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 Gunnar Staalesen

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Bernique
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MessageSujet: Gunnar Staalesen   Mer 05 Aoû 2009, 19:24

Anges déchus.



Prix des libraires norvégiens en 1989


Qu'ils sont sombres ces nordiques.
Il ne suffit pas que la nuit plombe leurs journées de septembre à avril, mais en plus, ils se trainent un blues spleenique d'enfer !

Varg Veum (dont le nom aurait quelque chose à voir avec l'expression "le loup dans la bergerie") est un privé pas très reluisant, un peu paumé.
En ce mois de décembre, noir et froid, il assiste aux funérailles d'un copain d'enfance. Là, il retrouve d'autres amis d'enfance dont les rangs ses sont éclaircis (!) au fil du temps. Et pour cause deux autres sont morts dans l'année qui a précédé.
Un 4e va mourir poignardé et le 5e est en danger.
Tous faisaient partie d'un groupe de rock qui a connu ses heures de gloire dans les années 60. Un événement dont personne ne veut parler a provoqué leur séparation en jour de de 1975.

Au cours de l'enquête, Varg Veum fera peu à peu le deuil de ses rêves d'ado et de ses fantasmes amoureux.

Quand je vous disait que c'était sombre. Plus ça va, pire c'est !

Un défaut : c'est lent, très lent. il faut attendre la 200e page pour qu'il se passe quelque chose. Les digressions sur la société norvégienne (de l'omniprésence de la religion au mal être des habitants) et à les descriptions des paysages ... dénudés prennent parfois le pas sur le récit et plombent (si c'est possible) un peu plus l'ambiance.

Quelques fantaisies de traduction et de style parfois "savoureuses" :
"un canard cancana au loin. Peut être voulait-il par là exprimer sa compassion."
" La nuit était pleine d'étoiles crevées."
"l'inarrêtable machine qui chantait inlassablement ses succès d'antan"
"Ce n'est pas irraisonnable"
"Je suis donc rentré à Bergen et j'ai passé six mois à picoler tout en faisant semblant d'étudier les langues, en couchant avec celles qui passaient à portée de main, pour ne pas dire à portée de bite".

L'atmosphère du livre pourrait être résumée par cette phrase :
"Jakob et moi plongeâmes nos jeunesse perdues dans de nouvelles pintes, en mangeant des biftecks calcinés et du chou-fleur trop cuit."

Il y a des jours comme ça où on est heureux d'être latins...

A lire un jour d'été quand vous avez le moral au beau fixe !
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mazel
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MessageSujet: Re: Gunnar Staalesen   Dim 04 Sep 2011, 17:05

Le roman de Bergen de Gunnar Staalesen
tome 1 et 2

En fait, ce n'est pas vraiment un polar, malgré le meurtre qui fait l'ouverture, ni les autres morts douteuses, c'est bien une saga familiale.

tome 1
L'enchevêtrement des personnages est inextricable... tous sont plus ou moins apparenté par leur mariage, celui de leurs frères et soeurs, ceux de la famille de leur conjoint, puis ceux de leurs enfants... que ce soit dans la bourgeoisie ou dans les familles des domestiques et des ouvriers.
Sans compter, le lien par maîtresse commune, ni oublier les enfants nés de viols et "droit de cuissage"...

Christian Moland et Ole Berstad, sont les deux policiers en charge de l'affaire Frimann. Moland est également le beau-frère de Brekke,

Maren Kristine Pedersen, femme libérée ou femme de petite vertu pour d'autres... c'est bien entendu par elle que le scandale arrive... maîtresse de la plupart des compagnons de whist... elle détient les secrets de tous...

famille Frimann, Carl August, consul, de retour d'un bal masqué où il a eu l'audace de venir accompagné d'une autre femme que la sienne, il est assassiné devant chez lui... le 31 décembre 1899. Vingt-cinq ans plus tard, malgré un coupable désigné, le mystère plane toujours sur le pourquoi de ce meurtre et de sa cause... Tout au long du livre, il apparaîtra comme une vieille rengaine que l'on ne peut oublier.

Calle, fils du précédent, se rendra coupable de viol et de coups et blessure sur l'ex-maîtresse de son père... suspect également du meurtre de celui-ci.

famille Dünner, armateur,

famille Gade, comédien, suspect également, mais... il mettra fin à ses jours dans une loge du nouveau théatre, où il n'a pas été retenu pour l'ouverture. Par déception ? Parce qu'il n'est plus qu'un comédien vieillissant ? ou pour plus grave ? Avant de mourir, il envoie une lettre à son ex-maîtresse... lettre ou confession ?

famille Brandt, consul, suspect

famille Brekke, commerçant et beau-frère de Moland, ruiné à cause de Helgesen... et Frimann... suspect...

famille Helgesen, ex-employé de Brekke, devenu son concurrent... suspect également

famille Nesbo, représentants du monde ouvrier, syndicalistes, leurs relations avec les autres familles est celle de victimes, et/ou d'ennemis.


La ville s'industrialise avec le tramway y est déjà existant, le chemin de fer se construit à partir de 1895 bref la Ville entre dans le XXème siècle.

« le jalonnement de la ligne allait prendre six années, mais le travail commença dès 1895 par ce qui serait peut-être le plus gros défi, le forage de Gravahalstunnel, long de 5 311 mètres, à travers l’Urhovd, à l’époque le plus long tunnel ferroviaire d’Europe du Nord et, de plus, en grande partie réalisé dans des conditions climatiques que l’on aurait considérées dans n’importe quel autre endroit de la planète comme impossibles (p.122) ».


C'est l'âge d'or des commerçants, des armateurs, la bourgeoisie y est florissante et le peuple soumis. Les hommes débarquent des campagnes pour devenir ouvriers, les femmes (jeunes filles) pour se placer auprès des grandes familles bourgeoises.

Le roman de Bergen, Tome 2 :

Seize ans ont passés... bientôt le meurtre du consul Frimann sera prescrit, ce qui pose un problème de conscience à l'inspecteur Moland. En effet, il n'est guère convaincu par le coupable désigné. Tout au long du livre, et malgré le fait qu'il soit maintenant à la retraite, au gré de ses rencontres, il poursuit son enquête désormais non officielle.

1916, est une année de grands désordre. Un incendie à détruit une grande partie de Torgallmenningen et la reconstruction va être longue. (Il y eut 3 000 sans abris et 400 maisons détruites. Le feu a été causé par une simple lampe dans une baraque de stockage.)

C'est le temps des grandes grèves au sein de la compagnie des tramways... grèvistes et police s'affrontent. les deux fils de l'inspecteur Moland ne sont pas dans le même camp, et bien d'autres voient leur famille déchirée ainsi.

Les luttes politiques commencent, les tenants des bolcheviks se heurtent aux nationalistes, le krach boursier de 1929 creuse encore plus les inégalités. Et pendant ce temps là, Hitler à pris le pouvoir en Allemagne et Mussolini en Italie.

La violence est partout, jusqu'au théâtre, où à lieu le dernier affrontement de l'histoire et laisse présager de la suite. Tout est près pour le 3ème acte, la seconde guerre mondiale.

et en attendant, nous ne savons toujours pas qui est vraiment le meurtrier du consul Frimann, tout comme nous ne savons pas encore qui à tué Per Magne Haga, le prédicateur vagabond, piétiste, si amateur de femme...
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Gunnar Staalesen
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