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 camus

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Graciak
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MessageSujet: Re: camus   Mar 11 Juin 2013, 19:02

J'ai une grande affection et une non moins grande admiration pour Camus. J'aime les ouvrages littéraires portant une part importante de philosophie, et, avec lui, je suis servie. La simplicité du style(difficile à définir, toutefois, tant il me semble divers selon les oeuvres) servant la complexité de la pensée.

De lui, j'ai lu Caligula, Le mythe de Sisyphe, L'étranger, La Peste, les Justes, Le Malentendu et La Chute.
J'avoues que j'ai l'impression d'avoir lu la plupart de ses oeuvres majeurs ou tout du moins les plus connus; que me conseilleriez vous pour poursuivre l'exploration de son oeuvre ?
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nicyrle
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MessageSujet: Re: camus   Mar 11 Juin 2013, 19:18

Lis Le premier homme, certes, c'est une œuvre inachevée mais elle contient toutes les autres et elle est très émouvante. Noces aussi est une œuvre majeure qu'on ne peut pas ne pas aimer ! Enfin, si tu veux avoir une idée juste de la pensée de Camus, lis ses Chroniques algériennes, elles sont splendides, très révélatrices et souvent d'une étonnante actualité. Enfin, si tu te sens à même de te lancer dans une œuvre peut-être plus complexe, ouvre L'homme révolté. Bonne lecture ! lire!
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MessageSujet: Re: camus   Mar 11 Juin 2013, 20:35

Merci de tes conseils.
Je penses que je vais m'attaquer au premier homme dont j'ai entendu un peu parler. Je ne connais pas du tout Noces sinon de nom par contre.

Je verrais plus tard pour les chroniques et l'homme révolté Smile
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nicyrle
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MessageSujet: Re: camus   Mar 11 Juin 2013, 21:36

chapeau Avec plaisir... J'aime Camus depuis toujours !
Quand tu auras lu Le premier homme, reviens en parler par ici !
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MessageSujet: Re: camus   Sam 20 Juil 2013, 16:45

J'ai donc bien lu le premier homme pendant la semaine de vacances, je le finit a l'instant.

Connaissant vaguement l'enfance de Camus, ce livre me semble très autobiographique. La majeure partie concerne tout de même l'enfance de Jacques Cormery, fils d'une famille pauvre a Alger. La manière dont s'articulent les moments ou on voit Jacques adulte de retour chez lui et Jacques enfant est parfois un peu confuse, j'imagine que c'est dû au caractère inachevé de l'oeuvre.

Ce dernier ne m'a pas tant frustré que ça, il y a tout de même suffisamment de matière pour rendre le livre passionnant(et, effectivement, très très émouvant), même si j'ai senti en survolant les feuillets que Camus comptait visiblement emmener le roman plus loin que ce qu'il a pu nous laisser.

Je passe sur la partie, que je connaissais déjà, ou Jacques visite la tombe de son père, et je vais plutôt parler de ce qui m'a le plus intéressé, et qui occupe la majeur partie du roman, l'enfance du personnage principal.

Je n'y ai pas vraiment trouvé qu'elle "contenait toute les autres oeuvres" de Camus, j'aimerais que tu m'éclaires sur ce point. L'absurde, thème essentiel de l'oeuvre Camusienne, n'y est que très peu évoqué, sinon a la fin, dans les pages les plus brouillonnes, la morale, autre thème de prédilection(pensons aux Justes), pareil.

Par contre, je dirais que certains aspects des oeuvres de Camus, plus discret dans ses autres livres, quoi qu'y tenant une place importante, sont ici exacerbés.

Premier aspect, la tendresse pour ses personnages. C'est très rare, même dans des oeuvres assez dur comme La Peste, que Camus bafoue réellement ses personnages, même lorsqu'il condamne leurs attitudes. Caligula est un bon exemple :Excepté les patriciens, animés par la honte et une sorte de jalousie, même ceux qui luttent contre lui le comprennent et, parfois, vont jusqu'à l'aimer.
Dans cette description de la pauvreté algérienne, je retrouve beaucoup cette tendresse. La pauvreté purement matérielle y tient d'ailleurs une place assez peu importante, elle n'est pas longuement décrite comme chez Zola par exemple, mais a peine évoquée, surtout pour montrer la prise de conscience de Jacques de cet état matériel(la scène ou l'enfant prétend avoir perdu deux francs, et se rend subitement compte, devant la réaction de sa grand mère, que ces deux francs comptent énormément pour la famille).

Camus me semble plus s'intéresser aux conséquences humaines et psychologiques de la pauvreté, qui sont loin d'être purement néfastes. Au contraire, le seul moment ou Jacques subit complètement le poids de cette pauvreté, c'est lorsqu'il est obligé de faire un travail abrutissant pour rapporter de l'argent a la maison, pendant l'été. Avant ça, la pauvreté pour lui n'était faite que de "trésors".

Je reviens sur la tendresse pour ses personnages, liés à la pauvreté, justement. L'oncle Ernest est pour cela passionnant :Un homme brut, simpliste voir même simplet, attaché purement a ses sensations physiques(conséquence, sans doute, d'une vie passée à survivre sans possibilité "d'élévation" intellectuelle). Un personnage en apparence plutôt grossier, et pourtant, évoqué presque à chaque fois sous un éclairage positif.
Le passage concernant sa relation a son chien est très significatif de cette tendresse pour ses personnages :

Citation :

Car il y avait un chien, un batard de setter, d'une bonté illimitée, incapable de faire du mal a une mouche(...)Ernest et son chien étaient inséparables, et leur entente était parfaite. On ne pouvait s'empêcher de penser a un couple(et il ne faut pas connaître ni aimer les chiens pour y voir une dérision.(...)Ils conversaient par onomatopées et se plaisaient à leurs odeurs réciproques.

Autre passage révélateur de la tolérance du romancier pour des attitudes pourtant condamnables :
Citation :

Le chômage, qui n'était assuré par rien, était le mal le plus redouté. Cela expliquait que ces ouvriers(...), qui toujours dans la vie quotidienne étaient les plus tolérants des hommes, fussent xénophobes dans les questions de travails, accusant successivement les Italiens, les Espagnols, les Juifs, les Arabes et finalement la terre entière de leur voler leur travail-attitude déconcertante certainement pour les intellectuels qui font la théorie du prolétariat, et pourtant fort humaine et bien excusable


Autre aspect souvent présent chez Camus, l'aspect poétique, souvent lié à la nature. Dans ses précédentes oeuvres, la nature est souvent belle par son impact sur l'homme ou est utilisée pour refléter des émotions humaines. Une phrase m'avait marqué dans Caligula : "Ce quelque chose en moi. Ce lac de silence, ces herbes pourries".
Ici, je la trouve davantage vantée pour elle même, quoi qu'elle ait deux visages. Parfois douce et mystérieuse, "cette sorte d'île immense, défendue par la mer mouvante au nord et au sud par les flots figés des sables", d'autres fois beaucoup plus agressive, souvent sous la forme du soleil Algérien.

D'ailleurs, un passage, court et peu développé, au moment de l'évocation des chaleurs estival a Alger et de son impact désagréable sur les humeurs, rappelle nettement le meurtre de Mersault dans L'étranger :
Citation :

Ah oui, la chaleur était terrible, et souvent elle rendait fou presque tout le monde(...)comme ce jour ou(...) Jacques vit sortir de la boutique poussiéreuse du coiffeur maure un Arabe, vêtu de bleu et la tête rasée, qui fit quelques pas sur le trottoir devant l'enfant, dans une étrange attitude, le corps penché en avant, la tête beaucoup plus en arrière qu'il ne semblait possible qu'elle soit, et en effet ce n'était pas possible. Le coiffeur, devenu fou en le rasant, avait tranché d'un seul coup de son long rasoir la gorge offerte, et il était sorti, courant comme un canard mal égorgé, pendant que le coiffeur, maîtrisé immédiatement par les clients, hurlait terriblement-comme la chaleur elle même pendant ces jours interminables

La relation entre Jacques et sa mère est également très touchante. Il y a un creux énorme entre lui, élève brillant et garçon extraverti, et elle, mère analphabète, presque sourde, très effacée, un gouffre d'incompréhension, et malgré tout "un énorme amour". Catherine aime d'ailleurs, chez son fils, ces qualités qu'elle ne possède pas et ne comprends pas, se plaisant à répéter "qu'il est intelligent".
D'ailleurs, quand on y pense, ce qui permet cet amour, c'est qu'elle ne l'éduque pas; le chef de famille, c'est la grand mère, elle se charge de donner des choses à faire aux enfants, de prévoir leur avenir, de les punir au besoin. Déchargée de ces responsabilités, Catherine tient auprès de ses fils un rôle effacée, consacrée uniquement a l'amour et à la douceur. C'est ce qui fait que, de son côté, Jacques est attaché à elle et est plein de compassion pour cette tristesse insondable qu'elle ressent et qu'il ne comprend pas, qu'elle même ne comprend peut-être pas.

Un gouffre sans aucune passerelle sépare les deux univers de Jacques, celui de l'école et celui de sa famille.Chacune des deux parties de sa vie est parfaitement incomprise par l'autre.

D'autres choses sont très touchantes également, comme la bonté et l'implication de son maître qui se démène pour permettre à Jacques d'aller au lycée.

Une oeuvre très émouvante en tout cas, moins philosophique que ce que j'avais l'habitude de lire chez Camus, mais plus poétique, plus tendre aussi. C'est sans doute dû au fait qu'il n'a pas été retravaillé mais le style m'a parfois surpris, il y a beaucoup de phrases très très longue, parfois des envolés lyriques qui jurent un peu avec le style habituellement plus simple de l'auteur.

Merci du conseil en tout cas Nicyrle Smile
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MessageSujet: Re: camus   Dim 28 Juil 2013, 15:50

cheers  Bravo, Graciak, je trouve tes observations sur Le premier homme souvent judicieuses et je me réjouis que tu aies apprécié la lecture de cette ultime œuvre. Pardon d’avoir tardé à répondre !

Il faut se rappeler évidemment qu’il s’agit de la publication d’un manuscrit retrouvé dans la voiture accidentée en 1960 ; il ne représente qu’une infime partie d’un livre inachevé, non corrigé ; quand on sait en outre que Camus écrivait d’un premier jet en lignes serrées sans aucune ponctuation, on imagine les difficultés de ceux (et d’abord de sa fille) qui se sont attaqués audit manuscrit. On remarque que quelques pages, en particulier dans la première partie, paraissent très abouties et que d’autres ne sont que des ébauches ; certaines ambiguïtés ou erreurs manifestes ont été laissées par respect pour ce que Camus lui-même en aurait fait.

J’ai dit précédemment que toute l’œuvre de Camus était dans ce livre. C’est qu’on y retrouve, parfois de façon fugitive, les grands thèmes chers à l’auteur : l’absurde, la révolte, la nostalgie de l’Algérie et l’émerveillement qu’elle fait naître, la sensualité, le soleil, la mer, la mort, la guerre… Ce qui me frappe personnellement, c’est que certaines dominantes de romans antérieurs, comme l’absurde dans L’étranger ou la révolte dans La peste, sont ici mêlées, parfois étroitement, jusque dans les personnages : la mère représente l’Algérie pauvre, passive devant le malheur, mais digne et vivant une certaine forme de bonheur dans l’instant, elle symbolise l’absurde ; la grand-mère, c’est le refus, la dureté, la révolte de l’Algérie misérable ; l’oncle Ernest incarne à merveille les joies naturelles, spontanées, la sensualité, une joie de vivre de l’Algérie ; le père disparu a été, comme les autres migrants, « le premier homme » sans racines, inconnu de son propre fils, mort dans l’anonymat. Et le fils, à son tour, devient « le premier homme » lui qui grandit sans père, trouve seul sa morale et sa vérité, sent grandir le fossé entre lui et sa famille ; on trouve en lui une sorte de fusion de ses trois parents, on devine que, devenu adulte, il cherchera (comme Camus) à assumer son destin au sein de la communauté des Hommes, prenant conscience de ce qu’il est profondément, éternellement : le « premier homme ».
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MessageSujet: Re: camus   Dim 28 Juil 2013, 15:56

On sait par ailleurs, grâce à l’abondante documentation trouvée dans les Carnets de Camus ou sa correspondance, dans ses notes également, et dans un important dossier préparatoire, que l’écrivain n’avait absolument pas en tête un projet d’autobiographie.
La genèse de son « roman » (mot qui revient souvent sous sa plume) remonte à 1953 au moins, il apparaît clairement que Camus voulait peindre une sorte de grande fresque  dont Jacques Cormery aurait été le principal personnage, traversant tous les grands événements de la première moitié du XXe siècle. Hélas, quand le manuscrit s’arrête, Jacques est encore un adolescent, et nous ne connaîtrons jamais ce que la vie lui réservait.

Il semble aussi que Camus envisageait de rattacher Le premier homme à un nouveau cycle, celui de l’amour (après l’absurde et la révolte). Bien sûr, Jacques est en quelque sorte son double mais on peut raisonnablement penser que, dans la mesure où il parle constamment de son « roman », la fiction aurait donné au point de départ autobiographique une dimension symbolique et peut-être aussi politique.

Paradoxalement, ce livre qui nous laisse frustrés à cause de tout ce qui manque et que nous ne pouvons qu’imaginer de façon approximative, nous en dit plus, dans sa matière brute, sur Camus intime que ce qu’il aurait consenti à livrer dans son œuvre achevée ; c’est ce qui m’émeut le plus.
Je songe aussi à ce qu’il a écrit à un ami quelques mois avant sa mort, à propos du Premier homme :
Citation :
Je n’ai écrit que le tiers de mon œuvre. Je la commence véritablement avec ce livre.
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MessageSujet: Re: camus   Jeu 08 Aoû 2013, 16:18

nicyrle a écrit:


J’ai dit précédemment que toute l’œuvre de Camus était dans ce livre. C’est qu’on y retrouve, parfois de façon fugitive, les grands thèmes chers à l’auteur : l’absurde, la révolte, la nostalgie de l’Algérie et l’émerveillement qu’elle fait naître, la sensualité, le soleil, la mer, la mort, la guerre… Ce qui me frappe personnellement, c’est que certaines dominantes de romans antérieurs, comme l’absurde dans L’étranger ou la révolte dans La peste, sont ici mêlées, parfois étroitement, jusque dans les personnages : la mère représente l’Algérie pauvre, passive devant le malheur, mais digne et vivant une certaine forme de bonheur dans l’instant, elle symbolise l’absurde ; la grand-mère, c’est le refus, la dureté, la révolte de l’Algérie misérable ; l’oncle Ernest incarne à merveille les joies naturelles, spontanées, la sensualité, une joie de vivre de l’Algérie ; le père disparu a été, comme les autres migrants, « le premier homme » sans racines, inconnu de son propre fils, mort dans l’anonymat. Et le fils, à son tour, devient « le premier homme » lui qui grandit sans père, trouve seul sa morale et sa vérité, sent grandir le fossé entre lui et sa famille ; on trouve en lui une sorte de fusion de ses trois parents, on devine que, devenu adulte, il cherchera (comme Camus) à assumer son destin au sein de la communauté des Hommes, prenant conscience de ce qu’il est profondément, éternellement : le « premier homme ».
C'est vrai que je me suis étonné du peu de place laissé, dans le roman, à ses thèmes favoris que sont l'absurde et la révolte. Je n'avais pas perçu que ces thèmes sont presque "enchâssés", si je puis dire, dans les personnages, tu as sans doute raison.

Comme tu le dis, il est frustrant de voir ce roman inachevé, mais c'est aussi particulièrement émouvant de constater que, malgré ça, ces quelques fragments qu'il a pu nous laisser, malgré qu'on n'en comprenne pas(faute de fin et donc de "ligne directrice" dans son oeuvre) la raison d'être,, arrivent à tant nous apporter.
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MessageSujet: Re: camus   Ven 09 Aoû 2013, 05:20

l'exposition Camus à Lourmarin fait surgir quelques inédits dont une lettre de Camus à Sartre
 
Du côté des inédits, on retiendra le témoignage de son ami de jeunesse Abel Paul Pitous, écrit il y a près de quarante ans (Mon cher Albert ). Toujours chez Gallimard, les fameux Carnets, véritable laboratoire littéraire, vont faire leur apparition en format poche («Folio»). Même chose pour ses brefs Journaux de voyage et l'intégrale de ses articles pour Combat (1944-1947).

On attend également Camus brûlant (Stock), de l'historien Benjamin Stora et du documentariste Jean-Baptiste Péretié, écartés l'été dernier du projet d'exposition consacré à l'écrivain, ainsi que l'essai de Jean Monneret, Camus et le terrorisme (Michalon). Enfin, le romancier Salim Bachi (né en 1971 à Alger) publiera chez Flammarion un portrait de Camus pendant ses années de formation intellectuelle, sous le titre: Le Dernier Été d'un jeune homme.

 
in bibliobs
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MessageSujet: Re: camus   Ven 09 Aoû 2013, 10:33

Merci rotko pour ces infos précieuses. A la fin du mois, dans le cadre du Festival "Un livre à la mer" de Collioure, j'aurai la chance d'assister à une table ronde avec Stora, j'en reparlerai...
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MessageSujet: Re: camus   Sam 17 Aoû 2013, 21:36

Le Festival de Collioure « Un livre à la mer » met cette année à l’honneur Albert Camus et la littérature du Québec. Il aura lieu du 23 au 25 août. D’avance je me réjouis de pouvoir rencontrer et écouter des gens que j’estime comme Benjamin Stora (son Camus brûlant à paraître promet d’être fort intéressant) sur les thèmes de « Camus et l’Algérie », « Camus, un penseur pour demain ».
Il y aura aussi une table ronde animée par Sylvie Crossman sur « La Méditerranée et les femmes, de la Catalogne au Maghreb » avec, entre autres, Leila Marouane dont nous parlions récemment sur GDS*.
Une place étant faite aux « Auteurs vus d’ici », j’aurai l’honneur d’être interviewée sur mon dernier roman Couleur Corail.
Chaque année, j’aime participer à ce festival qui dure trois jours : haut en couleurs, passionné et passionnant, dans un décor de rêve, il offre mille occasions de rencontrer des penseurs, des auteurs et des lecteurs.

Pour les Grains que cela intéresse, voici le lien vers le programme complet :
http://www.collioure.net/mm/pdf/manif/programme_un_livre_a_la_mer_2013.pdf
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MessageSujet: Re: camus   Mer 28 Aoû 2013, 17:16

Durant le week-end dernier, j’ai donc assisté et participé au Festival « Un livre à la mer » de Collioure. Ce festival rendait hommage à A. Camus, proposant des débats sur « Camus et l’Algérie », « Camus libertaire » et « Camus, un penseur pour demain » Place était faite aussi à une « culture invitée, celle du Québec. Je n’ai pu assister à tous les débats et conférences mais, en particulier sur Camus, j’ai pu entendre B. Stora, J.P. Barou, Daniel Guerrier et Arezki Metref.
J’ai trouvé Benjamin Stora particulièrement brillant mais ce n’est pas une surprise. Professeur à Paris XIII et aux Langues O. c’est un historien spécialiste du Maghreb, né à Constantine en 1950, il connaît très bien Camus qui, pour lui, est « l’homme du déchirement » entre Européens et Algériens et « l’homme de l’exil intérieur » qui a souffert d’être incompris par une grande partie de l’intelligentsia parisienne. Il a très bien expliqué le rapport d’« étrangeté au monde » de Camus, il a souligné qu’ayant décidé de ne pas être prisonnier des deux communautés qui se déchiraient, il devait nécessairement être considéré comme un « traître » des deux côtés et le savait mais l’assumait. Sa position d’intellectuel était, dit toujours Stora, de ne pas renoncer à la probité dans l’implication la plus passionnée, de s’engager avec sincérité et lucidité. Il refusait l’esprit de système et entendait préserver dans tout acte politique un sentiment d’humanité.
Inutile de préciser que j’ai reconnu MON Camus à travers un tel langage !

Dans un autre débat c’est aussi Stora qui a rappelé l’ancrage libertaire et antislaninien de Camus à la fin des années 30 , au moment de l’écrasement de la révolution espagnole ; il est resté proche des « poumistes » mais pas du tout du parti communiste espagnol.
À propos de Camus libertaire, j’ai beaucoup appris en écoutant Lou Marin, chercheur allemand qui, des années durant, a patiemment rassemblé les Ecrits libertaires de Camus, titre du livre qu’il a publié aux Editions Indigènes et que j’ai acheté. Je suis en train de lire cet ouvrage érudit, un peu austère mais passionnant.  Lou Marin a présenté un Camus fidèle à son idéal d’homme libre, résistant à toutes les formes que prenait l’autorité, rigoureux, sans concession. N’adhérant à aucune idéologie, Camus a eu des amis dans les milieux libertaires, défendant les objecteurs de conscience ou les anarcho-syndicalistes ; il a collaboré à de nombreux journaux libertaires. Le premier mérite de ce livre est, je crois, de présenter dans l'ordre tous les écrits libertaires connus de Camus et de les replacer dans leur contexte.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce que j’ai entendu mais il faut savoir s’arrêter ! Wink 
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MessageSujet: Re: camus   Sam 28 Sep 2013, 11:08

Récemment arrivé sur les bancs de la fac j'ai eu la surprise d'apprendre que mon (très bon) professeur de philo de l'année dernière y faisait un cours sur les grands courants de la pensée contemporaine, et notamment sur...Camus, sans doute mon auteur préféré.

Je n'ai eu qu'une poignée d'heure pour l'instant mais on à évoqué quelques ressemblances intéressante entre Dostoievski et Camus, on sait bien que le second admirait le premier.
Notamment dans les frères Karamazov, oeuvre majeure je pense que j'ai eu la chance de lire(pas en entier malheureusement...) cet été, et on à notamment parlé de cette scène très marquante, au cabaret, dans le livre V, entre Aliocha et Ivan. On à principalement parlé de la corrélation qui existe entre l'argument d'Ivan, qui assume être tenté de croire en Dieu mais qui refuse finalement d'accepter cette "harmonie", puisque des enfants souffrent, et qu'il ne comprend pas pourquoi ils serviraient de "matériau à cette harmonie". Bon je résume ça grossièrement, je n'ai plus le passage exacte sous les yeux. On évoquait, donc, la corrélation entre cet argument et le personnage de Paneloux dans La Peste, qui prêche d'abord l'idée que le fléau est une punition divine, mais qui finit par "péter un plomb" après avoir veillé toute la nuit et observé...l'agonie d'un enfant.

Plus largement, on évoquait dans ce cours le fait que, dans la pensée contemporaine, l'idée d'un "ordre", d'un monde ordonné, s'était perdue. Mon prof disait que la tentation de Camus, son "démon", ça avait toujours été le nihilisme, qu'il s'est toujours efforcé de refuser. On à notamment attribué ça à la jeunesse de Camus :Il écrit Noces à vingt et un an, il n'a pas trente ans au moment du Mythe de Sysiphe, et il à toujours éprouvé un profond appétit de vivre.
Là encore, ça m'a évoqué les Frères Karamazov, toujours dans cette même discussion de cabaret :
Citation :

Au contraire, je suis frappé d'une coïncidence, s'écria Ivan avec élan.(...)Sais tu ce que je me disais, tout à l'heure :si je n'avais plus foi en la vie, si je doutais d'une femme aimée, de l'ordre universel, persuadé au contraire que tout n'est qu'un chaos infernal et maudit -et fussé-je en proie aux horreurs de la désillusion-même alors je voudrais vivre quand même. Après avoir goûté à la coupe enchantée, je ne la quitterai qu'une fois vidée.
(...)Souvent je me suis demandé s'il y avait au monde un désespoir capable de vaincre en moi ce furieux appétit de vivre, incovenant peut être, et je pense qu'il n'en existe pas, avant mes trente ans tout au moins. Cette soif de vivre, certains moralistes morveux et poitrinaire la traitent de vile, surtout les poètes. Il est vrai que c'est un trait caractéristique des Karamzov, cette soif de vivre à tout prix;elle se retrouve en toi, mais pourquoi serait-elle vile ? Il y a encore beaucoup de force centripète sur notre planète, Aliocha. On veut vivre, et je vis, même en dépit de la logique. Je ne crois pas à l'ordre universel, soit;mais j'aime les tendres pousses au printemps, le ciel bleu, j'aime certaines gens, sans savoir pourquoi. J'aime l'héroisme, auquel j'ai peut-être cessé de croire depuis longtemps, mais que je vénère par habitude."
Magnifique dialogue, non ?

Bref, Camus me semble être quelqu'un qui assume entièrement ses goûts et ses influences littéraire. Je trouve ça intéressant de voir la manière dont cette idée de l'inexistence d'un ordre universel à "glissé" petit à petit jusqu'à la pensée moderne, avec bien sûr le choc des guerres mondiales et puis des précurseurs dont Dostoievski(croyant, pourtant, mais croyant qui à beaucoup douté, il me semble)fait sans doute partie.

J'apprécie toujours de trouver des liens entre des auteurs, ou des passages. D'ailleurs, toujours avec Camus, son idée de la révolte m'évoque un peu la tirade finale de Cyrano de Bergerac, également...
Citation :

CYRANO
Je crois qu'elle regarde...
Qu'elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !

Qu'est-ce que c'est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
[Il frappe de son épée le vide.]
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !...
[Il frappe.]
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ;
N'importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
[Il fait des moulinets immenses et s'arrête haletant.]
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J'emporte malgré vous,
[Il s'élance l'épée haute.]
et c'est...
[L'épée s'échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.]

ROXANE, [se penchant sur lui et lui baisant le front]
C'est ?...

CYRANO, [rouvre les yeux, la reconnaît et dit en souriant]
Mon panache.
Pour revenir sur Dostoievski, je sais que Camus à adapté au théâtre Les Possédés. Est-ce que le texte repris par Camus est encore disponible quelque part ?
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MessageSujet: Re: camus   Dim 29 Sep 2013, 08:54

Graciak a écrit
Citation :
Pour revenir sur Dostoievski, je sais que Camus à adapté au théâtre Les Possédés. Est-ce que le texte repris par Camus est encore disponible quelque part ?
Oui, il est publié dans la collection Folio, avec une préface intéressante de P.L. Rey.
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MessageSujet: Re: camus   Mer 02 Oct 2013, 14:11

Un article interessant et référencé d'Ecaminade :

La célébration du centenaire de la naissance d'Albert Camus a généré une profusion d'ouvrages et il s'avère encore difficile en France de proposer une lecture non conforme de ses écrits.

Salim Bachi, se glissant dans la peau du jeune Camus dans son dernier roman Le dernier été d'un jeune homme, s'il réussit à montrer l'influence déterminante d'une confrontation précoce à la mort sur la formation de l'écrivain et la gestation de son oeuvre, semble y justifier L'Etranger et excuser son auteur avec un malaise perceptible, sans que l'on sache véritablement s'il s'agit de celui de Camus ou du sien. Ce talentueux auteur algérien répond ainsi, de manière assez peu convaincante à mon sens, aux critiques - toujours vives en Algérie - suscitées par ce petit livre hautement signifiant et sa curieuse interprétation univoque en France comme un roman de l'absurde.

Et dans ce contexte, les livres d'Yves Ansel, universitaire français spécialiste de littérature, et de Salah Guemriche, journaliste indépendant, essayiste et romancier algérien vivant en France, viennent s'inscrire à contre-courant.


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MessageSujet: Re: camus   Mer 02 Oct 2013, 16:18

Citation :
L'Etranger [...] ce petit livre hautement signifiant et sa curieuse interprétation univoque en France comme un roman de l'absurde.
Pourquoi "curieuse interprétation" ?
C'est Camus lui-même qui a rangé dans ce qu'il a appelé "Le cycle de l'absurde" : L'étranger, Le Mythe de Sisyphe (tous deux publiés en 1942), Caligula et Le Malentendu (publiés en 1944).
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MessageSujet: Re: camus   Mar 15 Oct 2013, 15:30

Je voudrais signaler un ouvrage de référence sur Camus que je trouve remarquable à tous égards. Il peut intéresser et informer aussi bien l’érudit que l’étudiant ou le simple amoureux de l’œuvre de Camus. Il s’agit du Dictionnaire Albert Camus, publié en 2009 par Laffont, sous la direction de Jeanyves Guérin.
Voici la 4e de couverture :

Citation :
Cet ouvrage, rédigé par une équipe internationale de spécialistes, permet de mieux situer l'importance de l'œuvre  et de la pensée d'Albert Camus (1913-1960) dans son temps et dans le nôtre. Intégrant les travaux critiques et historiques les plus récents, il entend ne pas dissocier l'artiste méditerranéen, le penseur moderne, le moraliste classique et le citoyen responsable. Il ouvre des portes multiples sur une œuvre qui est à la fois déjà intemporelle et toujours actuelle. Romancier, dramaturge, essayiste, journaliste visionnaire et courageux, Albert Camus a été le plus jeune lauréat français du prix Nobel de littérature. Peu de ses compatriotes, au XXe siècle, ont obtenu une audience aussi universelle. Sa consécration précoce s'est pourtant accompagnée de critiques acerbes. Jean-Paul Sartre a certes salué un jour " l'admirable conjonction d'une personne, d'une action et d'une œuvre ", mais l'homme a souvent été confondu avec son image. Les engagements du démocrate ont été disqualifiés comme insuffisamment radicaux. L'œuvre enfin a longtemps fait l'objet de malentendus. L'Etranger, La Peste, jugés trop hâtivement, font encore parfois obstacle à la découverte des écrits plus personnels. L'Homme révolté a surtout été lu à travers le prisme d'une controverse de guerre froide. Mais la fidélité des lecteurs, en France et plus encore hors de France, a eu raison de la condescendance des doctes. Aujourd'hui, l'histoire est passée et le temps des procès révolu. Il reste l'essentiel : un grand écrivain tel qu'en lui-même.
Cet ouvrage qui frôle les 1000 pages est une somme d’articles rédigés dans une langue simple, très accessible, par 65 spécialistes. C'est une véritable mine d'informations de tous ordres. On peut croiser les articles et ainsi en apprendre toujours plus sur l’écrivain et sur l’homme, sur son œuvre, sur son cheminement, ses lectures, ses influences, ses amis.
J’ai particulièrement aimé l’article sur l’ami de toujours, le poète René Char. Mon désir de posséder enfin La Postérité du soleil, qu’ils ont écrit ensemble sur des photos d’Henriette Grindat s’en trouve accru. J’espère que cet ouvrage épuisé va enfin être réédité à l’occasion du centenaire.
Tout est passionnant dans ce Dictionnaire, je cherche certains mots ou je l’ouvre au hasard et… j’ai du mal à le lâcher !
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MessageSujet: Re: camus   Jeu 07 Nov 2013, 06:33


Camus y dit l’enfance misérable mais si heureuse dans une famille illettrée, entre la grand-mère tout de noir vêtue à l’espagnole, un frère dont il partage le lit, l’oncle tendre et la douce mère adorée dont la demi surdité a contraint l’intelligence [...]

Tout prend vie, le quartier algérois de Belcourt, le quotidien à l’école, la présence des femmes, l’attirance qu’elles suscitent, les trajets en tramway, les petites gens, la splendeur d’un beignet doré dévoré en courant au lycée, les pluies diluviennes et odorantes de septembre… Ah, les couleurs, les goûts, les odeurs – mon dieu, les odeurs ! – les sons, les êtres et les lieux tangibles dans notre imaginaire, si finement croqués…

Les deux temporalités, celle de l’enfant et celle de l’homme de 40 ans, cohabitent et c’est tout ensemble ce passé terreau de l’adulte, les personnages vieillis toujours fidèlement aimés, le pays splendide et l’épopée du colonialisme qui nous prennent au cœur


un compte rendu du premier homme, avec des citations pour décider le lecteur...
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MessageSujet: Re: camus   Jeu 07 Nov 2013, 08:20

Camus aurait cent ans aujourd'hui...
Dans ma région, la commémoration de ce centenaire donne lieu à des conférences, des débats et des lectures... Je termine la préparation d'une conférence qui tournera dans le département, intitulée "Le premier homme de Camus : de l'intime à luniversel." En retravaillant l'œuvre, je n'ai cessé de découvrir subtilités et richesses, sources de nombreux émerveillements et d'une grande émotion.
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MessageSujet: Re: camus   Jeu 07 Nov 2013, 09:47

Attentive, l'assistance le sera certainement. on la souhaite active et curieuse. bonnes prestations !
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MessageSujet: Re: camus   Jeu 07 Nov 2013, 10:00

merci Merci, Rotko.
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MessageSujet: Re: camus   Mar 12 Nov 2013, 09:15

Je vous signale la spéciale "la grande librairie" sur Camus.
En voici le lien :
http://www.france5.fr/emissions/la-grande-librairie
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MessageSujet: Re: camus   Mar 12 Nov 2013, 10:16

As-tu vu cette émission, CathyHu ? Personnellement, elle m'a déçue.
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MessageSujet: Re: camus   Mer 13 Nov 2013, 09:29

nicyrle a écrit:
As-tu vu cette émission, CathyHu ? Personnellement, elle m'a déçue.
Oui je l'ai vue. Je ne connais pas Camus à part des livres comme L'étranger. En une heure, Busnel a brossé un protrait assez complet : ses correspondances, des témoignages de sa fille (même si elle aurait mérité d'avoir encore plus la parole), de son biographe, de ceux qui l'ont connu. Beaucoup de choses n'ont pas été dites comme Camus et les femmes, qui était-il quand il n'écrivait pas.
QU'est-ce qui t'a décue ?
cathy
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MessageSujet: Re: camus   Mer 13 Nov 2013, 10:04

nicyrle a écrit:
Camus aurait cent ans aujourd'hui...
Dans ma région, la commémoration de ce centenaire donne lieu à des conférences, des débats et des lectures... Je termine la préparation d'une conférence qui tournera dans le département, intitulée "Le premier homme de Camus : de l'intime à luniversel." En retravaillant l'œuvre, je n'ai cessé de découvrir subtilités et richesses, sources de nombreux émerveillements et d'une grande émotion.
Rotko a écrit:
Attentive, l'assistance le sera certainement. on la souhaite active et curieuse. bonnes prestations !
Le public a été subjugué ! Et ce n'est pas que mon avis subjectif, il aurait fallu que vous entendiez les commentaires élogieux d'un universitaire "spécialiste" de Camus sur la prestation de Nicole.

Il faut à tout prix lire "Le Premier homme"
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