beauté, d’une qualité digne d’admiration", dixit Le Robert). "L’homme", tel Baudelaire dans Les Fleurs du mal, pourrait dire d’elle : "Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté/D’un air vague et rêveur elle essayait des poses/Et la candeur unie à la lubricité/ Donnait un charme neuf à ses métamorphoses."

Jean-Baptiste Morain pour Les Inrocks
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Lun 02 Juil 2012, 11:16

Lorsque Breillat parle d'un objet féminin des plus ordinaires, elle propose une troublante réflexion psychologique. (Je spoile : éloignez les enfants)

Spoiler:
 


Dernière édition par Luca le Lun 02 Juil 2012, 11:33, édité 1 fois
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rotko
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MessageSujet: Re: Catherine Breillat   Lun 02 Juil 2012, 11:27

Voila qui aborde les choses franchement, c'est bien.

Chez Rosa Montero, in belle et sombre, une naine essaie un tour de magie pour calmer un homme dangereux : il s'agit de mettre quelques gouttes de ce sang dans sa boisson habituelle...

c'est un sujet que les femmes abordent avec plus de simplicité que les hommes, à ma connaissance.
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