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 de la violence, Françoise Héritier

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rotko
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MessageSujet: de la violence, Françoise Héritier   Ven 10 Avr 2009, 16:24

je voulais parler de la violence verbale, comme elle peut s'exprimer dans la chanson d'Orelsan Sale pute mais on a déja bien débattu du sujet, encore que...

Jean Hatzfeld dans la saison des machettes a bien montré que les hostilités entre hutus et tutsi - qui jouaient ensemble au football sans animosité, sont nées et se sont développées après des blagues dénigrantes puis des insultes qui ont précédé de peu les massacres.

On sait aussi que dans la vie courante, au volant par exemple, les insultes fusent vite, et se convertissent parfois en rixes.

Ce sujet est abordé par Françoise Héritier dans son ouvrage De la violence paru chez Odile Jacob, et on pourra y revenir.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Ven 10 Avr 2009, 16:29

Les textes de cet ouvrage viennent de contributions à un séminaire sur la violence en 1995 dirigé par Françoise Héritier Professeure honoraire au Collège de France
Spoiler:
 

Voici un aperçu de la contribution de Bernard Lhang historien des religions sur la cruauté dans la Bible. Il parle de

- La grande colère de Moïse qui, revenu du Sinaï, découvre que son peuple sacrifie au culte du veau d'or : "Ainsi parle Yahvé, le Dieu d'Israël : ceignez chacun votre épée sur votre hanche, allez et venez dans le camp, de porte en porte, et tuez qui son frère, qui son ami, qui son proche. [...] Les fils de Lévi firent ce que Moïse avait dit, et du peuple, il tomba ce jour-là environ trois mille hommes" (Exode 32, 27 sq).

Le chef religieux a le pouvoir politique et refuse toute liberté de culte. B Lhang y voit un récit d'enseignement (on dirait de propagande) avec la volonté clairement affirmée de définir un monothéisme exclusif là où la règle générale des religions était le polythéisme. Un tel texte trouvera son prolongement dans le "Deutéronome", sorte de précis d'une législation exclusiviste intransigeante, avec le recours à la lapidation ("Deutéronome" 17,2 à 7), la mise à mort (13, 7 à 12), l'appel au saccage des villes ennemies (13, 13 à 19).
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Ven 10 Avr 2009, 16:31

Bernard Lhang mentionne l'épisode de

- Vengeance contre l'ennemi babylonien.
"Fille de Babel, qui dois périr/ heureux qui te revaudra les maux que tu nous valus/ heureux qui saisira et brisera tes petits contre les rocs" ("Psaumes" 137, 8 et 9). Poème incitant aux crimes de guerre sur les populations.
Quant aux "Psaumes", il s'agirait d'une poésie d'imprécation. On appréciera les différentes justifications données par les commentateurs : "on s'en prend au péché plus qu'aux pécheurs, il s'agit d'allégories, de figures de style, de combat spirituel etc. C'est un régal de "mauvaise foi".

Bernhard Lhang voit dans ce livre des "Psaumes" rédigé vers 200 avant notre ère, "un témoignage d'un judaïsme agressif et messianique engagé dans la politique", courant qui aboutirait finalement à la "fondation de l'État d'Israël moderne, fondation aussi violente que sanglante".
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Ven 17 Avr 2009, 11:37

Dans ce séminaire, les participants se sont penchés aussi sur la pratique des viols systématiques pendant la guerre des Balkans. Je le signale pour mémoire.

je me suis intéressé à la canalisation de la violence des jeunes :

En 20 pages (p.201-222), Maurice Bloch décrit la manière dont les Zafimaniry de Madagascar - population par ailleurs paisible -, suscitent puis canalisent et maîtrisent l'agressivité des jeunes. Dès l'enfance, on entraîne les garçons à des exercices de cruauté : poursuites, mutilations, vis-à-vis des animaux (Ceux-ci font les frais de cette éducation "virile" !) pour qu'ils deviennent d'excellents chasseurs, sans état d'âme. Puis à l'adolescence, on les pousse à des actes délictueux, notamment sous l'emprise de l'alcool, facteur essentiel de la trangression.

Bien entendu, les jeunes tombent dans l'excès, et les adultes les jugent alors, leur infligeant de très fortes amendes. Pour s'acquitter de leurs dettes envers la société, les délinquants quittent la tribu plusieurs mois, pour devenir par exemple bûcherons, puis ils reviennent, avec les sommes dues pour l'achat de plusieurs boeufs, ou de multiples bouteilles de rhum. Leur réintégration dans la société donne lieu à des festivités collectives et les jeunes têtes brûlées deviennent ainsi, la plupart du temps, des adultes toniques et responsables.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Lun 20 Avr 2009, 19:10

Un article de françoise Heritier sur la filiation, état social dans le journal Le Monde

Une question difficile que le recours aux données génétiques, la gestation pour autrui, le prêt ou la location d'utérus rendent encore plus complexe.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Lun 20 Juin 2011, 05:47

A chaque fois que je la lis, c'est toujours avec un grand interêt.

ici le sujet des femmes

Françoise Héritier, immense anthropologue, s’interroge, avec Michelle Perrot, historienne, Sylviane Agacinski, philosophe et Nicole Bacharan, politologue, sur l’histoire des femmes.


Citation :
Je ne suis pas une féministe de la première heure. J’en suis venue à avoir des convictions féministes dans mon travail d’anthropologue devant des faits ethnologiques universels qui méritaient explication. Je me suis rendu compte qu’il existait un modèle archaïque dominant, fondé sur une valence différentielle des sexes, qui a progressivement conduit à la domination masculine. Mon féminisme est basé sur la conviction et la raison (c’est donc aussi un humanisme) et pas seulement sur l’indignation. Par ailleurs, j’observais dès l’enfance des situations inexplicables : ainsi, dans des fermes livradoises, la maîtresse de maison ne s’asseyait pas à table et mangeait ce qui restait

l'article de JDD
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Sam 20 Aoû 2011, 07:13


Retour aux sources, 193 p. Editions Galilée

présentation de l'editeur : Pourquoi dit-on en France que chanter faux fait pleuvoir ou que les filles qui ont leurs règles ne doivent pas se baigner ? On peut répondre dédaigneusement qu'il s'agit là de superstitions surannées, dont on ignore l'origine et qui n'ont, en tout cas, aucun rapport entre elles. Or ce livre traite d'un système de pensée élaboré par une société d'Afrique de l'Ouest, les Samo, l'interroge de l'intérieur et met en évidence des similitudes, non pas tant dans les faits à proprement parler que dans les raisonnements tenus.
Spoiler:
 


Il s'agit de la résurrection d'un texte "oublié" écrit par l'ethnologue lors d'un séjour en 1957 chez les Samo, en ex Haute Volta (Burkina Faso).
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Sam 28 Jan 2012, 12:53

Dans un numero de sciences et Avenir, les réponses à la question : qu'est ce que l'homme ?

Pourquoi, alors qu’il y a toujours deux sexes dans chaque espèce, seul le sexe féminin est-il capable de reproduire charnellement l’un et l’autre ? Mais pourquoi ne le peut-il qu’après des rapports sexuels avec un mâle ? La réponse unique à ces questions a été que les mâles mettent les enfants dans les femelles, qui deviennent ainsi une ressource nécessaire afin qu’ils se reproduisent.

je ne retiens de l'article que ce qui me convient. à cette adresse.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Sam 28 Jan 2012, 17:28

rotko a écrit:
je ne retiens de l'article que ce qui me convient. à cette adresse.
C'est trompeur : j'ai cru que c'était l'opinion de Françoise Héritier et ça m'étonnait. Mais non :

"... Ce modèle explicatif, construit par l’esprit humain en des temps qui ignoraient la génétique, a connu un succès fantastique... C’est parce que l’Homme est un produit de la culture que, seul parmi les espèces animales, il pense avoir le droit de frapper ou de tuer des femmes dont il pense qu’elles sont à sa disposition. Mais c’est aussi, puisqu’il ne s’agit pas d’une «nature» contraignante de l’Homme, une raison de croire en la possibilité d’un bouleversement radical de ces représentations archaïques infondées parvenues jusqu'à nous."
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Sam 28 Jan 2012, 19:32

oui, cette dernière phrase tempère sérieusement les propos précédents qu'on retrouve chez des exaltées, disons pour simplifier, des lesbiennes canadiennes, très agressives contre les mâles, considérés comme des tueurs en puissance.

Je ne sais pas d'ailleurs si l'article sur le site est complet. J'aime beaucoup Françoise Heritier que j'ai lue, écoutée à la radio, et qui intervient souvent de façon constructive dans les débats.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 12:41

rotko a écrit:
oui, cette dernière phrase tempère sérieusement les propos précédents qu'on retrouve chez des exaltées, disons pour simplifier, des lesbiennes canadiennes, très agressives contre les mâles, considérés comme des tueurs en puissance.
Ou, toujours pour simplifier, la domination masculine séculaire, qui s'est construite sur la volonté desdits mâles de contrôler les ressources utérines. Cool
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 13:23

Luca,
Ne trouves-tu pas qu'aujourd'hui, nous sommes en présences de deux sortes de féminisme:
- un féminisme radical*: il fait de l'homme l'éternel agresseur et oppresseur de la femme.
et
-un féminisme social: qui voit dans les structures sociales et économiques (en particulier l'idéologie capitaliste libérale) des schémas oppressants dont les principales victimes sont les femmes.

*radical ne doit pas forcément être interprété de manière négative, mais plutôt dans sons sens premier de ''racine''.

Je tire cette catégorisation de l'ouvrage Dictionary of critical theory de David Macey (voir section Feminism).
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 14:09

Mais dans tous les mouvements idéologiques, il y a des attitudes modérées et d'autres plus radicales.

Pour moi, c'est un faux débat. Et j'ai hélas l'impression qu'on nous rabat les oreilles avec le féminisme radical chaque fois qu'on tente de nous signifier que le problème n'est plus un problème. Or, lorsqu'on voit les inégalités persistantes et grossières dans nos sociétés "modernes et égalitaires", il y a encore beaucoup de boulot. Et je ne parle pas des pays encore moins avancés dans ce domaine.

Je n'oublie pas, non plus, que les féministes modérées d'hier seraient probablement aujourd'hui considérées comme des radicales. Pourtant, grâce à elles (et eux, car il y avait quelques hommes), je vote, j'ai un compte en banque personnel, je peux travailler sans l'autorisation de mon mari, je peux utiliser un contraceptif et avoir recours à l'IVG. Faut-il rappeler que tous ces droits sont très récents en France, au point d'étonner les jeunes femmes qui les découvrent. Parfois, sans position radicale, rien ne bouge.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 14:23

J'ai bien fait d'insister sur le caractère non négatif de radical.
je le répète cela ne signifie pas extrémiste, cela veut dire que les feministes radicales trouvent les causes des inégalités à la racine des différences sexuelles: en d'autres termes, que les femmes ont une position subalterne à cause de l'homme en tant que tel.

Le féminisme social reprend ce schéma mais en remplaçant l'homme par le modèle économique, qui n'est pas voulu par l'homme en tant que réalité sexuelle mais par une élite. L'homme est lui aussi victime de cet ordre des choses mais dans une mesure moindre par rapport à la femme.
On rattache communément l'origine de ces schémas économiques au 17éme voire 16eme siècle. Donc la question du féminisme social ne se pose pas uniquement face à nos sociétés du 20 et 21eme.

Selon moi, ceci n'est pas un faux débat.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 14:51

Aglaé a écrit:
J'ai bien fait d'insister sur le caractère non négatif de radical.
je le répète cela ne signifie pas extrémiste, cela veut dire que les feministes radicales trouvent les causes des inégalités à la racine des différences sexuelles: en d'autres termes, que les femmes ont une position subalterne à cause de l'homme en tant que tel.

Le féminisme social reprend ce schéma mais en remplaçant l'homme par le modèle économique, qui n'est pas voulu par l'homme en tant que réalité sexuelle mais par une élite. L'homme est lui aussi victime de cet ordre des choses mais dans une mesure moindre par rapport à la femme.
On rattache communément l'origine de ces schémas économiques au 17éme voire 16eme siècle. Donc la question du féminisme social ne se pose pas uniquement face à nos sociétés du 20 et 21eme.

Selon moi, ceci n'est pas un faux débat.
Les deux conceptions ne s'excluent pas. Dans La Domination masculine, Pierre Bourdieu démontre que les modèles économiques ne sont qu'une contrepartie du déséquilibre homme-femme, ce dernier résistant aux évolutions et étant bien construit, à l'origine, afin de s'approprier le "capital familial" (ou "capital symbolique", notion qu'il approfondit dans Le Sens pratique), donc les capacités de reproduction, donc les différences sexuelles :

« Étonnant constat que celui de l’extraordinaire autonomie des structures sexuelles par rapport aux structures économiques, des modes de reproduction par rapport aux modes de production : le même système de schèmes classificatoires se retrouvent, pour l’essentiel par-delà les siècles et des différences économiques et sociales, aux deux extrêmes de l’espace des possibles anthropologiques, chez les paysans montagnards de Kabylie et chez les grands bourgeois anglais de Bloomsbury ; et des chercheurs, presque toujours issus de la psychanalyse, découvrent, dans l’expérience psychique des hommes et des femmes d’aujourd’hui, des processus, pour la plupart très profondément enfouis… Comment expliquer que la vision androcentrique sans atténuations ni concessions d’un monde où les dispositions ultra-masculines trouvent les conditions les plus favorables à leur actualisation… ait pu survivre aux changements profonds qui on affecté les activités productives et la division du travail… ? Comment prendre acte de cette apparente pérennité, qui contribue d’ailleurs pour beaucoup à conférer à une construction historique les allures d’une essence naturelle, sans s’exposer à la ratifier en l’inscrivant dans l’éternité de la nature ? »

Il dénonce aussi le fait que l'homme est tout autant "victime" de la situation. Cependant, sa position de victime est a priori plus confortable et en tout cas moins consciente. Il n'est donc pas étonnant que nombreux soient ceux qui s'y cramponnent. J'ai vu les résistances extraordinaires mises en œuvre dans les entreprises. Elles ont bien plus de conséquences délétères que quelques féministes radicales.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Dim 29 Jan 2012, 15:19

Luca a écrit:


Les deux conceptions ne s'excluent pas. Dans La Domination masculine, Pierre Bourdieu démontre que les modèles économiques ne sont qu'une contrepartie du déséquilibre homme-femme, ce dernier résistant aux évolutions et étant bien construit, à l'origine, afin de s'approprier le "capital familial" (ou "capital symbolique", notion qu'il approfondit dans Le Sens pratique), donc les capacités de reproduction, donc les différences sexuelles :

Il me semble que tu m'avais déjà parlé de cette référence. Hélas, je n'ai pas lu cet ouvrage, donc je ne peux pas approfondir davantage. Cependant, en me basant sur ta présentation, je comprends le schéma:

déséquilibre Homme-femme => entraîne=> modèles économiques discrimants
(puisque tu parles de contrepartie)

Alors que le féminisme social accepte le schéma inverse.

Pour moi les deux conceptions s'excluent dans le sens où, avec le féminisme radical, la force à combattre est l'homme dans tout ce qu'il représente. Alors que le féminisme social s'attaque aux modèles.
En gros, pour caricaturer, j'ai tendance à voir dans le féminisme radical un féminisme bourgeois délaissant complétement toute préoccupation d'ordre social. Je me trompe peut-être mais en tout cas c'est ce qui ressort des principaux organismes représentant le féminisme en France. Quand je vois que des assoc telles que Osez le féminisme ou Chiennes de garde font de la suppression du terme ''mademoiselle'' leur dernière bataille de Troie, tu comprendras aisément que je ne peux me sentir proche d'un ''engagement'' de la sorte.

Peut-être que le problème est ailleurs en fait: le féminisme serait terriblement mal représenté dans notre pays, d'où la possibilité de faire des amalgames.


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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Mar 12 Mar 2013, 14:36




" II y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie".

un petit livre agréable, une sorte de "poème en prose", dit l'auteur qui énumère les petits plaisirs de la vie.

Citation :
Plaquer un gros baiser sur le nez d'un chat offusqué

Citation :
trier des lentilles

Citation :
jouir de la solitude et se planquer quand il ya trop d'effervescence.

Citation :
Se donner du mal pour une broutille

Citation :
chuchoter au téléphone

etc.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Mar 12 Mar 2013, 15:48

sentir la chaleur d'un rayon de soleil sur sa joue, parce qu'il passe par la fenêtre, comme un coquin ! Happy
regarder un petit chien s'étirer, le derrière en l'air et la queue en trompette ! rire
tailler un buisson de Salvia en pensant à ce qu'il va devenir dès le printemps : vert tendre, semé de petites fleurs rouges, et parfumé.
les petits bonheurs du jour, "le sel de la vie".
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Mar 12 Mar 2013, 15:52

va sur le fil des plaisirs de la vie et sur celui des désagréments.
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MessageSujet: Re: de la violence, Françoise Héritier   Mar 12 Mar 2013, 16:02

c'est fait ! je me disais aussi que le titre de ce fil ne collait pas ! Rolling Eyes
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