Forum littérature, roman, polar, poésie, théâtre, BD, SF, auteurs et livres du monde entier sur le forum littéraire et tous les arts, cinéma, peinture ...

Une table conviviale pour parler des livres, des spectacles, et goûter aux plaisirs des mots.
 
AccueilPortail*FAQIndex auteursS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Gérard Mordillat

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Natalia
pilier
avatar

Nombre de messages : 9409
Age : 52
Localisation : Nantes
Date d'inscription : 10/01/2011

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Ven 04 Mar 2011, 21:50

La structure ne gêne pas au contraire. Ceci dit je n'ai pas été interpellée par cette ressemblance dont l'article parle.

Comme je le dis plus haut j'ai plus accrochée sur Rouge dans la brume, plus rentre dedans encore et qui pose un questionnement sur le monde du travail et son avenir qui ne peut que toucher tout le monde ( à moins d'avoir des oeillières)

Par contre comme dans l'article je trouve que les scènes de " coucheries " ou de "tromperies " ne sont pas terribles, çà n'est pas le registre de Mordillat dirait-on cheese

Rotko bravo pour ce billet cheers quand je saurais faire çà Surprised

Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier
avatar

Nombre de messages : 69282
Date d'inscription : 26/12/2005

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Dim 06 Mar 2011, 18:14

A mon avis la chroniqueuse de libertalia en faisant grise mine devant les localisations des chapitres ( restaurant, « Réu », « Restaurant », « Fièvre », « AG », ) passe à côté d'un aspect brechtien de ce récit.

Mordillat place ses personnages dans des scènes où éclatent leurs contradictions et où le public (ici le lecteur) se pose la question "que faire ?" dans cette situation de conflit. Or les paroles de dirigeants que Natalia a soulignées, font la passerelle entre la situation fictive et l'actualité que nous vivons : c'est le rôle des épigraphes qui ouvrent les scènes de Brecht cf. les epigraphes dans la vie de Galilée

exemple
VII
Mais l'inquisition met à l'index le système de Copernic (5 mai 1616)


Citation :
Galilée fut convié au bal
Dans un palais de cardinal
Il eut un souper, il eut du bon vin,
On voulait de lui un tout petit rien.

Dans les deux cas, paroles de dirigeants et épigraphes, on s'adresse directement au public par une forme de commentaire hors action.

Faut-il rapprocher les "scènes de sexe" de l'aspect bon vivant de Brecht ? je n'irais pas jusque là, encore que...
Revenir en haut Aller en bas
http://grain-de-sel.cultureforum.net/forum.htm
Natalia
pilier
avatar

Nombre de messages : 9409
Age : 52
Localisation : Nantes
Date d'inscription : 10/01/2011

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Mer 09 Mar 2011, 22:59

je n'ai pas encore lu Bretch ( kervinia m'a donné l'envie)
Mais dans Les Vivants et Les Morts comme dans Rouge dans la Brume elles ne m'ont pas semblé primordiales mis à part le fait qu'à travers l'acte sexuel les protagonistes se sentaient encore vivants
mais bon les mots et le vocabulaire utilisé par Mordillat ne m'ont pas emballés du tout... la sexualité ne me semble pas bien abordée malgré un sentiment d'urgence qui apparait quasiment à chaque fois
Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier
avatar

Nombre de messages : 69282
Date d'inscription : 26/12/2005

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Lun 14 Mar 2011, 07:57

laissons de côté les scènes dites "sexuelles".

Je rapproche Mordillat de Brecht à deux points de vue :

- les paroles de dirigeants chez Mordillat interpellent le lecteur et lui mettent sous le nez des opinions qui doivent faire réagir dans un sens ou dans un autre. je reprends ton exemple p. 335

Citation :
Xavier Darcos ( ministre de l'éducation ) : " J'ai envie de dire à ceux qui font la grève qu'il faut qu'ils fassent attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges. La casse du Service Public, le manque de moyens, la colère des personnels, le ministre qui n'entend pas, le mépris. Combien de fois avons-nous entendu cela depuis une trentaine d'années ? La grève, c'est démodé."

On trouve chez Brecht des épigraphes en tête de scènes qui commentent l’action : exemples dans grand peur et misère du troisième Reich

Citation :
« Voici messieurs les savants, avec le regard de la peur,
Et la fausse barbe blonde qui donne l’air teuton
On leur demande une physique, non pas exacte,
Mais de type aryen, garantie allemande. »

Citation :
« la peur oblige les chrétiens
À enterrer leurs dix commandements.
Sinon les railleries pleuvent, et les coups.
Impossible pour eux de rester chrétiens »

- Mordillat met des protagonistes en situation (ici des conflits du travail), de telle manière qu’on se demande : qu’aurions-nous fait ou que ferions-nous à leur place ?

Ces deux procédés font que chez Brecht et Mordillat, on ne reçoit pas directement une leçon - ce qui en ferait des textes dogmatiques, mais on en tire une leçon par une réflexion personnelle, actuelle, sur des situations passées (Galilée, le troisième Reich, la guerre de trente ans dans mère courageWink

De plus Mordillat nous fait assister à l'action, à ses différentes phases, comme dans une pièce de théâtre de Brecht.


Revenir en haut Aller en bas
http://grain-de-sel.cultureforum.net/forum.htm
Hexagone
pilier
avatar

Nombre de messages : 524
Age : 47
Localisation : Ile de France
Date d'inscription : 15/11/2009

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Dim 20 Mar 2011, 08:19

Ma bibliothècaire m'a recommandé " Rouge dans la brume" elle n'a pas été emballée ca semble t-il trop d'utopie !
Je vous tiendrai au courant.
Revenir en haut Aller en bas
Natalia
pilier
avatar

Nombre de messages : 9409
Age : 52
Localisation : Nantes
Date d'inscription : 10/01/2011

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Mar 21 Juin 2011, 08:57


Editions du Seuil / Gérard Mordillat, Bertrand Rothé / Date de publication : 12/05/2011/ EAN13 : 9782021051759

Présentation de l'éditeur :
Citation :
Après la Seconde Guerre mondiale, les élites économiques européennes, affaiblies par leur collaboration avec l’Allemagne nazie, doivent faire profil bas. Aux États-Unis, la peur du communisme paralyse la société. Pendant trente ans, des deux côtés de l’Atlantique, les classes moyennes vont profiter de cette situation et prospérer. Mais à la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux sentent que l’heure de la revanche a enfin sonné.
Pour imposer leurs idées, ils utilisent une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée. Il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Cette idéologie va infester les sociétés occidentales, provoquer le déclassement social du plus grand nombre et des profits gigantesques pour quelques-uns.
Une oligarchie confisque alors le pouvoir. Mais quand la crise financière de la fin des années 2000 met en péril sa fortune et son patrimoine, l’État recouvre soudain toutes ses vertus. Ceux qui hier le vilipendaient réclament son secours à grands cris. Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont encore les plus démunis qui seront rançonnés, à commencer par les salariés.
Jusqu’à quand ?
Revenir en haut Aller en bas
rotko
pilier
avatar

Nombre de messages : 69282
Date d'inscription : 26/12/2005

MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   Jeu 20 Fév 2014, 18:27

Xenia, par Gérard Mordillat. Calmann-Lévy, 384p

Telles des Thelma et Louise des cités , les deux héroïnes de Xenia ont un trop plein de détresse et d'envie de vivre. Les romans de Gérard Mordillat auscultent la banlieue dans sa réalité et sa chair.

Nous sommes à la cité des Proverbes, dans une banlieue comme une autre. Xenia rentre chez elle. Elle a 23 ans, un bébé dans les bras, vient de se faire plaquer par un abruti qui lui a volé ses maigres économies et travaille en "horaires flexibles" (c'est-à-dire toute la journée) comme femme de ménage dans une entreprise où l'on vire sans procédure ni remords. D'ailleurs, elle ne tardera pas à l'apprendre, elle est virée.

Citation :
Un coup de maître
, dit L'express
Revenir en haut Aller en bas
http://grain-de-sel.cultureforum.net/forum.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gérard Mordillat   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gérard Mordillat
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grain de sel - Forum littéraire et culturel :: FICTION :: Auteurs français et d'expression française-
Sauter vers: