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 la mesure du temps

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soussou
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MessageSujet: la mesure du temps   Jeu 17 Jan 2013, 13:58

Un laps de temps, un temps pour vivre, un certain temps, le temps d'une pause, qu'est-ce qui détermine vraiment le temps?

Donnons nous encore du temps au temps, tout s'accélère va si vite!
Le temps fracturé se ramène aujourd'hui à une suite d'« immédiatetés ». L'unité de mesure des nouvelles technologies devient la nanoseconde. Il faut y voir la métaphore d'une espèce de folie anthropologique. Le monde n'est plus qu'un perpétuel empressement. On assiste, écrit Virilio, à la « conjonction de plus en plus forte, étendue à l'ensemble de l'espèce humaine, entre les deux séries de phénomènes : des transmissions d'informations, à la vitesse de la lumière, et des transports réels ». Ce triomphe du « présentisme » ramène au rang d'une pure nostalgie la scansion humaine de la durée dans son acception traditionnelle, y compris religieuse, calendaire et liturgique. L'hégémonie symbolique du « tout de suite » va de pair avec la fracture corrélative de l'espace. L'une et l'autre sont en vérité les deux faces d'un unique phénomène

Le gnomon est le premier instrument utilisé en astronomie. C'est une simple tige verticale (style) plantée sur un plan horizontal. Il est connu depuis la plus haute antiquité (égyptiens , chaldéens , grecs )

La longueur de l'ombre portée permet de mesurer la hauteur de l'astre , (soleil ou lune) ,l'angle alpha ;

la direction de l'ombre donne l'azimut* de l'astre.

Le gnomon est l'ancêtre du cadran solaire.

Ératosthène savant grec (géomètre de l'école d'Alexandrie) vers l'an 250 Av JC , mesura avec cet instrument rudimentaire le méridien terrestre avec une précision étonnante.

*Azimut: angle que fait le plan vertical passant par l'astre avec le plan du méridien du lieu. Cet angle se mesure de 0 à 360° sur le cercle de l'horizon à partir du sud en allant vers l'ouest
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Ysandre
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MessageSujet: Re: la mesure du temps   Jeu 17 Jan 2013, 14:33

intemporelle Soussou ! quelle bonne idée tu as eu !!!
il m'a fallu du temps pour être à mi-temps de moi-même ! je perdais mon temps être à temps ! j'étais en retard. Le temps se gâtait dans l'hyper espace, et la météo stellaire annonçait un sale temps : pluie de météorites sur Aldébarand ! ton temps est compté, dit l'Etre Suprême, dans l'espace temps... mais prend ton temps, nous t'at-temps-dons, mais pas tambour bat- temps !

je sais, ça n'est pas très documenté, ni très scientifique, mais... j'ai pas l'temps !
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soussou
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MessageSujet: la maladie d'Alzheimer   Jeu 09 Mai 2013, 10:41

L’adieu à ma mère




Erwin Mortier assiste à la lente descente de sa mère atteinte d’Alzheimer. Comme un superbe poème qui parle de l’essentiel de notre vie, de la stupéfaction d’être là.
La littérature est riche d’hommages magnifiques rendus par un fils à sa mère, comme Albert Cohen avec "Le livre de ma mère". Et, en Flandre, comme "La langue de ma mère" de Tom Lanoye, qui a bouleversé d’innombrables lecteurs, y compris francophones. Un autre grand écrivain flamand, Erwin Mortier, né en 1965, rend à son tour un hommage d’une grande émotion à sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, à 66 ans à peine. Ses "Psaumes balbutiés. Livre d’heures de ma mère" sont maintenant publiés chez Fayard et très bien traduits. Ne ratez pas ce livre qui touche à l’essentiel. Car, quand on voit sa mère partir dans la perte progressive des mots, puis de la conscience, plus rien n’a vraiment d’importance. On est renvoyé au mystère de l’existence, à celui de notre propre destin incompréhensible. Il ne reste, pour tenter de le traduire, que deux mots : l’amour et la poésie. Et ce livre ne parle que de cela.

Ce sont des fragments d’histoires, des souvenirs racontés dans une langue superbe, des poèmes balbutiés. Comme des éclairs dans la nuit qui s’annonce pour la mère de Mortier. Et face à cette "scandaleuse" déchéance, il ne reste que l’amour. Et la stupéfaction devant le monde qui continue : avec ses musiques, ses paysages, ses couleurs, sa lumière.

Dès le début, tout est dit : "Ma mère m’a fait les poussières aujourd’hui. Elle me prenait sans doute pour un meuble. Une commode ou un vieux fourneau. Elle a passé un chiffon jaune vif sur les boutons de ma chemise, en remontant vers mon cou, a astiqué mes oreilles, épousseté mon menton. Puis elle m’a fait signe d’ouvrir la bouche - elle a fourré le chiffon et nous a oubliés".

Inévitablement, on pense au livre de Tom Lanoye, même si l’approche est très différente. Erwin Mortier raconte, par petites touches, comment peu à peu, sa mère s’avance vers le moment où elle partira "par le sentier qu’elle a oublié depuis longtemps".

La force d’un écrivain est de pouvoir mettre des mots sur des émotions comme les nôtres, d’écrire des phrases sur ce que nous ne parvenons qu’à balbutier, d’être universels en racontant le si particulier. Erwin Mortier le fait, en laissant son esprit retourner dans son enfance, aux souvenirs de ses parents. Il a la nostalgie de cette époque où les enfants Mortier pouvaient trouver "la chaleur du nid", être toujours "les bienvenus", arrêter de "se débattre piteusement dans le vide entre son image la plus intime et celle qu’on attend de lui", quand "la vie, sale, exubérante, nonchalante, dure et bienfaisante, dansait encore autour de vous".

Mais il sait que "la nostalgie est l’expérience de la distance incommensurable qui existe entre notre moi et notre mémoire". C’est ce fossé qui nous rend si mélancolique. Comme "ce fait, énigmatique, que nous ne pouvons tendre la main à nos parents que lorsqu’ils sont de moins en moins là, que seul l’adieu final viendra mettre un terme à la relation parents-enfants".

On voit se dessiner le portrait d’une mère au fort caractère, d’un père plus effacé qui choisit de veiller jusqu’au bout, sa femme qui le suit "comme son ombre". On voit aussi se dessiner le portrait d’un écrivain dont le métier est de manier des mots, ceux-là même qui échappent à sa mère.

Psaumes balbutiés Erwin Mortier traduit du néerlandais (Belgique) par Marie Hooghe Fayard 186 pp., env. 15 €
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