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 François Cheng

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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 07:55



Livre de Poche n°15101
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 09:02

Alors, tu l'as lu "Le dit de Tianyi?....
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swallow
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 10:29

Au moins Jacques commence par le commencement!
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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 10:36

coline a écrit:
Alors, tu l'as lu "Le dit de Tianyi?....

Non je ne l'ai pas fini. Je le savoure en ce moment.
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rotko
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 10:55

j'ai eu l'occasion de le lire, je l'ai tenu dans ma main, je l'ai soupesé Razz et j'en ai pris un autre Embarassed
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 15:05

rotko a écrit:
j'ai eu l'occasion de le lire, je l'ai tenu dans ma main, je l'ai soupesé Razz et j'en ai pris un autre Embarassed

Oh non!...ce n'est pas vrai!...Pas toi Rotko!...
Je ne sais pas comment l'on pourrait ne pas tomber sous le charme de ce livre.

Tu peux commencer par "L'éternité n'est pas de trop"...Il est moins lourd! Happy
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rotko
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 15:12

j'ai lu et apprécié l'eternité n'est pas de trop, mais le dit c'est un gros livre, non ? je le garderai pour un moment creux.

on ne lit pas tous les livres à la même vitesse, et "l'éloge de la lenteur" ou "de la patience" pourrait concerner la lecture de certaines oeuvres : Gracq, Ramuz, par exemple.
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mar 05 Sep 2006, 15:18

rotko a écrit:
j'ai lu et apprécié l'eternité n'est pas de trop, mais le dit c'est un gros livre, non ? je le garderai pour un moment creux.

Tu sais que j'ai enchaîné directement lecture et relecture du "Dit de Tianyi"?..Il y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé.
Pourquoi l'ai-je fait? Parce qu'en première lecture, j'étais avide de tourner les pages, de suivre l'action. Je l'ai lu très vite, l'histoire est passionnante.

En deuxième lecture, j'ai "savouré" la langue de Tcheng, les descriptions des paysages, je me suis laissée aller à la rêverieet à la réflexion, je me suis donné le temps de recherche, etc...
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Utopie
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MessageSujet: Re: François Cheng   Lun 11 Sep 2006, 01:25

L’appel de la mer
tu l’entends
L’appel de la lune
tu l’entends

Longue plainte lumineuse
Sillonnant la surface mouvante
Depuis l’extrême bord
jusqu’à tes pieds

Toi l’Eucalyptus
Tu ne perds rien
du clair de lune
Qui caresse qui entaille
Le corps de la mer
rompu jusqu’aux entrailles

Tu es celle qui attend
Es-tu celle qu’on attend
Tu reprends

Feuille à feuille
branche à branche
Le cantique des épousailles

D’un coup libéré de l’écorce
flanc nu gonflé de lait
chevelure ruisselante de larmes
Tu renais soudain à toi
Tu renais enfin à toi

En toi s’achève
la voix nocturne
quand tu exultes
à ton nom propre
Eu-ca-lyp-tus !
éclats de lune
Sans fin mêlés
au chant des vagues… »

DOUBLE CHANT - François Cheng
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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Ven 15 Sep 2006, 07:50

"Au centre du Grand Vide, nous saurons capter le souffle qui relie Ciel et Terre, ici et ailleurs, et pourquoi pas, passé et futur"

Quand te submerge la nostalgie
Repousse-la vers l'horizon extrême
Oie sauvage fendant les nuages
Tu portes en toi la morte-saison
Roseaux gelés arbres calcinés
Ployés en bas sous l'ouragan
Oie sauvages délivrée des haltes
Libre enfin de voler, ou mourir...
Entre sol natal et ciel d'accueil
Ton royaume unique: ton propre cri!


F.Cheng
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Ven 15 Sep 2006, 11:28

cheers C'est sublime...de simplicité et d'évidence...
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Jeu 21 Sep 2006, 10:07

Voix tienne dans le jour
toujours étrangère déjà familière
De jour en jour plus proche
puis un jour soudainement le visage
Printemps offert
à la brise, insaisi...

Voie tienne dans la nuit
toujours familière déjà étrangère
De nuit en nuit plus loin
puis une nuit soudainement le sillage
Etoile filante
au coeur d'un coeur brisé

(Le long d'un amour)
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Jeu 21 Sep 2006, 10:09

Un visage
Traversé
Par hasard
Désormais
unique

Un visage
Reconnu
Entre tous
Désormais
unique

L'univers
Répondant
A un nom
Prend visage
et sens

Où tu es
Ou n'es pas
Tout n'est plus
Que présence
absence

(Le long d'un amour)
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coline
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MessageSujet: Re: François Cheng   Jeu 21 Sep 2006, 10:18

Ton regard tout de rêve et d'attente
Si offert à la transparence que jamais
l'aube y dépose sa promesse
Aube de la vie, aube de ta vie, attendant
Qu'au fond de la nuit s'esquisse une âme soeur
et lentement prenne corps l'être de ton rêve
Sachant faire siens faim et soif, gel et flamme
Suivre en silence le courant des murmures
et remonter jusqu'à la source des larmes
Faire fi des saisons, des lointains
sur le long chemin qui mène vers toi
Cueillir en passant roses d'été, pétales d'automne
frissons de grillons, laudes de l'alouette
Pénétrer l'intime de la moindre fibre
des feuilles, des fleurs, puis des fruits
Être humble assez pour entendre l'impalpable
dévoiler l'indicible, épouser l'inouï
Se dépouiller tel un arbre en hiver
ouvert aux affres et aux effrois
Dressant ses branches contre le ciel étoilé
Franchissant une à une les couches de la nuit
Et venir enfin
au-devant de la transparence de l'aube
Et te dire, avec l'évidence du jour, "me voici!"

(Le long d'un amour)
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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Lun 25 Sep 2006, 21:36

"... L'homme, certes, est libre de désirer, mais il ne peut désirer que ce que le réel insondable recèle déjà. Même lorsqu'il va jusqu'à désirer l'infini, c'est que l'infini est là, prévu pour lui. Tout se passe comme si ce que l'homme désire le plus était là, par avance contenu dans le désir; sinon aurait-il pu le désirer? Une fois de plus, j'étais persuadé, comme pour les gâteaux occidentaux goûtés dans mon enfance, que l'accomplissement du désir de l'homme se trouvait dans le désir lui-même..."

Le dit de Tyanyi
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swallow
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MessageSujet: Re: François Cheng   Jeu 28 Sep 2006, 11:01

Une remarque de plus sur "L´éternité n´est pas de trop".
Dans son avant- propos, Cheng nous révèle avec une saisissante modestie les circonstances dans lesquelles le roman fut conçu.
C´est rare qu´un ecrivain fasse des confessions au sujet du contexte qui a hébergé la génèse de son roman, et révèle quelques petits secrets de son élaboration qui ne cherchent en rien l´éloge du lecteur, sinon tout le contraire.
C´est encore plus rare que l´auteur fasse ces commentaires en toute modestie, mettant mérite et talent en veilleuse et reduisant son rôle d´auteur à de simples circonstances fortuites. Cheng n´oublie pas de remercier les personnes qui contribuèrent- sans le savoir- à la redaction de son roman:

(1) Il y a le responsable des Journées Culturelles à l´Abbaye de Royaumont ( auxquelles Cheng etait invité à participer) qui un jour indique à l´auteur que dans une grande salle de l´abbaye se trouvent ( en vrac) des quantités de livres chinois, des livres vraisemblablement rapportés de Chine vers les années 1950 par un vieux sinologue et que Cheng ne tardera pas a aller voir.
(2) et puis il y a l´émouvante découverte parmi tous ces livres du récit anonyme " L´homme de la montagne". Histoire de la passion entre deux personnes " à la fois ordinaires et peu communes". Chang remarque des annotations en marge du livre, des propositions de traduction pour les phrases les plus difficiles, sûrement ajoutées par le sinologue. " Je songeais alors avec émotion aux longues années que le sinologue avait passées dans ce pays lointain, aux longues heures de lutte qu´il avait endurées en vue de dompter l´écriture idéographique".
Le colloque se termine et Cheng doit remettre les volumes sur les rayons: " Loin de l´oublier, j´en gardais une nostalgie toujours plus vive".
20 ans après, Cheng retourne à Royaumont, mais coup de théâtre, le livre anonyme a disparu : " Dans quelle main jalouse se trouve- t- il desormais? Le retrouverai-je jamais? Dans un sursaut, je pris alors la résolution de restituer de mémoire toute la substance de cette aventure tant charnelle que spirituelle"
Il n´y a aucune véhemence envers ce "voleur", Cheng loin de lui en vouloir sait desormais qu´il partage avec quelqu´un d´autre l´envoûtement provoqué par le mansucrit original de l´histoire de l´homme de la montagne.

Voilà donc la modestie de Cheng: réparer un manque, boucher un trou, refaire ce qui a disparu! Et de quelle manière!
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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Sam 30 Sep 2006, 17:04

Il m'a fallu attendre 15 jours pour avoir ce bouquin. La gentille libraire me dit que Cheng est très demandé.

Je dédicace ce poème à une amie qui vient visiter, de temps à autre. Je n'arrive pas à la convaincre de s'inscrire. Spécialiste d'Aragon, elle est très timide.

Aline, pour nos deux ans d'amitié.

Dentelles de Montmirail

Les vagues s'érigent en rocher
Les morsures de requins
en dentelles

De toute éternité
L'été terrestre doit s'ouvrir
A notre unique regard

Nous fouillerons les entrailles
Du dragon disloqué
A la recherche du sang mâché
du souffle bu
Tout devient joie
Tout devient don

Tout le jour se passe en reconnaissance

Quand disparaît l'ultime nuage
Nous nous prosternons
Devant le roc élu
qui rehausse nos désirs
Informulés.

F. Cheng
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Vincimil
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MessageSujet: Re: François Cheng   Dim 01 Oct 2006, 14:09

Cette voix à distance
qui s'adresse à toi
Mais de toi elle est née

L'attente-entente à distance
De l'un de l'autre
jamais comblée

Espace bruissants de vols
Entre deux feuillages
entre deux nuages

(A l'orient de tout - François Cheng)
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Utopie
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MessageSujet: Re: François Cheng   Mer 22 Aoû 2007, 15:18

Chemin creusé par les mains,
Chemin creusé par les pieds,
Chemin de vie qui serpente
Des entrailles jusqu'à la crête,
Où un cheval, muet, s'attarde,
Humant les nuages, puis aborde

L'autre venant de la montagne.

Cantos toscans - François Cheng
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MessageSujet: Re: François Cheng   Jeu 11 Mar 2010, 14:17

"
"Toi qui sais
Parle-nous de lilas
Ou de magnolias
Nous qui retenons les noms
Sans saisir la voie du don
De la sève qui glonfle en secret
chaque pétale
Toi qui sais
Apprends-nous à être
Pure couleur pure senteur
Rejoignant de cercle en cercle
Toutes couleurs toutes senteurs
dans l'abandon à la résonance
Toi qui nous renvoies à notre nom
".

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soussou
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MessageSujet: Re: François Cheng   Sam 12 Oct 2013, 16:16

C'est cette même voix que l'on a pu retrouver dans les Cinq méditations sur la beauté publiées en 2006 et que nous retrouvons à présent avec bonheur dans les Cinq méditations sur la mort qui viennent de paraître chez Albin Michel.
    « Très tôt, écrit François Cheng, j'ai pris conscience que c'était la proximité de la mort qui nous poussait dans cette ardente urgence de vivre, et que surtout la mort était au-dedans de nous comme un aimant qui nous tirait vers une forme de réalisation. C'est ainsi qu'elle opère au sein d'un arbre fruitier, lequel passe irrésistiblement du stade des feuilles et des fleurs à celui des fruits – fruits qui signifient à la fois un état d'être en plénitude et le consentement à la fin, à la chute sur le sol. Étant entré en écriture à l'âge de quinze ans, ma forme de réalisation était la poésie. Je me répétais : ''Peu importe la durée de ma vie, pourvu que je meure d'une mort qui soit à moi, que je meure en poète.'' Mourir en poète, à l'instar d'un Keats, d'un Shelley, dont les portraits ornaient ma chambre. »
    Le poète n'a pas la prétention de délivrer un « message » sur l'après-vie, ni d'élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d'une vision de la vie. Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l'existence humaine, et nous appelle à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande aventure en devenir.

    Rappelons que les Éditions Arfuyen ont publié deux des principaux recueils de poésie de François Cheng : Qui dira notre nuit (2001) et Le long d'un amour (2003).

" Parfois les absents sont là
Plus intensément là
Mêlant au dire humain
au rire humain
Ce fond de gravité
Que seuls
ils sauront conserver
Que seuls
ils sauront dissiper

Trop intensément là
Ils gardent silence encore. "

in Le livre du vide médian, François Cheng
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