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 Brèves de société...

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Merwyn
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Merwyn

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Jeu 14 Mar 2013, 08:09

Disons que c'est trop technique pour être enseigné au secondaire et assez minime dans le cours de l'histoire...
On enseigne les congés payés, les semaines de travail, la protection sociale, l'âge du départ à la retraite (dans 20 ans, on n'aura plus à l'enseigner, y'en aura plus ^^... enfin si, ça fera partie des vestiges "antiques")...

Maintenant, s'ils avaient relevé les cotisations de 1 point au lieu de 0,1... là, vu l'impact sur les salariés et entreprises (paupérisation et faillites), on l'aurait sans doute enseigné même si pas intégré aux programmes.

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Ven 15 Mar 2013, 10:37

Citation :
La volonté de Londres et Paris de livrer des armes aux rebelles syriens ne fait pas l'unanimité en France. Plusieurs responsables s'nquiètent des risques d'une telle livraison. "La France est prête à prendre ses responsabilités" et à livrer des armes à l'opposition syrienne, si elle ne parvient pas à convaincre ses partenaires européens, a affirmé jeudi le président François Hollande.

"TRÈS GRAND RISQUE"

Vendredi, sur Europe 1, FRANÇOIS BAYROU, le président du MoDem, s'est dit "très interrogatif" sur cette perspective, annoncée par Paris la veille. M. Bayrou a admis être "minoritaire" dans ses réserves "puisque UMP et PS sont sur la même position". "Je trouve qu'il y a là un très grand risque pris", a-t-il dit. "Ça veut dire qu'on va se lancer dans la surenchère des livraisons d'armes" avec en face l'Iran, la Russie. "On va les justifier dans leurs livraisons, on va avoir une escalade."
Ensuite, a demandé M. Bayrou, "à qui livre-t-on des armes ? Il y a des gens très biens dans la résistance syrienne et puis il y a des fondamentalistes. On a vu en Libye ce que faisaient les livraisons d'armes et le fait que ça se répandait dans toute la région et que nous ayons ensuite à les affronter". Enfin, a relevé M. Bayrou, "il ne s'agit pas dans ce pays seulement d'une guerre d'un dictateur contre un peuple", mais "il y a surtout" une "guerre intracommunautaire", des communautés ethniques liées à une origine, à la religion. "Le fait que la France s'engage ainsi et que les autres pays européens, en dehors de la Grande-Bretagne, disent attention, il y a là un risque très important [qui] doit nous amener à réfléchir beaucoup plus", a-t-il dit.

"APPRENTI SORCIER"

Sur Radio Classique et Public Sénat, l'ex-ministre centriste de la défense HERVÉ MORIN a lui aussi réagi. Le député UDI de l'Eure a dénoncé "une politique hasardeuse", d'abord "parce que déchirer le contrat européen en disant que la France est souveraine et que, quelle que soit la décision européenne, on prendra ses propres décisions, c'est ne pas respecter la communauté de destin dans laquelle on est". "C'est pour moi jouer à l'apprenti sorcier, a poursuivi le président de l'Union des démocrates et indépendants. La résistance syrienne est composée d'un certain nombre de mouvements djihadistes. Ce ne sera pas pour livrer des armes légères, ils en ont. C'est donc pour livrer des systèmes sol-air ou sol-sol contre les chars ou l'aviation". "Le jour où le régime de Bachar Al-Assad tombe, que deviennent ces armes ? Est-ce que nous avons intérêt à provoquer la militarisation de la région" où se trouvent Israël et le Liban, a-t-il demandé.
"Le seul voisin par lequel vous pouvez faire passer ces armes, c'est la Turquie, selon l'ex-ministre. M. Hollande a-t-il demandé aux Turcs l'autorisation de livrer des armes à l'opposition syrienne ?" "C'est une annonce qui me fait penser à un jeu d'apprenti-sorcier, plutôt que de s'interroger sur les voies et moyens pour que les réfugiés puissent avoir des conditions dignes" et "avoir un engagement de la communauté internationale tout entière", a regretté M. Morin, soulignant les réticences des Etats-Unis et des pays européens hors Grande-Bretagne.

"BOÎTE DE PANDORE"

Jeudi, le député UMP Jacques Myard – vice-président du groupe d'amitié France-Syrie de l'Assemblée – a demandé au gouvernement de s'expliquer devant le Parlement. "Avant d'ouvrir la boîte de Pandore par une internationalisation hasardeuse qui va faire tomber le peuple syrien de Charybde en Scylla, il faut y réfléchir à deux fois", a-t-il jugé.

M. Myard a aussi alerté sur une "décision lourde de conséquences" comportant "des risques majeurs sur l'équilibre instable de la poudrière du Proche et Moyen-Orient". Face à l'argument du ministre des affaires étrangères, selon lequel la Russie et l'Iran livrent des armes au régime de Bachar Al-Assad, le député des Yvelines a observé que le Qatar et l'Arabie saoudite livrent, eux, des armes à l'opposition. Il a souligné que "des renseignements convergents confirment malheureusement que les opposants et 'l'armée de libération' sont composées de djihadistes dont les intentions sont de créer un régime fondé exclusivement sur la charia".

"FOLIE"

Florian Philippot, le vice-président du FN, a enfin qualifié de "folie" la volonté de la France d'armer les rebelles en Syrie. "Nous le considérons comme une folie. La Syrie c'est l'anti-Mali. En Syrie, nous voulons soutenir qui ? Des islamistes, des djihadistes, c'est-à-dire ceux-là mêmes qu'on combat au Mali", a affirmé M. Philippot aux "4 vérités", sur France 2. Il a précisé : "Bachar Al-Assad n'est pas notre ami mais en même temps on ne va pas armer, financer (...) des islamistes et des djihadistes qu'on voudrait soi-disant combattre au Mali", a ajouté le vice-président du FN, qui a soutenu l'intervention de la France au Mali. Le conseiller aux affaires européennes de Marine Le Pen, Ludovic de Danne, a lui jugé que les chefs de la diplomatie européenne sont "soumis à un agenda du chaos souhaité par les mondialistes".

Source: Le Monde


Là, je m'interroge...
On a vu qu'une partie des armes fournies aux rebelles Libyens ont été utilisées contre l'armée française au Mali. De fait, donner des armes aux rebelles en Syrie équivaut à donner indirectement ou directement des armes à des mouvements extrémistes.
D'autant plus que la branche pacifiste de la rébellion syrienne est dépassée par ces mouvements extrémistes qui veulent s'y installer.

Les Etats-Unis se font de plus en plus distant par rapport au conflit car si ce sont les mouvements extrémistes qui l'emportent et s'installent, la situation serait bien pis que ce pourquoi les pacifistes se sont soulevés; d'autant que l'arsenal militaire syrien pourrait alors être utilisé contre d'autres pays.

Donc oui, il faut mettre fin au conflit en Syrie mais pas comme ça... Et puis donner des armes ainsi voudrait dire "allez-y, on vous donne les moyens de mieux encore vous entre-tuez, nous on regarde de loin" ne me semble ni courageux ni responsable.

La Syrie ne l'oublions pas, a été créée par la France (d'une partie de la Grande Syrie que la France avait sous mandat de la SDN après la Grande Guerre), qu'elle se sente des responsabilités, on peut le comprendre mais ce n'est pas une raison pour rendre encore plus destructrice et sanglante, une situation qui l'est déjà bien assez.

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Ven 15 Mar 2013, 10:56

oh ! alors là !!! on a fourni des armes à tout le monde, et depuis longtemps. Je ne dis pas ça en l'air. Je connais très bien quelqu'un qui est au top. Là nous ne voyons que la partie immergée de l'iceberg, mais tout ce qui se fait en sous main, et .... rappelez vous l'histoire de Roland Dumas ! Tous les gouvernements trempent dans ces eaux troubles, ces histoires de gros sous.
Ce qu'il en reste ? nous nous faisons tirer dessus par des armes que nous avons, nous mêmes, fournies ! c'est le simple bons sens. je suis bien minuscule, mais je réfléchis parfois.
Et que l'on ne vienne pas me dire que les socialistes sont trop purs pour ça ! rire
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Razorbill
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Ven 15 Mar 2013, 11:01

Merci Merwyn, j'ai parcouru un article là dessus ce matin dans le journal local, je reviendrai sur la lecture de ton article n'ayant pas trop de temps.... Smile

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 08:27

L'opposition (UMP) va lancer une motion de censure mardi... Si elle passe, la gouvernement est renversé.

Mais... elle ne passera pas.

Pourquoi ?

Il faut la majorité absolue des voix soit 289... Le PS a 276 vois, l'UMP 186... Il semble impossible qu'ils trouvent les 103 voix manquantes mais c'est un beau cas, institutionnellement parlant, ça permet au plus grand nombre d'apprendre comment ça fonctionne.

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 08:31

en fait... peut-on dire que c'est un gouvernement totalitaire ? puisqu'il a le plus grand nombre de voix, donc personne en face pour le contrer ????
il peut faire passer toutes les lois ?
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 08:35

Ysandre a écrit:
en fait... peut-on dire que c'est un gouvernement totalitaire ? puisqu'il a le plus grand nombre de voix, donc personne en face pour le contrer ????
il peut faire passer toutes les lois ?

c'est la démocratie, née du vote des électeurs, avec un parti majoritaire et des partis d'opposition.
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 08:39

bah oui, Rotko, mais il n'y a plus vraiment d'opposition, quand il s'agit de voter des lois !
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Razorbill
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 08:44

Pour gouverner il faut une majorité, c'est le jeu democratique qui est valable pour tout parti qui veut mener une politique ou sa politique, ce sont les institutions Ysandre, De Gaule a cogité cette constitution pour se sortir du guépier de la 4° République devenue ingouvernable (oui je sais je suis vieux je sais des choses anciennes, mais que veux tu la mémoire... Suspect )

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 09:13

Sous la 4ème, suffrage à la proportionnelle, donc tous les partis représentés plus ou moins par rapport à leur poids national... donc aucun parti (sauf exception) ne peut avoir de majorité...
Le plus: c'est démocratique
Le moins: c'est difficilement gérable... Le parti en tête forme alors le gouvernement comme aujourd'hui mais doit prendre des ministres de tous bords car pour faire voter ses lois, il aura parfois besoin de l'aide de plusieurs partis... souvent même, cela se jouait à 2 ou 3 voix donc les minuscules partis de 2 ou 3 députés devenaient très forts...
Israël fonctionne encore comme cela et a beaucoup de problèmes pour dégager une majorité, devant souvent s'allier avec la droite dure.

La durée de vie d'un gouvernement sous la 4ème République était en moyenne de 7 mois car, puisqu'aucun gouvernement n'avait la majorité, dès que les députés en avaient assez, ils le renversaient sans problème.

Ps: pour la petite histoire, le Parlement européen est élu à la proportionnelle, pour cela que des partis presque inexistants à notre Assemblée nationale peuvent avoir plusieurs députés au Parlement, voire même représenter une force politique.

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 10:15

merci Rotko, Bill et Merwyn, mais n'empêche... il y a beaucoup de petits arrangements, la dedans .... Suspect
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 10:19

Je pense que la proportionnelle dans toutes les élections est la meilleure des solutions.

Beaucoup plus représentatif d'une opinion générale.

Ignorer l'opinion d'une minorité , quelle quelle soit , provoque au fil du temps une animosité , une frustration et finalement un désintéressement de la politique.

Il faut une majorité pour gouverner certes ; le problème est posé au niveau du pourcentage de votant d'un même parti qui permet l'accès au parlement.
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 11:52

Démocratiquement, je serais pour la proportionnelle mais ça n'a jamais réussi à la France...car à chaque fois, ça a donné lieu à un régime d'Assemblée où le législatif prenait le pas sur l'exécutif...

Toutefois et actuellement, nous sommes dans un régime semi-présidentiel où le législatif est un peu "chambre d'enregistrement de l'exécutif" puisqu'ils sont du même parti...

Avant encore il y avait la cohabitation qui certes, n'était pas bonne pour la prise de mesures mais qui était démocratique... depuis qu'on en est venu au quinquennat et à la quasi similitude des élections, la cohabitation est impossible sauf énorme scandale présidentiel dans le mois de son élection...

Cela fait dire aux politologues que, depuis la quinquennat, le président n'est plus celui de la majorité des Français mais d'un parti qu'il doit satisfaire... Cela est vrai quel que soit le parti, droite comme gauche...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 11:59

Le quinquennat n'a t'il pas été instauré pour eviter l'usure du pouvoir.. (suite aux maladies de F.Mitterand et J.Chirac)?

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 13:20

Il y a ce qui se dit... et le pourquoi c'est fait... tu le sais mieux que moi.

Ici, c'était pour rendre impossible la cohabitation... et donc que le président puisse mener sa politique sans véritable opposition.


Bon après, vous connaissez l'histoire du Septennat... Pourquoi 7 ans à la base...?

C'est sous la 3ème République, plus précisément en 1873 que les députés ont décidé que le mandat serait de 7 ans car... la majorité des députés étaient royalistes et qu'ils voulaient donc un président issu de la lignée royale... Juste que l'héritier au trône de France, le Comte de Chambord ne voulait rien savoir de la République... Les députés ont donc voulu lui laisser le temps - de mourir - sachant que son fils était plus ouvert.
Seul hic pour eux, quand il est enfin décédé... la majorité à l'Assemblée n'était plus royaliste...

On aurait donc dû avoir un héritier au trône de France comme président de la 3ème République, cela s'est joué à quelques années près...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 13:32

Je ne connaissais pas les éléments d'histoire dont tu nous parles (il faut dire que j'avais fait l'impasse sur l'histoire contemporaine à la fac... Embarassed ) tu te rends compte : un descendant de roi president de la republique, plus recemment avant le décès de De Gaule je me souviens que le Comte de Paris faisait parler de lui pour prendre la suite, dans les journaux on envisageait même la possibilité d'un retour à une monarchie constitutionnelle...Il ne faut pas aller bien loin pour trouver un noble à la tête de l'état, dixit Giscard mais au fait je me souviens que le Canard avant 81 avait tiré un numero special dans lequel il mettait en doute l'acquisition de son nom, c'était un des dossiers du Canard...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 13:45

Il y a un superbe documentaire de Raymond Depardon, 1974, une partie de campagne, sur la campagne de M. Valery Giscard d'Estaing, interdit pendant 30 ans qui montre bien à quel point il était isolé car différent, image de la noblesse oblige.

Quand on le regarde, on voit un Giscard hautain mais il avait donné carte blanche à Depardon pour le filmer comme il était, quand le réalisateur voulait, sans destruction des images par la suite mais interdiction possible de la diffusion tant qu'il avait une carrière politique.

Citation :
De retour du Tchad, où il tournait son nouveau film, Raymond Depardon, 60 ans, a rencontré Valéry Giscard d'Estaing, 76 ans. Après toutes ces années de jeu du chat et de la souris, durant lesquelles le film tourné en 1974 ne fut pas visible, le cinéaste a obtenu de l'«Ex» l'autorisation de diffusion qu'il souhaitait. A cette occasion, Depardon l'a trouvé «très en forme». Quand Giscard lui a demandé ce qu'il venait de tourner, il a répondu «un film sur l'errance». Et quand il l'a raccompagné, au seuil de son bureau, le président lui a glissé: «Attention à la marche, même les errants peuvent tomber...» Depardon en a conclu que leur complicité n'était pas morte, «parce que Giscard adore raconter des histoires»...

Quand Giscard vous demande de filmer sa campagne, en 1974, le connaissiez-vous?

Je l'avais rencontré une fois, au ministère des Finances. Il était attentif à mon travail de photographe et m'a demandé ce que signifiait la scission de Gamma, dont j'étais le directeur, d'avec Sygma. «Consultez mon expert-comptable», m'avait-il dit. Plus tard, après la mort de Pompidou, il m'a convoqué à Villacoublay, d'où il prenait l'avion pour Clermont-Ferrand. Il y avait là un gaulliste, Jean de Lipkowski, qui tentait de le convaincre de ne pas se présenter contre Chaban. J'ai attendu. On a pris un petit avion tous les deux. Pendant le vol, il a travaillé, j'ai pris un magazine. Je ne comprenais rien. En fait, il rédigeait sa déclaration de candidature, qu'il a prononcée à l'arrivée. Le soir, il m'a logé à Chamalières. C'est au retour vers Paris qu'on a parlé en buvant du champagne.

Qu'est-ce qui le motivait ? Quelle était son idée du film ?

Durant ce voyage, il m'a confié deux ou trois choses. Giscard était obsédé par son âge: à 48 ans, il pouvait être l'un des plus jeunes chefs d'Etat français. C'était l'aboutissement de sa carrière et il souhaitait marquer l'Histoire. Le film, c'était d'abord ça, pour lui: une jeunesse en campagne, une jeunesse entrant dans l'Histoire. Mais il semblait très détaché: «J'ai une autre vie. Si je perds, j'arrête la politique, je chasse et je fais le tour du monde.» J'ai dit à Giscard: «Il faut faire un film de votre campagne.» «La télévision va le faire», m'a-t-il répondu. «Méfiez-vous, ils jettent tout ce qui ne passe pas à l'antenne», et je lui ai parlé du film de Leacock, Primary, sur la campagne de John Kennedy. On a parlé de ce cinéma direct américain. Giscard a voulu voir mon premier court métrage, réalisé en 69 à Prague pendant les funérailles de Ian Pallach. A la sortie, il m'a juste dit: «Pour mon film, faites-moi un devis...» J'ai gribouillé un budget, avec le strict minimum: la pellicule, le salaire de l'ingénieur du son, Bernard Ortion. J'avais une caméra Eclair Coutant, portée à l'épaule, et je n'avais pas prévu de salaire pour moi.

C'était donc le film de Giscard...

C'était un film de commande, mais j'aime ça. Gamma a avancé l'argent au début, et Giscard a ensuite réglé le montant sur les fonds personnels de sa campagne, environ 100 000 francs. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Au départ, nous étions d'accord pour filmer jusqu'à la fin du premier tour, puis on a continué. C'était mon premier vrai film, qui concrétisait un projet: une série d'émissions sur la transparence des institutions les plus secrètes. Filmer la vérité des choses cachées, un peu à la Wiseman. Pour Giscard, c'était clair: il se vivait comme un jeune seigneur de la politique et il était prêt à tout montrer, à l'américaine.

Quelle était votre idée en commençant ce film?

Ne pas couper, filmer dans la continuité, et apprendre... J'ai fait mes armes sur ce tournage: il fallait un sacré jeu de jambes et laisser tourner la caméra, ainsi que le son, le plus longtemps possible. C'est comme cela qu'on obtenait des choses intéressantes. Je me vivais comme journaliste, après quinze ans de photoreporter: je travaille avec le réel. J'ai découvert qu'il fallait se saisir des petites choses, des dialogues inattendus, des mots volés. Avec Ortion et le photographe David Burnett, on se faisait passer pour une équipe de la télé canadienne.

Y avait-il une ambiguïté politique?

On m'a traité de giscardien. William Klein ne me disait plus bonjour. C'était la période d'ultragauche chez les artistes et les intellos. L'Amérique me fascinait. J'avais été sur la campagne de Nixon et au Sud Viêt-nam avec l'armée US: je pactisais avec le diable... (rires).

Vous auriez pu suivre Mitterrand en 1974?

Je n'aurais jamais pu faire la même chose avec Mitterrand, même en 74. Il n'avait pas le même rapport à l'image ou au son. Il refusait le son direct, par exemple. C'était plutôt le modèle De Gaulle ou reine d'Angleterre: des images de loin et pas de son. Le son, c'est ce qui fait la révolution. Giscard était un peu un innocent, comme moi, avec un désir de sincérité, de transparence. Il était fasciné par l'image, il jouait sans cesse avec. Mitterrand, lui, voulait se servir des images d'une manière plus classique et militante.

Giscard n'a rien imposé?

Il me disait souvent: «Est-ce que vous avez bien filmé mon discours?» J'en ai filmé trois ou quatre, puis c'était toujours pareil... Sinon, comme musique, il aurait voulu du Mahler. Je crois qu'il ne savait pas très bien lui-même où ce film irait. Au fur et à mesure, sa campagne se passait bien et il s'attachait au film, qu'il appelait «le film de ma campagne». Au début du montage, il a fait quelques remarques, «je n'aime pas mon dos, là, vous pourriez couper?» Il suffisait de lui répondre «non, le projet, c'est la continuité».

Ce qui frappe, c'est l'accessibilité de Giscard...

Plus le film et la campagne avançaient, plus il jouait le jeu. Il me convoquait et je me retrouvais seul avec lui, ou très proche. C'est le cas dans l'avion quand il discute avec Michel Poniatowski ­ qui était très contre le film ­, dans la voiture qu'il conduit, lorsqu'il se promène au parc de Saint-Cloud où il avait ses habitudes, notamment avec ses conquêtes féminines, et bien sûr à la fin, l'après-midi des résultats du second tour où il attend, seul avec moi, dans son bureau du Louvre. C'est lui qui a décidé: il m'a apprivoisé. Il aimait être seul et détestait les état-majors. Mais il n'oublie jamais la caméra, c'est un grand acteur, un séducteur, un manipulateur. Parfois, je n'arrête pas d'enregistrer alors qu'il croit que c'est fini. Je saisis alors des choses qu'il ne contrôle plus. Tout le film repose sur cela. Cet accès est une chance. Sans doute le premier et le dernier film à pouvoir le faire. Aujourd'hui, ce serait impossible. J'ai longtemps eu le complexe de dire que c'était une commande. Un tort: c'est probablement mon meilleur film.

Comment s'est déroulé le montage?

Mon premier monteur m'a dit: «Je ne touche pas à ce film giscardien...» Alors j'ai travaillé avec Bruno Zincone, qui a fait ça très calmement. C'est à ce moment que je suis devenu cinéaste, j'ai assumé mon point de vue.

Giscard a vu le film rapidement?

Quatre fois... D'abord, fin juillet 74, à la salle de montage. Il m'a invité à l'Elysée ensuite, pour me faire visiter et pour parler du film pendant trois heures. C'était un choc pour lui, il était touché. A la fin, il m'a dit qu'il allait voir chez UGC pour une sortie: «Vous serez payé, et les bénéfices iront aux bonnes oeuvres de l'Elysée...» Ensuite, il l'a revu au Club 13. A chaque reprise, ça se dégradait. Je crois qu'il ne supportait plus certains détails: la familiarité, ses propres mots, puis sa colère contre d'Ornano alors que c'est un ami, un grand copain de Ponia. Ça l'embarrassait, il ne voulait pas le blesser. La dernière fois qu'on s'est vus, après la quatrième projection, il m'a dit: «Ecrivez-moi...» J'ai sentis que ça ne marcherait pas. Ensuite, rien pendant cinq ans. Quand on a voulu sortir le film, fin 79, un référé nous est tombé dessus quand l'Elysée a été averti, avec un risque de 5 000 francs d'amende par jour. On a renoncé. Le CNC aussi était réticent. De même que les proches de Giscard ou encore Aznavour qui chante lors du dernier meeting de la campagne. Giscard voulait déposer le négatif à la Fondation nationale des sciences politiques, sa grande idée: les archives de l'Histoire. Alors le film est devenu un film de gauche, un film martyr, «le-film-interdit» par Giscard. C'est amusant, je suis passé de droite à gauche. Mais je ne supportais plus ce film, on ne pouvait plus m'en parler, ça m'irritait, ça me blessait.

Maintenant, il sort enfin...

C'est une journaliste, Christine Masson, qui l'a convaincu de le laisser sortir. Un passage à la télé, sur une chaîne publique, qu'il présente lui-même pendant un quart d'heure, puis une sortie en salles dans le réseau Art et essai: ce sont ses conditions. Le titre a changé. J'aimais bien le premier, 50,81%... Mais Giscard voulait autre chose. Il a proposé la Victoire en chantant. C'était un peu trop! On s'est mis d'accord: j'ai demandé 1974; il a choisi, Une partie de campagne. On a fait un collage: faut faire avec.


Source: Libération


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Dernière édition par Merwyn le Dim 17 Mar 2013, 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 13:52

Il sort dans les cinemas Art et Essai, surement qu'à Paris, non..?

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 13:58

Il est déjà sorti, cela fait 11 an, je ne sais s'il est toujours à l'affiche. Je l'ai vu au cours d'un séminaire.

L'article de Libération date de 2002. Désolé, j'avais omis de mentionner la date. Il y a un dvd, tu dois pouvoir te le procurer dans n'importe quelle médiathèque. Smile

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Dernière édition par Merwyn le Dim 17 Mar 2013, 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 14:01

Il ne me reste qu'à esperer qu'un jour il passera à mon cineclub dans un cycle reservé à Depardon, cela peut se faire, alors je me souviendrai de ce dont tu nous parles..

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 14:13

Ce qui est superbe dans ce documentaire, outre une certaine innocence du président qui n'hésite pas, à son insu, à montrer ses travers... (mais qui n'en a pas ?)... est de se replonger dans cette France de 1974. Comme c'est un documentaire, tout parait plus proche, plus authentique et l'est véritablement.

C'est aussi comme le dit Depardon l'unique documentaire aussi sincère, aussi proche, qui fut un jour réalisé sur un président... c'est fascinant même si parfois dérangeant... cela casse un peu le mythe et humanise l'homme avant même la fonction...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 14:18

Je me souviens que lorsqu'il est arrivé au pouvoir il incarnait la jeunesse et la reforme après l'ère De Gaule et Pompidou...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Dim 17 Mar 2013, 22:00

Citation :
Jeroen Dijsselbloem peut souffler, mais à Chypre, les déposants, eux vont souffrir. Le sauvetage de ce pays situé en Méditerranée orientale, bouclé dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mars sous l'égide du président de l'Eurogroupe, frappera comme jamais les titulaires de comptes bancaires. Une grande première depuis le déclenchement de la crise des dettes souveraines en zone euro ; négociée de haute lutte afin de réduire l'ampleur du plan d'aide à Nicosie et l'endettement du pays.
Chypre est le cinquième Etat membre de l'Eurozone à passer sous assistance financière en trois ans – après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, et l'Espagne pour ses seules banques. Le plan de sauvetage représentera jusqu'à 10 milliards d'euros, loin des 17 milliards demandés dans un premier temps.

Rien n'était acquis, vendredi matin, tant le fossé s'était creusé ces dernières semaines entre les dirigeants de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier insistait, avec le soutien de l'Allemagne, pour imposer des pertes sèches aux déposants privés. Une option rejetée par Bruxelles, la Banque centrale européenne (BCE), et la plupart des Etats de l'union monétaire, soucieux de ne pas réveiller la colère des marchés, sur fond d'incertitudes politiques en Italie.

Une voie moyenne a dû être dégagée, qui pourrait cependant semer le trouble sur la réputation des banques des pays surendettés : dès ce week-end, l'ensemble des comptes du pays, détenus par des résidents comme par des non-résidents, vont être touchés par une lourde taxe (6,75 %, en dessous du seuil de 100 000 euros, 9,9 % au dessus. La mesure devrait rapporter quelque 5,8 milliards d'euros.

En échange, les déposants recevront des parts du capital des établissements concernés. Maigre consolation, car le secteur bancaire va être restructuré en profondeur, pour en réduire considérablement l'ampleur d'ici à cinq ans.

Source: Le Monde

En résumé, ça veut dire que si vous avez 30 000€ sur cotre compte bancaire, on vous en prélève 2100 pour "le bien du pays".
Si vous avez 150 000€, on vous en prélève 15 000....

Je sens que les cambrioleurs chypriotes vont se frotter les doigts... Suspect

Et imaginez que M. Depardieu ait demandé un passeport chypriote... le beau scandale que cela aurait été.... ange

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Lun 18 Mar 2013, 05:39

Merwyn a écrit:




Je sens que les cambrioleurs chypriotes vont se frotter les doigts... Suspect


Dans cette affaire le premier des cambrioleurs c'est l'état...

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MessageSujet: Re: Brèves de société...   Lun 18 Mar 2013, 05:49

J'ai entendu que c'était surtout pour taxer les épargnants russes.......

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