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| Auteur | Message |
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rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Louis Ferdinand Céline Mer 19 Avr 2006, 15:38 | |
| Emile Brami, "Céline" aux éditions Ecriture. "Céline, c'est un tout."
Emile Brami se présente comme un admirateur de Céline, un "amour de jeunesse", pour ainsi dire. La "promenade" de Brami va à reculons : il part du 4 juillet 1961,date de l'enterrement et remonte étapes par étapes le cours de sa vie et de sa production . Cet ouvrage est bien fait avec de nombreuses références aux textes de Céline, à ses lettres, à ses ouvrages, aux témoignages de ses amis et aux considérations des critiques. A la fin du livre, une bibliographie très complète, et un index très pratique.
On parle de l'homme bien sûr, un fieffé menteur, un lâche qui renie contre toute évidence ce qu'il a pu dire ou écrire, toujours à se plaindre, hargneux, haineux, à la fois cupide et d'une grande pingrerie. Avec des qualités, aussi, plus discrètes, et qu'il revendique moins que ses défauts !
Quant à son rôle politique, disons-le brièvement : on le sait xénophobe, raciste, antisémite, et des écrits regorgeant d'injures comme "bagatelle pour un massacre" 1937 ne sont pas innocents. On y voit la politique du personnage. Céline pendant l'Occupation encourageait Allemands et Vychissois à plus de sévérité envers les Juifs, notamment dans l'hebdomadaire "le pilori" . Il appelait au meurtre .Il a effectué aussi des dénonciations nominales, et même écrit des lettres personnelles de dénonciation à Doriot.
Il parle aussi de l'écrivain (à suivre). |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 23 Avr 2006, 08:02 | |
| | Citation: | | Chaque époque affiche des vertueux qui ont besoin de boucs-émissaires ... |
L'affaire ne se pose pas en ces termes. Il ne suffit pas d'admirer un ecrivain pour en gommer toutes les imperfections ou en ignorer les turpitudes. C'est l'honneteté qui fait dire à Brami, celinien qui était Celine. D'ailleurs l'interessé lui-même - qui n'était pas un blanc mouton, se vantait de ses vices, s'en accablait - pour ensuite les nier sans vergogne.
Céline n'est pas un bouc émissaire, mais au contraire un écrivain que certains veulent rehabiliter pour des raisons autres que litteraires. C'est pourquoi il faut dissiper les malentendus et balayer les faux-fuyants qui voudraient en faire un vertueux qui a historiquement mal tourné. |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Mer 26 Avr 2006, 20:07 | |
| Celine ecrivain, selon Brami Parlons pour l'instant de son écriture : Céline la définit comme | Citation: | | "une langue orale qui met de l'émotion dans l'écrit". | Pour Brami, la phrase célinienne est inimitable :
| Citation: | | "L'emploi massif des points d'exclamation et de suspension vaporise les mots qui prennent dans un rythme différent, d'autres sens plus changeants ou plus subtils que ceux qui leur sont ordinairement attachés. Ils acquièrent par la modification des contextes et le nouveau tempo que l'auteur leur imprime, une forme d'abstraction chantante". |
Encore faut-il voir l'évolution du style de "Voyage au bout de la nuit", à "Mort à crédit" et dans les oeuvres ultérieures, notamment les pamphlets.
je me dis que je devrais bien lire Barbusse, (le feu) qu'on semble avoir oublié. |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Céline Ven 01 Déc 2006, 12:38 | |
| Céline, Voyage au bout de la nuit (1932), Folio. De la laideur en art .(1) Au départ, c'est l'aventure du râleur populaire enrôlé dans une armée en guerre et qui pratique l'antimilitarisme du troufion de base. La charge est rude contre l'armée, les chefs, la guerre, et on ne saurait nier la force d'un style qui relève de la gouaille populaire, et qui s'en prend à la religion patriotarde en vogue, dont le but était d'envoyer les "pauvres" à l'abattoir. Bardamu fuit donc la guerre et part en Afrique. Là, portraits-charges des militaires-colons, représentants emblématiques du colonialisme européen dans un pays ravagé par tous les maux. Céline montre par des créations verbales à quel point le monde colonisé est caricatural : le bateau qui l'amène en Afrique s'appelle le "Papaoutah" et il doit travailler dans la compagnie "Pordurière". Vient ensuite l'épisode américain, largement inspiré des voyages de Paul Morand, et le retour en France comme "médecin des pauvres". Les pauvres, dont se réclame souvent Céline, il nous les montre ingrats, mesquins, obsédés par des calculs sordides. Ainsi les Henrouille, dont le nom indique suffisamment des déchets d'humanité, ne reculent devant rien pour se débarrasser de la vieille Henrouille. Bardamu participe à la laideur de leurs machinations et en tire même, comme complice, de substantiels bénéfices. (1) | Citation: | | "Pourquoi n'y aurait-il pas autant d'art possible dans la laideur que dans la beauté ?" |
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|  | | Nestor Admin

Nombre de messages: 1336 Date d'inscription: 25/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Ven 01 Déc 2006, 16:10 | |
| je mets des chiffres sur le message de Coline pour expliciter le propos (1) Le mythe du bon Céline [1968] | Citation: | | Qu’on en finisse une bonne fois avec la légende d’un Céline auteur politique ! Phénomène littéraire, soit, puisqu’on nous l’affirme, novateur, pionnier parmi les écrivains, soit, à condition d’aimer, en vrais coprophages, une esthétique de la charogne et des excréments, et qu’on veuille bien trouver dans les bredouillis d’un cerveau gaga quelque renouvellement sublime de la syntaxe et de la langue, que l’on confonde enfin presque à chaque page le truc avec le génie. Mais ériger Céline en maître à penser, jamais, jamais ! Erreur funeste qui n’est rendue possible que par une suite branquignolesque d’aberrations | .
(2) polemique Céline, un complice des criminels nazis ? Dans la liste des criminels nazis et de leurs complices, j'ai placé Louis-Ferdinand Céline.
(3) citations de Céline prises dans Céline en chemise brune de H.E. Kaminski
(4) un courrier de Céline en forme d'autodefense. Il aurait été bon de donner des references précises, mais ça peut se trouver... |
|  | | schlass pilier

Nombre de messages: 69 Age: 28 Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Mer 13 Déc 2006, 18:57 | |
| Louis-Ferdinand Céline, Semmelweiss, Gallimard coll. "L’imaginaire", 1999, 121 p.
Gallimard a publié voici quelques années la thèse de médecine rédigée par Céline en 1924. L'auteur y emploie déjà les techniques qu'il parviendra à maîtriser dans ses romans. Il ne raconte pas la vie de cet obstétricien du milieu du XIXe siècle qui lutta contre la fièvre puerpérale, ou si peu, mais met l'accent sur des évènements élevés au rang de symboles. Pour décrire la folie du médecin il prend appui sur sa propre tendance à l'irrationnel et à l'envolée "déraisonnable". Il invente l'épisode de l'incursion fatale dans l'amphithéâtre, au cours de laquelle Semmelweiss contracte la maladie qu'il a tenté de vaincre, comme Pasteur ou Curie plus tard, comme Céline lui-même sans doute.
On y trouve aussi ce dernier moment de lucidité, cette mauvaise volonté à renoncer à l'existence, cette absence de résignation contre laquelle le romancier luttera toute sa vie.
Céline met donc en scène et en forme la vie d'un homme qui, mieux qu'un modèle, est pour lui un miroir. Le rejet, l'hostilité, la haine suscités, l'exil promulgué, l'intransigeance, la folie, l'amour de l'humanité malgré tout. Céline, en filigrane, se dessine et se projette.
Comme quelques grands romanciers, il semble posséder le don de prémonition, qui n'est en fait que celui de vivre à la hauteur de ses rêves et surtout de ses cauchemars. |
|  | | marie chevalier pilier
Nombre de messages: 6353 Age: 111 Date d'inscription: 11/01/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Mer 13 Déc 2006, 19:44 | |
| Personnellement je ne peux admirer un artiste quel qu'il soit si des tâches demeurent sur des essentiels qui ne sont pas les miens.  et Céline fait partie pour moi des plus "difficiles à cerner" des auteurs dits de prestige. |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Mer 13 Déc 2006, 20:02 | |
| Schlass en parle à merveille, c'est vrai. Je ne connais pas du tout ce Semmelweiss, ni l' homme ni l'oeuvre. Par ailleurs l'amour de l'humanité chez Céline, je ne l'ai guère vu dans le voyage. |
|  | | sousmarin pilier
Nombre de messages: 367 Localisation: Pays de Loire Date d'inscription: 10/11/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Jeu 14 Déc 2006, 00:25 | |
| Alors là, pour voir l’amour de l’humanité chez Céline, faut vraiment avoir de bons yeux…
On peut discuter du talent d’écrivain de Céline qui à mon avis n’est pas si extraordinaire que ça mais en tant qu’humaniste il est indéfendable.
Trois exemples parmi d’innombrables :
Au printemps 1941, dans La Gerbe, Céline exigeait « un véritable statut d'exclusion pour les Juifs », celui imposé par le gouvernement de Vichy lui paraissant très insuffisant.
Fin 1941, il sait que son camp a perdu. Par prudence, il refuse de travailler pour des journaux malgré de nombreuses sollicitations, et ne se fait jamais payer lorsque des textes de lui paraissent. Sa façon de faire est la suivante : il envoie des lettres à des journalistes en leur précisant s'ils peuvent ou non publier (à condition de ne pas changer une ligne au texte, si on triture ses écrits, il envoie l'huissier). Techniquement, il pourra par la suite prétendre que d'autres ont publié, en son nom, des lettres qui auraient dû rester privées, qu'il a écrit non pas dans, mais pour des journaux collaborationnistes, la nuance est capitale. Non seulement répugnant mais en plus lâche…
Il joue la comédie en amitié, par exemple avec Albert Paraz dont il s'est servi pendant ses années de prison et d'exil, comme porte-voix. Lorsqu'il revient en France, Paraz devenu inutile, sera oublié, il ne recevra plus de lettres, et aura le plus grand mal à voir Céline.
Avec des humanistes comme ça, pas besoin d’extrémistes… |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Jeu 14 Déc 2006, 16:21 | |
| | schlass a écrit: | | Gallimard a publié voici quelques années la thèse de médecine rédigée par Céline en 1924. |
Interessant ton post, Schlass, parce qu'il souligne le côté theoricien de la medecine qui surgit parfois chez Céline. Je dirais même que dans le voyage c'est un aspect qui plombe le récit et qui échappe au lecteur non informé - moi, en l'occurence.
Il faut donc recourir aux commentateurs, le plus connu d'entre eux étant Henri Godard puisqu'il a dirigé l'édition de Céline dans la Pleiade. Dans son étude du voyage paru chez foliothèque, il fait brievement le point sur les questions médicales débattues.
Les notes et commentaires d'Henri Godard font autorité mais on doit le lire attentivement car il pratique souvent l'euphémisme. |
|  | | AdL pilier

Nombre de messages: 548 Age: 54 Localisation: Paris Date d'inscription: 26/08/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 17 Déc 2006, 17:09 | |
| | marie chevalier a écrit: | | Personnellement je ne peux admirer un artiste quel qu'il soit, si des tâches demeurent sur des essentiels qui ne sont pas les miens. Céline fait partie pour moi des plus "difficiles à cerner" des auteurs dits de prestige. | Je te rejoins tout à fait Marie, et j'aime ton expression : "des essentiels" qui ne sont pas les nôtres. Elle en dit long. J'avoue que s'il fut jamais un auteur "interdit" chez moi, ce fut celui-là (il y a bien longtemps. Je n'entends pas là "interdiction" au sens propre mais ds le fait que même bcp plus tard, on ne le lit pas parce qu'on en a entendu parler comme vous l'imaginez. Aussi, quand enfin j'ai ouvert Le Voyage en me disant "il le faut, c'est nécessaire" (je crois que c'est Luccini qui m'en avait donné envie lorsqu'il en faisait la lecture), je n'ai pas dépassé 40 p., c'était trop déprimant. J'y ai trouvé je pense ce qu'on évoque plus haut>coprophagie, esthétique de la charogne et des excréments et une vision dégueulasse des classes populaires. Si Bardamu brave & pauvre bougre nous fait vivre les horreurs de la guerre ce n'est pas en bon anar pacifiste, et comme le souligne Sousmarin il donne une image négative de tous ces braves types sans jamais rien n'évoquer des possibles luttes ouvrières ou politiques. Il semble que son antisémitisme (qui n'est plus à démontrer et que personne, d'ailleurs, ne récuse -pas même ceux qui mettent en avant ce que son style a de novateur) n'apparait pas que ds ses articles de presse mais aussi dans son roman : Bagatelles pour un massacre (1937) -voir le second lien de Coline, très pédagogique. Ouvrage>de Kaplan, Alice Yaeger : "Relevé des sources et citations dans Bagatelle pour un massacre" paru en 1987/ -Collection Céline-études, 259 p. /Résumé : Avec ce travail de documentation systématique sur le pamphlet antisémite de Céline (dont la réédition est toujours interdite), A. Kaplan éclaircit la question confuse des relations de l'auteur avec les officines de propagande qui prolifèrent à Paris en 1937. Question : à quel période Céline fut édité chez Gallimard (je pense aux Cahiers), et à quelle moment Le Voyage fut-il considéré comme un livre culte comme témoignage sur la guerre de 14-18? -Si des jeunes aujourd'hui souhaitent découvrir Le Voyage, que penser de l'édition chez Futuropolis avec des ill. de Jacques Tardi. S'agit-il du texte intégral? C'est ainsi qu'il est présenté par l'éd. >Classique de la littérature française. Ecrit à la première personne, ce roman présente une multitude de personnages qui défilent sous le regard de Bardamu. Ses commentaires dénoncent les horreurs dont il est le témoin, voire la victime, celles de la Grande Guerre et celles des rapports sociaux. Prix Renaudot 1932. P-S : j'ignorais le Renaudot de 32... |
|  | | Rodolphe pilier

Nombre de messages: 150 Age: 27 Date d'inscription: 13/12/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 17 Déc 2006, 17:37 | |
| Je pense qu'il est normal de ne pas être parvenue à finir le voyage... Pour ma part, j'ai dû m'y reprendre à deux fois. La deuxième fois, - non sans m'être poussé au cul au cours de la lecture - je suis parvenu à la fin. J'ai fermé le livre. Et je suis resté impuissant, dans mon lit, la lumière allumée, durant un temps que je n'ai sû saisir, ne sachant pas quoi penser, exsangue et transformé. J'éprouve des réticences à parler de Céline car je ne me sens pas la rigueur ni le talent nécessaire pour définir ou pointer du doigt ce qui a pu me vriller le coeur dans son écriture. Il appartient à ces oeuvres phares dans lesquelles régulièrement mon esprit s'épanche, mais que, paradoxalement, je ne saurais partager autrement qu'en les déposant entre les mains de mon interlocuteur. Toujours est-il que je pense que Le voyage au bout de la nuit est un livre avec lequel il faut se battre et je t'y encourage donc. |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 17 Déc 2006, 18:16 | |
| Le Voyage n'est pas un oeuvre facile, et je suis toujours étonné que ceux qui en parlent mentionnent surtout le début, ie le récit de l'aventure guerrière, et un peu moins l'aventure coloniale.
Or ce début, pour intéressant qu'il soit, surtout l'épisode guerrier, a suscité bien des malentendus. Les lecteurs de l'époque y ont vu un parti pris de gauche, antimilitariste et anticolonialiste.
Céline n'a rien démenti des opinions qu'on lui prêtait généreusement.
Le voyage est de 1932.
En 1933 il prononce un discours d'hommage à Zola, à l'occasion du pélérinage de Medan Le voici . |
|  | | rotko pilier

Nombre de messages: 53068 Date d'inscription: 26/12/2005
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 17 Déc 2006, 18:25 | |
| | AdL a écrit: | | Oui Rotko, le 4ème lien chez "Dialogus" est à vérifier. On y trouve les réponses de Alexandre Dumas, Marguerite Duras et même de la Fée Clochette aux questions des internautes... |
Ce lien donné par Coline http://www.dialogus2.org/CEL/lidealnazi.html fonctionne bien et je donne le debut de son texte.
| Citation: | Cher Monsieur,
Vous ne me comprenez pas?... Vous ne pouvez pas dissocier mes livres de la réputation de prophète du mal, de pourriture nazie, de collaborationniste merdeux et de fils de pute que l'on m'a faite depuis 60 ans et que l'on s'acharne à entretenir vicieusement pour me maintenir au tapis et m'écraser du talon |
Mais tu veux dire que le texte n'est pas authentique, c'est cela ? |
|  | | marie chevalier pilier
Nombre de messages: 6353 Age: 111 Date d'inscription: 11/01/2006
 | Sujet: Re: Louis Ferdinand Céline Dim 17 Déc 2006, 19:19 | |
| | Rodolphe a écrit: | J'éprouve des réticences à parler de Céline car je ne me sens pas la rigueur ni le talent nécessaire pour définir ou pointer du doigt ce qui a pu me vriller le coeur dans son écriture. déposant entre les mains de mon interlocuteur. Toujours est-il que je pense que Le voyage au bout de la nuit est un livre avec lequel il faut se battre et je t'y encourage donc. |
moi je n'ai jamais voulu me battre avec des écrivains même célèbres qui sont tout sauf des êtres à respecter....
un jour on m'a dit tu écris comme Céline : tu fais de nombreux paragraphes courts ... j'en ai été contrite ! pas besoin de talent Rodolphe pour aimer un écrivain. il te convient ou pas il t'accroche ou pas .. tu as envie d'en savoir plus ou pas...
Céline fait partie des gens que j'ai lus et ne veux plus me souvenir . je ne peux en aucun cas dissocier l'homme de l'écrivain alors forcément cela me joue des tours  |
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