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 Sigmund Freud

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rotko
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MessageSujet: Sigmund Freud   Sam 02 Juin 2007, 14:34

Freud, "le délire et les rêves dans "la gradiva" de W.Jensen" dans la collection folio essais
Je trouve une préface de JB Pontalis à un ouvrage de Freud :"le délire et les rêves dans "la gradiva" de W.Jensen.

En 1906 Jung conseille à Freud une nouvelle de l'Allemand W Jensen, intitulée "Gradiva", fantaisie pompeienne.

Freud lit la nouvelle et se rappelle le bas-relief antique de la Gradiva, à Pompei qui represente une femme qui marche tenant de sa main gauche le pli de son vêtement drapé.

Freud commente donc, et la nouvelle et le bas-relief, thème de cette nouvelle, ce qui permet à Pontalis de faire des mises au point et des comparaisons entre l'archeologie et la psychanalyse, chacune tournée vers l'exhumation du passé, mais avec des differences.
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rotko
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 02 Juin 2007, 14:37

Freud :"le délire et les rêves dans "la Gradiva" de W.Jensen". Folio essais
LA GRADIVA
Un archeologue Norbert Hanold est fasciné par un bas-relief antique : il représente une jeune fille qui marche d'un pas léger, en soulevant de sa main gauche les plis de sa robe. Il en possède un moulage, il rêve la nuit de cette jeune fille, et en vient à observer les passantes pour comparer leur démarche à celle de la Gradiva - mot latin qui signifie "celle qui avance".

Il croit la voir dans la rue, s'imagine qu'elle vivait à Pompei, et il décide de se rendre sur ce site archeologique. Là, il croit l'apercevoir à plusieurs reprises, il parle avec elle, - en allemand !, il lui offre des fleurs, et vit cette expérience dont parle Nerval,[d'une dame]

Citation :
"Que dans une autre existence peut-être
J'ai déja vue... et dont je me souviens!"

Le récit est long, répétitif - normal puisque le personnage est "obsédé" par cette jeune fille, à la fois morte et vivante, étrangère et familière, lointaine et ironiquement proche...avec des rencontres rêvées et d'autres vécues !
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 02 Juin 2007, 14:41

le commentaire de Freud. sur la gradiva de jensen

Freud décide de considérer la nouvelle de Jensen, non comme une pure oeuvre de fiction, mais comme une étude psychiatrique. Il étudie donc le comportement de l'archeologue Hanold comme celui d'un patient atteint d'une psycho-névrose.

Pour le lecteur qui n'a pas lu "de l'interprétation du rêve" (1900), c'est l'occasion de voir le psychanalyste confronté à un cas pratique, et appliquant des lois sur le terrain. Le lecteur peut aussi se faire son opinion car il a déjà fait sa propre lecture de "Gradiva".

Le commentaire de Freud, relativement facile à lire, est convaincant parce que d'une grande rigueur logique.
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Cricri
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MessageSujet: Sigmund est fou et Freud a tout faux   Dim 10 Fév 2008, 18:03

http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=85&srid=427&ida=8953

Citation :
Sigmund est fou et Freud a tout faux - Remarques sur la théorie freudienne du rêve
de René Pommier
Editions de Fallois 2008 / 18 €- 117.9 ffr. / 187 pages
ISBN : 978-2-87706-649-5

L'auteur du compte rendu : Laurent Fedi, ancien normalien, agrégé de philosophie et docteur de la Sorbonne, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la philosophie française du XIXe siècle, parmi lesquels Le problème de la connaissance dans la philosophie de Charles Renouvier (L'Harmattan, 1998) ou Comte (Les Belles Lettres, 2000, Rééd. 2006).

Freud rêvait...

Les khâgneux d'une génération bientôt quarantenaire connaissent René Pommier, Professeur de la Sorbonne, spécialiste de littérature classique et adversaire réputé du structuralisme. Cet iconoclaste n’hésita pas, dans sa thèse de doctorat, à réfuter Roland Barthes, le maître à penser de la nouvelle critique. C’est une autre idole, plus impressionnante, qu’il renverse dans son dernier ouvrage, paru aux éditions de Fallois. R. Pommier n’est pas le premier à démystifier le freudisme. D’autres s’y sont essayés, souvent avec succès : Adolf Grünbaum, Gérard Zwang, Jacques van Rillaer, J. Cottraux, Robert Wilcocks, Patrice van den Reysen, Jacques Bénesteau, Mikkel Borch-Jacobsen. Ce qui fait l’originalité du livre de R. Pommier, c’est sans doute la simplicité de sa méthode, qui consiste à lire les textes pour eux-mêmes, sans arrière-plan théorique, en essayant simplement d’en déceler la cohérence, une méthode qui permet en somme de juger «sur pièces». Or il suffit d’un peu d’attention pour s’apercevoir que Freud viole en permanence les règles les plus élémentaires de la démonstration : il affirme une chose, puis, deux pages plus loin, le contraire, il multiplie les affirmations gratuites et les hypothèses les plus arbitraires, généralise à partir d’un cas singulier qui souvent contredit ses propres résultats antérieurs ; bref, Freud est un illusionniste dont les tours de passe-passe ne résistent pas longtemps à l’examen. Doit-on l’avouer ? L’essai de R. Pommier nous a renvoyé à nos souvenirs de lycéen et à la stupéfaction qui fut la nôtre en découvrant, dans le premier livre de Freud qui nous tomba sous la main, une désinvolture méthodologique dont nous ne trouvions aucun équivalent chez les autres auteurs au programme.

Parce qu’il fallait faire un choix, R. Pommier a décidé de concentrer son examen sur l’interprétation des rêves, une partie de son œuvre à laquelle Freud était particulièrement attaché. R. Pommier déroule la liste des symboles sexuels présentés comme indubitables et nous rappelle que les chapeaux, les manteaux, les cravates sont des symboles phalliques au même titre que les parapluies qu’on déploie comme un objet en érection – à ceci près, remarque Pommier, qu’un parapluie déployé perd son pouvoir de pénétration, ce qui ne semble être pour Freud qu’un détail. L’arrachage d’une dent est l’un des symboles les plus suggestifs de l’onanisme. Le bois est un symbole féminin comme le veut une étymologie assez complexe dont seul notre inconscient, apparemment, est averti. Au-delà du caractère fantaisiste des symboles que Freud prétend découvrir, on est déconcerté par l’arbitraire qui préside au choix de tel ou tel symbole dans le travail d’interprétation, car tandis qu’il fait un sort à des objets dont personne d’autre que lui ne perçoit la signification, il lui arrive de ne pas tenir compte de symboles qui devraient lui paraître évidents au vu de son propre inventaire.

L’interprétation des rêves dépend pour une large part du récit complet des patients, en relation avec leur biographie familiale, mais c’est là peut-être que la supercherie de Freud est le plus visible. Comme cela nous est montré à partir de plusieurs exemples célèbres, dont l’injection à Irma, la méthode de Freud consiste à éliminer dans le récit initial du patient non seulement ce qui dérange la thèse qu’il veut établir, mais aussi les nombreux éléments dont il ne peut se servir pour l’étayer. «A la fin de l’opération, il ne reste souvent presque rien et parfois rien du tout du récit initial» (p.24). Pour arriver au bout de ses prétendues démonstrations, Freud est obligé de recourir aux associations les plus abracadabrantes, dont J. Bénesteau a montré, de son côté, qu’elles s’appuyaient parfois sur des erreurs de traduction grossières, savamment dissimulées par le Maître (lire dans Mensonges freudiens, Mardaga, 2002, le chapitre intitulé «Léonard et les drôles d’oiseaux»). Mais Freud, qui a plus d’un tour dans son sac, se tire d’affaire d’un coup, en affirmant que les rêves ne suivent pas les lois de la logique : une chose peut signifier son contraire, comme par exemple «se précipiter dans l’eau» et «sortir de l’eau». A quel critère reconnaît-on les événements symboliquement réversibles ? Nous ne le saurons jamais. La psychanalyse a ses raisons que la raison ne connaît pas. Voilà une bien curieuse science, qui a plus d’un trait commun avec la chiromancie et l’astrologie. Freud n’hésite d’ailleurs pas, quand l’occasion se présente, à invoquer des communications télépathiques, ou la numérologie, dont les rêves sont - paraît-il - friands.

Après avoir déconstruit la méthode freudienne - si l’on peut encore parler de méthode au sens cartésien du terme -, R. Pommier examine les thèses. N’étant pas psychologue, il se déclare incapable de proposer une quelconque explication des phénomènes oniriques, mais Freud en savait-il beaucoup plus que le commun des mortels à ce sujet ? On peut en douter, tant les explications qu’il avance manquent de plausibilité. La thèse principale est bien connue : le rêve serait l’accomplissement d’un désir, accomplissement déguisé si le désir a été refoulé. Il est difficile de comprendre comment Freud intègre à ce schéma les rêves angoissants, les cauchemars (c’est d’ailleurs une remarque de bon sens que peuvent formuler des élèves de terminale). Une autre généralisation laisse perplexe : les rêves auraient pour fonction de prolonger le sommeil, de réaliser notre désir de dormir. Mais comment comprendre que certains cauchemars nous réveillent en sursaut ? Laissons ces objections et passons à la thèse du refoulement. Est-il vrai que nous nous cachons à nous-mêmes nos propres désirs comme des pensées inavouables ? Il nous arrive certes de ne pas révéler aux autres nos désirs sexuels, mais, comme le remarque R. Pommier, cela ne veut pas dire que nous n’en ayons point conscience. «Tout le monde se souvient généralement fort bien de ses premières expériences sexuelles. Loin d’aller, comme le prétend Freud, se cacher précipitamment dans les profondes ténèbres de l’inconscient pour attendre parfois pendant de très longues années le moment propice d’en sortir nuitamment […], nos premiers souvenirs sexuels restent au contraire particulièrement vivaces» (p.159). Cependant, comme on sait, Freud fait remonter la sexualité au plus jeune âge : cette sexualité précoce - qui demeure un dogme vivace dans notre société - n’est pas directement abordée dans le livre, mais R. Pommier rappelle tout de même, avec le soutien de quelques neurologues, que les tout-petits n’ont pas de mémoire événementielle, ce qui rend pour le moins douteuse la thèse de l’amnésie infantile. Bien entendu, Pommier ne conteste pas l’existence des traumatismes d’enfance, ni même la possibilité que certaines interprétations de Freud touchent juste, notamment celles que tout le monde serait capable de livrer. Il dénonce en revanche le caractère antiscientifique des généralisations qui constituent chez Freud un procédé systématique.

Par conséquent, l’auteur de la Traumdeutung n’a rien de commun avec Copernic et Darwin à qui il se comparait. Cet homme dont l’arrogance n’a d’égale que la malhonnêteté, est tout simplement un charlatan. Sa démarche n’est pas si originale qu’on pourrait le croire : «Elle est celle de tous les fondateurs de systèmes et consiste en une perpétuelle fuite en avant qui les fait aller toujours plus loin sur le chemin sans fin de l’arbitraire et de l’absurde» (p.164). On imagine d’ici que les psychanalystes réagiront en considérant la critique de R. Pommier comme un nouveau témoignage de ces résistances psychiques qui confirment la théorie. La psychanalyse est en effet cette science très particulière qui échappe à tout contrôle et absorbe ses contre-exemples en y voyant des exemples significatifs. Karl Popper la disait non réfutable (ou non falsifiable) et la classait parmi les pseudo-sciences.

R. Pommier montre quelque chose de plus : le fonctionnement rhétorique de Freud. Il fallait entrer dans ses mécanismes théoriques pour achever de démystifier ce soi-disant précurseur. D’autres travaux, plus historiques et documentaires, conduisent au même résultat. Dans le genre, l’essai de R. Pommier est un des mieux réussis et des plus agréables à lire. Décapant, intelligent, ce livre d’une drôlerie toute moliéresque est déconseillé aux esprits chagrins. Aux autres, on recommande en particulier les pages jubilatoires sur les clitoris qui font tic-tac et le «regard effrayant» qu’ont les femmes quand elles urinent !

Laurent Fedi
( Mis en ligne le 30/01/2008 )
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2008
www.parutions.com
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rotko
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Lun 11 Fév 2008, 12:09

Bonjour Cricri,

j'espère que le copié/collé de ce document soumis au copyright ne te vaudra pas un rappel à l'ordre. cheese

Ceci dit, ce texte bien tourné repose sur des affirmations générales - et par conséquents peu vérifiables.

Ce qui serait bien : voir sur le terrain les "escamotages" de Freud et ses "tours de passe passe".

Je le dis en toute naïveté, ie sans a priori. Freud pour lequel je n'ai pas de sympathie particulière s'est livré à des études détaillées de textes, et je pense à celui-ci :

:"le délire et les rêves dans "la gradiva" de W.Jensen. livre paru chez Folio essais.

on a donc dans un premier temps la nouvelle de Jensen et son traitement par Freud.

C'est à dire que tout y est vérifiable : si le coeur t'en dit, je te lirai et te suivrai, car j'aime bien les analyses de cas concrets.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 16 Fév 2008, 06:52

LA GRADIVA

Un archéologue Norbert Hanold est fasciné par un bas-relief antique : il représente une jeune fille qui marche d'un pas léger, en soulevant de sa main gauche les plis de sa robe. Il en possède un moulage, il rêve la nuit de cette jeune fille, et en vient à observer les passantes pour comparer leur démarche à celle de la Gradiva - mot latin qui signifie "celle qui avance".

Il croit la voir dans la rue, s'imagine qu'elle vivait à Pompei, et il décide de se rendre sur ce site archéologique.

Là, il croit l'apercevoir à plusieurs reprises, il parle avec elle, - en allemand !, il lui offre des fleurs, et vit cette expérience dont parle Nerval,[d'une dame]
"Que dans une autre existence peut-être
J'ai déjà vue... et dont je me souviens!"

Le récit est long, répétitif - normal puisque le personnage est "obsédé" par cette jeune fille, à la fois morte et vivante, étrangère et familière, lointaine et ironiquement proche...avec des rencontres rêvées et d'autres vécues !
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Dim 09 Nov 2008, 07:37

Malaise dans la civilisation est téléchargeable sur ce site

Citation :
L’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité.

Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation.

L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 26 Fév 2010, 21:57

Erreur, Rosie ... col ... c'est le "Moi", et non le "Surmoi" qui prédomine dans le narcissisme ... de plus, le "Surmoi" ne peut naître qu'à la faveur de la baisse de la libido (due à des raisons biologiques), vers l'âge de 6 ans, début de la période de latence sexuelle ... ainsi, chez l'enfant, le narcissisme primaire est un passage de la construction de la psyché vers le "Surmoi" ... en revanche, chez l'adulte, celui-ci est une régression , car réinvestissement total de la libido sur le "Moi" ... Wink


Sinon, tous et toutes, vos avatars rivalisent d'inventivité ... cheers
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 27 Fév 2010, 17:28

rotko a écrit:
Pour le sur-moi, j'ai toujours pensé qu'il s'agissait des représentations et pesanteurs sociales inhibant le moi et/ou responsables du refoulement.

Oui, le surmoi est une histoire de refoulement et c'est en somme bien plus compliqué et perverse qu'on ne l'imagine :


Émergence du Surmoi et de l'idéal du Moi (au stade phallique, vers 4 ans)
Avec la résolution du conflit Oedipien, une partie de la personnalité de l'enfant va assumer les interdits du parricide et de l'inceste, ainsi que l'identification au parent du même sexe que lui. C'est le Surmoi, héritier de l'Oedipe. C'est l'intériorisation des interdits et des exigences parentales et sociales, le censeur du futur adulte. Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité.



Le Surmoi est l'instance refoulante, le support de tous les interdits et des contraintes sociales et culturelles. Son activité est partiellement inconsciente. Héritier du complexe d'Oedipe, il se constitue par intériorisation des exigences et interdits parentaux. L'enfant renonce au désir incestueux grâce à la fonction séparatrice du père, puis la découverte des règles sociales sous la pression de l'instance refoulante: le Surmoi.


Psychopathologie :

Le Surmoi du pervers est resté au stade pré-Oedipien, c'est à dire qu'il retient le sujet au niveau des interdits du stade anal (ou oral) mais n'a pas de loi de type social (accès au dossier "structure perverse"). Car les lois sociales naissent de la confrontation Oedipienne.

Le Surmoi du névrosé est par-contre plus tyrannique, plus culpabilisant (accès au dossier "névrose: définition, pathologie et soins"). Le névrosé fantasme là où le pervers agit. Ainsi, dans les cas d'homosexualité par exemple, elle est acceptée et revendiquée par les homosexuels pervers tandis qu'elle est culpabilisée par les névrosés.


Émergence de l'idéal du Moi


C'est un modèle auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l'identification aux parents idéalisés. L'idéal du Moi est une instance qui accompagne le processus de socialisation, tout au long de la formation de la personnalité. C'est aussi le substitut de la toute-puissance de l'enfant (de "je peux tout" à "je voudrais tout pouvoir") pour la construction de son Moi. Le Moi se compare et se construit par rapport à un idéal, à une référence permettant au sujet de se dépasser. Cet idéal personnel se forme progressivement au cours de l'enfance par identification aux personnes proches (souvent les parents) aimées et admirées. Cette instance psychique est consécutive à l'identification Oedipienne.

Ne pas confondre avec le "Moi idéal", qui n'est pas le substitut mais l'idéal d'une toute-puissance narcissique, avec identification à des personnages fabuleux ou prestigieux. Le Moi idéal ne propose pas de modèle accessible pour le processus de socialisation.


Définition du Moi


C'est la partie de la personnalité la plus consciente, en contact avec la réalité extérieure. Le Moi s'efforce de faire régner l'influence du monde extérieur sur le ça. Soumis au principe de réalité, il a un rôle de régulateur et de médiateur. Ses opérations sont inconscientes (mécanismes de défense). Il est issu du ça confronté à la réalité extérieure et se forme à partir d'identifications et de gratifications successives. Le refoulement par exemple, est un des mécanismes de défense du Moi. Il se manifeste lorsque le désir et les pulsions ne peuvent être acceptés et doivent être dérivés de leur Objet.

L'instance première est le ça. En sont issus dans un premier temps le Moi, formé grâce au contact avec la réalité extérieure, puis le Surmoi introjecté par le Moi qui fait se retourner l'énergie pulsionnelle contre lui-même. A la rencontre du ça et du Surmoi (ainsi que son "pendant" plus élaboré qu'est l'Idéal du Moi) se trouve le Moi.


Source : http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/document/psychologie/ca-moi-surmoi.htm
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Constance
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 27 Fév 2010, 20:04

Je ne sais qui a rédigé ces explications mais, non seulement, elles me paraissent plutôt mal définies, mais elles pèchent par esprit réducteur ... sinon, une remise à niveau s'impose : qu'est donc devenu le complexe de Jocaste ... ? col
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Dim 28 Fév 2010, 11:14

Constance a écrit:
Je ne sais qui a rédigé ces explications mais, non seulement, elles me paraissent plutôt mal définies, mais elles pèchent par esprit réducteur ... sinon, une remise à niveau s'impose : qu'est donc devenu le complexe de Jocaste ... ? col

J'ai affiché d'où provient la source. Il y a d'autres informations. A prendre que ce qu'il y a à prendre.
Peut-etre avez vous eu l'impression que ces informations pèchent par esprit réducteur, parce que l'écrit semble condensé. Mais ce qui est réducteur est de pouvoir l'exprimer sans compléter par des exemples plus élaborés.

Je vous invite, donc, à développer le complexe de Jocaste.
Je suis preneuse de ce genre de lecture car je ne suis pas une experte en la matière et ce que j'aime c'est comprendre avant tout.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Dim 28 Fév 2010, 15:30

Les sources sont incontestables, en revanche, je ne faisais que remarquer que l'exposé (qui n'est pas signé) manquait non seulement de clarté, mais également de cohérence et de pédagogie, tout en occultant les récents travaux sur le rôle de la femme dans la relation mère-fils et mère-fille (désir inconscient de l'inceste, soit le nommé "complexe de Jocaste") ... col

Je me permets d'ajouter que tous les individus "normaux" , qui n'entrent pas dans le champ psychiatrique, portent en eux des traits et des comportements névrotiques ... nous sommes donc tous des névrosés ... Smile
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rotko
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Dim 28 Fév 2010, 16:17

Constance a écrit:
tous les individus "normaux" , qui n'entrent pas dans le champ psychiatrique, portent en eux des traits et des comportements névrotiques ... nous sommes donc tous des névrosés ... Smile

C'est ce que j'ai entendu dire Smile Je pratique la psychanalyse avec modération et un peu de distance, mais ça m'interesse et tout ce que tu pourras dire dans ce domaine sera bienvenu.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Mar 02 Mar 2010, 11:06

Constance a écrit:
Les sources sont incontestables, en revanche, je ne faisais que remarquer que l'exposé (qui n'est pas signé) manquait non seulement de clarté, mais également de cohérence et de pédagogie, tout en occultant les récents travaux sur le rôle de la femme dans la relation mère-fils et mère-fille (désir inconscient de l'inceste, soit le nommé "complexe de Jocaste") ... col

Je me permets d'ajouter que tous les individus "normaux" , qui n'entrent pas dans le champ psychiatrique, portent en eux des traits et des comportements névrotiques ... nous sommes donc tous des névrosés ... Smile

Oui, oui, bien sûr Constance, vous êtes mieux placée pour l'exprimer.

Dans les récents travaux de ma conscience, pénétrant au plus profond ma névrose, j'ai fini par découvrir mon fantasme dévorant et incestueux mettant peut-être en avant le complexe de Jocaste.
Mes complexes sous-jacents ne sont pas entérinés et il m'arrive de les entretenir parce que ma condition de femme/mère aimerait avoir l'amour de ma mère. Car c'est dans mes pulsions intérieures, mes fantasme inassouvis de femme mâture et convulsive, que ma quête se révèle comme étant un aboutissement - toujours inachevé. (ah, cela devient complexe...) Mais cela me sert d'étude pour ce qui me concerne ! Cela me permet de mieux vivre à la fois ma sexualité et ma condition d'être (une femme) dans le rapport et l'affrontement entre deux corps, deux personnes sexuées. La naissance d'une rivalité, et la possession de cet état dans la dépossession.
En effet, dans mon for intérieur déluré : pénétrer ma mère de façon dévorante - roulant, glissant sur elle lascivement - insatiablement - aurait donné lieu a une immense satisfaction, voire une plénitude, comme celle que l'on a après manger. La satiété c'est quelque chose d'intense et d'intensément vitale. Ce peut être cannibale que la quête de l'amour et la possession du corps de l'autre, mais c'est surtout subliminal dans mon esprit primitif - cela me permet de m'en détacher.
Alors, dans mon inconscient, consciente d'être, puisqu'elle ne voulait pas de mon sexe - puisqu'elle le rejetait comme elle se rejetait, il se peut qu'elle aurait aimé mon sexe d'homme que je n'ai pas ; et là, dans mes nuits de folies, au travers de mes phantasmes, je la possédais entièrement et incestueusement - je l'aimais et la savourais - et c'est source de plaisir ; c'est même le summum du plaisir incestueux qui s'exprime dans le cri qui vient rompre le silence latent.
Mais sans aucun doute, s' il y avait eu passage à l'acte, l'aurais-je détruite...
Cela peut vous sembler choquant... Mais je suis presque humaine dans le refoulement que cela implique...

Et même si ce que je viens d'exprimer peut sembler bordélique ou être à côté de la plaque. Le tabou que j'exprime est ma plus belle névrose inconsciente et c'est ce qui fait de moi, en dehors du domaine psychiatrique, une personne normale - à peu près équilibrée.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Mar 02 Mar 2010, 12:30

Après la définition théorique, l'exemple concret.

Il faudrait que je décape mon surmoi col
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Mer 31 Mar 2010, 18:39

Onfray,« le Crépuscule d'une idole, affabulation freudienne » (Grasset)

selon Michel Onfray,
Citation :
Freud a tout simplement « pris son cas pour une généralité ». Car Freud n'a qu'un désir : coucher avec sa mère et tuer son père. Et de cette pathologie incestueuse, il fait une théorie globale qui a mystifié le monde entier.

Le complexe d'Œdipe ? « Le problème d'un homme d'un seul, qui parvient à névroser l'humanité tout entière dans le fol espoir que sa névrose lui paraîtra plus facile à supporter.»


Toute l'œuvre du médecin viennois, qui n'aurait pas eu l'humilité et la patience du travail scientifique, en découle : depuis son « auto-analyse » jusqu'à ses écrits antireligieux, anthropologiques et philosophiques en passant par ces cinq cas de psychanalyses aux résultats grossièrement falsifiés. C'est le complot d'Œdipe. Freud n'aurait pas sublimé son complexe, il se serait caché derrière une fiction littéraire et se serait employé à bâtir une nouvelle religion avec dogme impératif et servile cléricature :


« D'où l'intérêt pour les hagiographes de dissimuler tout ce qui contredit ce récit légendaire, de contrôler les archives afin d'éviter tout ce qui montre :
Freud hésitant sur sa carrière ; Freud motivé par l'argent, l'ambition, la réussite, la gloire ; Freud tâtonnant, cherchant, se trompant ; Freud quêtant un peu partout ce qui pourrait faire rapidement sa fortune viennoise à tous les sens du terme ; Freud effectuant une auto-analyse pour la forme ;
Freud trompant sa vie durant son épouse avec sa belle-sœur, Freud pillant nombre de découvertes effectuées de son temps dans le domaine des maladies mentales pour présenter une mosaïque nommé psycho-analyse ;
Freud mentant sur les guérisons qu'il n'obtient pas ; Freud transmettant les clefs de sa découverte à sa fille cadette transformée en vierge pour l'occasion.»


source bibliobs
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Mer 31 Mar 2010, 18:56

Il est de notoriété publique que Freud entretenait une relation avec sa belle-soeur, et ce, avec l'assentiment de son épouse puisque, après plusieurs années de vie commune, elle refusait toute relation sexuelle ... d'ailleurs, la disposition de leur appartement était conçue de telle manière que pour rejoindre sa chambre, sa belle-soeur devait passer par celle du couple Freud ... siffle

Admettons que Freud ait construit le complexe d'Oedipe, à partir de sa propre névrose ... néanmoins, pourquoi cela n'en ferait-il pas une théorie universelle ?

Sinon, Onfray devrait également remettre en cause Jacques Lacan, car le bonhomme n'était pas non plus au plus clair avec sa sexualité ... "L'origine du monde" de Courbet caché sous un tableau de Masson ... Rolling Eyes
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Constance
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 16 Avr 2010, 10:30

L'hebdomadaire "Le point" du 15 avril donne un droit de réponse à plusieurs psy ( Philippe Grimbert, Serge Hefez, Christophe André et Jacques-Alain Miller) ... pour résumer leurs propos, Onfray est non seulement insultant pour les psy, mais tout ce qui émane hors de sa propre pensée athéiste provoque en lui une haine pathologique ... ce en quoi, je suis totalement d'accord, tout en regrettant qu'il fasse du tort aux athées, dont je suis ...


Par ailleurs, le 22 avril, dans une émission télé, Michel Onfray sera confronté à Boris Cyrulnik ... j'espère que cette émission sera diffusée sur une chaîne hertzienne, car je ne suis pas abonnée à Canal +, ni à aucune chaîne cablée ... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 16 Avr 2010, 15:10

Boris Cyrulnik est mis ou se met à toutes les sauces. Smile
Il aime la télé et ses projos...
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 16 Avr 2010, 15:33

Infatué, cabotin, je n'ai jamais apprécié l'homme Cyrulnik, même lorsqu'il était porté aux nues par les médias ... cependant l'un des arguments principaux de Michel Onfray étant d'avancer que Freud n'était qu'un philosophe se comportant comme un gourou, nul ne peut contester au psy Cyrulnic d'être légitime à apporter la contradiction ...
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 16 Avr 2010, 15:41

Ma foi, cette émission pourrait être interessante. J'ai un livre d'onfray avec des tableaux, c'est le souci des plaisirs sous titré "construction d'une érotique solaire" chez Flammarion.

J'hésite à me lancer dans cette lecture très charnelle, si j'en juge par les "reproductions" (c'est le cas de le dire, mais justement onfray dirait que la reproduction n'est pas la fin recherchée) rire
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 16 Avr 2010, 16:38

rotko a écrit:
" (c'est le cas de le dire, mais justement onfray dirait que la reproduction n'est pas la fin recherchée) rire

Et cela va aussi bien dans le sens féminin que masculin siffle ange
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Sam 17 Avr 2010, 06:18

Elisabeth Roudinesco réfute les arguments de Michel Onfray dans bibliobs :

Elle ne mâche pas ses mots pour définir « le Crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne », un livre
truffé d'erreurs et traversé de rumeurs. L'auteur projette sur l'objet haï ses propres obsessions - les Juifs, le sexe pervers, les complots - au point de faire de Freud un double inverti de lui-même, et de la psychanalyse l'expression d'une autobiographie de son fondateur transformé en criminel affabulateur. Face à cet alter-ego, rejeté en enfer, l'auteur se veut un libérateur venant sauver le peuple français de sa croyance en une idole dont il annonce le crépuscule.

3 pages avec des arguments précis, des erreurs citées avec références

tout l'article.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Mar 20 Avr 2010, 06:16

Onfray repond de façon directe et indirecte

Citation :
« Il est impossible de faire un pas dans le secteur freudien sans tomber sur Mme Roudinesco. Elle est la surveillante générale qui vous alpague du fond du couloir. Vous pensiez avoir la paix, travailler tranquille, mais non, elle vous demande ce que vous faites là. Elisabeth Roudinesco est comme une veuve de grand écrivain qui se mêle de tout, sans l'aval de qui rien ne se prononce valablement sur Freud.»
c'est l'article de bibliobs

Dans le Monde il signe un billet sur les commentaires (une litterature de vespasienne) qui suivent lebeau livre de florence Aubenas quai de ouistreham :

Internet offre tous les avantages de la lettre anonyme : vite fait, bien fait, caché dans la nuit du pseudonyme, posté en catimini d'un simple clic, le sycophante peut laisser libre cours à ses passions tristes, l'envie, la jalousie, la méchanceté, la haine, le ressentiment, l'amertume, la rancoeur, etc. Le cuisinier raté détruit la cuisine d'un chef qui travaille bien dix heures par jour avec son équipe ; le musicien loupé dégomme l'interprétation d'un quatuor qui aura superbement joué ; l'écrivain manqué donne des leçons sur un livre qu'il ne connaîtra que par la prestation de son auteur à la télévision ;


commentaires rageurs, denigrants, et "merdiques" qui rappellent utilement - mais implicitement, que lire l'oeuvre est préférable à l'invective par le truchement d'adversaires, même aussi reconnus que Roudinesco et Michel Onfray.

je n'ai toutefois pas l'intention de lire leurs pavés... Embarassed
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud   Ven 23 Avr 2010, 05:50

le pavé d'Onfray jette le trouble dans la mare des psychanalystes.

quelques extraits de la joute Onfray-Kristeva

ONFRAY :

La psychanalyse guérit autant que l'homéopathie, le magnétisme, la radiesthésie, le massage de la voûte plantaire ou le désenvoûtement effectué par un prêtre, sinon la prière devant la grotte de Lourdes. La présence de nombreuses béquilles accrochées à Lourdes en témoignage du pouvoir de Bernadette Soubirous en apporte la démonstration : les guérisons psychosomatiques existent, mais elles ne sont pas la preuve de l'existence de Dieu

KRISTEVA :

Le trauma oedipien, les comportements anorexiques et boulimiques, les troubles narcissiques et les états limites sont accessibles à l'analyse. L'écoute de l'infraverbal (ton, intensité, rythme, assonances) peut défaire les adhérences des dépressifs au contenant maternel. De nouveaux patients, chez qui l'emprise du spectacle aggrave le déni du langage, prétendent « tout faire et tout dire » dans leur vie, mais viennent consulter avec la plainte d'être « creux », « seuls », « incapables d'aimer » : l'interprétation s'adresse alors aux images et sensations avant de conduire les affects aux mots.

La recherche psychosomatique réunit médecins et psychanalyste. Avec des personnes en situation de handicap psychique, mental, sensoriel ou moteur, la clinique actuelle accueille la complexité et les limites de l'humain.


l'article de bibliobs
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