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 Leonardo Padura

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Razorbill
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Sam 26 Jan 2013, 15:46

El condé passe devant le capitolio pour se rendre au grand théatre de la Havane :

el capitolio :


le grand théatre :
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Razorbill
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Sam 26 Jan 2013, 15:54

un lieu d'enquête d'El conde : la calzada de lugano...

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Razorbill
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Sam 26 Jan 2013, 16:09

Electre à La Havane :

---Un livre dont je lis les cinquante dernières pages (je ne connais donc pas encore l'auteur du meurtre ou bien après tout s'agit il d'un suicide..?), il m'a transporté à nouveau dans cette ville que j'ai quittée il y a un mois et demi maintenant, sur les pas d'El Conde (le comte en espagnol, le flic en français..) je me suis baladé sur ses traces. J'ai retrouvé cette atmosphère insouciante et grave à la fois, joyeuse et triste, mélange sucré salé, paradis et enfer sur terre, où tout semble permis mais où l'on se heurte à l'interdit à chaque coin de rue, chaque acte de la vie privée ou publique, où le regard de l'autre peut être autant bienveillant que fliqué...Et Padura sait nous mettrre dans cette ambiance lui qui commence sa demarche avec plein d'à prioris sur les homosexuels et qui au fil des pages ouvre les yeux, entend leurs misères à Cuba et les comprend de plus en plus...Ce bouquin est un requisitoire aussi fort que le film "fraise et chocolat"...
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rotko
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Dim 27 Jan 2013, 07:09



Electre à La Havane

bon début !

la chaleur accablante pèse comme un destin, et le Condé fait figure d'un être à part, rejeté par plusieurs milieux (enfants, police, cabarets clandestins).
Il a pourtant une générosité et un culte de l'amitié qui le rendent sympathique. Un peu melancolique aussi, lié aux souvenirs de l'enfance, et d'une manière générale à un passé perdu.
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Sapho
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Dim 27 Jan 2013, 10:38

Merci Alain pour toutes ces précisions! Je suis prête pour la lecture de février, soit ELECTRE, soit l'un des trois autres de son cycle les " quatre saisons ". Je les possède tous les quatre.

Avec toi, ce sera un vrai plaisir de le lire, tu y ajoutes photos et commentaires! C'est passionnant lire! study lire! study
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Razorbill
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Lun 28 Jan 2013, 14:25

Dans Electre à La Havane Padura parle d'un poète cubain nommé Eligio Riego il s'agit en fait du poète Eliseo Diego dont je parlerai sur le fil des poètes cubains. Le personnage de Eligio Riego se retrouvera dans Mascaras (les masques) un autre polar de Padura...
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rotko
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Lun 28 Jan 2013, 15:01

tes commentaires et élucidations sont pour nous d'un grand secours. merci Cactus.
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 29 Jan 2013, 08:12

J'arrive à la fin du bouquin, je connais l'explication de la mort d'Alexis et avec un peu de recul je puis dire que dans cette histoire ce n'est pas tant l'enquête policière qui compte, mais tout ce qui gravite autour. Tout d'abord le personnage d'El Conde, un homme désabusé,à qui il ne faudrait pas grand chose pour qu'il quitte son métier, l'étude des personnages qui gravitent autour de lui, ses collègues et les temoins de l'enquête, et le personnage central du roman: l'homosexualité à Cuba...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mer 30 Jan 2013, 12:10

Ce matin, je suis descendu au village comme tous les matins depuis que je suis là et comme autrefois quand j'habitais sur cette île de l'autre côté de la mediterranée, encore une île, décidément...
C'est la première fois que je participe à une lecture commune et je me rend compte de la tâche, alors qu'autour de moi s'élèvent les voix des joueurs de cartes en ce langage plus proche de l'italien que du français, et que sur la place de l'Eglise qui est aussi celle de la Mairie commence le ballet incessant des "promeneurs retraités" qui l'arpentent de long en large en devisant sur de "graves" problèmes domestiques...


Comment décrire un ressenti sur une lecture..? Il y aurait tant à dire...
Et comment ne pas dévoiler la trame d'un roman policier au risque de compromettre ses futures lectures..?


Un passage du livre cependant m'interpelle !! :
El Condé (le comte) est chez son ami El flaco Carlos (Charles le maigre) et lui fait lire sa nouvelle, qu'il fera lire aussi au Marquès dans sa quête de reconnaissance. Et là, soudain la découverte de ce livre dans le livre me fait penser à un passage du film cubain Guantanamera de Taïbo, là aussi l'histoire est un moment interrompue pour faire place à la dissertation d'un conte ou fable qui apparement n'a rien à voir avec le film. Dans le film cela se passe alors que la pluie caraïbe tombe fortement comme souvent sous les tropiques avant la chaleur, et l'histoire déborde alors sur un récit antique du déluge.(A croire que les cubains adorent ces dissertions, ces déviations(desvios si frequents dans les rues de La Havane)qui mènent d'une histoire à une autre histoire, d'une rue dépavée à une autre rue dépavée...
Mais en y réfléchissant, ce n'est pas aussi simple, dans le film ce conte est une métaphore: apres le déluge renaît la vie, et en parallèle dans le film un amour se termine et un autre renaît.

(à suivre...)

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mer 30 Jan 2013, 12:30

Alors ici, dans le livre de Léonardo Padura qu'en est il de cette "nouvelle" glissée là, importune..?

Le personnage de la "nouvelle" est un chauffeur de bus (de gwagwa), un passeur d'humains qui tous les jours passe par les mêmes lieux. Il est tout aussi désabusé que El Condé, indécis comme lui, déçu par son existence sans saveur comme celle de notre "héros" et cet homme rencontre l'amour et le tue avant qu'il ne le tue.
A Cuba il y a une expression courante :"el ou ella no sirve" (il ou elle ne sert à rien), qui résume le mode de vie de 90% des habitants de l'île, mais qui peut aussi se traduire par :"à quoi bon..?"..
En fait pour moi, la présence de cette "nouvelle" est tout simplement la révélation de la personnalité réelle d'El Condé. Mieux qu'une description précise, ou l'analyse point par point du caractère d'El Condé c'est son essence même qui nous est révélée dans un récit (comme dans Guantanamera) faisant entre les lignes référence aux vieilles coutumes africaines aux origines de la nation cubaine.
Coutumes africaines de palabres interminables sur un sujet aussi simple que :"quel jour aura lieu la récolte..?". Dans la "nouvelle" écrite par El Condé c''est avec le masque de son double (le chauffeur de bus) qu'il se livre dans un exercice expiatoire apparenté à la Santeria de sa patrie (ne pas oublier l'importance des masques(mascaras) dans ce livre...

---(à suivre)...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mer 30 Jan 2013, 12:38

Et au delà de ceci, à qui confie t'il la lecture de son ouvrage..?

A son ami El Flaco Carlos, mais aussi et surtout à El Marquès, cet homosexuel pour qui au début du récit il avait tant de dégoût et que peu à peu il a appris à apprécier
jusqu'à en faire un ami à qui il dévoile son oeuvre...
Et dans ce ballet de masques comment ne pas remercier Padura d'avoir ôté le sien pour nous faire partager son ouvrage...

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Ysandre
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mer 30 Jan 2013, 12:53

hé bé ... ça me donne encore plus envie de le lire, ce bouquin !
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Ven 01 Fév 2013, 08:22

Il y a quelques jours de cela sur le web je suis tombé sur un site litteraire qui faisait l'apologie de Padura (apologie méritée à mon sens) une des contributrices emportée par ses propos effectua un parallèle entre Padura et Gutierrez, les compara et critiqua la vulgarité et la grossiereté de Gutierrez qui selon elle lui faisait préferer les écrits de Padura...Comment peut on comparer ces deux auteurs qui ne jouent pas dans la même cour...? La grossiereté de Gutierrez fait parti de son style d'ecriture proche de celle d'un poète à la Villon, elle est la matière de sa peinture de la société cubaine, Padura se sert d'autres instruments pour dépeindre la nature cubaine...

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rotko
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Sam 02 Fév 2013, 10:33


Electre à La Havane chez Metailié, 230 p.

1/2

je crois qu'il faut le lire par grandes tranches. Il faudra se poser la question du titre.

Padura nous fait explorer la Havane, illustrée par les photos pertinentes de Cactus, en suivant Mario Condé, un flic désabusé et mis sur la touche. Toutefois une affaire le remet en activité, et pour les besoins de l’enquête, il parcourt différents milieux, des bistrots clandestins aux maisons bourgeoises, en passant par des lieux de rencontres marginaux .

Le bilan du quotidien est sévère : restrictions multiples, notamment sur le rhum, bien présent dans ce livre où, par une chaleur accablante, la soif est constante.

Le plus dur est l’impression d’une surveillance permanente, d’enquêtes en catimini, de rumeurs et de bruits multiples, susceptibles de ruiner une réputation, de saborder une carrière, une position sociale ou professionnelle.

C’est vrai dans le milieu de la police, mais aussi dans les milieux artistiques et notamment littéraires. Les « paramètres » y sont stricts, ils portent autant sur les mœurs que sur les pensées politiques ou déviantes.
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 10:18

Je continue avec Léonardo Padura ayant emprunté aujourd'hui : "Adios Hemingway" enquête de El Condé qui débute à la Finca Vigia la célèbre propriété d'Hemingway à San Francisco de Paula dont je mettrai à nouveau ici vers le diaporama que j'avais réalisé dans une de mes visites à la maison de cet auteur...J'ai aussi emprunté :Vents de carême" autre enquête de El Condé dans l'univers de la musique et de l'amour...A plus pour en parler...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 16:15

Pour se mettre dans l'ambiance de "Adios Hemingway" vous pouvez (pour ceux que le bouquin interesse) faire un tour sur mon blog que j'appose ici, si vous cliquez sur le lien vous arriverez directement sur le diaporama "la finca vigia", vous n'êtes pas obligé ensuite de parcourir mon blog, je ne suis pas à la recherche de visiteurs, à la quantité je préfère la qualité des aficionados... Laughing
Voici le lien : Panorama "La Finca Vigia"

en espagnol "finca" = la ferme et "vigia" = la vigie...La maison n'a plus rien à voir maintenant avec un corps de ferme, et la vigie est une tour construite à côté de la maison principale que l'on peut gravir pour arriver dans une pièce aménagée par Hemingway en bureau avec plein de fenêtres pour avoir une vue sur la nature tropicale environnante.La visite de la finca se fait à l'exterieur des batiments, toutes portes et fenêtres ouvertes pour que les visiteurs puissent voir à l'interieur...
La finca est située dans la banlieue de la Havane dans un petit village appelé San Francisco de Paula entre "la virgen del camino" et "cotoro" sur la calzada de Guines..J'habitais à un kilometre de là à vol d'oiseau, en pleine nature aussi....Bonne et belle visite à toutes et tous...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 16:33

Electre à La Havane chez Metailié, 230 p.

2/2

Deux catégories de population, qui se recoupent, intéressent surtout Mario Conde : les écrivains et les homosexuels.
Des premiers il décrit les intrigues, les jalousies, les opportunismes, voire une mentalité de comploteurs : il faut dire les dénigrements, la censure dont ils sont l’objet, et parfois la mise au placard, dans des emplois subalternes.

Des seconds, il montre la faune,

« Folles tous feux allumés et tendance perverse, petites oies malheureuses, chasseurs experts en proies de haut vol […] experts en oracles qui savaient tout aussi bien qui allait être le prochain prix Nobel de littérature que les intentions secrètes de Gorbatchev, quel était le dernier jeune garçon adopté comme neveu par le Personnage Célèbre des Hauteurs, ou le prix de la livre de café Baracoa. »

Il est aussi séduit aussi par leur théorie du « transformisme »

« Seul le travesti parvient transformer radicalement son corps et, comme le papillon, il peut se peindre lui-même transformer ses émanations sexuelles en couleurs, à travers les étourdissantes arabesques et les teintes incandescentes d’un apparat physique… autoplastique essentielle ».

Mario Conde se sent des affinités avec l'écrivain homosexuel Alberto Marquez : tous deux partagent une solidarité de rebelles.

L’enquête apprend donc au "flic désabusé" à se débarrasser des préjugés qu’il pouvait avoir contre les homosexuels, et à reprendre espoir dans les domaines amoureux et littéraire.

Électre à la Havane (le titre provient d’une pièce de théâtre), se termine par un hymne à la littérature qui parie sur le long terme, faisant la nique aux petits censeurs appelés à disparaître, « dans les poubelles de l’histoire » !
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 16:34

Cactus, on te lira avec intérêt sur "Adios Hemingway" .
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 16:50

Je reviens sur Electre à La Havane et sur cette analyse que je cite :
"le manque de mémoire est l'une des qualités psychologiques de ce pays. Son autodéfense", parce qu'elle fonctionne comme un exorcisme. Or sans mémoire "il n'y a pas de culpabilité, et s'il n'y a pas de culpabilité, il n'y a pas même besoin de pardon."
Cette phrase est primordiale pour comprendre le comportement de beaucoup de cubains, en effet le manque de mémoire permet de ne pas culpabiliser lorsque l'on detourne des biens de l'état afin de pouvoir les monnayer contre de l'argent et ainsi assurer sa survie, c'est aussi ce qui permet de passer d'un amour à un autre sans en souffrir. J'ai eu à l'experimenter souvent dans ma vie quotidienne à Cuba...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 17:10

D'où vient le titre : "Electre à La Havane"...?

Dans le livre Le Marqués est le metteur en scène de Electra Garrigo, une pièce de théatre qu'il ne parviendra jamais à monter et qui le mènera à sa perte (d'autre part c'est dans le costume rouge d'Electre que sera découvert le corps du travesti au début du bouquin)...
Dans la réalité, le personnage du Marquès est celui de Virgilio Pinera, qui realisa en 1941 une oeuvre théatrale intitulée Electra Garrigo. Pinera a été arrêté en 1961 pour délit d'homosexualité pendant la période de la chasse aux homosexuels, il mourra en 1979 d'une attaque cardiaque dans la solitude et l'oubli. La personne de Pinera est tres controversée car il aurait également obtenu en 1968 le prix de la "Casa de las Americas"pour son œuvre "Dos viejos pánicos". interdite ensuite à Cuba jusqu'en 1990...
Virgilio Pinera est connu pour être un des propagateurs du "théatre de l'absurde" à Cuba, ce théatre qui a eu comme auteurs Jean Genet, Eugène Ionesco, Samuel Beckett, Harold Pinter, Boris Vian, Fernando Arrabal, Edward Albee, Peter Weiss, etc....

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Dernière édition par Camajan le Mer 06 Fév 2013, 12:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 05 Fév 2013, 19:22

Précisions utiles, merci Cactus. cheers
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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mer 06 Fév 2013, 18:46

Voici une photo que j'ai prise à Cojimar le village de pêcheurs que frequentait Hemingway, il y avait de bons amis pêcheurs, ceux ci après sa mort se cotisèrent pour ériger un buste en bronze à son éphigie face à la mer...Son bateau "le Pilar" a été entreposé dans le jardin de la Finca Vigia près de la piscine et du petit cimetière de certains de ses chats..Tous ces faits sont racontés par Padura dans son ouvrage "Adios Hemingway"


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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Ven 08 Fév 2013, 14:36

Ma lecture de "Adios Hemingway" progresse, j'en suis à peu près à la moitié du bouquin..Sur Hemingway, Cojimar et la Finca Vigia j'en savais déjà beaucoup, comment être ignorant de cet auteur lorsque l'on a vécu plusieurs années dans ce pays où on rencontre son passé dans de nombreux endroits, et où les cubains jusque dans leurs dessins animés te le rappellent. J'ai découvert l'histoire de la petite culotte d'Ava Gardner une invitée de la finca tout comme Gary Cooper qui y avait son sofa...
Sinon le bouquin est un chassé croisé entre les derniers temps de la vie d'Hemingway à Cuba et l'enquête d'El Condé à la recherche du tueur de l'agent du FBI...El Condé est entre haine et amour par rapport au Papa Hemingway, et en soi même comment ne pas le comprendre, Hemingway ne devait pas être un homme facile à vivre lui qui était toujours dans le désir de prouver aux autres et surement à lui même que c'était un homme, un vrai...Sincèrement à moi aussi ce personnage sorti de sa biographie et de ses écrits ne m'aurait pas invité à le frequenter...

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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Dim 10 Fév 2013, 13:46

Pour "Adios Hemingway" j'ai retrouvé ces photos, si vous ne regardez pas mon diaporama cité plus haut, vous les aurez ici, pour apprécier mieux le livre cela vaut la peine de les voir :






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MessageSujet: Re: Leonardo Padura   Mar 12 Fév 2013, 10:35

Je suis aux deux tiers d"Adios Hemingway" et je ne voudrais pas vous dissuader de lire ce livre (en tous les cas pour les personnes qui connaissent peu ou pas grand chose d'Hemingway c'est une mine interessante), mais j'ai pour l'instant peu appris de nouveau sur cet auteur, le seul côté auquel j'ai trouvé de l'interêt c'est les rencontres d'El Condé avec les compagnons et amis cubains de l'écrivain. Pour l'enquête comme dans Electre à La Havane ce n'est pas l'objet central du livre. Egalement, El Condé se livre peu dans cet ouvrage, à part une étude sur sa relation à Hemingway en tant qu'homme et écrivain...En conclusion, à moins que cela ne vienne à changer je suis moins emballé... Sad

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