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 philippe Kerr, douce flamme

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Amadak
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MessageSujet: douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 11:59

Montalban fait un avertissement à Gunther de quitter l’Argentine ce soir même, puisque sa vie est en péril, il lui donne les passeports pour n’importe quel pais, Bernie clairvoyant, comprend que la vie de Anna n’est plus sûre en Argentine
Il a un rendez-vous avec elle, il lui dit qu’il l’aime et qu’elle parte avec lui à Uruguay, pays démocratique et très proche. Elle refuse, l’embrasse, mais sa situation l’emporte : je suis juive et toi tu es un ex officier SS, comment savoir que tu es sincère ?
Il répond- oublie ce que te dit la tête et écoute ton cœur, c’est le plus important entre deux personnes-
Elle ne peut quitter ses parents, Gunther lui promet de faire tout ce qu’elle veut pour eux, il n’obtient pas de réponse. Il va prendre le bateau ce soir et il l’attendrait.


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Amadak
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MessageSujet: douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 16:08

Cette nuit il pleuvait beaucoup, le fleuve était calme, la marée haute et la lune pleine . Quelque part à l’autre côté du Río de la Plata , l’Uruguay attendait.
Je me trouvais dans les bureaux de la CNF, à regarder par la fenêtre, le quai, le bateau et les vagues qui effleuraient la jetée. Mes yeux ne quittaient pas la montre, avec chaque seconde mes espoirs se dissipaient.
Je n’étais pas le premier homme qu’une femme quittait. Je ne serais non plus le dernier, c’est ainsi qu’on devient poète.
A suivre
Nb Dans ce fragment Kerr devient plus sensible, plus humain, loin du froid chroniqueur.
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Amadak
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MessageSujet: douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 16:30

j'avais écrit de nombreux chapitres, hier une panne de courant a fait disparaitre mes posts, je suis courageuse et je vais refaire ce qui manque, et pourtant j'avais gardé
Pardon
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rotko
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MessageSujet: Re: philippe Kerr, douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 17:28


Je crois que tu devrais, pour sauvegarder tes textes, les copier sur un site de courrier, bien numerotés, de manière à les retrouver ensuite, s'il y a un imprévu.
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Amadak
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MessageSujet: douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 18:50

une voix fait le dernier appel aux passagers pour Montevidéo et Elle ne venait pas
La pluie mélancolique, comme les larmes du vent nocturne, me mouillait le visage
Je quittais l'Argentine et je montais à bord. Je res.tais sur le pont attendant un miracle qui n'allait pas se produire, On a largué les amarres et nous nous éloignames de l'Argentine ; d'Elle
Accablé par la confusion,la lutte, la fuite, j'etais sur le point de me jeter à l'eau et nager vers la côte. par contre je décidai descendre
Dans la cuisine un serveur allumait un petit feu à gaz pour faire bouillir l'eau pour le café. La petite flamme bleue caressait la cafetière, en silence, J'imaginais l'autre petite douce flamme, mystérieuse , qui brûlait dans mon for intérieur, sans joie, sans paix, sans espoir ,inconsolable, douce flamme qui brûlait pour elle, rien que pour elle.
Fin
l'auteur fait des remerciements à des journalistes qui lui ont donné des pistes pour l'ouvrage
Vous l'avez sûrement en Français ,donc pas besoin de traduire
Laissons que Bernie se remette de son chagrin, et dans un autre livre une belle femme l'attend.
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Amadak
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MessageSujet: douce flamme   Jeu 21 Oct 2010, 22:27

mon avis sur le livre, Histoire compliquée, je devais raconter les faits, pas tous, sinon la lecture serait incompréhensible. J'ai laissé beaucoup de côté. Ce n'est pas le genre de littérature de mon choix, mais cette fois comme il s'agissait de l'Argentine, j'etais particulièrement intéressée.
Je trouve un manque de responsabilité chez l'auteur, de manifester ses points de vue, la plupart inexacts, facile à vérifier, Ce n'est pas une histoire trop lointaine, Peron, Evita, les nazies refugiés et protégés par le Peronisme. Sur Menguele il ne dit pas qu'il avait été sur le point d'etre attrapé, on savait où il habitait, et toujours on lui rendait service en lui disant quand on viendrait le chercher.
Il aurait dû développer l'affaire Eichman, très intéressante et le coup d'état qui avait déplacé Peron du pouvoir, Malgré tous les forfaits du Peronisme, il est toujours vivant, ce n'est pas une idéologie ,c'est un sentiment gravé dans l'esprit de ceux qui ne l'ont pas connu, transmis de père à fils, car bien que dictateur, il avait rendu l'honneur aux ouvriers, qui autrefois étaient à la même place des bêtes, et cela ne s'oublie jamais Il avait crée une forte industrie, aidé à faire de ce pays un pays riche où tout le monde avait du travail, et Evita reste encore vivante.
la dernière partie du livre s'approche un peu à la littérature que j'aime, où on voit le côté sentimental de Kerr.
Livre curieux pour moi, mais j'attendais plus.
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rotko
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MessageSujet: Re: philippe Kerr, douce flamme   Dim 14 Nov 2010, 19:11

1/2

Une douce flamme explique la progression d’une idéologie autoritaire, fondée sur l’existence de mauvaises mœurs. - thème qui sert bien le romancier pour appâter son lecteur, plus enclin à jouer les voyeurs que l’analyste politique.

Au programme, la sécurité contre les délinquants sexuels, ce qui passionne l’opinion : sous le coup de l’émotion, elle accepte une restriction des libertés et la multiplication des gardes à vue, des prisons, l'instauration d’un régime policier;

A propos des délinquants sexuels;

Citation :
« Il serait peut-être préférable de ne pas les (= les délinquants sexuels) laisser sortir du tout. Cela vaudrait sans doute beaucoup mieux pour le peuple allemand si ces prétendus « délinquants connus » étaient remis en prison dans les plus brefs délais. Grâce à quoi, il se pourrait fort bien que ce genre de crime sexuel disparaisse complètement.
La ville était un grand menu érotique -et quelquefois pas si érotique que ça. A condition de savoir où chercher et quoi demander, vous aviez des chances de pouvoir satisfaire vos penchants, même les plus spéciaux »

et l’auteur de poursuivre sur les spécialités propres à susciter le dégoût. Le régime policier se veut moral.

On insiste aussi sur les fréquentations sexuelles dégradantes, avec des infirmes, des femmes enceintes ou obèses etc.

Citation :
« Faire ça avec des mal foutues les aide probablement à trouver assez de confiance en soi pour bander. Ça leur donne l’impression d’être supérieurs à l’estropiée avec qui ils sont. Sans compter que ça revient moins cher, bien sûr »

Rétablir la salubrité publique et la santé de la population en éliminant les handicapés. On les lie au vice, ce sont des monstres.

Citation :
« N’allez pas croire qu ’il s’agissait de gosses normaux et en bonne santé. Ça non, C’étaient des débiles, vous comprenez ? Des faibles d’esprit, des attardés mentaux. Grabataires handicapés. Mieux valait les tuer, si vous voulez mon avis »


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rotko
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MessageSujet: Re: philippe Kerr, douce flamme   Lun 15 Nov 2010, 07:00

2/2

Kerr, une douce flamme

Les faits-divers crapuleux sont mis en exergue pour légitimer un régime autoritaire par une manipulation politique discréditant les opposants :

Comme Höhler était se trouvait être un communiste, Goebbels était parvenu à transformer ce fait-divers sordide en un mélodrame politique […] naturellement, Gœbbels avait exclu de l’histoire les liens de ses minables protagonistes avec la pègre »

Enfin voici comment on manipule une population avec des promesses populistes sans lendemain :

« Hitler parcourait le pays à bord de sa Mercedes-Benz en racontant aux gens qu’il représentait la solution à leurs problèmes […] Tout ce que désiraient la plupart des Allemands; c’était avoir des raisons d’espérer en l’avenir. Un emploi. Une banque qui reste solvable. Un gouvernement apte à gouverner. De bonnes écoles. Des rues où l’on puisse circuler en toute sécurité. »

Certes le roman de Kerr est un polar et non une analyse politique, n'empêche qu'on y trouve, éparpillés les thèmes de toute droite autoritaire, voire très autoritaire : une pretention à la morale, voire à la spiritualité, la réduction de l'individu à son rôle social de travailleur utile, le mépris pour les prétendus inutiles, les attaques contre la justice, l'Etat policier et manipulateur... Wink
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Amadak
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MessageSujet: Phillipe kerr   Lun 15 Nov 2010, 23:26


Tous les affres qui se passaient à Berlin ,je les ai laissées tomber .Ces crimes contre l’humanité m’ont touchée. Je ne suis pas capable de faire une analyse politique sur le livre de Kerr ;je me suis rangée du coté de l’Argentine, ce qui m’intéressait particulièrement et à contredire ses fausses vérités que je déplore. Les faits sont encore actuels et un Argentin qui lira ce livre éprouvera une vague sensation de malaise.
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mazel
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MessageSujet: Re: philippe Kerr, douce flamme   Mer 29 Fév 2012, 15:48

Hôtel Adlon de Philip Kerr - 510 pages
Editeur : Le Masque (11 janvier 2012)-Collection : Grands Formats

Dans ce sixième épisode, retour aux sources.

Berlin, 1934 : Le monde est aveugle. Mais Bernie Gunther, lui, ne l’est pas. Après avoir quitté la police de plus en plus nazifiée, il est chargé de la sécurité des résidents du célèbre hôtel Adlon.

Le dirigeant d’une entreprise de construction est retrouvé assassiné dans sa chambre. Quelque temps plus tard, on repêche le cadavre d’un jeune boxeur juif. Y aurait-il un lien entre ces deux meurtres ?

Dans le même temps, Bernie fait la connaissance de deux résidents de l’hôtel : une talentueuse et ravissante journaliste qui milite pour que les États-Unis boycottent les Jeux olympiques de 1936 et un gangster américain proche de la mafia de Chicago, bien décidé à s’enrichir grâce aux J.O.

Sur fond de montée de la discrimination à l’égard des juifs, Bernie découvre un réseau de sociétés écrans, destinées à détourner les sommes pharaoniques que les nazis sont prêts à dépenser pour exhiber le nouveau visage de l’Allemagne grâce à la construction du stade prévu pour accueillir les J.O. . La lumière sur cette affaire ne se fera que vingt ans plus tard, dans le Cuba prérévolutionnaire.


lu un peu perdu avec ce retour en arrière. Dans "la douce flamme", il quittait le pays de Peron pour se rendre à Cuba.

Nous retrouvons donc Bernie en Allemagne en tant que détective de l'hôtel Adlon, où un mort est retrouvé dans le très sélect hôtel.

Un autre homme va être retrouvé noyé, et les deux enquêtes vont se croiser, sur fond de la construction du stade pour les jeux olympiques de Berlin... et nous côtoyons nazis corrompus, hommes d'affaires véreux et toute une faune essayant de survivre.

Lors de ses enquête, nous assistons à sa rencontre avec la belle journaliste américaine juive Noreen Charalambides, dont il tombera éperdument amoureux. Après un séjour dans les geôles de la gestapo, il se retrouvera prisonnier de Reles, l'homme d'affaires américain corrompu et ne s'en sortira vivant que grâce a un compromis neutralisant autant Reles que lui-même.

20 ans plus tard, nous retrouvons Bernie à Cuba, sous le gouvernement de Batista et sa rencontre par hasard avec son amour d'autrefois, Noreen. Celle-ci est veuve avec une fille de 20 ans, qui justement fréquente Reles... le décors est en place, la tragédie peut donc s'achever.

Reles est assassiné... un meurtre en chambre close... Bernie est chargé par les autres propriétaires de casino de l'enquête. Il trouvera d'ailleurs un assassin très pratique, avec des preuves suffisantes pour qu'il n'y ait plus de questions, un assassin mort, que demander de mieux pour clore une affaire assez vaseuse.

Si la période Berlin était bien dans le genre des précédents romans, la période Cuba est plutôt décevante, cousue de fil blanc. Aucune surprise pour le dénouement, pas même les liens pouvant unir deux des personnages.
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MessageSujet: Re: philippe Kerr, douce flamme   Dim 19 Jan 2014, 18:00

Le Monde consacre un article à Philip Kerr.

Il fut élevé dans une famille baptiste très assidue aux offices

UNe enfance crucifiée par le rigorisme religieux.

Citation :
Fils d’un homme d’affaires, Philip Kerr a grandi au sein d’une famille baptiste. « C’eût été agréable d’être catholique. Au moins ne va-t-on à la messe qu’une fois par semaine, ironise-t-il. Moi, je devais me rendre à l’église trois fois le dimanche. Et, chez nous, on parlait tout le temps de Jésus. On l’invoquait avant chaque repas, avant d’aller se coucher, au moindre souci. Son esprit devait nous guider dans toutes les vicissitudes de la vie. Notre maison était hantée. Il m’a fallu des années pour exorciser ce fantôme. » On comprend mieux pourquoi, après la période nazie, dont Philip Kerr est devenu l’un des spécialistes, la Réforme constitue l’événement historique le plus fascinant à ses yeux

Les trois premiers volumes achevés, une trilogie baptisée La Trilogie berlinoise, Kerr pensait en avoir fini avec les fantômes du nazisme. Il éprouva le besoin d’écrire autre chose – reportages, thrillers, essais, livres jeunesse – pour retrouver la lumière après avoir plongé dans les ténèbres de la barbarie. Mais Bernie Gunther rôdait toujours dans l’esprit des lecteurs. Ils ne cessaient de le relancer pour qu’il poursuive ses aventures. Après une éclipse de seize ans, Philip Kerr renoua donc avec son « antihéros ». Plus intéressants que les héros, les survivants.

Prague fatale, de Philip Kerr, traduit de l’anglais par Philippe Bonnet, Le Masque, 406 p.

Tout lire.
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