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 Georges Brassens

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rotko
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MessageSujet: Georges Brassens   Mer 04 Jan 2006, 12:23

Les copains d'abord


Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en pèr' peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la litterature (1)
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait a bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

(1) Remarque : avec la litterature et les spectacles, ça marche quand même, et on se fait la conversation Wink
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MerlineM
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MessageSujet: GB...   Mer 04 Jan 2006, 20:45

http://www.lesamisdegeorges.com/

un très joli site...si vous passez par le 14ème arrondissement de Paris n'oubliez pas de faire une petite pause impasse florimont...

POUR VOUS /

les
amis de Georges étaient un peu anars
Ils marchaient au gros rouge et grattaient leurs guitares
Ils semblaient tous issus de la même famille
Timides et paillards et tendres avec les filles
Ils avaient vu la guerre ou étaient nés après
Et s'étaient retrouvés à Saint-Germain-des-Prés
Et s'il leur arrivait parfois de travailler
Personne n'aurait perdu sa vie pour la gagner

Les amis de Georges avaient les cheveux longs
A l'époque ce n'était pas encore de saison
Ils connaissaient Verlaine, Hugo, François Villon
Avant qu'on les enferme dans des microsillons
Ils juraient, ils sacraient, insultaient les bourgeois
Mais savaient offrir des fleurs aux filles de joie
Quitte à les braconner dans les jardins publics
En jouant à cache-cache avec l'ombre des flics

Les amis de Georges, on les reconnaissait
A leur manière de n'être pas trop pressés
De rentrer dans le rang pour devenir quelqu'un
Ils traversaient la vie comme des arlequins
Certains le sont restés, d'autres ont disparu
Certains ont même la Légion d'honneur - qui l'eût cru?
Mais la plupart d'entre eux n'ont pas bougé d'un poil
Ils se baladent encore la tête dans les étoiles

Les amis de Georges n'ont pas beaucoup vieilli
A les voir on dirait qu'ils auraient rajeuni
Le cheveu est plus long, la guitare toujours là
C'est toujours l'ami Georges qui donne le la
Mais tout comme lui ils ne savent toujours pas
Rejoindre le troupeau ou bien marcher au pas
Dans les rues de Paris, sur les routes de province
Ils mendient quelquefois avec des airs de prince
En chantant des chansons du dénommé Brassens
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Dinou
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MessageSujet: décalage   Jeu 05 Jan 2006, 09:58

Je fais partie de cette jeune génération qui n'a pas connue Brassens,
et j'en suis fort navrée...
Il n'empêche que la plupart de mes ami(e)s et moi-même sommes fan de ce grand moustachu...

Les grands hommes ne meurent jamais.
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 18 Jan 2007, 13:13

La complainte des filles de joie

Bien que ces vaches de bourgeois (bis)
Les appell'nt des filles de joie (bis)
C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent
Parole, parole
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent

Car, même avec des pieds de grues (bis)
Fair' les cents pas le long des rues (bis)
C'est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C'est fatigant pour les guibolles

Non seulement ell's ont des cors (bis)
Des œils-de-perdrix, mais encor (bis)
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles
Parole, parole
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles

Y a des clients, y a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l'eau (bis)
Faut pourtant qu'elles les cajolent
Parole, parole
Faut pourtant qu'elles les cajolent

Qu'ell's leur fassent la courte échelle (bis)
Pour monter au septième ciel (bis)
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent
Parole, parole
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Ell's sont méprisées du public (bis)
Ell's sont bousculées par les flics (bis)
Et menacées de la vérole
Parole, parole
Et menacées de la vérole

Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour (bis)
Qu'ell's se marient vingt fois par jour (bis)
La noce est jamais pour leur fiole
Parole, parole
La noce est jamais pour leur fiole

Fils de pécore et de minus (bis)
Ris pas de la pauvre Vénus (bis)
La pauvre vieille casserole
Parole, parole
La pauvre vieille casserole

Il s'en fallait de peu, mon cher (bis)
Que cett' putain ne fût ta mère (bis)
Cette putain dont tu rigoles
Parole, parole
Cette putain dont tu rigoles

J'aime bien la version chantée par Barbara, légèrement modifiée (utilisation de "on" au lieu d'"elles" - comme elle fait pour d'autres chansons d'ailleurs)


Dernière édition par le Jeu 18 Jan 2007, 14:35, édité 1 fois
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 18 Jan 2007, 14:22

LA CANE DE JEANNE

La cane
De Jeanne
Est morte au gui l'an neuf
L'avait fait la veille
Merveille
Un œuf

La cane
De Jeanne
Est morte d'avoir fait
Du moins on le présume
Un rhume
Mauvais

La cane
De Jeanne
Est morte sur son œuf
Et dans son beau costume
De plumes
Tout neuf

La cane
De Jeanne
Ne laissant pas de veuf
C'est nous autres qui eûmes
Les plumes
Et l'œuf

Tous, toutes
Sans doute
Garderons longtemps le
Souvenir de la cane
De Jeanne
Morbleu
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coline
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 18 Jan 2007, 15:07

Le gorille

Paroles: Georges Brassens

C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...

Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait du la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère !
Gare au gorille !...

L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...

Celles là même qui, naguère,
Le couvaient d'un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...

Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...

"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...

Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !...

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...
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coline
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 18 Jan 2007, 15:16

La fessée

La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant ?
Un vieux copain d'école étant mort sans enfants,
Abandonnant au monde une épouse épatante,
J'allai rendre visite à la désespérée.
Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée,
Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente.

Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux,
Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de l'âme...
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.

Ma pipe dépassait un peu de mon veston.
Aimable, elle m'encouragea : " Bourrez-la donc,
Qu'aucun impératif moral ne vous arrête,
Si mon pauvre mari détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas !
Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes ? "

A minuit, d'une voix douce de séraphin,
Elle me demanda si je n'avais pas faim.
" Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la piété jusqu'à l'inanition :
Que diriez-vous d'une frugale collation ? "
Et nous fîmes un petit souper aux chandelles.

" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point qu'il dort.
Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. "
Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum,
La veuve était émue, nom d'un petit bonhomm' !
Et son esprit se mit à battre la campagne...

" Mon Dieu, ce que c'est tout de même que de nous ! "
Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre,
" Me voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier d'sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre... "

Un tablier d'sapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !

" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en deux ! "
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale.
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content,
Que cet état de chos's durait depuis longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale.

Quand je levai la main pour la deuxième fois,
Le cœur n'y était plus, j'avais perdu la foi,
Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse :
" Avez-vous remarqué que j'avais un beau cul ?
Et ma main vengeresse est retombée, vaincue!
Et le troisième coup ne fut qu'une caresse...
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coline
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 18 Jan 2007, 15:19

La non-demande en mariage

Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d'amoureux l'ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège...

R:
J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin


Laissons le champs libre à l'oiseau
Nous seront tous les deux priso-
nniers sur parole
Au diable les maîtresses queux
Qui attachent les cœurs aux queues
Des casseroles!

+R:

Vénus se fait vielle souvent
Elle perd son latin devant
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux
Effeuiller dans le pot-au-feu
La marguerite

+R:

On leur ôte bien des attraits
En dévoilant trop les secrets
De Mélusine
L'encre des billets doux pâlit
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

+R:

Il peut sembler de tout repos
De mettre à l'ombre, au fond d'un pot
De confiture
La jolie pomme défendue
Mais elle est cuite, elle a perdu
Son goût "nature"

+R:

De servante n'ai pas besoin
Et du ménage et de ses soins
Je te dispense
Qu'en éternelle fiancée
A la dame de mes pensées
Toujours je pense

+R:
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 25 Jan 2007, 12:03

Elle est belle, la non-demande (très bien arrangée par Miossec qui l'interprète aussi)
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 25 Jan 2007, 12:04

L'hécatombe

Au marché de Brive-la-Gaillarde, à propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture, les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure d'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux, sans vergogne, c'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant toute mesure, se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l'assure, un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores être à deux doigts de succomber,
Moi je bichai, car je les adore sous la forme de macchabées.
De la mansarde où je réside, j'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides, en criant:"hip,hip,hip,hourra!"

Frénétique l'une d'elle attache le vieux maréchal des logis,
Et lui fait crier:"mort aux vaches! Mort aux lois! Vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse le crâne d'un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ces femelles, ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grands coups de mamelles ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent, et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes avaient eu leur content de gnons
Ces furies, comme outrage ultime, en retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose le dire tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses: par bonheur ils n'en avaient pas!
Leur auraient même coupé les choses: par bonheur ils n'en avaient pas!
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louve
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MessageSujet: Georges Brassens   Dim 28 Jan 2007, 23:27

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir


Georges Brassens




Stéphane Persyn spesyn@pratique.fr ajoute la contribution suivante :

je prends la peine de prendre ma plume pour dire que le poème des Passantes chanté par Georges Brassens, n'a en fait pas été écrit par Brassens, mais par un auteur jusque là inconnu, nommé Antoine Pol.

Georges Brassens l'a trouvé dans un de ces établissements de droits d'auteurs (je ne sais plus comment ça s'appelle), et a trouvé ce poème.

Il a alors demandé à l'auteur, Antoine Pol, l'autorisation de mettre ce poème en musique...

Il a accepté. Ils avaient pris rendez-vous un mois plus tard, car Brassens voulait le rencontrer...

Antoine Pol est décédé (de vieillesse) une semaine avant qu'ils se rencontrent. L'un des grands regrets de Brassens, fut de ne jamais avoir connu cet homme.
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 29 Jan 2007, 09:38

Merci louve - et monsieur Persyn, de ces précisions - je savais que le texte avait été écrit par un obscur poète, mais ne connaissais pas tous ces détails.

Le Vent

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Les jean-foutre et les gens probes
Médis'nt du vent furibond
Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits, retrouss' les robes
Des jean-foutre et des gens probes
Le vent, je vous en réponds
S'en soucie, et c'est justic', comm' de colin-tampon*

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Bien sûr, si l'on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut' raffolant de nuire à tout l'monde
Mais une attention profonde
Prouv' que c'est chez les fâcheux
Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses petits jeux

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

* comprends pas colin-tampon...
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maïa
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 29 Jan 2007, 10:05

Seuguh a écrit:
* comprends pas colin-tampon...

"Colin", comme dans colin-maillard, diminutif péjoratif - trouvé chez Rabelais- de Colas (déjà diminutif de Nicolas) et "tampon", pour désigner au 16ème siècle, le tambour des soldats suisses sans doute en référence à leur corpulence. L'expression "s'en moquer comme de colin-tampon" vient -mais on n'a pas de certitudes - peut-être du fait que les Français riaient de ces soldats suisses...
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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 29 Jan 2007, 10:17

Merci bien, très chère farao
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 29 Jan 2007, 12:45

Merci Maia je ne connaissais pas cette histoire.

Dieu s'il existe

Au ciel de qui se moque-t-on ?
Était-ce utile qu'un orage
Vînt au pays de Jeanneton
Mettre à mal son beau pâturage ?
Pour ses brebis, pour ses moutons,
Plus une plante fourragère,
Rien d'épargné que le chardon !
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.

Et là-dessus, méchant, glouton,
Et pas pour un sou bucolique,
Vers le troupeau de Jeanneton,
Le loup sortant du bois rapplique.
Sans laisser même un rogaton,
Tout il croque, tout il digère.
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.

Et là-dessus le Corydon,
Le promis de la pastourelle,
Laquelle allait au grand pardon
Rêver d'amours intemporelles,
- Au ciel de qui se moque-t-on ? -
Suivit la cuisse plus légère
Et plus belle d'une goton.
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.

Adieu les prairies, les moutons,
Et les beaux jours de la bergère.
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Ferait-on de folles enchères ?
Quand il grêle sur le persil,
C'est bête et méchant, je suggère
Qu'on en parle au prochain concile.
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.


G. Brassens
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louve
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MessageSujet: G Brassens   Lun 29 Jan 2007, 23:22

La marche nuptiale

Mariage d'amour mariage d'argent
J'ai vu se marier toute sorte de gens
Des gens de basse source et des grands de la terre
Des prétendus coiffeurs, des soit-disant notaires

Quand même je vivrais jusqu'à la fin des temps
Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire

C'est dans un char à boeufs s'il faut parler bien franc
Tirés par les amis poussés par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après longtemps d'amour, longtemps de fiancailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant
La foule nous couvait d'un oeil protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noce de ce style

Voici le vent qui souffle emportant crève-coeur
Le chapeau de mon père et les enfants de coeur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes
Comme pour empêcher la noc' coûte que coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs
Berçant comm' une poupée son gros bouquet de fleurs
Moi pour la consoler moi de toute ma morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues

Tous les garçons d'honneur montrant le poing aux nues
Criaient : "Par Jupiter, la noce continue"
Par les homm's décriée par les dieux contrariée
La noce continue et Vive la mariée.

______________________________________
L'espoir est une mémoire qui désire.
Honoré de Balzac
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MessageSujet: Georges Brassens   Lun 29 Jan 2007, 23:59

Toujours désolée pour avoir crée ce second dossier "Georges Brassens" :!:
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rotko
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 12 Mai 2007, 07:35

Ya pas de désolation ici flower

Jean Pierre liègeois a supervisé les oeuvres complètes de Brassens aux editions le Cherche-Midi

et pour quelques chansons Brave Margot, les nombrils de femmes d'agent
et bien d'autres !
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 12 Mai 2007, 17:25

L'occasion de rechercher des textes, des chansons de Brassens est toujours la bienvenue pour moi. Je n'oublierai jamais ses concerts, quel talent, quelle convivialité et quelle modestie...

Rien à jeter

Sans ses cheveux qui volent
J'aurais, dorénavant,
Des difficultés folles
A voir d'où vient le vent.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Je me demande comme
Subsister sans ses joues
M'offrant de belles pommes
Nouvelles chaque jour.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans sa gorge, ma tète,
Dépourvu' de coussin,
Reposerais par terre
Et rien n'est plus malsain.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans ses hanches solides
Comment faire, demain,
Si je perds l'équilibre,
Pour accrocher mes mains ?

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle a mile autres choses
Précieuses encore
Mais, en spectacle, j'ose
Pas donner tout son corps.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Des charmes de ma mie
J'en passe et des meilleurs.
Vos cours d'anatomie
Allez les prendre ailleurs.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

D'ailleurs, c'est sa faiblesse,
Elle tient ses os
Et jamais ne se laisse-
rait couper en morceaux.

Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle est quelque peu fière
Et chatouilleuse assez,
Et l'on doit tout entière
La prendre ou la laisser.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

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Seuguh
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 15 Nov 2007, 15:22

Le Roi des...

Non certes elle n'est pas bâtie (bis)
Sur du sable sa dynastie (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il peut dormir ce souverain (bis)
Sur ses deux oreilles serein (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Je tu il elle nous vous ils (bis)
Tout le monde le suit docile (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il est possible au demeurant (bis)
Qu'on déloge le Shah d'Iran (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'un jour on dise c'est fini (bis)
Au petit Roi de Jordanie (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'en Abyssinie on recuse (bis)
Le Roi des Rois le bon Négus (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que sur un air de fandango (bis)
On congédie le vieux Franco (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que la couronne d'Angleterre (bis)
Ce soir roule par terre (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que ça c'est vu dans le passé (bis)
Marianne soit renversée (bis)

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.
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fontelle
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 15 Nov 2007, 20:36

Elle est à toi cette chanson
Toi l'auvergnat qui sans façon
me donna quatre bouts de bois
quand dans ma vie il faisait froid

Toi qui m'a donné du feu quand
les croquantes et les croquants
tous les gens bien intentionnés
m'avaient fermé la porte au nez...

Ce n'était rien
qu'un feu de bois
mais il m'a réchauffé le corps
et dans mon âme il vit encore..

Elle est à toi cette chanson
toi l'hôtesse qui sans façon
m'a donné quatre bouts de pain
quand dans ma vie il faisait faim

Toi qui m'ouvris ta huche quand
les croquantes et les croquants
tous les gens bien intentionnés
s'amusaient à me voir jeûner

ce n'était rien
qu'un peu de pain
mais il m'a réchauffé le corps
et dans mon âme il brûle encore
à la manière d'un grand festin

Elle est à toi cette chanson
toi l'étranger qui sans façon
d'un air malheureux m'a souri
lorsque les gendarmes m'ont pris
toi qui n'a pas applaudi quand
les croquantes et les croquants
tous les gens bien intentionnés
riaient de me voir emmener

ce n'était rien
qu'un peu de miel
mais il m'a réchauffé le corps
et dans mon âme il brûle encore
à la manière d'un grand soleil...

refrains :
Toi,......,
quand tu mourras
que le croque mort t'emportera
qu'il te conduise à travers ciel
au père éternel....
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fontelle
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 15 Nov 2007, 20:42

LA MAUVAISE REPUTATION.......

LA FEMME D'HECTOR.....

TROMPETTES DE LA RENOMMEE.....

LE 22 SEPTEMBRE...

Chez Brassens, ya rien à jeter cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 11 Jan 2008, 13:16

Le Vent

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Les jean-foutre et les gens probes
Médis'nt du vent furibond
Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits, retrouss' les robes
Des jean-foutre et des gens probes
Le vent, je vous en réponds
S'en soucie, et c'est justic', comm' de colin-tampon

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Bien sûr, si l'on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut' raffolant de nuire à tout l'monde
Mais une attention profonde
Prouv' que c'est chez les fâcheux
Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses petits jeux

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau
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Syl
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 24 Jan 2008, 15:52

Pour moi, il est la "Maître" incontesté de la chanson française et
personne ne remplacera "tonton Georges".

J'aime beaucoup (entre autres car je pense que ses chansons, je les aime toutes) la manière dont il chantait Aragon que j'apprécie tout particulièrement en tant qu'écrivain ("Il n'y a pas d'amour heureux").

Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de ce lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs

Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous deux[/i]
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Amadak
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MessageSujet: Brassens pour GDS   Mar 06 Mai 2008, 12:57

bonjour il manque seulement la musique mais elle est là dans la mémoire J'ai tout un livre avec ses chansons, mais je les vois sur la page.je remercie à tous,l'Auvergnat est une de mes préférées
Amadak
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