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 L'esclavage

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soussou
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MessageSujet: Re: L'esclavage   Ven 10 Mai 2013, 20:35

un livre:

L'affaire de l'esclave de Furcy
Mohammed Aïssaoui
Mohammed Aïssaoui est né en 1964, en Algérie. Titulaire d’une maîtrise de sciences politiques et d’une maîtrise d’administration économique et sociale à l’université de Nanterre (1987), il est journaliste et travaille au Figaro depuis 2001, au service littéraire. Il est l’auteur d’une anthologie, Le Goût d’Alger (Mercure de France). Pour L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard, mars 2010), il a enquêté durant quatre années afin de retrouver la trace et les documents évoquant ce procès qui a duré 27 ans.

Mot de l’éditeur
« Le 16 mars 2005, les archives concernant " L’affaire de l’esclave Furcy " étaient mises aux enchères, à l’hôtel Drouot. Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l’abolition de 1848. Cette centaine de documents - des lettres manuscrites, des comptes rendus d’audience, des plaidoiries - illustrait une période cruciale de l’Histoire. Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d’octobre 1817, dans l’île de la Réunion que l’on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d’instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.
Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris.
Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n’a laissé aucune trace, ou si peu. J’ai éprouvé le désir - le désir fort, impérieux - de le retrouver et de le comprendre. De l’imaginer aussi. » Mohammed Aïssaoui
Editions Gallimard
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rotko
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MessageSujet: Re: L'esclavage   Sam 11 Mai 2013, 14:11

j'ai regardé la première partie de l'emission, et sans entrer dans la recension de toutes les données, c'est un sujet qui, comme le disait Aristarque de la colonisation, "laisse des traces" : la mention des suicides collectifs dont parlait Raphael Confiant, le ressentiment actuel, même obscurément exprimé, en Guadeloupe, en Martinique, en Nouvelle Calédonie, avec des griefs qui perdurent du fait de l'exclusivité du commerce avec la metropole, les produits devenant très chers.

Les intervenants ont montré que chaque pays avait son histoire de l'esclavage, en raison de pratiques différentes.

Que des artistes (écrivains, sculpteurs, poètes, chanteurs) évoquent cet esclavage libère la parole, clarifie les situations de traumatismes collectifs et personnels. Je pense à Un dimanche au cachot de Patrick Chamoiseau (Folio 368 p)

Spoiler:
 

Et ces précisions : enchainés à l'entrepont sous un plafond de 1, 5 m pendant la traversée, une durée moyenne de vie de 7 ans sur une exploitation.

Gaston kelman ( Je suis noir et je n'aime pas le manioc) abordait aussi cette question des "réparations", et acceptait l'idée d'une "discrimination positive" qui n'a pas fait long feu.
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nicyrle
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MessageSujet: esclavage   Mar 03 Déc 2013, 20:59

Hier, c'était la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, encore si dramatiquement présent dans le monde entier. Ce soir, mon chéri et moi sommes allés voir un documentaire poignant qui remonte à 1987 mais hélas reste pleinement d'actualité. Il a pour titre Sucre noir et est signé Michel Régnier. Il témoigne des terribles conditions de travail et de survie de travailleurs haïtiens en République dominicaine pour la récolte de la canne à sucre dans la plantation géante du CEA (Conseil d'Etat du Sucre). Tout est terrifiant : hommes, femmes, enfants vivent sans eau, sans électricité, n'ont ni à manger ni à boire et triment dans des conditions épouvantables. Pas d'école bien sûr ni de médecins... Ils sont complètement piégés, considérés comme des sous-hommes qui ont moins de valeur qu'un bœuf. Tout m'a frappée mais j'ai retenu, entre autres, que ces êtres devenaient incapables de s'exprimer, perdant jusqu'à l'usage des mots pour sombrer dans un silence résigné. Il paraît que la situation n'a pas changé...Sad  Je suis sortie de là bouleversée et avec un sentiment d'impuissance.
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Sapho
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MessageSujet: Re: L'esclavage   Mer 04 Déc 2013, 10:31


Comment Cuba est devenu une île à sucre...


Au XVIII° siècle, Cuba était une île mise en valeur de façon très marginale par l’agriculture. C’était surtout un relais maritime pour les bateaux qui partaient des Amériques à destination de l’Europe. La révolution sucrière date de la destruction du système de Saint-Domingue (1791 : début de la révolte des esclaves ; 1793 : abolition de l’esclavage). L’Espagne comprend que Cuba est une base idéale pour occuper un marché. Les colons de Saint-Domingue vont se réfugier aux Etats-Unis (Philadelphie) et... à Cuba où ils recommencent le système de plantations. Aujourd’hui encore au Sud de Cuba, toute une partie de la population a des noms français et descend de ces colons. En 1820, Cuba devient une grande île à sucre avant d’être détrônée par le Brésil.

Les relations maîtres esclaves

Les noirs arrivés d’Afrique, rejoignaient l’"habitation" du maître qui les avait achetés, elles pouvaient réunir plusieurs centaines d’esclaves nègres. Il y avait deux villages qui correspondaient aux deux catégories principales d’esclaves. La maison du maître où il y avait des domestiques et des nègres. Et le commandeur qui dirigeait les esclaves. Les esclaves finissaient de perdre leur identité d’origine. Ils se retrouvaient avec des Africains originaires d’autres nations dont ils ne comprenaient pas la langue, on les affublait d’un surnom inconnu. Les esclaves logeaient dans des cases en bois et en torchis presque vides. Ils se nourrissaient de bananes, de patates, et de riz. Leurs journées épuisantes commençaient tôt et finissaient tard. Le dimanche était leur journée de repos. Certains esclaves étaient adoptés par leur maître et ils devenaient membres de la famille. La vie en esclavage était courte, pas plus de 10 ans à cause des épidémies et des conditions de travail. Un esclave n’était pas vraiment un homme, on le châtiait sans aucune considération comme un objet. Parfois les esclaves rachetaient leur liberté avec l’assentiment des maîtres en payant plus cher que leur prix d’achat.

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