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 Discussions, avis, sites, livres

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Bernique
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MessageSujet: Discussions, avis, sites, livres   Mar 08 Juil 2008, 18:25

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rotko
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MessageSujet: Re: Discussions, avis, sites, livres   Lun 05 Déc 2011, 08:05



La vie est un choix, d’Yves Boisset, Plon, 384 p.

50 ans de cinéma avec trois obsessions : le refus de l'injustice, la quête de vérité et le combat contre la bêtise.

Au fil de ces brûlots qui dénoncent, souvent avec humour, les tares de notre société, ses errances et ses magouilles, on a le bonheur de rencontrer des gens aussi passionnants que Robert Mitchum, Jean-Pierre Melville, Patrick Dewaere, Charlotte Rampling, Michel Piccoli...
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rotko
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MessageSujet: Re: Discussions, avis, sites, livres   Mer 16 Jan 2013, 18:34


Hitchcock accepte le principe de répondre à 500 questions portant exclusivement sur sa carrière. Pendant cet entretien qui va durer 4 ans, Truffaut va l'interroger à la façon dont Œdipe allait consulter l'Oracle. Il tentera d'élucider à travers toute l'œuvre de Hitchcock les mécanismes de ce «langage d'émotion» qui est le ressort de son style inimitable et le classe dans la catégorie des artistes inquiets

Un livre à lire ou à consulter car les chapitres précisent les sujets de conversation.

Ainsi pour Psychose voir les p 228 à 241

on apprend que Vertigo est né d'un livre de Boileau Narcejac d'entre les morts écrit specialment pour Hitchcock qui s'explique sur les tranformations opérées, les attentes du spectateur, non point centrées sur l'identification de Madeleine mais sur la façon dont james Steward accueillera la vérité ;

Pour Hitchcock, le dialogue n'a pas à dire une vérité que les actions et les regards expriment bien mieux : il faut regarder, plus qu'écouter.

il analyse aussi les effets de lumière obtenus par filtres et neons pour exciter l'imagination. Truffaut le fait s'exprimer sur l'érotisme de Vertigo.

voir le fil Hitchcock.
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soussou
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MessageSujet: un joli texte! de Simone Arèse   Ven 15 Nov 2013, 11:45

Cinéma



Quatre ans et quart

C’était l’époque où les enfants ne payaient pas leur place, pourvu qu’ils fussent assis sur les genoux des adultes. J’étais donc sur ceux de ma mère, au Grand Saint Martin, établissement à triple vocation de bar (rez-de-chaussée en façade d’une rue commerçante du Neubourg), d’hôtel pour voyageurs (au-dessus du bar) et de cinéma (dans le fond de la cour, dans ce qui avait dû être, aux siècles précédents, les écuries d’un relais de poste). La pellicule était en noir et blanc, et la vedette – les mots anglais n’avaient pas encore colonisé nos campagnes – s’appelait Fernandel. J’avais déjà vu l’acteur dans un précédent film, et, croyant en toute bonne foi qu’un même visage ne pouvait représenter qu’une seule personne, j’établis entre les deux histoires une continuité qui n’existait évidemment pas. Je prévins ma mère que Fernandel était un menteur pasque dans l’aut’ film… Mentir était la faute la plus grande qui soit, m’avait-on appris. Ce qui, outre la surimpression des deux personnages, n’avait pas manqué de troubler mon jeune esprit ce soir-là, car j’avais surpris ma mère en flagrant délit de mensonge à la caisse du cinéma : elle avait déclaré que j’avais quatre ans (âge-limite de la gratuité), alors que j’étais certaine d’avoir quatre ans et quart. J’avais bien tenté de rectifier ce chiffre erroné, mais ma mère m’avait imposé silence, comme elle tenta, plus tard, d’arrêter mes explications.
Mon père ne m’écoutait pas plus, riant à s’étouffer des aventures militaires de Fernandel. Et il riait encore en sortant du cinéma, sur la route du retour, littéralement plié sur le volant de notre vaillante Juva IV. Ma mère riait aussi, par communication, et aucun de nous trois ne flaira l’odeur bizarre qu’émettait notre véhicule. La maison était à douze kilomètres du cinéma, nous avons donc roulé douze kilomètres avec le frein à main imparfaitement desserré. Quelle surprise de tant puer et tant fumer à l’arrivée ! La première inquiétude passée, le rire de mes parents reprit de plus belle, car cette mésaventure du frein oublié ajoutait un comique supplémentaire à une soirée qui n’en manquait pas. J’étais couchée dans mon lit, séparée de mes parents par la distance d’une chambre intermédiaire, vide, entre la leur et la mienne, que j’entendais encore mon père rire et ma mère protester, pour la forme.
Je m’endormis dans cette rumeur de gaieté, et le cinéma devait toujours demeurer pour moi cette vie parallèle et radieuse où les adultes se montraient faillibles, consentaient aux mensonges, et où les rires, comme les Juva IV, pouvaient rouler sans souci du frein.

Mai 1989
Le chant des grenouilles

Et puis il y eut un cinéma, dans mon village-même, là où avant la seconde guerre mondiale, Aston Knight (richissime Américain et excellent peintre) possédait un hôtel particulier du XVI° siècle, dans un parc où il avait fait creuser une piscine. Les bombes de ses compatriotes, destinées au terrain d’aviation allemand, écrasèrent ce domaine.



Quand Aston Knight, rentré aux Etats-Unis au début de la guerre, apprit la nouvelle, il en eût un très grave malaise tant était violent son attachement au domaine et au village même, où il n’avait laissé que des amis. Son manoir n’était plus que ruines, au cœur d’un parc qui retourna à la sauvagerie. Je me souviens d’y avoir joué, et d’être souvent restée rêveuse devant la piscine fendue, où le plongeoir tombé, tordu, achevait de rouiller.
Le terrain fut finalement arasé, le cinéma construit, baptisé, comme l’ancien manoir, Chantereine. Nom doublement significatif, puisqu’au chant des reinettes vivant depuis toujours dans ce lieu traversé par la Risle, s’ajouta celui des comédies musicales. Le propriétaire de cette salle de cinéma était encore un Américain, du sud cette fois, métissé, fumeur de cigares et grand consommateur de chemises bariolées. Il cadrait parfaitement avec le dépaysement, l’exotisme, la magie que représentaient pour nous ces séances de cinéma n’ayant lieu que le samedi soir et le dimanche après-midi. Quand je dis nous, j’évoque essentiellement mon amie Ninette et moi-même, autorisées par nos parents à l’une des séances hebdomadaires quand, enfermées toute la semaine au lycée d’Evreux, nous pouvions enfin retrouver nos familles, nos maisons, et cette liberté dominicale sacralisée par le cinéma. Nos préférences furent très nettes ;: péplums, films de cape et d’épée ; évasions dans le passé : le bonheur n’est-il pas, toujours, derrière nous ?
Je vivais à deux cent mètres du Chantereine, au cœur du village où mes parents s’illustraient dans la pâtisserie, alors que Ninette habitait une maison dans les bois. Si bien que, sortant de la séance du dimanche, nous nous raccompagnons l’une l’autre deux ou trois fois, jusqu’à la nuit, tout le temps nécessaire à revivre l’histoire que nous venions de voir. Et quand nous eûmes la permission d’aller à la séance du samedi soir, plutôt qu’à la matinée du dimanche, notre bonheur fut encore plus grand : Ninette restait à dormir chez moi, et nous avions toute la nuit pour rejouer le film, y ajouter des épisodes de notre crû. Et avant cela, ayant vivement trotté dans la rue mal éclairée séparant le néon du Chantereine de ma lampe de chevet en forme de mappemonde, il y avait cette émotion de tourner la clef dans la serrure de la poche cochère – allait-elle vraiment s’ouvrir ? – et le jeu étrange de pénétrer dans le magasin pour y dérober à tâtons un gâteau, meilleur d’être mangé dans le noir absolu de la boutique au store baissé. Nos doigts devaient bien signer notre forfait sur les poignées des portes, mais mes parents étaient trop généreux, trop indulgents – ou trop endormis ? – pour nous reprocher cette gourmandise nocturne.
Ce cinéma était transformable, plan incliné et rangs de sièges se révélant démontables. Dans cette salle qui ne se ressemblait plus avait lieu le bal annuel de l’Union des commerçants, où Ninette, remplacée parfois par d’autres amies (l’adolescence est cette période incertaine d’infidélité, de doutes, d’errance affective) et moi-même faisions fatalement banquette, encadrées que nous étions des chers parents. Ah, comme nous nous sommes ennuyées, au son de l’accordéon, sous les globes en éclats de miroirs censés attirer sur nos hésitantes beautés tous les regards des princes ruraux… Que l’un d’eux, plus audacieux, osât s’aventurer, malgré les parents et l’obligation d’un choix toujours difficile, il était rapidement ridiculisé, par les commentaires gloussés des amies – aussi envieuses qu’impitoyables – ou par ses propres tares : mains moites, haleine parfumée à la bière, conversation insipide, balourdise générale. Où dont étaient les Jean Marais et Fred Astair, qui nous auraient enlevées sur leurs destriers ou fait valser sans efforts, sans auréoles de sueur, sans pieds écrasés, soufflant la menthe et des mots étincelants entre leurs dents si blanches ? Ah, soupirions-nous, qu’on nous remonte vite le faux plancher, qu’on nous revisse les sièges, et que, rendues au culte de l’écran, nous puissions de nouveau rêver, sortir de nos corps, de nos vies, pour épouser ces formes de déesses, ces histoires extravagantes auxquelles nous n’étions pas promises.
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