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 Delphine de vigan

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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Lun 14 Juil 2008, 10:30

La façon dont tu en parles, me donne envie de le lire, pas comme on partage une bonne lecture, mais pour l'humour... tu as bien fait d'oser, tu l'as joliment descendu Razz
Comme quoi une critique même négative peut être attractive et donner envie de voir-lire.
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rotko
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Lun 14 Juil 2008, 11:09

Monique Rannou a tout à fait raison d'exposer ses impressions et arguments.
Descendre ou exprimer des réserves sur un livre n'est pas s'en prendre à ceux qui l'ont apprécié, et chacun sur GDS* le comprend bien, ce qui est bon signe.

j'ai failli prendre le livre dans une bibliothèque, mais je diffère, je diffère (rire). Je m'en fais une idée, et par les arguments en sa faveur et en sa défaveur.

J'ai souvent plus appris des mauvaises critiques sur Zola que de ceux qui l'encensaient, et ça ne m'a pas empêché de lire presque tous les Rougon Macquart.
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Nymphéa
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Mer 27 Mai 2009, 09:41

No et moi

Je suis un peu surprise que ce livre ait alimenté tant de controverses ; mais peut-être est-ce le cas lorsque sont évoqués des faits sociaux brûlants, de ce dont on a inconsciemment honte, ou qu’on préférerait ignorer, ou face auxquels on se sent impuissant et démuni... ?
Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce récit. Parce qu’il ne tombe jamais dans le misérabilisme, parce qu’il évoque avec pudeur et justesse la vie des laisser-pour-compte de nos sociétés capitalismes ; parce que cette relation improbable reste toujours dans les limites du possible ; parce que Lou, de préadolescente encore très naïve (n’oublions pas que, bien que surdouée, elle n’a que treize ans !) va découvrir et se heurter à la vie pour devenir adulte responsable et intègre ; parce que tous les personnages sont décrits avec sensibilité et que l’histoire n’est jamais factice et reste respectueuse des faits et des gens ; parce que ce livre a le mérite d’évoquer simplement un sujet plutôt tabou.
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mona
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 29 Mai 2009, 09:18

ravie que ce livre plaise à une autre graine Smile
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rotko
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 29 Mai 2009, 09:39

Voici un exemple, entre autres, que sur GDS* "le consensus mou" n'est pas de rigueur, et qu'il n'est pas besoin de "s'autocensurer" pour poster sur un "forum aseptisé" Wink
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rotko
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 25 Sep 2009, 06:38

LES HEURES SOUTERRAINES de Delphine de Vigan. JC Lattès,

Du jour au lendemain, sans raison, une jeune femme qui avait trouvé dans son travail une raison de vivre après un deuil, se retrouve sur la touche.

Le monde du travail vu par le regard d'une "harcelée".

Citation :
Ignorée, harcelée, déstabilisée, victime de soupçons, d'insinuations et d'humiliations. Détruite à petit feu "par un connard en costume trois-pièces",

voir l'article de Robert Solé non convaincu à 100% mais interessé.
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rotko
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Mer 09 Déc 2009, 06:13

Lancé cette année et remis à l’auteure de Les heures souterraines par Xavier Darcos, le prix du roman d'entreprise récompense un ouvrage dont le thème porte sur le monde du travail.

Selon mes sources, le roman manquerait de souffle.
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Aphrodite
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 17 Déc 2010, 21:11

J'ai lu "No et moi" de cet auteur et en relirai sûrement un autre pour peaufiner mon jugement.

Ce livre, dont l'histoire a été récemment adapté à l'écran raconte l'histoire de Nolwenn (dite No) une SDF et d'une adolescente surdouée, Lou Bertignac.
C'est la rencontre de deux solitudes, deux âmes errantes, deux façons d'affronter la vie, les tracas quotidiens. C'est aussi une adoption mutuelle.

Le point de départ de ce roman est simple : Lou Bertignac a choisi comme sujet d'exposé les femmes SDF et aimerait en rencontrer une.
C'est ainsi qu'elle fait par hasard la connaissance de Nolwenn.

J'ai trouvé l'écriture un peu scolaire mais en dehors de cet aspect le livre se lit bien.

J'ai relevé un passage intéressant page 228 : " Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant, je sais que la violence est aussi dans le silence, qu'elle est parfois invisible à l'oeil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d'explication, ce qui a jamais restera opaque."



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Lectrice81
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Sam 01 Jan 2011, 13:25


Les jolis garçons
Et quelqu'un a-t'il lu Les jolis garçons de Delphine de Vigan ? scratch

Pour ma part, j'ai lu No et moi, puis Les heures souterraines, et je dois dire que j'ai pris plaisir à les lire.
Pourquoi se prendre la tête à tergiverser sur Prix ou pas, lectures d'ados ou d'adultes, style littéraire de l'auteur...
Je ne retiens d'un roman que l'engouement que j'ai eu à tourner la page suivante, non pas pour passer vite à autre chose (comme pourraient l'insinuer certains), mais pour vite m'engloutir dans l'histoire qui me procure une autre vision que celle de mon "petit monde" à moi. lire!
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mimi54
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Lun 02 Mai 2011, 18:58

No et moi

« La vérité c’est que les choses sont ce qu’elles sont. La réalité reprend toujours le dessus et l’illusion s’éloigne sans qu’on s’en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot. (…) Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous. »

Une belle preuve de sagesse dont on pourrait s’inspirer plus souvent…et surtout Lou !!
Lou, jeune adolescente surdouée, mais néanmoins paumée, qui ne sait pas trop se situer dans son monde. Sa famille est chamboulée par le mal être de la mère. Son ami Lucas, fils de bonne famille, est lui aussi abandonné à son triste sort d’enfant riche de tout mais pas de l’essentiel.

Alors quand Lou fait la connaissant de No, sans domicile fixe, qui erre dans Paris à la recherche d’un toi pour dormir, d’un lieu pour y manger une soupe, c’est le coup de foudre.
Il faut sauver No la SDF.
A première vue, c’est une belle histoire d’amitié. Delphine de Vigan retrace bien les processus de marginalisation qui conduisent, qui peuvent conduire, l’être humain à se désocialiser, et à se précariser. Elle pose des questions qui m’ont semblées justes, et d’actualité.

« Sommes –nous de si petites choses, si infiniment petites, que le monde continue de tourner, infiniment grand, et se fout pas mal de savoir où nous dormons ? »

Le roman est bien écrit, vif, dynamique ; on ne s’ennuie pas ; les chapitres sont courts. La lecture en est aisée, aérée.
Seulement voilà, tout cela m’a semblé tout de même un peu angélique, un peu artificiel. Il y a trop de bons sentiments dans ce roman pour que tout cela paraisse vrai, et, surtout pour que cela puisse me toucher au cœur. Car au fond, malgré les bons côtés de ce livres, je n’ai pas été touchée par ce petit truc qui agite ma corde sensible Mes tripes sont restée bien sages.
Ce n’est qu’un roman, sans âme.
Lou porte un regard caustique sur notre société, et sur le monde aisé qui est le sien. Elle est bien, trop, idéaliste. Elle a de grandes et nobles idées en tête. Seulement voilà, la vie n’est pas une utopie .On ne peut pas tout.Aucun humain ne peut porter la misère du monde sur son dos aussi large soit-il !!


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mimi54
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 14 Oct 2011, 17:34

« J’écris ce livre parce que j’ai la force de m’arrêter sur ce qui me traverse et parfois m’envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d’avoir peur qu’il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l’emprise d’une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra ans l’ombre. »
Ecrire pour se « laver », se débarrasser de ce qui vous ronge ; écrire pour tenter de comprendre à défaut de pouvoir expliquer vraiment ; écrire pour de délester, écrire pour se libérer, écrire pour avancer, écrire pour tenir debout ; écrire pour vivre, tout simplement.
« L’écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. »
Rien ne s’oppose à la nuit
est-il une fiction, comme le défend son auteur, ou une biographie ? Sans doute un peu des deux ; mais mieux que cela, c’est un vibrant portrait de femme marquée très jeune par les drames familiaux et les dessous d’une vie de famille longtemps tus qui la conduiront à sa destruction. Quel contraste entre cette photo de femme magnifique de l’extérieur et si tourment »e au-dedans ?
Delphine de Vigan se livre à un exercice difficile, et réussi, consistant à parler du malheur sans sombrer dans le pathos ni dans l’apitoiement. Elle a su rester vraie, nature ; elle s’est livrée à son lecteur sans voyeurisme inutile et sans déballage excessif. Elle a su dire, tout en restant pudique, et surtout en restant humble.

Tout en revenant sur ce qu’a été la vie de Lucile, et son héritage familiale, Delphine de Vigan livre sa propre quête à propos de sa mère, chemine avec le lecteur sur la genèse de ce livre, rend compte de son travail de recherche auprès de sa famille, de ce qui a constitué de ses difficultés d’écriture, de ses interrogations sur le bien-fondé d’un tel livre.
Trois parties constituent la matrice de ce roman ; trois parties correspondant aux 3 étapes clés de la vie de Lucile : enfant et son environnement familial, jeune femme et jeune mère, et ses dernières années.
Curieusement Delphine de Vigan ne parle de sa mère qu’avec son prénom ; très rarement elle parlera de « ma mère » ou encore moins de « maman ». Ce n’est qu’une fois dans le seconde partie de son livre que l’auteur s’autorisera le « je », et se positionnera dans cette famille.
C’est certainement par cette distanciation par rapport à sa mère, aussi bien dans le rédactionnel que dans le propre ressenti de l’auteur par rapport à sa mère, que l’on peut qualifier cet ouvrage de roman.
« J’écris Lucile avec mes yeux d’enfant grandie trop vite, j’écris ce mystère qu’elle a toujours été pour moi, à la fois si présente et si lointaine, elle qui, lorsque j’ai eu dix ans, ne m’a plus jamais prise dans ses bras. »
J’ai immédiatement été absorbée par cette lecture. Il m’a été difficile de lâcher, mais paradoxalement, j’avais en même temps besoin de laisser décanter un peu entre chaque partie. Aussi grave que puisse être le sujet, j’ai trouvé ce livre lumineux, amusant parfois ; mais assurément marquant, durablement marquant.

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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Dim 06 Nov 2011, 10:17

J'avais lu No et moi avec plaisir. Je comprends certains avis peu emballés car le style n'est pas extraordinaire et les personnages plutôt attendus. C'est plus dans la réflexion que le livre sort des sentiers battus. La petite musique qui le traverse. Il y a parfois des évidences tellement évidentes qu'on finit par ne plus les voir.
"Il y a cette ville invisible, au cœur même de la ville. Cette femme qui dort chaque nuit au même endroit, avec son duvet et ses sacs. A même le trottoir. Ces hommes sous les ponts, dans les gares, ces gens allongés sur des cartons ou recroquevillés sur un bac. Un jour, on commence à les voir. Dans la rue, dans le métro. Pas seulement ceux qui font la manche. Ceux qui se cachent. On repère leur démarche, leur veste déformée, leur pull troué. Un jour on s'attache à une silhouette, à une personne, on pose des questions, on essaie de trouver des raisons, des explications. Et puis on compte. Les autres, des milliers. Comme le symptôme de notre monde malade. Les choses sont ce qu'elles sont. Mais moi je crois qu'il faut garder les yeux grands ouverts. Pour commencer."


Je viens de finir Les Heures souterraines. Celui-là m'a un peu déçu. Pas désagréable mais long, parfois plat. Un style qui manque de maturité et de personnalité ; j'avais trouvé cela adapté dans la bouche de Lou, mais ici, il s'agit d'adultes alors c'est un peu frustrant.

L'auteure reprend un sujet qui la taraude : les solitudes urbaines, les trajectoires, les gens qui se croisent sans se voir.
"Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s'effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de eux aimants. Il y a longtemps qu'elle le sait."

Il m'a vraiment accrochée à partir de la page 179. Peut-être parce que j'étais dans un bus bondé et que l'histoire prenait alors une dimension bien réelle, mais pas seulement : Delphine de Vigan parle de la "chute" avec une étonnante justesse.
"Les objets sont immobiles. Et silencieux. Jusqu'à maintenant, elle n'en avait pas pris conscience, elle n'avait jamais mesuré à quel point. À quel point les objets sont des objets. Leur propension naturelle a s'user, se dégrader, d'abîmer. Si personne ne les touche, ne les déplace, ne les emporte. Si personne ne les caresse, ne les protège, ne les recouvre.
Comme eux, elle a été reléguée au fond d'un couloir, bannie des espaces neufs, ouverts.
Au milieu de cette communauté morte, dépareillée, elle est le dernier souffle...
Ses pieds se balancent sous sa chaise. Rien ne lui échappe. Elle remarque tout... rien ne bouge sans qu'elle le sache.
Ni autour ni à l'intérieur d'elle.
Le temps s'est épaissi. Le temps s'est amalgamé, agglutiné..."


Et la fin est très belle. Je l'ai trouvée très belle. Elle justifie presque à elle seule le livre tout entier. Mais il est tout de même un peu long.

J'ai appris un mot. Psittacisme : Du grec ancien ψιττακός, psittakos (« perroquet »). État d'esprit dans lequel on parle ou on pense en perroquet, en répétant des paroles entendues.
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Quetschup
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 13 Jan 2012, 02:59


Citation :
Aussi grave que puisse être le sujet, j’ai trouvé ce livre lumineux, amusant parfois ; mais assurément marquant, durablement marquant.


Je n'ai effectivement entendu que des éloges sur ce livre "Rien ne s'oppose à la nuit " ( prix Fnac 2011) je suis d'ailleurs étonnée qu'il ne fasse pas plus de remous sur GDS.

Merci pour ton commentaire Mimi54.

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rotko
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 13 Jan 2012, 05:30


Citation :
je suis d'ailleurs étonnée qu'e rien ne s'oppose à la nuit ne fasse pas plus de remous sur GDS*.


GDS* avec un astérisque, Quetschup.

oui, il se tient bien sage à côté demon bureau, j'ai eu des tentations plus motivantes. faudra voir Smile
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Quetschup
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 13 Jan 2012, 10:52

Ah toi aussi !

(Il me fait de l'oeil chaque jour dans ma bibliothèque du bureau...Mais ce n'est pas le seul !)

Son tour viendra!
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Mer 08 Fév 2012, 10:47

Je viens de terminer No et moi

Je ne rappelerai pas la trame du livre et l'histoire d'autres l'ont fait avant moi sur ce fil.

Par contre je peux dire que ce roman m'a vraiment beaucop plu. Est-ce le thème ? sans doute car je suis très touchée, surtout en ce moment par toute la misière de ces gens qui tremblent de froid, s'ils n'en meurent pas, dans larue.... Alors No, cette jeune fille adolescente qui descend aux enfers, seule, sans soutien, et cette gamine, Lou, qui veut peut-être maladroitement, aider les autres et qui s'attache à No m'ont émue.


réflexion de Lou

Spoiler:
 

phrase de Lou à Lucas:

Spoiler:
 
Pourquoi ne pas reconnaître que des très jeunes veuillent s'investir et se prendre au jeu de l'aide aux autres? sont-ils tous des voyous? pas du tout ! et justement, Lou et son ami Lucas ont toute ma sympathie. No? déjà perdue dans une société où elle n'a pas sa place, ne lutte même pas. Elle avance et ne regarde pas en arrière quitte à décevoir.

Moi j'ai aimé ce roman

Il change justement des clichés sur les "ados" et j'ai apprécié l'écriture de l'auteure.
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Ven 10 Fév 2012, 23:00

rotko a écrit:
LES HEURES SOUTERRAINES de Delphine de Vigan. JC Lattès,

Du jour au lendemain, sans raison, une jeune femme qui avait trouvé dans son travail une raison de vivre après un deuil, se retrouve sur la touche.

Le monde du travail vu par le regard d'une "harcelée".

Citation :
Ignorée, harcelée, déstabilisée, victime de soupçons, d'insinuations et d'humiliations. Détruite à petit feu "par un connard en costume trois-pièces",

voir l'article de Robert Solé non convaincu à 100% mais interessé.

Je l'ai terminé il y a peu. C'était looooooong.
Personnellement, j'ai commencé à être captivée aux 3 dernières pages.
C'est fort dommage, je reconnais l'intérêt qu'aurait pu avoir ce roman s'il avait été mieux mené.
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Sam 11 Fév 2012, 06:11


LES HEURES SOUTERRAINES

Citation :
Personnellement, j'ai commencé à être captivée aux 3 dernières pages.
C'est fort dommage

ben oui cheese
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Sam 11 Fév 2012, 10:17

cela laisserait supposer que tu as lu en diagonales le reste non? Razz
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 15:56

Rien ne s’oppose à la nuit

Delphine de Vigan


Présentation de l'éditeur

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire.

La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.

Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Mon avis :


Tout doucement, après avoir fait le tour des anecdotes familiales comme si elle retardait le moment de parler de Lucile, en tant que mère, Delphine de Vigan, nous conditionne et nous amène vers la fin de ce roman très riche et très fort. Pudiquement elle nous relate l’enfer des uns et des autres dans une famille normale.

Roman d’amour familial, filial, qui remplit une vie jusqu’à l’épuisement.
Cette histoire n’a pas dû être facile à écrire pour Delphine de Vigan : et elle n’en a que plus de talent.

Ps : pour l’anecdote, le titre de ce roman est une phrase de la chanson « Osez Joséphine » de Alain Baschung (dixit l’auteur)


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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 15:58

Quetschup a écrit:

Citation :
Aussi grave que puisse être le sujet, j’ai trouvé ce livre lumineux, amusant parfois ; mais assurément marquant, durablement marquant.


Je n'ai effectivement entendu que des éloges sur ce livre "Rien ne s'oppose à la nuit " ( prix Fnac 2011) je suis d'ailleurs étonnée qu'il ne fasse pas plus de remous sur GDS.

Merci pour ton commentaire Mimi54.


m' y voilà Happy
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 16:43

j'attends vos avis favorables pour l'ouvrir, il est par terre près de mon bureau depuis l'été 2011 Razz
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 16:56

rotko a écrit:
j'attends vos avis favorables pour l'ouvrir, il est par terre près de mon bureau depuis l'été 2011 Razz
c'est bien rangé chez toi dis-moi affraid mdr
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 17:09

L'ordre n'est pas mon fort, j'aime quand ça bouge, donc lemouvement, mais certains livres restent au ras du plancher cheese
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MessageSujet: Re: Delphine de vigan   Jeu 22 Mar 2012, 17:12

j'espère que tu sortiras celui-là car franchement il vaut le détour. De plus elle écrit très bien
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