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 Eric fottorino

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rotko
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MessageSujet: Eric fottorino   Lun 05 Nov 2007, 07:43

deux livres à la une :

«Petit Eloge de la bicyclette» chez Folio.

et Baisers de cinéma chez Gallimard.
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Lun 05 Nov 2007, 07:44

j'ai lu de lu, avec beaucoup de plaisir, Korsakov chez Gallimard.

Que cherchait Rembrandt dans ses autoportraits ?

Préambule.

Première époque, "une famille française". L'enfant, François Ardanuit, voit les différents adultes qui l'entourent, avec leur manque de maturité ou leurs décisions irresponsables. Il faut dire que la famille Ardanuit laisse songeur, aussi bien dans ses mythes fondateurs, que dans le présent de ses protagonistes . L'écriture est belle puisque le lecteur voit plus loin et mieux que l'enfant, tout en restant sensible à la fraîcheur de ses impressions.

Dans la deuxième époque, Francois Ardanuit, devenu Francois Signorelli, découvre qu'il est atteint du syndrome de Korsakov. Ironie tragique d'un diagnostic établi par lui-même, en connaissance de cause, puisqu'il est un spécialiste reconnu de cette maladie. Le syndrome de Korsakov désigne une altération de la mémoire, un effacement progressif des souvenirs, auxquels le malade supplée par un mélange de fabulation et de faux-souvenirs.
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Lun 05 Nov 2007, 07:46

Korsakov

Vue générale.

On assiste donc à une reconstitution des épisodes passés de la vie de Francois, bribes par bribes, comme pour le reconstitution d'une identité qui se désagrège et/ou se révèle incapable de se constituer.

Le premier visage regardé dans un miroir reflète l'environnement Ardanuit, un milieu centrifuge, où l'enfant dans la pénombre cherche en vain le phare d'un foyer harmonieux.

Plus tard, dans l'épisode Signorelli, nom lumineux, les repères familiaux s'établissent, non par le sang, mais par le coeur, instants de bonheur, d'équilibre, et de rassemblement. Pause - que viendront troubler les aleas de la vie et les mensonges - ou erreurs, d'un mythe fondateur.

La vie d'adulte de Francois se ressent de ces vicissitudes, et les rapports avec sa propre famille d'adulte sont si dramatiques que "Korsakov" jouera un rôle salutaire.

Citation :
"Korsakov entre en moi comme un soulagement, une grâce qui m'est donnée, le signe d'une providence inespérée. Jene vaispas lutter. Korsakov est là pour me délivrer. Je serai son complice.Mes mauvais souvenirs, les images terribles qui me hantent depuis la longue nuit Ardanuit, je les lui offre sans retenue. Il peut tout prendre. Sauf Fosco mon grand-père, le cavalier du désert. a présent, lui seul mérite encore de vivre dans ma mémoire".
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Lun 05 Nov 2007, 07:47

Korsakov

Le dernier épisode "le cavalier du Chott" apparaît donc comme un pôle final, mi-véridique, mi-fabulé, tel un analgésique assurant l'ultime rémission.

Le récit témoigne d'une grande virtuosité cachant sa complexité sous des lignes simples. Pour bâtir une telle histoire, où un individu scrute son visage pour enfin se reconnaître, l'intelligence s'allie à la sensibilité. On se dit que cette fiction repose sur un vécu douloureux, que les mots, noms de famille ou faux-calembours, viennent exorciser.
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Lun 05 Nov 2007, 07:55


clic !


Citation :
... pour tout dire, la fibre cycliste, parce qu'elle m'a souvent remué la chair, m'est apparue comme une préparation sans pareille pour affronter le vertige des mots, l'épaisseur du langage au milieu duquel le chemin est étroit pour trouver le ton juste, le bon rythme, l'image, la couleur, la musique, l'émotion, la grâce. "
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Dim 25 Avr 2010, 11:19

J'ai fini l'homme qui m'aimait tout bas

[b]4ème de couverture[/b] :

Citation :
Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait «à l'ancienne», ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. «Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil», écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui.

Eric Fottorino est journaliste, dirige le quotidien Le Monde, et pratique le cyclisme. Il passe son enfance avec sa mère, à Bordeaux. Il a dix ans, lorsqu’il est adopté par Michel le jour où il épouse sa mère. La famille part s’installer à La Rochelle. Michel exerce la profession de masseur- kinesithépeute. Il est celui qu’on appelait l’homme aux doigts d’or. Il apportera dans la famille le soleil de sa Tunisie natale et son goût pour le cyclisme qu’il transmettra à son fils. Eric Fottorino aura deux frères. En 2008, Michel, séparé de sa femme, est retrouvé mort dans sa voiture, sur un parking ; il vient de se suicider………..

C’est en relatant ce tragique évènement que l’auteur commence ce vibrant hommage à l’homme et au père qu’il a été pour lui. Tel un peintre, qui par petites touches rempli sa toile, l’auteur va au fur et à mesure, et avec beaucoup de pudeur, nous raconter son père, et nous faire partager son enfance d’enfant adopté, élevé, éduqué et surtout aimé par celui qui est entré dans sa vie alors qu’il avait dix ans.

Lors de sa parution, j’avais entendu parler de ce livre, et surtout j’avais longuement entendu le journaliste de défendre, Le sujet m’avait interpellée. Ce livre m’a choisie il y a peu de temps ; et c’est rapidement que je l’ai lu. C’est assez paradoxal, parce bien que l’ayant lu avec gourmandise, et ayant trouvé le style agréable, je lui ai trouvé beaucoup de longueur. L’auteur tente de trouver un sens au geste de son père, sans y parvenir. Peut-être était-ce trop tôt ?
Il est écrit avec beaucoup de pudeur, et j’ai l’impression de ne pas avoir appris énormément de la vie du personnage dont il est question. Cela me laisse une petite impression d’inachevé. Cela n’ôte rien à la délicatesse de l’hommage filial dont Eric Fottorino nous fait ici la démonstration, ni au témoignage poignant de la paternité.

Le père n’est pas seulement celui qui apporte ses gènes, mais surtout celui qui élève et aime.
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Sam 07 Déc 2013, 17:04




Folio 208 P

Le narrateur met en confiance. Directeur d'agence, il noue avec ses clients des rapports personnels. "Assurer, rassurer", c'est son slogan. Quand un de ses clients l'appelle pour un incendie, il se rend aussitôt sur les lieux. Il y découvre une photo d'enfant avec sa mère, qui déclenche en lui des souvenirs, et une détresse oubliée.

Le texte correspond bien au professionnel, il prend vite un tour personnel pour évoquer les liens d'un père avec son fils, un thème existentiel chez Fottorino, et qu'il aborde dans une trilogie.
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MessageSujet: Re: Eric fottorino   Ven 13 Déc 2013, 09:57



Le vélo est une passion chez Eric Fottorino. Elle le dévore depuis l’enfance et l’a conduit à faire le tour de France, à la manière des coureurs, mais sans les impératifs de l’institution.

Tour d’enfance ;

Identification à Luis Ocana, à Thevenet, à Fausto Coppi. Le jeune Eric prend son guidon par les cornes pour gratter « d’imaginaires poursuivants » : quel enfant ne s’est pas fait le film de vainqueur d’étape, talonné par les meilleurs coureurs ? Qui n’a pas joué à doubler son ombre ?

Citation :
Mes jambes en fuseau tombent droit autour du pédalier. Je fends l’air transparent. Les vitesses claquent dans un bruit sec, comme au flipper les parties gratuites.. Mon dérailleur chante, la roue libre bourdonne, un essaim d’abeilles.

Tour de France, tour de souffrance.


Fottorino évoque la destinée des grands noms, leur fin tragique parfois, il pense à eux quand dans des virages, il refuse de freiner.

On connaît l’ adage « le premier qui freine est un lâche, le dernier, un con ».

On appelle ça le « rhume des freins »

Car ce livre, avec de petits textes, est drôle, on s’y récite des vers détournés : « sois sage, ô ma douleur » etc.

On rêve du 52-14 qui développe 7,47m d’un tour de pédale. Un 52-11 serait idéal.

Le cyclisme est un mode d’ascension populaire, les plus grands échappaient ainsi à une carrière de boulanger (Coppi), de paysan (Poulidor), ou d’ouvrier d’usine.

Longue vie à la petite reine et ses adeptes !
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