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 Terrence Malick, the tree of life.

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Cricri
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Sam 09 Sep 2006, 07:34

rotko a écrit:
bienvenue à toi, cricri !
il me semble te connaître, on a dû être à table ensemble ou je me trompe ?

Non, je ne vois pas...? Quand est-ce qu'est le prochain diner ? flower
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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Sam 09 Sep 2006, 07:54

alors cricri, j'ai dû faire erreur, mais c'était le cricri du coeur (sans offense !)

à propos des moissons du ciel on dira que pour le film a été utilisée une affiche qui renvoie à un tableau de Hopper.

voici l'affiche

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AdL
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Sam 09 Sep 2006, 11:14

Cela ne me surprend pas, il y a de la peinture dans ce film.
Comme on peut en trouver dans Le Déjeuner sur l'herbe de Renoir fils (pique-nique) mais à un autre niveau biensûr.
Les Moissons m'ont fait penser aussi à Tess de Polanski (le travail des saisonniers). Je n'arrive pas trouver une image de ce film durant la moisson.
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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mar 17 Mai 2011, 04:45


clic !

Malick fait beaucoup parler de lui avec The Tree of Life, avec Avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain. Certains l'applaudissent sans réserve, et le trouvent mystique, alors que d'autres y voient un film grandiloquent, avec des platitudes.

Résumé : Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

Passage en revue des critiques sur cette page..

L'Express livre un entretien avec Alexandre Desplat, auteur de la musique originale du film.
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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mar 17 Mai 2011, 04:50


.
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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Dim 05 Juin 2011, 18:04

Je l'ai vu, je l'ai trouvé prétentieux, mystico-mormon, avec une ouverture, reprise au final sur le thème de "la nature a été créée belle, depuis le début" : se succèdent des images dignes des diaporamas vantant le bouddhisme zen, ou l'huile de tournesol, ou l'eau minérale genre Vittel, eau sacrée des volcans. On voit même des dinosaures qui font trempette.

Certaines images sont belles; cosmiques, mais avec une voix off qui commente : "regarde autour de toi, Viens en aide à ton prochain, tu retrouveras ton frère dans une vie meilleure" etc...

Entre les volcans et la vie sous-marine, on croit aux documentaires, avec une vue des déserts pendant l’ entracte. Et contre-plongée sur les arbres.

Au milieu, l'histoire d'une famille qui "avait tout pour être heureuse" et qui est frappée par le malheur : références à Job : "Dieu t'a tout donné, il te l'a repris, c'est ainsi sur la terre".

Du prêchi-prêcha, on en a une bonne dose, avec le baptême, le sermon à l'église, un enterrement etc.

Petit changement de cap :

la famille Ricorée ou Vittel (« y a une vie après les repas » !), très affectueuse, on s'embrasse, on se fait tourner jusqu'à en avoir le tournis, même le chien, a un revers. Le père - qui joue de l'harmonium à la paroisse, est adepte d'une éducation stricte, avec punitions, humiliations, "appelle-moi Monsieur, et ne claque pas la porte". Nombreuses vues sur les échelles, les escaliers à gravir pour devenir meilleur, et se rapprocher du Très-Haut.

D'où des dérives : sentiment de culpabilité, du père, des fils, et de la mère bien pâlichonne etc.

Après la voie de la Nature, c’était la voie de la Grâce, et de la Rédemption : images de l’eau qui purifie, des mains qui se joignent...

En arrière-fond sonore on a eu droit, à hautes doses, à du Brahms, à la Moldau, à du Beethoven et à des cantiques pleins de ferveur.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 06 Juin 2011, 18:15

je serai content de lire vos impressions sur ce film honoré à Cannes.

Je crois que les jurés ont été sensibles à ses qualités esthetiques et à ses références à de grandes oeuvres cinematographiques comme 2001 odyssée de l'espace.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mar 14 Juin 2011, 21:35

La Vie....... La Mort...... L’Amour......... L’Eternité.....

. . . . . . . . . . . . . .

Le Souvenir.....

. . . . . . . . . .

Des brins d’herbes qui ondoient au vent.......

. . . . . . . .

L’odeur des cheveux de ma mère......

.............

Papa est autoritaire, Maman est douce...........

. . . . . . . .

Le feu.... Le Volcan......

. . . . . . . . . .

Le Grand Tout.......

. . . . . . . . . .

L’Océan......

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

L’invraisemblable beauté de la Nature.....

. . . . . . . . .

Dieu.....

.............

L’Eglise, l’Armée, l’Ecole, le Père...............

. . . . . . . . .

Les premiers émois.......

. . . . . . . . .

Le cauchemar.........

. . . . . . . . . . . .

La Vie est parfois Violente.........

....... ...... ....... ....... .......

Dans quelle étagère......?

.
.
.
.
.
.
.



Il aurait bien pu couper 1h30 (au moins) à son film Sleep
Quel pensum.....!

Pourquoi Sean Penn est-il si tourmenté? L’anniversaire du décès de son frère? La crise de la cinquantaine /soixantaine? La crise des subprime? Une interrogation sur le sens de la vie et de la futilité de la course à la carrière?

Les enfants jouent certes avec beaucoup de naturel et Jessica Chastain s’en tire très bien, parvenant à exprimer des émotions sans paroles. Quant à Brad Pitt, je ne suis pas certaine que c’était le bon choix de casting. Il joue bien, certes, mais je voyais Brad Pitt et non pas Le Père.

Assez d'accord avec toi, rotko. Du mysticisme new age de supermarché et surtout: beaucoup trop long! black
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mer 15 Juin 2011, 04:44

oui :-) ce qui m'a surpris aussi, la coexistence de ce pantheisme fumeux et l'histoire de cette famille, au début bien dans cette ligne de religiosité et qui finalement bascule dans une dévoterie de type "autoritaire", pour ne pas dire plus.

j'ai parlé des commentaires pesants sous les images et des prêches divers, il y a aussi les symboles dont le cineaste raffole :

on voit des malfaiteurs arrêtés ;

- commentaire du père sur le bien et le mal.
- Le cineaste, lui, appuie en leur donnant des têtes de monstres, "patibulaires" comme on dit,
- et la mère, tout imprègnée des Ecritures, leur donne un verre d'eau à boire...

Bref, on n'en sort pas des lourdeurs, symboliques et autres.

C'est pourquoi j'ai apprécié le chat du rabbin où les commentaires n'appuient pas, ou au contraire, se dégagent de la scène par une pirouette ou un trait d'humour.
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Luca
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mer 15 Juin 2011, 08:57

J'ai eu une toute autre lecture du film...


"
Il y a tout d’abord une lueur. Ce lieu énigmatique qui reviendra régulièrement, telle une ponctuation. Où sommes-nous ? Qu’est-ce que c’est ? Bougie ? Utérus ? Ventre cosmique ? Il faudra deviner. Deviner ou choisir. Allez, courage, choisir est parfois peu confortable quand on n’a pas l’habitude. Ça demande un peu de réflexion. Mais ça vaut toujours la peine…

Puis nous faisons connaissance avec les personnages : une femme - lumineuse Jessica Chastain -, apprenant le drame au téléphone : la mort d’un fils. Le père, au téléphone encore – Brad Pitt méconnaissable. Enfin, après un indéfinissable saut dans le temps, le frère aîné, Jack – un Sean Penn d’une magnifique sobriété - qui semble vivre… en suspens.

Voilà pour le présent. Nous y restons très peu. Suffisamment pour percevoir le nombre impressionnant de cloisons de verre qui morcellent ce réel-là. Vient ensuite ce long passage, déchaînement poétique : la musique, les images, l’univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, des silences cristallins aux fracas terrifiants. Il peut paraître un peu long, pourtant je crois qu’il suffit de se laisser porter sur l’instant (Il y a juste l’apparition de ces dinosaures que j’avoue ne pas avoir particulièrement appréciée. Rouerie de réalisateur malicieux ?)

À la sortie du vortex – j’ai pensé au 2001 de Stanley Kubrick -, ce que Terrence Malick veut nous raconter, ce n’est pas le présent, c’est le passé. Quoique… Nous voici dans les années 50-60 au cœur de cette famille : le père, la mère et le fils, Jack enfant - magnétique Hunter McCracken -, puis deux frères naîtront. Malick nous en parle comme on feuilletterait un album photo, comme on visionnerait de vieux films Super 8. Pêle-mêle.

Peu à peu se dessinent les silhouettes d’une mère douce et aimante et d’un père rigide et autoritaire. Des clichés bien étonnants sous la caméra de Terrence Malick, même au regard de l’époque. Personnages qui conservent d’ailleurs de surprenants visages enfantins. Avec l’une, des moments de jeu et de complicité. Avec l’autre, des moments d’autorité et de crainte. Mais l’amour toujours bien présent, palpable. La haine aussi. Mais haine de quoi ? De qui ? Des visages de femmes passent par là, dont nous ne saurons rien. Un troisième frère, parfois présent, parfois absent de l’écran. Déroutant.

Nous suivons ces instants de vie. Pourtant, à y regarder de plus près, certaines réflexions du jeune garçon dénotent une étrange maturité. Dès le début : « Mère, Frère, c’est pour vous que je suis ici. » Plus tard, à son père : « Je suis comme toi. Je suis aussi mauvais que toi. Je te ressemble, à toi plus qu’à elle » - jusqu’à la lèvre inférieure du fils, d’ailleurs, qui s’avance à la manière de celle du père. Ou plus loin : « Père, Mère, vous luttez toujours dans ma tête. » Sur le moment, ces paroles éveillent quelque chose. Et puis on oublie…

Mais le retour dans le présent nous y ramène. Nous voilà à nouveau aux côté de Jack adulte. Dans un décor irréel, nous le voyons rejoindre les personnages de sa vie. Lui a vieilli, pas eux. Ses jambes flanchent devant tout cela – « un jour nous nous écroulerons en larmes et nous comprendrons toutes ces choses » -, mais il se relève. Nous le voyons renoncer à l’amour exclusif de ses parents pour s’autoriser à être aimé d’eux. Il offre à sa mère, et surtout à son père, de retrouver le frère mort. Celui qu’il jalousait. Il accepte cela. Et une fois en paix, il peut recevoir – enfin – le cadeau de cette mère qu’il aime tant.

Le Dieu de Terrence Malick n’est que le soleil jouant entre les doigts. Ou le rêve du grand frère à qui la mère offre, confiante, le souvenir du jeune frère mort.
"
Plus tard, j'ai écrit : Abreuvés d'images dès le plus jeune âge, il me semble qu'il est tristement dangereux de nous habituer à les prendre comme elles viennent, à les gober, à attendre qu'elles apportent une explication univoque et exhaustive. J'ai lu ailleurs que des personnes étaient sorties de la salle lorsqu'elles en avaient eu marre "d'attendre" une explication. Je trouve cet "attendre" effrayant. Alors j'essaie de regarder un film comme je lirais un livre : l'esprit éveillé. Ce n'est pas toujours facile, mais lorsque j'y parviens, c'est mille fois plus exaltant.
Et puis j'essaie de ne pas sous-estimer les auteurs. Chez certains d'entre eux (comme Malick, Pasolini, Scorcese, Van Trier...), le plus petit détail est signifiant. Les oublis n'en sont pas, les ellipses ne sont jamais là par hasard... Ils construisent des jeux de pistes enthousiasmants. Je peux regarder un film comme je lirais de la poésie.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mer 15 Juin 2011, 11:42


Il y a beaucoup de choses dans ton post cheers qui concerne essentiellement l’histoire familiale.

Comme tu le dis, c’est un puzzle déroutant, au point que des spectateurs sont, chez moi aussi, sortis de la salle pendant la projection,

En effet, si les indices temporels qui scandent le film ne sont pas visibles, puisque le fils aîné apparaît plus vieux que ses parents lorsqu’il les rencontre, on a du mal à s’y retrouver.

On dira que c’est "dans la tête du fils", si on veut, c’est comme se débarrasser des dinosaures en alléguant de l’humour. Ça explique et justifie tout, comme « l’humour corrézien », nouvellement découvert.

Tu as sans doute raison de feuilleter les images du film comme dans un album photo, mais n’essaie-t-on pas, c’est humain, de mettre de l’ordre dans le puzzle, pour comprendre l’action et les personnages ?

D’autre part les images symboliques, comme le verre d’eau au malfrat, ne supposent-ils pas qu’on regarde le film et qu’en même temps on aperçoive le symbole, chrétien ou non ?

Les obscurités abondent : de quoi est mort le fils ? S’est-il suicidé ? Quid du travail du père, qu’on voit d’abord en uniforme de pilote, puis cadre dans une usine, ou chargé d’urbanisme et d’architecture ?

Les paysages urbains opposés au désert etc. m’ont paru participer d’une méditation (transcendantale ?) sur la vanité des choses humaines par rapport à la création universelle célébrée par les images lyriques du début.

Quant à l’histoire du fils, en opposition à son père et à l’éducation reçue, cela m’a semblé un nouvelle mouture de A l’est d’Eden.

Et que de travers sexuels suggérés : la fouille dans les tiroirs de lingerie, des relations troubles avec le jeune frère. On suggère, comme des travers de l’éducation bien-pensante, mais dans un style bien-pensant.

En tout cas, je vois que tu as regardé le film avec une grande attention pour être capable d’en relier les différents épisodes. chapeau

Les jurés de Cannes, à ce que j’ai entendu dire, auraient été sensibles à des références cinématographiques, à yann arthus Bertrand, à Kubrick et bien d’autres. Est-ce le souci du spectateur ?

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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Jeu 16 Juin 2011, 06:16

Premier film de Terrence Mallick, La Balade sauvage 1973

Revoir aujourd'hui La Balade sauvage à la lumière de ses films suivants permet de mieux cerner ce qui motive Malick : un rapport dévot aux souvenirs, illustré par les photos d'antan, les symptômes d'une émotion, les objets jetés aux ordures, incendiés sur chant liturgique ou enterrés comme talismans sacrés. Un rapport au cosmos souligné par la splendeur panthéiste, ces plans d'un poisson ou d'un chien agonisant dans les herbes.

Le cinéma de Terrence Malick illustre un sentiment d'appartenance à un au-delà métaphysique.


Tout l'article du Monde.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Jeu 16 Juin 2011, 07:12

Article intéressant bien qu'un peu court. Merci, ça tombe (décidément) bien : je n'ai pas vu La Balade sauvage et je ne connais pas Stanley Cavell.

rotko a écrit:
un rapport dévot aux souvenirs, illustré par les photos d'antan, les symptômes d'une émotion, les objets jetés aux ordures, incendiés sur chant liturgique ou enterrés comme talismans sacrés
Le mysticisme de Malick me semble bien de cet ordre-là : nos dieux et nos démons sont à l'intérieur de nous, les objets externes sont réels mais neutres, c'est notre regard qui les rend beaux ou laids, émouvants ou effrayants.
Encore que je ne trouve pas le terme dévot approprié car il connote trop une volonté consciente et affirmée, alors que les souvenirs sont simplement les représentations de nos expériences passées, subjectives, celles qui construisent un individu et sa "réalité".
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 25 Juil 2011, 08:01


Je vais mettre un commentaire bien a moi, si vous permettez que j'avais ecrit ailleurs.
Si cela n'est pas selon les regles du forum, je m'excuse, Rotko. Je l'ai fait pour ne pas perdre le temps de le reecrire, ce n'est pas simple pour moi pale

Le film est venu jusqu'a chez moi, je l'ai vu la semaine derniere. Et comme vous avez tant ecrit, je ne sais plus quoi dire...j'ai beaucoup apprecie le film car il m'a fait penser sur des choses qu'on evite souvent d'evoquer en esprit. Le grand "POURQUOI" de l'existence - de l'individus et de tout l'univers, visible ou non.
J'ai abassourdie par l'audace du realisateur. Le film m'a rappele une cathedrale ou il faut entrer pour entendre toute la messe. Et le realisateur nous offre a frapper "a la porte de Dieu" avec le personnage de Sean Penn, architecte de cariere, parmi les gratte-ciel de vrs et acier, arrive au point ou l'on revois et repense sa vie. On apprend peu sur ses problemes concrets, on le voit sur l'un des cotes d'un grand lit tout etranger a la belle femme brune dans le meme lit. On suit son silence, sa rage, son desespoir lorsqu'il traverse d'immences paysages geometriques comme dans un film d'Antonioni. C'est un Job contemporain qui se demande ou a ete ce Dieu au moment ou il a eu le plus grand besoin de lui - dans son enfance, ou dans la petite ville texane il a du choisir entre les deux sources primordiales - cellle de sa mere et celle de on pere. La mere suit le chemin de l'esprit, de la misericorde divine pour tout ce qui est vivant autour d'elle. Le pere, ex militaire malchanceux, un materialiste survivant, cruel avec ceux qu'il aime. Mallick met sur la balance les deux principes - celui de la nature et celui de Dieu.
Les questions de l'etre sont confrontees a celles de l'existence. L'illustration du Big Bang est a interpreter, a discuter. J'ai aime la fin - une sorte de clip surrealiste au-dela du temps - une absolution, une bonne fin d'une priere.

La belle audace poetique du film est incontestable et malgre tous les desacords, je pense que c'est un grand film sur la merveille qu'est la vie.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 25 Juil 2011, 09:28



Citation :
La belle audace poetique du film est incontestable et malgre tous les désaccords, je pense que c'est un grand film sur la merveille qu'est la vie.

Chacun le voit comme il le ressent, et les jugements sont libres.

Personnellement c'est une forme d'esthétique et une méthode de réflexion - ou d'interrogation qui m'a vite hérissé, mais je m'instruis en lisant vos avis.

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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 25 Juil 2011, 09:31

Moi aussi, Rotko, je suis ouverte a toute opinion!
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Jeu 31 Mai 2012, 11:05

THE TREE OF LIFE de Terrence Malick


Malick revient avec son cinéma panthéiste, sa volonté jamais démentie d'exploser les règles, son obsession mystique. Et signe un grand film
courageux.
Waouh ! Ça valait vraiment le coup d’attendre ce film pendant si longtemps. Un objet totalement hors format, hors pronostics, barré, oscillant entre
le sublime et l’embarrassant.
Comment dire ? Une chanson de Johnny Cash parfois trouée de décollages à la Pink Floyd. Dylan remixé par Tangerine Dream. Le Texas et le
cosmos. La Balade sauvage déchiré par 2001… Vous situez ? The Tree of Life réussit ce paradoxe d’être à la fois complètement surprenant et
totalement malickien.
On peut toujours esquisser un pitch. Une famille moyenne, un bled texan dans les années 50 : le père (Brad Pitt), la mère (Jessica Chastain, aussi
rousse que Sissy Spacek), trois fils. Un jour, l’un des trois décède, à la guerre suppose-t-on. Deuil impossible.
A notre époque, l’un des fils survivants (Sean Penn) erre entre les buildings de verre d’un quelconque downtown, symbole urbain du libéralisme. Il
est hanté par la mort prématurée de son frère, mais aussi par l’éducation stricte qu’il a reçue de son père.
Ce résumé donne des repères, mais ne dit pas grand-chose d’un film aux dialogues rares, au récit ténu, à la dramaturgie habituelle évacuée. En
lieu et place des codes hollywoodiens, des scènes flottantes, des sensations, des impressions, un voyage mental, mystique, avançant comme un
songe, une pensée qui dérive.
Le “récit” de cette famille américaine moyenne emblématique (sans doute proche de celle de Malick enfant) est parfois zébré de décrochages
inouïs : une vingtaine de minutes de virée dans l’univers, plongée dans les éléments soulignée de solennelles envolées musicales. Puis c’est
l’irruption d’une séquence préhistorique, où l’on voit un dinosaure épargner sa proie après quelques minutes d’hésitation, comme soumis au
premier remords “humaniste”. Oui, des dinosaures, et j’étais à jeun.
Il y a comme ça, dans The Tree of Life, des plans hallucinants, que l’on croit avoir rêvés, comme ce moment où
soudainement, sans que l’on sache pourquoi, Jessica Chastain tournoie en lévitation. Et puis, omniprésente, une
voix off, la fameuse voix off malickienne, qui résonne comme une longue prière, une quête éperdue d’amour, de
paix, de rédemption, de dialogue avec les chers disparus, avec Dieu.
(…) Malick est à son meilleur quand il reste les pieds et l’oeil vissés à la terre du Texas. Toutes les scènes
d’enfance et de small town sont magnifiques, avec toujours cette grâce à filmer la végétation, à faire résonner
l’unicité panthéiste entre l’homme et la nature. Dans ces moments-là, on retrouve le portraitiste-paysagiste de La
Balade sauvage et des Moissons du ciel, le cinéaste inspiré par Whitman et Thoreau, Huckleberry Finn et Tom
Sawyer, le frère filmique de Dylan et Springsteen.
Dans The Tree of Life, Terrence Malick a juste poussé un peu plus loin la vision du monde et du cinéma qui
apparaissait dans ses films précédents. Et comme disait l’autre, passé les bornes, y a plus de limites.
Quand Malick reste cinéaste, c’est splendide. (…) on admire le geste plein de panache d’un des rares cinéastes
qui va jusqu’au bout de son délire, explosant toutes les règles en vigueur et bravant courageusement le prêt-àfilmer
et le prêt-à-consommer.
Serge Kaganski, Les Inrocks, 17/05/2011

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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 03 Sep 2012, 05:00

"To the Wonder", présenté à la Mostra de Venise.

La poésie mystique de Terrence Malick - Du Mont Saint-Michel aux plaines de l'Oklahoma en passant par Paris et Versailles, la caméra vagabonde de Terrence Malick propose avec "To the Wonder" un voyage initiatique à la recherche de l'amour et de la foi, à travers l'errance d'un couple et le désarroi d'un prêtre.

Neil et Marina, interprétés par Ben Affleck et Olga Kurylenko, se rencontrent, s'aiment et font rayonner leur amour dans le cadre enchanteur d'un Paris de carte postale et du Mont Saint-Michel, surnommé la "merveille (wonder en anglais) de l'Occident".

Dans ce désert américain vit aussi un prêtre, joué par Javier Bardem, confronté à un doute frisant la crise de vocation.

A travers ces trois personnages, Terrence Malick disserte sur l'amour, en particulier la souffrance amoureuse, la foi, mais aussi et peut-être surtout sur la beauté sans égale de la nature, mise en danger et contaminée par l'homme


in l'article du Point.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Ven 28 Sep 2012, 16:12

J'ai eu la chance de travailler sur ce film, que je n'ai malheureusement pas vu.
Les images sont magnifiques par contre.
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Ven 15 Fév 2013, 21:26


Je suis en train de regarder a la tele Le nouveau monde, je le trouve tres emouvant, sujet choisi avec beaucoup de coutage et traite merveilleuseent, jolies paysages! Je le prefere au "Three od Life".

Et j'attendrai:

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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 04 Mar 2013, 06:44


A la merveille

Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana.

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Maya
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Lun 04 Mar 2013, 07:41


Donc, c'est To the Wonder dont j'ai mis un video, voila Le nouveau monde que j'ai vu et j'attends A LA MERVEILLE!!!



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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mer 06 Mar 2013, 06:40

la merveille

Son film est un pur poème d'une beauté à couper le souffle. Images et musique s'entremêlent pour emporter le spectateur dans le tourbillon des sensations de Ben Affleck et de ses deux belles, Olga Kurylenko et Rachel McAdams.

La caméra virevolte pendant près de deux heures laissant rapidement place à un drôle de sentiment qu'on met un petit moment à identifier comme étant de l'ennui, du vrai, celui qui fait consulter sa montre à intervalles réguliers. Tout occupé par ses mouvements de caméra, Terrence Malick semble avoir oublié de se procurer un scénario


20 minutes.
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rotko
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MessageSujet: Re: Terrence Malick, the tree of life.   Mer 13 Mar 2013, 06:17



Terrence Malick est de retour avec «To the Wonder», un film qui divise:

magnifique poème visuel ou pensum ridicule et plombant ?

Citation :

une sorte de poème visuel à la fois lyrique et au ton de confidence intime, qui s’adresse directement au cœur et à l’âme du spectateur. Rarement film fut à ce point symphonie de mouvement, de lumière et de son! Le style? Un flux ininterrompu d’images brèves montées de manière impressionniste, avec musiques classiques et voix off en différentes langues. La philosophie? Un tiraillement entre élan romantique, errance existentialiste et questionnement mystique – bref, rien de bien obscur ou prétentieux

le Temps.
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Terrence Malick, the tree of life.
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