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 Maya Plisetskaya - "Swan"

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soussou
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MessageSujet: Maya Plisetskaya - "Swan"    Mar 29 Jan 2013, 15:18



Maïa Plissetskaïa a publié ses mémoires, traduites en dix langues et parues, en France, aux éditions Gallimard le 13 octobre 1995 sous le titre français Moi, Maïa Plissetskaïa. Elle y évoque la vie disciplinée d'une danseuse et bien au-delà, soixante-dix années de l'histoire soviétique, de Staline à la perestroïka. Elle décrit son passé, son enfance, la mort de son père, la séparation d'avec sa mère et l'angoisse qu'elle a ressentie à son sujet pendant tout le temps de sa déportation. Elle parle ouvertement des intrigues au théâtre, de l'oppression et de la situation politique générale en Union soviétique.
Maïa Plissetskaïa comme tous ses concitoyens connut les années de l'immédiate après-révolution bolchévique et les pires années de la terreur stalinienne. Son père Mikhaïl Plissetski, ingénieur des mines de la concession du Spitzberg et consul d'URSS, fut fusillé sur les ordres de Staline. Sa mère, Rakhil Messerer, actrice du cinéma muet, fut emprisonnée et déportée en tant que femme d'un "ennemi du peuple". Le plus jeune frère de Maïa, Azari PLissetski, aujourd'hui maître de ballet au Béjart Ballet Lausanne, fut déporté avec sa mère. Maïa fut élevée par sa tante maternelle Sulamith Messerer, étoile du Ballet du Bolchoï qui dut se battre pour que sa nièce ne soit pas confiée à un orphelinat. Paradoxalement, c'est ce qui permettra à Maïa de débuter sa carrière de ballerine en bénéficiant de l'enseignement de sa tante et de son oncle, Assaf Messerer qui fut l'un de ses meilleurs pédagogues de l'école de danse du Bolchoï. Cette étiquette de "fille d'un ennemi du peuple" et de personne "politiquement peu sûre", Maïa dut l'assumer toute sa vie. Période stalienienne, guerre froide, dégel, stagnation, perestroïka, les présidents de l'Union soviétique se succédèrent à la tête du pays sans que Maïa puisse jamais baisser sa garde. Interdictions de sortie du pays pendant six ans, vétos sur ses projets artistiques, filatures du KGB, intrigues politiques visant à la discréditer auprès de ses concitoyens, immixtion dasn sa vie privée et surveillance de ses amitiés à l'étranger, notamment celle qui la lie à Robert Kennedy, la vie de Maïa fut celle d'une résistante. Le gouvernement l'utilisa comme ambassadricce extraordinaire à l'étranger tout en lui faisant l'affront de vexations incessantes à Moscou. Si les tournées du Bolchoï rendirent Maïa Plissetskaïa célèbre dans le monde, c'est en France qu'elle connut ses plus grands succès. Elle fut l'invitée de l'Opéra National de Paris, du Ballet du XXème siècle de Maurice Béjart, le Ballet National de Lausanne, le Ballet de Nancy, la Biennale de Lyon et de la plupart des festivals de danse majeurs. Le gouvernement de la République lui rendit hommage en la faisant Chevalier dans l'Ordre des Arts et Lettres et Chevalier de la Légion d'Honneur, fait sans précédent pour une artiste soviétique. Maïa Plissetskaïa dirigea le Ballet de l'Opéra de Rome ainsi que le Ballet National d'Espagne. Elle est l'auteur d'un livre de mémoires, "Moi, Maïa Plissetskaïa" traduit en dix langues (Editions Gallimard).
Maïa Plissetskaïa vit aujourd'hui entre l'Allemagne (Munich où elle réside avec son époux le compositeur Rodion Chtchédrine), et la Lituanie d'où sa famille maternelle est originaire
Danseuse et femme d'exception, laissons à l'écrivain le soin de clore cet article:

« Je suis née à Moscou. Au royaume de Staline. Puis j'ai vécu sous Kroutchev, Brejnev, Andropov,
Tchernenko, Gorbatchev, Eltsine... Et j'aurai beau faire, jamais je ne renaîtrai une seconde fois.
Vivons notre vie... Et je l'ai vécue. Je n'oublie pas ceux qui ont été bons pour moi.
Ni ceux qui sont morts, broyés par l'absurde. J'ai vécu pour la danse.
Je n'ai jamais rien su faire d'autre. Merci à cette nature grâce à laquelle j'ai tenu bon,
je ne me suis pas laissé briser, je n'ai pas capitulé. »



Très belle interprétation!
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Ysandre
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MessageSujet: Re: Maya Plisetskaya - "Swan"    Mar 29 Jan 2013, 20:07

merci Marianne respect il y avait longtemps que je n'avais pas vu danser la Plissetskaïa ! j'avais gardé l'image de ce cygne vu sur le petit écran, ces bras qui semblent dépourvus d'ossature, qui deviennent réellement des ailes.... pour moi, elle est "la danse".
je chercherai ce livre.
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Maya Plisetskaya - "Swan"
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