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 Eugène Labiche

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Kurtyn
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MessageSujet: Eugène Labiche    Mar 28 Aoû 2012, 14:49

Né en 1815 à Paris, Eugène Labiche est un dramaturge français célèbre pour ces comédies/vaudevilles. Moraliste acerbe, grand caricaturiste, il se moque de tout et de tout le monde, pour notre plus grand plaisir.



Membre de l'Académie Francaise depuis 1880, il meurt en 1888, après avoir écrit 176 pièces de théâtre. Ce chiffre, astronomique aujourd'hui, est banal pour l'époque.

On retiendra notamment :


La Cagnotte
Le voyage de Monsieur Perrichon
Un chapeau de paille d'Italie
Embrassons-nous Folleville
Les petites mains
Célimare le bien-aimé
Les trente millions de Gladiator
Brûlons Voltaire !
Doit-on le dire ?


etc...

Personnellement, Molière m'amuse mais m'assomme aussi ; je crois qu'on en fait beaucoup (trop ?) avec Jean-Baptiste...
Feydeau me fait rire, parfois, avec un peu de chance ; bien sûr, représenté c'est tout autre chose, mais je ne trouve pas toujours cela très enjoué.

Mais Labiche me fait rire, et pour de bon ; spectateur ou lecteur, je ne m'ennuie jamais de ses pièces au rythme endiablé.

J'ajouterai d'autres informations quand elles me reviendront...

clown
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Kurtyn
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Mar 28 Aoû 2012, 14:53

Petite fiche que j'avais rédigée à propos de La Cagnotte de Labiche (fiche personnelle, je le rappelle... ange ) :

Et je referme le livre. Ouf, quelle aventure. Cette comédie-vaudeville de Labiche, coécrite avec Alfred Delacour, est pour le moins détonante. Cette pièce de théâtre profite d’un tempo très élevé et de péripéties constantes pour être lue avec délectation. Eugène Labiche, dramaturge le plus joué à Paris dans la seconde partie du XIXème, connaît sans doute avec la Cagnotte l’un de ses plus grands succès. Pour un homme qui était toujours déçu de ces pièces (il en a écrit 176 !), je trouve qu’il n’a pas à rougir. La Cagnotte nous montre tout son talent, l’art du bon mot et de la situation sans cesse changeante. Quiproquos, comédie de geste, farce, comédie sociale, comédie de moeurs : tout est bon dans Labiche (je n’ai pas résisté…).




Quelques notables de La Ferté-sous-Jouarre ont réuni une petite cagnotte à force de jouer aux cartes. Ils décident d’aller à Paris ; ce voyage profite à tous, et ce pour différentes raisons que chacun cache aux autres. Si le premier acte est une simple mise en bouche, les quatre suivants bénéficient tous, quasiment à chaque scène, de rebondissements qui viennent profondément changer la trame de l’histoire. Les amis de La Ferté-sous-Jouarre semblent jouer de malchance. Voleurs, mécréants, fuyards… ; si ces notables apparaissent avant tout comme des cabotins ou comme des sots, c’est que le spectateur ne peut s’empêcher de rire de leurs nombreux malheurs et ou de leurs erreurs. Au fond, le rire est toujours méchant, même si nous rions toujours de nos propres défauts. Bien que nous nous retrouvons dans le Paris d’Hausmann (1864), La Cagnotte parle de nos propres vices d’hommes du XXIème siècle : luxure, avarice, satiété… C’est là le propre d’un bon dramaturge ; que le rire d'un jour soit la moquerie de défauts éternels...
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rotko
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Mar 28 Aoû 2012, 15:00



chez Librio, Le Voyage de Monsieur Perrichon. 92 p.

ou la comédie du mariage dans la bourgeoisie fin XIXe.

De l'art de raconter des histoires en se donnant le bon rôle.

Citation :
Le Mont Blanc nous regardait en face.
quelle belle tirade !

l'humour l'emporte sur la critique sociale, si bien que la pièce est enlevée, et les personnage ridicules, amusants.
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Kurtyn
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Ven 31 Aoû 2012, 12:44

Après avoir lu La Cagnotte, je m’étais gardé un peu de Labiche sous la main… Comme je le disais dans l’article sur La Cagnotte, tout est bon dans Labiche : mais il fallait que le dramaturge confirme pour devenir un de mes chouchous. C’est avec un peu d’angoisse que j’ai commencé cette pièce, en me disant que notre cher Eugène allait peut-être me décevoir. Fort heureusement, une fois le livre refermé, j’ai ressenti la même impression qu’à la lecture de La cagnotte : rapidité, rebondissement, humour et légèreté. De la grande comédie, assurément. Une critique acide du bourgeois suffisant et ingénu, ambitieux et poltron. Et pour cause ! Monsieur Perrichon part en voyage, avec sa femme et Henriette, sa fille. Mais il ne sait pas que deux prétendants à la main d’Henriette les suivent. Armand et Daniel donneront une tournure pour le moins rocambolesque à ce voyage d’agrément, chacun cherchant à séduire la fille, mais surtout le père. Armand sauvera le père de la mort, Daniel sera sauvé par le père ; ces incidents près du Mont Blanc profiteront de toutes façons à celui qui paraît le plus mal lancé dans la course à la séduction… Au théâtre d'Eugène Labiche, avoir des certitudes est une bien mauvaise idée.



L’art du contrepied prend une puissance toute particulière chez Labiche, tant chaque détail devient un événement à part entière. Chaque parole devient le lieu d’un retournement de situation inattendu. Pour séduire ce père fat et vaniteux, il faudra plus d’un tour et jouer fin… Cette petite famille bourgeoise ignore son ridicule et, sous ses apparences d’honnête homme, Monsieur Perrichon fait figure de girouette orgueilleuse et intéressée. Miroir des mœurs, la pièce de Labiche nous montre l’aspect monstrueux de personnalités soumises à leur milieu et qui n’ont pas conscience de leur vice. Digne descendant de Monsieur Jourdain, Monsieur Perrichon fait preuve d’une mauvaise foi sublime qui n’est pas seulement celle d’un petit bourgeois du XIXème, mais de nombre de nos contemporains… Une mise en scène de Laurent Pelly, en 2002, fera d’ailleurs dire à un journaliste de France Inter : « La pièce a plus d’un siècle, mais on en croise toujours des Monsieur Perrichon, des êtres comme lui bouffis de vanité, enflés, injustes. »
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Kurtyn
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Ven 31 Aoû 2012, 12:50

Citation :
« MADAME PERRICHON : Mais l’autre… L’autre t’a sauvé !

PERRICHON : Il m’a sauvé ! Toujours le même refrain !

MADAME PERRICHON : Qu’as-tu à lui reprocher ? Sa famille est honorable, sa position excellente…

PERRICHON : Mon Dieu ! Je ne lui reproche rien… Je ne lui en veux pas à ce garçon !

MADAME PERRICHON : Il ne manquerait plus que ça !

PERRICHON : Mais je lui trouve un petit air pincé.

MADAME PERRICHON : Lui !

PERRICHON : Oui, il a un ton protecteur… des manières… il semble toujours se prévaloir du petit service qu’il m’a rendu…

MADAME PERRICHON : Il ne t’en parle jamais !

PERRICHON : Je le sais bien ! mais c’est son air ! son air me dit : Hein ? sans moi ? … C’est agaçant à la longue : tandis que l’autre ! …

MADAME PERRICHON : L’autre te répète sans cesse : Hein ? sans vous… hein ? sans vous ! Cela flatte ta vanité… et voilà pourquoi tu le préfères.

PERRICHON : Moi ! de la vanité ! J’aurais peut-être le droit d’en avoir !

MADAME PERRICHON : Oh !

PERRICHON : Oui, madame ! … L’homme qui a risqué sa vie pour sauver son semblable peut être fier de lui-même… mais j’aime mieux me renfermer dans un silence modeste… signe caractéristique du vrai courage ! »

L'autre t'a sauvé => C'est Armand qui a sauvé Monsieur Perrichon.
Celui qui a été sauvé par Monsieur Perrichon => Daniel.
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Ysandre
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Ven 31 Aoû 2012, 15:42

lorsque j'étais encore collégienne, j'ai joué le rôle du jeune homme dans la main leste c'était très drôle !
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rotko
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MessageSujet: Re: Eugène Labiche    Mar 14 Mai 2013, 05:06


La station Champbaudet, d'Eugène Labiche, mardi 14 mai à 20 h 45 sur France 2

La station Champbaudet, c'est le nom que donne Paul Tacarel (jeune et intéressé architecte interprété par Lorànt Deutsch) à l'appartement de madame veuve Champbaudet (formidablement campée par Claire Nadeau) où il se rend chaque jour avant d'aller chez sa maîtresse à l'étage du dessus. Bien sûr, la veuve est éprise du jeune homme et n'a rien saisi de son double jeu.

Tout est misogyne à souhait ; les femmes sont des cruches et les hommes des idiots ; on se ment, on se moque et les comédiens s'amusent comme des gamins. Les quiproquos sont stupides et comiques, les personnages ont l'habileté de se noyer sans perdre pied, il n'y a rien à comprendre, juste à se laisser emmener par la folie joyeuse de Labiche


cf.l'article du Monde
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