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 Haifaa Al-Mansour, wadjda

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rotko
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MessageSujet: Haifaa Al-Mansour, wadjda   Mer 06 Fév 2013, 06:27

Wadjda de Haifaa Al-Mansour.



C'est le premier film de la première femme cinéaste d'Arabie saoudite et aussi le premier long métrage tourné dans ce pays dépourvu de salles de cinéma.

Couronnée par le prix de la critique au Festival de Venise, l'histoire d'une petite fille indépendante cherchant à s'offrir un vélo pour aller à l'école emporte le spectateur à sa suite. Dire qu'on craque pour cette gamine et pour le travail de la cinéaste Haifaa Al-Mansour est un faible mot.

Cette ode à la liberté possède un souffle extraordinaire sans pour autant nier les difficultés de femmes très surveillées. Le portrait d'une fillette battante montre la vie quotidienne d'un pays que nous connaissons mal vu sous le voile d'une héroïne du quotidien.


20 minutes.

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rotko
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MessageSujet: wadjda   Dim 10 Fév 2013, 06:46

wadjda

Wadjda montre l'intimité du foyer, le mélange entre les vestiges d'une vie dont on ne veut pas s'avouer qu'elle a disparu à jamais et la normalité moderne (télévision, consommation). Et, si l'existence même du film, sa réussite et le plaisir qu'il procure sont un sujet d'optimisme, Haifaa Al-Mansour mène son récit jusqu'au bout.

Sa conclusion rappelle que l'optimisme est pour l'instant réservé aux observateurs, interdit aux femmes ou aux petites filles qui n'ont pas d'autre perspective que de passer le reste de leur existence dans ce royaume qui produit quelque 10 millions de barils de pétrole par jour et un film par siècle.


écrit l'article du Monde.

J'ai vu le film samedi soir, et la salle marchait fort bien, en empathie avec cette fillette discrètement rebelle, qui conteste le rang assigné aux fillettes et le sort réservé aux femmes.

Deux point essentiels :

- l'éducation rigide qui transmet des valeurs conservatrices sur la tenue et le comportement, la séparation des sexes, la soumission comme règle de conduite. Il s'agit d'apprendre par coeur et de réciter sans réfléchir ou commentaire personnel.

- le Coran, dont est privilégiée une lecture très orientée avec les sourates consacrées au femmes dont "la sourate de la vache".

La chance de Wadjda est de vivre dans un milieu (le foyer) relativement libéral, de trouver une écoute auprès de sa mère, d'avoir sans douté été considérée comme un garçon par le père, et d'avoir un gentil voisin qu'elle manoeuvre amicalement et avec une rouerie bien sympathique.

Tout le film repose sur la fillette, c'est son atout indispensable, ainsi que notre connaissance du contexte de tournage et de la société.

Pour le reste, on trouvera sans doute le film un peu didactique, le récit très linéaire, et les seconds rôles pas très au point. La fin du film, avec l'avenir de la mère, laisse entendre un point positif pour Wadjda : sa mère et elle feront bloc.

Pour le reste, on trouvera sans doute le film un peu didactique, le récit très linéaire, et les seconds rôles pas très au point. La fin du film, avec l'avenir de la mère, laisse entendre un point positif pour Wadjda : sa mère et elle feront bloc.
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rotko
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MessageSujet: Re: Haifaa Al-Mansour, wadjda   Ven 15 Fév 2013, 18:01

j'ai reçu hors forum le point de vue suivant sur Wadjda

Nous sommes allés voir Wadjda hier , intéressant mais cela appellerait des informatins complémentaires, par exemple l'école coranique est-elle la seule ou y a-t-il d'autres possibités ? Ce qui m'a frappé c'est ce contraste entre l'aspect fermé de l'école et la liberté que semble avoir cette fille pour rencontrer son ami , aller voir des commerçants ...., la situation de la mère ne me parait pas claire ? de quoi vit-elle ? est-ce son mari qui lui donne de l'argent ?En fait j'ai eu plus envie de voir ce film comme un documentaire que comme une histoire

il semble bien qu'il n'y ait pas d'autre possibilité que l'ecole coranique. La fille circule parce que sa mère est très libérale, d'autre part, elle n'est pas encore une vraie femme.

La mère est l'epouse d'un homme riche, ce qui ne la met pas à l'abri de toute surprise, on le verra.
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rotko
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MessageSujet: Re: Haifaa Al-Mansour, wadjda   Dim 15 Sep 2013, 16:39

les suites de «Wadjda».

Premier long métrage d’une cinéaste saoudienne, «Wadjda» a obtenu le prix du meilleur long métrage arabe au festival du film de Dubaï, comme il a reçu le Prix France Culture Cinéma (catégorie révélation) au festival de Cannes, et a été ovationné à Venise.

Pendant le tournage la cinéaste a été contrainte de diriger les scènes d'extérieur de son film dans une voiture avec un talkie-walkie pour parler à son équipe masculine.

l’Arabie Saoudite sera représentée à la cérémonie des Oscars, en mars 2014, dans la catégorie «meilleur film étranger». Les cinémas sont interdits dans ce royaume où les femmes ont l'obligation d'être voilées, n'ont pas le droit de conduire et doivent être accompagnées d'un homme de leur famille pour se déplacer.


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Sapho
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MessageSujet: Re: Haifaa Al-Mansour, wadjda   Dim 27 Oct 2013, 13:16

Que peut-on attendre d'un film surgi du désert ? Cent sept ans après le premier long-métrage de l'histoire du cinéma (The Kelly Gang, réalisé en Australie), Wadjda arrive d'un pays, l'Arabie saoudite, qui n'avait jamais produit de film, pas plus qu'on ne les y regarde. C'est peut-être le seul endroit au monde où les galeries commerciales ne se terminent pas, à l'étage supérieur, par un multiplexe.
Que pouvait-on attendre en fait de premier film ? Une expérience brute ? Une vision distancée, produite par un exilé ? Une oeuvre de propagande à la gloire du régime ? Wadjda n'est rien de tout cela. Lors de sa première projection internationale, au Festival de Venise, en septembre 2012, le public a été saisi par la maîtrise du style, par la clarté du propos, par l'accessibilité de l'histoire et la grâce de ses interprètes, sans parler de celle de la réalisatrice, puisque c'est une femme qui place l'Arabie saoudite sur le planisphère du cinéma. Wadjda est une comédie teintée d'amertume, qui raconte le choc entre une petite fille rebelle, sur le point de devenir femme, et un ordre établi qui n'a pas prévu d'autre place pour elle que celle d'épouse et mère.

Si l'on en sort un peu étourdi, c'est qu'on vient d'être submergé par un flot d'informations, d'intuitions auquel on n'était pas préparé. Encore moins à ce que cette vision de la vie quotidienne d'une famille de Riyad se présente sous cette forme charmante, séduisante.

Normalité moderne

On découvre Wadjda (Waad Mohammed) à l'école dans un groupe de fillettes vêtues de longues robes noires, la tête découverte. Elles sont chaussées de souliers vernis, sauf Wadjda, qui est en baskets. Elle se heurte une première fois à l'institutrice. Sur le chemin entre l'école et la maison, son regard est attiré par une bicyclette, dont l'usage est interdit aux filles. Les efforts désespérés de la fillette pour en faire l'acquisition sont mis en scène avec un humour tranquille dans lequel on peut sans doute discerner une ironie rageuse.

Waad Mohammed dans le film saoudien d'Haifaa Al-Mansour, "Wadjda".
Pour réunir l'argent nécessaire à l'achat du vélo, Wadjda décide ainsi de participer à un concours de récitation et de commentaire du Coran, qu'elle prépare avec un sérieux déconcertant.

Parallèlement, on découvre la vie quotidienne de la mère de l'enfant (Reem Abdullah), qui affronte tant bien que mal l'annonce du second mariage de son époux. On voit aussi, en arrière-plan, une campagne électorale locale, la vie quotidienne des boutiquiers, des employés de la capitale saoudienne. L'absence de salles de cinéma en Arabie saoudite a eu au moins une conséquence heureuse pour la réalisatrice Haifaa Al-Mansour. Puisque son film ne sera jamais exploité, elle n'est pas contrainte à la gymnastique imposée à ses collègues iraniens, qui ne peuvent filmer les femmes tête nue, et doivent limiter les contacts entre hommes et femmes.

Wadjda montre l'intimité du foyer, le mélange entre les vestiges d'une vie dont on ne veut pas s'avouer qu'elle a disparu à jamais et la normalité moderne (télévision, consommation). Et, si l'existence même du film, sa réussite et le plaisir qu'il procure sont un sujet d'optimisme, Haifaa Al-Mansour mène son récit jusqu'au bout. Sa conclusion rappelle que l'optimisme est pour l'instant réservé aux observateurs, interdit aux femmes ou aux petites filles qui n'ont pas d'autre perspective que de passer le reste de leur existence dans ce royaume qui produit quelque 10 millions de barils de pétrole par jour et un film par siècle.


Ce film m'attire énormément et j'en ai déjà souvent entendu parler.
J'espère avoir le plaisir de voir ce film à l'affiche dans ma région?
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