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 Pedro Almodovar

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coline
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Dim 21 Jan 2007, 19:20

Volver

Quel film admirable!...Je viens de le revoir avec un rare bonheur (en V.O cette fois-ci!)...
C'est un véritable hommage à la femme...
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swallow
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Dim 21 Jan 2007, 19:33

Pour ceux qui ignorent la belle femme qu´est Estrella MORENTE:
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Utopie
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Dim 18 Fév 2007, 19:35

Bon .... je ne sais pas quoi dire Sad J'ai bien aimé mais mais ... sans plus affraid

L'histoire est intéressante mais j'ai trouvé le film prémaché... le premier "drame" on s'y attend dès le début et la fin on la connait aussi, quelques minutes de suspens pour le fantôme qui n'en est pas un.
J'ai beaucoup aimé, Carmen Maura dans le rôle de la mère et Blanca Portillo dans le rôle d'Agustina, moins Pénélope Cruz, dans ce rôle, elle est sympathique mais le personnage manque d'épaisseur, à mon goût. Ce qui m'a génée pour ce personnage, c'est la voix, le dialogue joué, cela ne coule pas, mais je l'ai vu en VF.

L'idée de ses femmes qui se battent ne m'a pas semblée crédible, les femmes froides, pas très sensibles, un peu légères, un problème et non des moindres se pose, une solution simple sans sentiment est appliquée. Il y a bien de la bonté dans le personnage de la mère mais après quoi ...

J'aime Almodovar pourtant ! Je le reverrai dans quelques temps, je m'attendais à un film grandiose... il y a de belles prises de vue et il y a pas mal d'humour, des invraisemblances, ce qui me fait penser à une comédie plutôt légère avec des personnages également légers. Un film agréable, juste je m'attendais à autre chose.
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Sam 24 Mar 2007, 13:12

Volver film de Almodovar
l’histoire : du monde des femmes espagnoles.
La beauté de la femme, en jeune pubère, en mère splendide dans sa quarantaine jubilatoire, en grand-mère paisible écoutée dans sa sagesse diffusée.
Un hymne à la femme qui permet de lui pardonner toutes ses exactions : meurtres, mensonges, vol, entremises. On lui pardonne ses défauts : maquillage, gourmandise,
La femme travaille. La femme assume l’éducation des enfants. La femme gère le foyer. La femme entretien les relations avec la famille. La femme tisse le lien social.
Almodovar idéalise la femme. Le regard porté sur l’homme est terrible. L’individu mâle est confiné soit dans le rôle d’un père incestueux brutal que l’état d’ébriété n’arrange guère, soit dans la peau d’un timide barbu qui n’ose pas assumer son désir d’elle (d’ailes …), soit dans celui d’un mari tyran cocufiant son épouse avec toutes les filles désirables. Heureusement que le monde du spectacle donne une image des hommes artistes, plus glorieuse.
Le clou de la démagogie, nous arrive au milieu du film, lorsque l’héroïne entonne une chanson (Volver), avec sa voix délicieusement mielleuse, somptueusement chaude, raffinée. Je me dis : là c’est trop.
Almodovar poursuit sa quête de la femme idyllique, jusqu’à obtenir la perfection des anges, la magnificence des saintes. L’histoire est tordue, complexe, une succession de couches de drames qui s’accumule dans ce monde exclusivement féminin, tout comme l’était il y a quelque dizaines d’années la perception des femmes dans le monde du cinéma pour des réalisateurs de mauvais génie, recluses aux seules vocations de prostituée, secrétaire, pin-up ou mère de famille moralisatrice.
Dommage que ce réalisateur en arrive à cette extrême, navrante, mélo teinté d’absurdité, se jouant grand public, se distribuant le rôle d’un populaire. (bertrand-môgendre)
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Utopie
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Mar 28 Oct 2008, 14:14

Vu un film de 1994 : Kika



avec
Veronica Forque, Andrea Caracortada, Victoria Abril, Peter Coyote, Rossy de Palma, Alex Casanovas, Santiago Lajusticia

Kika (Veronica Forqué) est en couple avec Ramon, un photographe voyeur. Elle le trompe avec Nicholas, beau-père de Ramon (Peter Coyote). Il y a aussi Juana, la femme de ménage de Kika (Rossy de Palma)qui est amoureuse de Kika ..., et dont le frère, Pablo, acteur de films porno, sort subitement de prison. Tout ce petit monde est secrètement filmé par Andréa Balafrée (Victoria Abril) journaliste de choc pour son émission en direct, «le pire du jour».


Des personnages tous plus loufoques les uns que les autres, une comédie très kitch, provocatrice, une journaliste dans tout ce qui se fait de plus horrible, un mari incongru et voyeur, un beau-père séducteur, un acteur violeur, une femme de ménage déjantée, c'est l'entourage de Kika, jeune femme tout aussi décalée, naïve ou tout simplement "ailleurs" et très niaise.

J'ai bien aimé, on passe un bon moment, on rit de bon coeur, malgré tout, c'est un film très expressif, dérangeant, tout y est trop kitch pour me toucher vraiment, les personnages un peu trop factices pour m'y attacher, exception pour la femme de ménage interprétée par Rossy de Palma.


Ici avec Kika (Veronica Forqué)

Les critiques semblent mitigées, certains parlent de nullité, d'aspect malsain, voire pornographique, certes ce n'est pas un film qui m'aura profondément marqué et le kitch à outrance ne me touche pas (pas plus que le kitch léger d'ailleurs) mais son aspect dérangeant est intéressant.
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Bernique
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Mar 28 Oct 2008, 16:55

J'aime l'univers d'Almodovar, qui pour moi est rarement malsain quand il est dans la fantaisie la plus pure. Que ce soit Kika, Attache-moi ou Talons aiguilles, ses personnages décalés, hors des modes, si vivants nous font rentrer dans son univers coloré et fellinien.
Ses personnages sont toujours très sensibles, trop sans doute, pour un quotidien étouffant.
Je n'ai jamais été déçue par un de ses films du premier (La loi du désir) au dernier que j'ai vu (Volver).
Il m'en manque encore quelques uns, dont La mauvaise éducation qui raconte le coté malsain d'une éducation religieuse perverse.

Les actrices d'Almodovar sont extraordinaires : de l'énergei de Victoria Abril, la dignité de Marisa Paredes, l'ironie de Palma de Rossi, la sensualité de Pénélope Cruz, la fantaisie de Carmen Maura.

Je ne sais pas si beaucoup de réalisateurs (en dehors de W Allen et Sophia Coppola) donnent autant la part belle à ces personnages féminins, véritables héroïnes du quotidien.
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rotko
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Dim 10 Mai 2009, 16:37

Penelope Cruz dans le prochain Almodovar,

Un drame amoureux avec un scénariste aveugle rongé par la mort de sa femme 14 ans plus tôt.



Tout sur ma mère, bouquet flamboyant de secrets poignants, de dissimulations vitales, de mensonges mortels. « Il n'y a pas de plus grand
spectacle que celui d'une femme qui pleure... » disait à l'époque Almodóvar. Si : peut-être celui de plusieurs femmes qui pleurent. Manuela, Rosa,
Huma, Lola pleurent. Pas ensemble, mais à tour de rôle, des larmes retenues, des sanglots étouffés, parce que leurs destins s'emmêlent
inextricablement, dans « un drame démesuré, baroque, aux personnages poussés à l'extrême, malmenés par le hasard ». Où l'on retrouve Marisa
Paredes, en diva, façon Talons aiguilles : mais cette fois, elle ne chante pas, elle joue, elle est sur scène la Blanche Dubois d'Un tramway nommé
désir. Et c'est en rentrant de son spectacle, sous une pluie battante, que Manuela (formidable Cecilia Roth) voit son fils, qui s'était précipité pour
obtenir un autographe de l'actrice, mourir, renversé par une voiture. Le « drame démesuré » est en marche. Almodóvar annonce d'emblée qu'il va
faire flamber tous les artifices du mélo. Coordinatrice des transplantations dans un hôpital madrilène, Manuela, lors d'un séminaire de psychologie,
joue la femme éplorée apprenant de la bouche de ses médecins qu'un de ses proches est cliniquement mort... avant de vivre cette scène pour de
bon. Plus qu'un coup de force scénaristique, c'est une sorte de manifeste almodovarien : en chaque femme, il y a une actrice, appelée à vivre les
scènes qu'elle joue, et à jouer les scènes qu'elle vit. Car désormais, pour Manuela et tous ceux qu'un hasard forcé va mettre sur son chemin, la vie
et sa représentation théâtrale sont indissolublement liées. Avec cette idée, obsédante, de la répétition, de l'éternel retour. La mort de son fils fait
de Manuela une femme en mouvement. En quête de son passé, elle trace son chemin, rencontre des fantômes, mais aussi des vies nouvelles.
Almodóvar a changé, dit-on. Les bien-pensants voudraient qu'il se soit « assagi ». Mais c'est tout le contraire : cette façon de se déployer dans le
temps et l'espace, de relier les solitudes à travers les générations, de mêler les vivants et les morts, c'est simplement le signe d'une maturité qui
s'offre de vraies audaces. Comme cette séquence fulgurante, d'un kitsch sublime, où Manuela parce qu'elle veut retrouver le père de son fils, ce
père qu'elle lui a toujours caché quitte Madrid pour Barcelone, la ville de sa jeunesse. Un tunnel, long, interminable, et soudain, le ciel au-dessus
de la ville illuminée, la voix déchirante d'Ismaël Lo, quelques clichés nocturnes de la ville baroque et interlope, un soupçon de Movida, et un
émerveillement intact : en quelques plans, Almodóvar revisite à la fois son cinéma et son passé, sans que pointe une nostalgie complaisante, avec
simplement un regard sincère sur les choses qui ont été, que l'on ne regrette pas, mais que l'on aime encore. En apparence, tous les ingrédients
almodovariens sont là. Mais il ne faut pas se fier au papier peint furieusement années 70 de l'appartement dans lequel s'installe Manuela : c'est un
lieu « de passage », comme sont de passage tous ceux dont elle va, un moment, partager l'existence dans cette ville. Bonne soeur, travelo, junkie,
autant de figures familières, de film en film, que l'on s'obstine à désigner comme tels, mais dont l'identité est devenue si mouvante, si fluide. C'est
ce sentiment aigu de l'éphémère qui rend ce film si poignant.
Pendant longtemps, du temps où il faisait figure de pionnier, Almodóvar a semblé jouer avec
cette idée qu'on pouvait rudoyer les corps, changer de sexe comme de chemise : Tino
devenait Tina, seule femme au milieu des hommes (Carmen Maura s'y collait), on tutoyait le
travelo, c'était La Loi du désir. Aujourd'hui, c'est une force archaïque, tellurique, qui permet
à certains humains de transgresser la Loi de la différence des sexes. En une seule scène,
renversante que l'on baptisera « L'apparition de Lola » , Almodóvar redonne au transsexuel
son essence divine, celle de l'androgyne primitif, homme et femme à la fois. Tout le monde
ne peut prétendre à l'Olympe. A côté de Lola, il y a aussi la très humaine et si drôle Agrado,
qui s'est donné ce prénom parce que toute sa vie elle a cherché « à être agréable à autrui ».
Agrado a choisi le patio, la maison des femmes, la cour des songes et des mensonges.
Tout son corps ment, avoue-t-elle à son public d'un soir, au cours d'un extraordinaire
monologue impromptu, énumérant toutes les opérations qu'elle a subies pour être « vraie » :
« Une femme est authentique lorsqu'elle ressemble à l'image qu'elle a rêvée d'elle-même. »
Ce qui vaut pour une femme ne vaudrait-il pas aussi pour le cinéaste? Ce film-là, on en est
sûr, ressemble à celui qu'Almodóvar avait rêvé.
Vincent Remy, Télérama, 19/05/1999



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Marie kiss la joue
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Jeu 14 Mar 2013, 08:38

Le nouveau film d'Almodovar, Les amants passagers, sort le 22 mars Happy

La bande-annonce (originale...;p) :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19476499&cfilm=212192.html

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rotko
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Mer 27 Mar 2013, 05:48

j'ai vu la presentation, sans être trop atttiré, mais ce n'est qu'une presentation, et comme j'allais voir la religieuse, je n'étais pas dans l'attente Smile

"Les Amants Passagers" renoue avec ses premières œuvres, nourries de références à toute sorte de sous-cultures, loin de toute respectabilité critique, à une époque où le cinéaste réflétait les convulsions sociales et politiques de son pays (la Movida), appliquant à la lettre cette phrase de Picasso : le bon goût est l'ennemi de la créativité

un petit article
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http://grain-de-sel.cultureforum.net/forum.htm
Marie kiss la joue
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MessageSujet: Re: Pedro Almodovar   Dim 07 Avr 2013, 09:45

Effectivement, Almodovar applique bien cette phrase de Picasson : nulle trace de bon goût dans Les amants passagers ! C'est en grande partie pour cela que je préfère vraiment ses films plus tragiques, comme Talon aiguille ou Parle avec elle. Cela dit, tout n'est pas à jeter, certaines situations sont drôles, les acteurs sont bons (en fait c'est essentiellement pour cela que je n'ai pas détesté^^, il s'entoure vraiment de tous les acteurs habituels et c'est agréable de les revoir). Le gros point négatif, à mes yeux, c'est le scénario...

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