Forum littérature, roman, polar, poésie, théâtre, BD, SF, auteurs et livres du monde entier sur le forum littéraire et tous les arts, cinéma, peinture ...

Une table conviviale pour parler des livres, des spectacles, et goûter aux plaisirs des mots.
 
AccueilPortail*FAQIndex auteursS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Ko Un

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
soussou
pilier


Nombre de messages : 14224
Date d'inscription : 25/02/2007

MessageSujet: Ko Un   Dim 20 Oct 2013, 14:57


Ko Un (en hangul : 고 은 ) est un poète sud-coréen né le 8 janvier 1933 à Gunsan. Son nom de plume est Ho.
En 1952, il adhère au bouddhisme et devient moine. En 1958, patronné par le poète Cho Ji-hun, il fait paraître un poème dans la revue Poésie moderne. Il quitte la communauté bouddhiste en 1962. À partir de 1970, il s’engage dans la lutte contre la dictature. Après la relative démocratisation du pays, en 1988, il milite pour la réunification de la péninsule coréenne et visite la Corée du Nord.
Il a reçu le prix des Écrivains coréens (1974), le prix Joong-Ang (1991), le prix Daesan (1994) et le prix Manhae (1998). Dans ses premiers recueils, Ko Un ne s’inspire pas uniquement du bouddhisme, il s'intéresse aussi à la pensée chrétienne, et il s'efforce en même temps de trouver un équilibre entre les traditions orientales et l'universalité de l'hellénisme. Plus tard, c’est encore la poésie qui lui permettra de surmonter le nihilisme, qui se répand chez les intellectuels. Il dénoncera la violation des droits de l'homme et l'inégalité des classes sociales, ce qui lui vaudra plusieurs fois l'emprisonnement. Après 1985, il se tournera de plus en plus vers la vie des individus et l'histoire de son pays.

Je vis
Pour que tu reviennes dans ce monde, toi qui es mort
Les jarres se cassent quelquefois
Des fruits tombent du plaqueminier sauvage
Je vis
Je vis aussi
Pour accueillir un long hiver avec toi
Quand je t’aurai fait renaître
Hier il a neigé
Je me suis avancé et je t’ai appelé
Et tu reviens, vivant
Et tu restes avec moi
Sur la terre qui recouvre la première neige

Ko Un, 1971, poème Coréen.

La chouette

La chouette en plein jour
ouvre grand les yeux
ne voit rien
Attends !
Ta nuit viendra à coup sûr.

Les éphémères

Trois cent millionièmes de seconde
Si c’est ce que dure la vie d’une particule
Pense combien doit être éternelle toute une journée
Tu dis qu’un jour est court ?
Vraiment c’est de la convoitise.


Le cachot étroit

S’il n’y a pas ici toutes les nations
Ou aller voir
les beaux drapeaux de tous les pays
Aujourd’hui l’Italie
Demain l’Espagne
Je fais un tour
Et après-demain le Sri Lanka.


Pour rien

Le chemin qu’on a pris seul
On dit qu’on l’a pris
Puisqu’on nous a dit de le prendre
Le cours d’eau qui coule pour rien dans la vallée
On dit qu’il coule
Puisqu’on lui a dit de couler
La pauvre sagesse de ce monde

Le Tao c’est le coeur ordinaire

(GIF)
Le vent

Le vent se lève
Ah ce monde. Ah l’autre monde.


Les paroles que j’aime

Au lieu de demander aux sages l’Illumination

Je préfère plutôt couler

Pour l’éternité au fond de l’océan

Que c’est bon du vin dans mon verre et ces paroles de Tête-de-Pierre [1]


Le moustique

Piqué par un moustique
Je suis bien vivant
Gratte gratte.


Un nouveau chemin

A présent entre dans la mer
Depuis les baleines et les requins jusqu’aux crevettes
Jusqu’aux lieux sombres du fond des mers
Que tu as beaucoup d’amis
Au lieu de suivre les pas du Bouddha entre dans la mer.


Une parole

Trop tard
Avant que je ne dise
Ma parole
Déjà le monde l’a entendue
Le ver de terre l’a entendue
Le cri du ver de terre --- Sss


L’étoile filante

C’est bien tu me reconnais.

Ko Un
Revenir en haut Aller en bas
 
Ko Un
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grain de sel - Forum littéraire et culturel :: "Autres lectures" :: Poésie ininterrompue :: Poésie d'Asie : haïku, tanka-
Sauter vers: