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 EXPOSITIONS

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soussou
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Sam 19 Jan 2013, 13:29


EXPOSITION
<LI>
Quand :
Du samedi 13 octobre au mardi 26 mai (de 09:00 à 17:00)
<LI>
Où :
Museum Dr. Guislain
Jozef Guislainstraat 43
9000 Gand








  • Les femmes sont depuis toujours considérées comme plus "névrosées" que les hommes : elles souffraient plus souvent d'instabilité et de maladie mentale, elles étaient plus souvent tourmentées par des esprits et autres démons. En fait, sont-elles plus inclines aux "maladies de l'esprit" ?
    Au dix-neuvième ... siècle, certaines femmes semblaient devenir folles à cause de leur peu de liberté de comportement. Or, en ce début du vingt-et-unième siècle, certaines femmes paraissent précisément plier sous le poids de cette "liberté". L'idée plane que les obligations que la société leur impose, à savoir faire carrière, soigner leur look et mener une vie sociale trépidante, est trop pour elles. Mais est-ce vraiment le cas ?

    L'exposition présente sept "couples" patiente-psychiatre : un tableau remarquable de l'évolution de la société et de la psychiatrie, montrant comment certaines maladies mentales comme l'hystérie ont été liées à une époque, comment la nôtre suscite et supporte de nouvelles formes de comportements perturbés.
    Femmes névrosées souhaite alimenter le débat sur la position "particulière" de la femme dans la psychiatrie. Dans l'exposition Femmes névrosées, on aborde les manies, la mélancolie, les nerfs délicats, les tics théâtraux, les amours passionnelles, l'automutilation, l'ennui, la rébellion, l'anorexie.
</LI>
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 19 Fév 2013, 05:40


D'octobre 2012 à mars 2013, le musée Leopold de Vienne présente de la peau nue à profusion à l’occasion de l'exposition « les hommes nus ».


à l'aide d'œuvres d'artistes de talent, l'exposition « les hommes nus » couvre l'époque de l'éducation sexuelle au 18e siècle jusqu'à nos jours, et est complétée par d'importantes œuvres de référence venant de l'Egypte ancienne, de la peinture de vases grecque et de l'époque de la Renaissance. Les différentes approches artistiques, les modèles masculins concurrents et la mutation de la conception corporelle, de la beauté et des valeurs y sont thématisés.

En partant de l'antiquité en guise de référence et de prétexte pour les toiles futures à forte connotation sexuelle, l'exposition se consacre aux portraits de baigneurs de la fin du 19e siècle. Les autoportraits des expressionnistes Egon Schiele et Richard Gerstl ainsi que le changement de la perception des hommes nus vers 1945 constituent un autre point fort de l'exposition.

Des œuvres d'Albrecht Dürer, de Peter Paul Rubens, Paul Cézanne, Auguste Rodin, Gustav Klimt, Edvard Munch, Giovanni Giacometti, Egon Schiele, Maria Lassnig, Andy Warhol, Alfred Hrdlicka, Günter Brus, Robert Mapplethorpe, Keith Haring ou Heimo Zobernig sont exposées, parmi bien d'autres encore.


Vous pouvez y aller en costume d'Adam.
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 05 Mar 2013, 06:56

L'Ange du bizarre, musée d'Orsay. Du 5 mars au 9 juin.

"Le romantisme noir, c'est un peu l'envers des Lumières, dit Côme Fabre. Un art qui exploite tout ce qui échappe à la raison et qui dévoile le caractère incontrôlable, pervers et destructeur de la nature : les pulsions sexuelles, les désirs, les hantises, l'inconscient. Anticonformiste, le mouvement, influencé par le libertinage sadien, s'érige contre l'Église en faisant de Satan son motif de prédilection, ainsi que ses exactions commises sur des innocentes, qui subissent tous les outrages.

" Souligné par une scénographie qui évite les lignes droites, le parcours chronologique égraine les morceaux de bravoure en provenance d'Angleterre, de France, d'Espagne et d'Allemagne : Dante et Virgile aux enfers (1850), d'Adolphe William Bouguereau, Le Grand Dragon rouge et la Femme vêtue de soleil (1803-1805), de William Blake, ou Le Vol des sorcières (1797-1798), de Francisco de Goya, un prêt exceptionnel du musée du Prado


en savoir plus avec le JDD
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 19 Mar 2013, 05:48

Cité de la Musique.

Musique et cinéma : le mariage du siècle ?

Du 19 mars au 18 août 2013

les duos célèbres de cinéastes-compositeurs Prokofiev / Eisenstein, Hitchcock / Hermann, Leone / Morricone...,

plus de cent extraits de films projetés dans de petites salles dialoguent avec des œuvres de natures très diverses : interviews, extraits sonores, photos, pochettes de disques, instruments, documents de tournage

Tout sur cette exposition.
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Lun 25 Mar 2013, 05:53




L'exposition « Fans Attitudes », à Rouen, dans les espaces du 106, audacieuse salle rock rouennaise.

La Danoise Rose Eken a reproduit en miniatures soignées les 232 instruments (batteries, basses et guitares) utilisés par Metallica depuis 1981 etc...

En petites icônes pour avatars, ce serait heureux sur le forum musique Smile
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 26 Mar 2013, 06:32




208 pages chez Folio

«Guy Debord, un art de la guerre», du 27 mars au 13 juillet 2013, Bibliothèque nationale de France, quai François-Mitterrand, Paris XIIIe.

l'article du Figaro
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Maya
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 26 Mar 2013, 07:08


Merci pour ces informations, Rotko, je ne connaissais pas Guy Debord et la revue Internationale Situationniste. Wikipedia lui consacre un grand article que je vais lire avec attention et me documenter encore. Il y a plusieurs textes de lui sur Internet et des films en ligne aussi.
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Jeu 28 Mar 2013, 06:38

rotko a écrit:
L'Ange du bizarre, musée d'Orsay. Du 5 mars au 9 juin.

"Le romantisme noir, c'est un peu l'envers des Lumières, dit Côme Fabre. Un art qui exploite tout ce qui échappe à la raison et qui dévoile le caractère incontrôlable, pervers et destructeur de la nature : les pulsions sexuelles, les désirs, les hantises, l'inconscient. Anticonformiste, le mouvement, influencé par le libertinage sadien, s'érige contre l'Église en faisant de Satan son motif de prédilection, ainsi que ses exactions commises sur des innocentes, qui subissent tous les outrages.

[i]Comme pour les paysages de Friedrich, l'attrait durable pour les figures fantastiques – fantômes, sorcières et diablotins lubriques, ou châteaux hantés et ruines brumeuses – est un des symptômes de la popularité du romantisme. Même si certaines toiles peuvent apparaître ringardes.
dit 20 minutes.

Satan subversif ou devenu repoussoir ?

En tout cas les peintures de Caspar Friedrich ne sont pas des paysages gratuits : ils portent un message de pureté par exemple, exaltent un sentiment religieux, ou du moins une religiosité diffuse.

Un ouvrage documenté s'imposera sur Friedrich, pour examiner ce qu'on y voit, selon les époques.
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Sam 30 Mar 2013, 06:10

"Soleil froid", jusqu'au 13 mai. Palais de Tokyo, 13, av. du Président-Wilson (16e)

un Argentin à Paris.




Sous le signe de ce « Soleil froid », Julio Le Parc, artiste historique dont les oeuvres immersives ont influencé les artistes les plus contemporains, déploie son oeuvre. A l’occasion de sa première grande exposition en France depuis les années 1980, ses recherches sur la lumière et le mouvement sont mises au service d’un art militant pour la participation du visiteur et son émancipation.

voir la présentation et les videos
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Sapho
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Lun 01 Avr 2013, 13:12

Pour les grains qui habitent en Belgique ou dans le nord de la France,


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Sapho
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Lun 01 Avr 2013, 13:24


SORTIE DU FILM : LE 3 AVRIL
en BELGIQUE

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Sapho
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 12 Avr 2013, 08:59


CE WEEK-END A BRUXELLES



:: PERFORMANCE ::
SAMEDI 13.04.2013
DIMANCHE 14.04.2013

Coproduction: BOZAR EXPO | Feizi Gallery Shanghai-Brussels
ACCESS HIGH-RES PRESS IMAGES
NIRVANA-FLESH : PERFORMANCE DE HE YUNCHANG

En 2009, le Palais des Beaux-Arts exposait les plus grands artistes chinois contemporains. Depuis The State of Things: Brussels/Beijing, BOZAR EXPO suit très attentivement cette évolution. He Yunchang est le porte-drapeau de l’avant-garde chinoise de l’expérimentation artistique. Ses performances sont qualifiées d’extrêmes, mais aussi de poétiques et d’intimistes. Ses actions controversées servent un message universel témoignant d’un profond engagement social et politique. Il définit ses propres frontières physiques et mentales pour en appeler à la force transcendante de l’esprit humain, même dans des situations extrêmes. En avril, BOZAR et la Feizi Gallery proposeront pendant 24 heures Nirvana-Flesh, une nouvelle performance lors de laquelle il mettra peu à peu le feu à ses vêtements jusqu’à s’en trouver nu. Littéralement.

Commissaire : Cui CAN CAN
Dates
Samedi 13 > Dimanche 14.04.2013
Lieu
Palais des Beaux-Arts / Hall Horta
Accès
Rue Ravenstein
Prix à la caisse
Accès libre: pour tous
Remarque
Du samedi 16:00 au dimanche 16:00 non-stop






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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 12 Avr 2013, 09:08

oui, j'ai vu "coulé dans le béton" premier post sur le fil.


ceserait bien que quelqu'un aille voir ses prestations...
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Arundathi
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 12 Avr 2013, 15:34

En ce moment, à la fondation Pierre Gianadda, à Martigny en Suisse ... A voir absolument ...

"SAM SZAFRAN, ARTISTE RARE ET AMI FIDÈLE

Sam Szafran et Léonard Gianadda sont liés par une solide et longue amitié. Le peintre a ouvert son atelier et ses collections, prêtant des photographies de son ami Henri Cartier Bresson. Le Martignerain a déjà manifesté son admiration au peintre par des expositions.

En 1999, avant la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence, la Fondation Pierre Gianadda présentait une grande rétrospective de cette oeuvre inclassable et méconnue, révélant la série des «Ateliers», celle des «Rocking Chairs», ou encore les «Escaliers». Jean Clair, commissaire de l’exposition, ancien directeur du Musée Picasso à Paris et vieil admirateur de Szafran, jetait un regard perspicace sur les dessins de son ami, «prétextes à un jeu abstrait, d’une parfaite maîtrise, qui anime l’inanimé et qui donne… la puissance de la vie à l’inerte». Il s’agissait de la première rétrospective de cette œuvre très collectionnée, mais peu montrée. Elle faisait suite à une belle monographie, parue sous la plume de Jean Clair à Genève chez Skira en 1998." ...


"UN ARTISTE RARE ET SECRET

Sam Szafran reste un artiste mystérieux pour les amateurs comme pour les collectionneurs. Artiste rare et secret, son travail suscite de l’admiration mais est peu présenté. Daniel Marchesseau s’étonne : «Il sort peu, travaille énormément. C’est un des artistes que je connais qui travaille le plus longtemps sur ses œuvres. Il lui faut parfois dix ans pour aboutir. Il mène plusieurs chantiers de front, de façon obsessionnelle.» L’œuvre elle-même est mystérieuse, elle laisse place au vertige, à la jungle, au foisonnement. Chaque pièce demande un temps long de réflexion et de réalisation; les deux grandes céramiques réalisées pour la Fondation ont peut-être constitué sont plus grand défi. Sam Szafran abordait une nouvelle technique, dans un format monumental. Pour cette très grande céramique, il cherché des solutions plastiques nouvelles, différentes de celles qu’il avait expérimentées à une échelle intimiste, sur des supports de cuivre ou de soie : «Son œuvre surprend toujours, par son intensité et par sa virtuosité.» "




Le lien : http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/
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Sapho
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 19 Avr 2013, 12:58



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nicyrle
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 19 Avr 2013, 13:16

Idée forte et poétique cheers
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Dim 28 Avr 2013, 09:48

Pour mes amis belges ou du nord de la France :








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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Dim 05 Mai 2013, 05:10



Michelangelo Pistoletto, Année 1, le Paradis sur Terre, Musée du Louvre, Paris 1er.

Jusqu'au 2 septembre.


"tableaux-miroirs".

Le principe est simple, mais personne n'y avait pensé avant lui. Il suffit d'une plaque d'Inox poli réfléchissante sur laquelle est imprimée, par sérigraphie, une image. Cette image montre une ou plusieurs figures humaines détourées. Voulez-vous mieux voir ? Vous vous placez devant. Aussitôt votre reflet entre dans l'oeuvre, dont vous devenez l'un des protagonistes.

tout l'article
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Ven 24 Mai 2013, 10:24

Pierre- Paul Rubens



L’Europe d’un Rubens artiste et diplomate

Au Louvre-Lens, intelligente et foisonnante exposition Rubens. 170 peintures et objets d’une Europe renaissante et royale.
Artiste, maître d’atelier, conseiller et obligé des rois, fin limier pour être agréable aux puissants qui l’honoraient, ainsi fut Pierre-Paul Rubens. Résolument contemporain, cage de verre lumineuse et miroitante même par temps pourri, le Louvre-Lens n’est point, à première vue, l’écrin idéalement représentatif des fastes d’une Renaissance brillant de tous ses ors. A l’opulence, très rubénienne d’ailleurs, il oppose - autres temps, autres mœurs - une rigueur en l’occurrence transparente. Et c’est fort bien ainsi.

Peintre qui servit la cour des Habsbourg, Rubens fut un Européen d’avant-garde. On le retrouva à Londres, Madrid, Rome ou Paris et, bien sûr, dans sa bonne ville d’Anvers, quand bien même était-il né à Siegen (petite ville de Westphalie où avaient fui ses parents pour échapper aux persécutions espagnoles à l’encontre des protestants, son père étant soupçonné d’accointances calvinistes). On sait qu’il fut honoré par rois et reines de son temps et que l’une de ses plus grandes commandes fut le fait de Marie de Médicis pour son palais du Luxembourg, à Paris. Rubens fut en vérité un artiste épris de rencontres au sommet, au courant et curieux de tout.

Blaise Ducos, le commissaire de l’événement, s’est astreint à deux objectifs. Le premier, privilégier le rayonnement de l’artiste plus que sa pompe baroque ou son génie de la couleur. Le second, dresser une espèce de scène des grands personnages de l’Europe de Rubens. Ce dernier fut tout en même temps l’homme d’un clan, d’une dynastie, de la contre-réforme et un Anversois éclairé à qui rien n’échappait.

Une certaine Europe

Cinquante-trois prêteurs en provenance de neuf pays différents : pour sa deuxième grande exposition, le Louvre-Lens n’a pas puisé seulement dans les collections "mères". Venus de Los Angeles, Copenhague, Vienne, Madrid, Bruxelles ou Anvers, les prêts octroyés situent l’importance attribuée à l’évaluation picturale mais aussi historique et sociétale ici proposée. En lice donc, l’Europe des cours royales et un peintre, Pierre-Paul Rubens (1577-1640). La démonstration démarre avec une galerie de portraits peints par Rubens et des artistes de son entourage, Van Dyck ou Frans Pourbus le Jeune. Un portrait emporte la palme, celui de Fernando Alvarez de Toledo, le duc d’Albe. Lumineux et féroce sous la patte de Rubens, le duc sanguinaire crève l’espace pour rappeler qu’il fit exécuter, sans pitié, de preux Flamands rebelles aux ukases catholiques. Les effigies de Marie de Médicis, Philippe III d’Espagne, Charles Ier d’Angleterre, Vincent Gonzague duc de Mantoue ou, buste du Bernin, du Pape Grégoire XV, corsent la mise des valeurs ajoutées d’une Europe décidée qui, par Rubens interposé, s’ouvrait à une véritable révolution picturale, au point que chaque puissant voulait son Rubens. Lequel se mêla même de ventes de tableaux : ainsi tenta-t-il de convaincre le roi de France de se délester de La Joconde; ainsi milita-t-il pour faire acheter Caravage ! L’Europe des rois, des arts et des lettres est celle des armures, des chevaux et des cavaliers, des parades. A côté d’études de Rubens ou de tableaux de ses pairs trône l’armure du roi Philippe IV d’Espagne et, fruit brillant d’un travail anonyme, un pectoral en forme d’aigle bicéphale (or, émail, diamants, pierres précieuses). A l’époque, la gravure ne fut point parent pauvre de la peinture et Rubens comprit le premier que pour être connu et pour diffuser l’imagerie catholique, il fallait inonder le marché de ses feuillets. Il inventa même le copyright, menant au tribunal ceux qui le reproduisaient sans son aval ! Rubens n’a pas lésiné sur les images de sa foi. S’ensuit une salle pour de grandes toiles très explicites : "Le Christ sur la Croix" et "L’éducation de Marie", du musée d’Anvers; "Le Massacre des Innocents", des Musées royaux de Bruxelles; "Vierge à l’Enfant entourée des saints Innocents", du Louvre.

Précurseur et créateur sans filet

Précurseur en tout, Rubens appréciait rêver et créer dans des espaces inédits, parfois éphémères. Il peignit, entre 1636 et 1639, un ensemble de toiles pour un pavillon de chasse. Une commande de Philippe IV pour La Torre de la Parada, près de Madrid. Nous en reste une "Diane chasseresse" pleine de fièvre et de verve, qui appartient à une collection particulière et n’a jamais été montrée (et ne le sera peut-être plus jamais). L’artiste avait l’envergure des grands architectes et la monumentalité ses faveurs. Il conçut un ouvrage, "Les palais de Gênes", qu’il nous est permis de feuilleter virtuellement. L’œuvre d’une vie en un de ses domaines particuliers. Car, pour lui, l’œuvre d’art doit s’intégrer dans une architecture. Comme le souligne le commissaire de l’exposition, on peut se poser la question : "Pourquoi Rubens peint-il des corps surhumains, hyperboliques, musculeux ?" La réponse est aisée : parce qu’à son époque, il y avait des débats agités sur la question du corps et sur la nudité.

Penser le corps

Pris de passion pour le squelette et pour le muscle, Rubens s’empara du thème en songeant à Michel-Ange. Un Michel-Ange qu’il a reproduit, vers 1601, dans des sanguines et lavis, des visages de prophètes. Et, plus tard, un "Ecorché" réaliste mais avec le bras d’un dieu. Ce qui laisse penser que Rubens fut tiraillé entre la poétisation du corps et la veine réaliste en faveur alors. Pour Blaise Ducos, Rubens ne serait pas parvenu à choisir quelle piste suivre. A voir dans cette salle, "Prométhée supplicié" de Rubens et Frans Snyders, venu de Philadelphie. L’exposition se voulant vivante et stimulante, en son milieu, un film - montage de vues anciennes et actuelles de villes par où Rubens est passé - incite à se poser la question "Sommes-nous des héritiers de cette Europe de Rubens ?", tout en se rappelant qu’en son temps, rares étaient ceux qui voyageaient. Eclairé, Rubens l’était plus que tout autre. Avide de tout, de l’Histoire des hommes et des religions, des mythes et de l’Antiquité. Ainsi, se plut-il à dessiner et peindre le plus grand camée du monde, rapporté en France par Saint-Louis au XIIIe siècle et présent à Lens aux côtés des études de Rubens. Ce camée majestueux provient d’un atelier romain du temps de Tibère (14-37 après J.-C.) et il représente "L’apothéose de Germanicus". Rubens a enquêté sur ce camée au point d’en tirer un livre, un traité sur les gemmes et les pierres antiques gravées Curieux de tout !

Les voies du génie

Le clou de l’exposition tient en une confrontation éblouissante et féconde entre Rubens et Le Bernin, deux monstres sacrés. Entre Rubens l’aristocrate, tel qu’il se représente, riche et adulé, ennobli, dans un "Autoportrait" de 1628-1630, et Bernin, son successeur à l’échelle européenne. Un Bernin (1598-1680) qui, vu que rien ne pousse à l’ombre d’un grand chêne, a fui loin de son maître. Et qui, pourtant, servira bien les mêmes puissants et papes. Un Gian Lorenzo Bernini dit Le Bernin, que l’on retrouve dans un "Autoportrait" de 1623, simple gros plan sur son visage d’homme simple, d’homme d’un autre monde. Rubens ne semble pas avoir exploré le talent du Bernin, et pourtant, une "Méduse" berninoise, en marbre, de 1644-48, témoigne de l’inventivité d’un Bernin qui a osé s’aventurer après Rubens et sculpter un visage tourmenté, ce qui est neuf. Et l’expo de se conclure - mais il y a bien d’autres trésors encore -, sur des portraits de la famille de Rubens et deux petits et touchants paysages d’un peintre qui savait manier le pinceau dans ses registres les plus variés : "Paysage à l’oiseleur", du Louvre, et "Paysage au gibet", de Berlin. Deux cadeaux pour conclure une visite lumineuse et riche.

Musée du Louvre-Lens, 99 rue Paul Bert, 62300 Lens. Jusqu’au 23 septembre, tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 18h. Nocturne jusqu’à 22h les vendredis 7 juin et 6 septembre. Important catalogue de 360 pages tout en couleurs et textes importants, Editions Le Louvre-Lens et Hazan
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Jeu 13 Juin 2013, 06:07

Bill copley dans une chocolaterie suisse : Erotisme et chocolat
 
 
, le plus politiquement incorrect des artistes américains, qui témoignent d'un total manque d'inhibition, y compris dans la peinture elle-même, Copley étant autodidacte en la matière
 
"Confiserie CPLY", à la chocolaterie Schiesser, 19 Marktplatz, Bâle, jusqu'au 15 juin.
 
ma source
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Ysandre
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Jeu 13 Juin 2013, 06:12

il lui a mis un bout de moquette entre les pattes ?
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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 18 Juin 2013, 05:29


Signac.

Le Grand Atelier du Midi, jusqu'au 13 octobre au Musée Granet d'Aix-en-Provence et au Musée des beaux-arts de Marseille Palais Longchamp

le mythe du Midi en deux cents toiles solaires

. Sommes-nous encore dans le Midi avec la Catalogne de Dali et de Picasso? Et que dire de l'Algérie et du Maroc de Matisse et Marquet? Quelle réalité a au juste leur géographie? S'ils trouvent des points communs, ils se résument à quelques facteurs matériels. Le Sud reste pour les artistes peu cher, accessible en train (relié au Paris du marché et de la nouveauté avec lequel on ne peut rompre tout à fait). La lumière y est constante, et soit éblouissante, soit contrastante. Enfin, dans les petits villages, de ports en marchés, on trouve encore bien des motifs sincères, c'est-à-dire empreints d'une tradition vivante.


Mais si ces éléments avaient été décisifs les monet, renoir,Signac, Cross, Matisse, Dufy, Derain, Braque et autres n'auraient jamais été que des peintres du dimanche. Dès le départ, seule compte l'expression de la sensation. À savoir la peinture pour elle-même. Plein-air ou atelier, primat de la ligne ou de la couleur, effet fugace ou atemporel, naturalisme ou synthétisme: telles sont les questions. Où elles se posent est secondaire. Et les réponses aussi différentes que le sont les personnalités.

l'article du figaro
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Arundathi
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mer 26 Juin 2013, 15:29

L’exposition «Modigliani et l’Ecole de Paris» est présentée du 21 juin au 24 novembre 2013 à la Fondation Pierre Gianadda de Martigny.

"L’exposition «Modigliani et l’École de Paris» marque une nouvelle collaboration fructueuse entre la Fondation Pierre Gianadda et le Centre George Pompidou à Paris.

L'exposition rassemblera environ 80 œuvres issues des collections du Centre Pompidou et complétées par 17 prêts provenant de Collections particulières et de musées suisses et étrangers. Parmi ces chefs d’œuvres, dont plusieurs ne sortent jamais ou très rarement de l’Institution, sont présentés à la fois les emblématiques portraits et nus de Modigliani, ainsi que des œuvres des figures principales de l’École de Paris qui furent ses amis et parfois ses inspirateurs.

Cette exposition est centrée sur le développement de l’œuvre d’Amedeo Modigliani (1884 - 1920) de son arrivée à Paris en 1906 jusqu'à sa mort en 1920. Retraçant la trajectoire de cet artiste majeur, la commissaire de l’exposition, Catherine Grenier, directrice-adjointe du Musée d’art moderne, Centre Pompidou, met son évolution esthétique singulière en vis-à-vis des œuvres des artistes qui lui sont le plus proches. Elle développe une thèse originale, présentant l’œuvre de Modigliani comme la synthèse des deux cultures et des deux univers formels à l’articulation desquels il évolue : d’une part, la tradition du portrait, maintenue vivace par les artistes cosmopolites de l’École de Paris, d’autre part la révolution esthétique du cubisme.

L'exposition s’attache aussi tout particulièrement à l’amitié de Modigliani et de Constantin Brancusi. Le jeune Modigliani est en effet très vite captivé par le personnage singulier et radical du sculpteur roumain, dont la volonté de vérité et de dépouillement inspirera sa recherche de « la plénitude ». Une salle entière de l’exposition, est consacrée aux sculptures de ces deux artistes et de leurs amis modernistes, Jacques Lipchitz, Ossip Zadkine et Henri Laurens.

L’exposition fait bien sûr la part belle aux artistes de l’École de Paris, peintres et sculpteurs venus pour la plupart d’Europe centrale, qui ont contribué à faire de Paris le principal foyer de création artistique du moment et une capitale internationale de l’avant-garde. Les œuvres de ces artistes arrivés en France au début du XX? siècle, tels que Chaïm Soutine, Jules Pascin, Marc Chagall ou Moïse Kisling, véhiculent des esthétiques différentes, marquées par l’expressionnisme et un primitivisme inspiré de leur culture populaire locale. L’une de leurs marques communes est le lien de leur pratique artistique avec la description de leur milieu amical et culturel.

La pratique du portrait – des amis artistes et des membres de la famille - bien que proscrite par les avant-gardes, y garde ainsi une place importante. Modigliani se fera une spécialité de ce genre du portrait, et s’appliquera à représenter ses amis artistes et son entourage proche.

Restant figurative tout au long de sa carrière, l’œuvre de Modigliani est cependant traversée par le cubisme. La localisation de son premier atelier, situé près du repaire des cubistes, le Bateau Lavoir, favorise cette initiation précoce aux formes les plus avancées du modernisme. La rencontre de Picasso et de ses amis ne provoque pas son adhésion au mouvement, mais va l’inciter à se soustraire à l’influence de Toulouse Lautrec qui marque ses premières œuvres parisiennes, et à engager un processus de schématisation et de stylisation.

Il partage aussi leur intérêt pour les « arts primitifs », art africain mais aussi art Khmer qu’il découvre au musée ethnographique du Palais du Trocadéro.

Modigliani montre son indépendance et son absence d’esprit de chapelle par la diversité de ses amis, rencontrés dans ses ateliers de Montmartre puis de Montparnasse. Suzanne Valadon et son fils, Maurice Utrillo, André Utter, Jules Pascin, Gino Severini, Constantin Brancusi, Amadeo de Souza Cardoso, Max Jacob, Jacques Lipchitz, Ossip Zadkine, Moïse Kisling, Chaïm Soutine, Georges Kars, Marc Chagall, DiegoRivera, André Derain, Ortiz de Zarate, et Pablo Picasso qu’il fréquente surtout après la guerre, forment le milieu dans lequel il évolue.

Modigliani traverse le moment où les avant-gardes se solidarisent, puis le temps des déchirements et des défections, sans dévier de sa route qui s’apparente à un processus progressif de purification. De plus en plus désincarnés, ses portraits à la schématisation célèbre, avec leurs yeux sans pupilles colorés d’un bleu irréel, deviennent comme des masques se découpant dans un décor de peinture pure, comme les marionnettes d’un théâtre métaphysique."

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rotko
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Mar 09 Juil 2013, 04:20


 
le compositeur Pierre Henry (messe pour un temps présent) «Autoportrait en 53 tableaux» jusqu’au 1er décembre au musée d’Art moderne de la ville de Paris
 
Inventeur avec Pierre Schaeffer de la musique concrète, à l’origine de la musique électro-acoustique au début des années 1950, Pierre Henry, 85 ans, présente son «Autoportrait en 53 tableaux».

 
présentation de son travail.
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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   Jeu 01 Aoû 2013, 10:08

A la Cinémathèque, une rétrospective Pasolini est prévue Happy de même qu'une expo sur Cocteau.

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MessageSujet: Re: EXPOSITIONS   

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